Forteresse digitale – Dan Brown

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Auteur : Dan Brown

Edition : Le Livre de Poche

Langue originale : Anglais

Genre : Thriller

Date de parution : janvier 2007

Nombre de pages : 503

EAN : 978-2253127079

Résumé

« Lorsque le super-ordinateur de décryptage de la NSA ne parvient pas à déchiffrer un code, l’agence appelle à la rescousse sa cryptanalyste en chef, Susan Fletcher, une belle et brillante mathématicienne. Ce que va découvrir Susan ébranle tous les échelons du pouvoir : la NSA est prise en otage – non sous la menace d’une arme ou d’une bombe, mais par un système de cryptage inviolable qui, s’il était mis sur le marché, pulvériserait tout le renseignement américain ! Prise dans un tourbillon de secrets et de faux-semblants, Susan se bat pour sortir l’agence de ce piège. Trahie de tous côtés, il ne s’agit bientôt plus seulement pour elle, de défendre son pays mais de sauver sa propre vie, ainsi que celle de l’homme qu’elle aime. »

L’avis de la Papote 

Dan Brown, comme je vous le disais dans mon article précédent, est l’un de mes auteurs favoris. Très souvent critiqué pour avoir créé un moule au fil de ses ouvrages dans lequel il lui suffit de développer une histoire différente, moi je suis plutôt friande de ses thrillers. Ayant déjà lu tous les livres mettant en scène son très cher Robert Langdon, je me suis penchée récemment sur son tout premier roman, Forteresse digitale.

Je savais d’ores et déjà à quoi m’attendre grâce au résumé et à cette fameuse trame dans laquelle grandit chacune de ses oeuvres. Un bon thriller plein de suspense et d’action, de nombreux retournements de situations, une ambiance angoissante, une chasse aux indices et un rythme de lecture très soutenu. Et tous ces ingrédients se sont bien retrouvés dans ce roman. On ne peut pas lui enlever cette qualité, le thriller, c’est son truc!

Concernant le contexte de l’histoire, il ne m’a pas particulièrement passionnée. Je ne suis pas une adepte de cryptologie informatique, ni des services secrets américains. Par contre, les messages codés, les secrets et les complots, ça j’aime ! Je préfère de loin le côté historique et la symbologie présents dans la majorité de ses autres récits (Inferno, Da Vinci Code, etc.), qui m’emportent à chaque fois dans des connaissances du passé fabuleuses et qui me donnent envie de reprendre des études en Hitsoire de l’Art !

Les personnages ne sont pas initéressants, mais je dois dire que Robert Langdon m’a énormément manqué. Cela dit, j’ai beaucoup aimé le personnage de Strathmore, le directeur de l’agence, et tous les retournements de situation qui gravitent autour de lui. Je ne m’attendais pas du tout, mais alors pas du tout, à un tel dénouement. Je sais que je peux très souvent me laisser surprendre par Dan Brown, mais là, je n’ai vraiment rien vu venir ! C’est quand je lis ce genre d’histoire que je me rappelle les raisons de mon amour pour les thrillers. Top !

Forteresse digitale est un roman haletant, plein de suspense, qui ravira les amateurs de thrillers et les adeptes de l’auteur. Un récit dans la lignée de toutes les oeuvres qui ont suivi.

Un extrait pour mes Papoteurs !

« Strathmore ne se retourna pas. D’une pâleur cadavérique, l’air choqué, il continuait à fixer le gouffre, comme tétanisé. Susan suivit son regard. Pendant un moment, elle n’aperçut rien d’autre que les nuages de vapeur. Puis soudain, elle distingua une silhouette. Six niveaux plus bas. Une brève apparition entre deux nappes de brouillard, puis la vision s’évanouit. Une nouvelle trouée… là! un pantin désarticulé… »

Notation : ♥♥♥♥

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La papoteuse # 1 : Le top 5 de la Papote pour les 100 livres préférés des blogueurs

Pfiou, ça va pas être de la tarte… Sélectionner mes 5 livres favoris de tous les temps, mission impossible vous dites ? Pas simple, mais certainement pas impossible!

Crouton de Palace of Books a lancé le projet cette année de mettre à jour la liste des 100 livres préférés des blogueurs/booktubers/lecteurs de la blogo, la dernière datant de 2013. Une très chouette initiative pour laquelle je vous encourage tous à participer en laissant un commentaire sur l’article de Crouton à ce propos (ici).

Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne fais pas partie de ces blogueurs qui ont un palmarès de lecture foudroyant (du moins pas encore). Même si j’ai toujours adoré la lecture et que les livres sont une véritable passion, le temps m’a cruellement manqué pendant mes études. Ce n’est que très récemment que je me suis totalement replongée dans l’univers livresque, que j’ai recommencé à collectionner les livres (pas faciles à stocker dans un appartement 3 pièces grrrr) et que je prends plaisir à partager mon opinion avec vous. L’exercice ne sera donc pas aussi rude que pour certains.

Commençons donc avec mon top 5 de la liste : La nuit des temps de R. Barjavel.

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« Dans l’immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace… Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? « La nuit des temps », c’est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d’amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d’Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires. »

Cela fait très très très longtemps que j’ai lu ce livre. Par conséquent, l’histoire n’est plus très fraîche dans ma tête. C’était une lecture scolaire imposée, et je me souviens d’être complètement tombée sous le charme de ce récit de science-fiction. C’est un grand classique de la littérature française,  et je pense le relire très bientôt pour pouvoir le chroniquer et vous partager ce coup de coeur.

En position top 4, je placerais Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers de B. A. Saenz.

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« Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers. »

Il s’agit d’un roman jeunesse que j’ai tout bonnement dévoré cet été. Quand j’ai découvert Booktube et la blogo livresque, je voyais ce bouquin partout, sur toutes les chaînes et sur tous les blogs littéraires. Il faisait un véritable carton et je n’ai pas pu résister à la tentation de me le procurer en librairie. Les thèmes abordés sont très prenants, les aboutissants de l’histoire sont d’une douceur incroyable. Quand j’ai refermé le livre après ma lecture, j’ai été parcourue d’une envie irrépressible de le recommencer. Pour moi, c’est le principal indice qui prouve le coup de coeur absolu.

Nous arrivons donc dans le top 3 ! En troisième position, j’ai envie de vous parler (encore) d’un tout petit livre que j’ai redécouvert récemment, Dix petits nègres d’A. Christie.

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« Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l’île du Nègre, invités par un mystérieux M. O’Nyme, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l’élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s’élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s’étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l’île, parmi les convives ? »

Je vous en ai d’ailleurs fait une chronique complète ici. Quel plaisir de relire ce livre encore une fois! Toujours aussi haletant, toujours aussi prenant et mystérieux. Une intrigue parfaite, une plume du tonnerre, une lecture rapide et rythmée, bref, un grand moment de plaisir!

En position top 2, sans hésitation aucune,  j’aimerais vous présenter Inferno de D. Brown.

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« C’est l’une des plus grandioses œuvres de la littérature italienne, L’Enfer de Dante, qui est le fil conducteur de cette nouvelle aventure. En Italie, plongé dans une atmosphère aussi opaque que mystérieuse, le héros de Dan Brown, Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard va devoir affronter un adversaire diabolique sorti des limbes de l’Enfer et déchiffrer l’énigme la plus complexe de sa carrière. Elle le fait plonger dans un monde où l’art et la science de pointe tissent un écheveau qui exige de sa part toute son érudition et son courage pour le démêler. S’inspirant du poème épique de Dante, Langdon se lance dans une course contre la montre pour trouver des réponses et découvrir en traversant les Cercles de l’Enfer ceux qui détiennent la vérité… avant que le monde ne soit irrévocablement changé. »

Dan Brown est sans aucun doute l’un de mes auteurs préférés au monde. Même si ses romans tournent toujours autour d’une intrigue très similaire liant chasse au trésor, symboles, défis et Histoire, je ne m’en lasse JA-MAIS. Celui-ci est de loin mon préféré! J’ai adoré retrouver Robert Langdon dans cette nouvelle aventure complètement folle, et je le relirai encore 100 fois pour sûr ! D’ailleurs, je n’ai toujours pas craqué sur la version illustrée de l’oeuvre, mais ça ne saurait tarder.

Et finalement, pour le top 1, peut-être allez-vous sourire par mon manque d’originalité, mais je ne pouvais pas ne pas citer la saga Harry Potter de J.K. Rowling.

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« Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué. Mais quel est le mystère qui l’entoure ? Et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ? Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard. Le premier tome des aventures du jeune héros vous ensorcelle aussitôt ! »

Harry Potter est la saga qui a bercé toute mon enfance. Je suis entrée dans le monde magique de Poudlard au même âge que Harry, j’ai suivi ses aventures en m’identifiant complètement à l’univers comme des millions d’autres enfants. J’ai vécu l’euphorie de la sortie de chacun des tomes, l’impatience puis la joie de tenir entre mes mains l’exemplaire tant attendu, les pleurs et les tristesses intenses de voir mourir les personnages tant aimés. Je suis bien jalouse de ceux qui n’ont jamais ouvert l’un de ces précieux ouvrages qui, selon moi, dépassent LARGEMENT les films qui en ont découlé. Si vous êtes l’une de ces personnes, un seul mot d’ordre : FON-CEZ !

Dix petits nègres – Agatha Christie

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Auteur : Agatha Christie

Edition : Le Livre de Poche

Langue originale : Anglais

Genre : Policier

Date de parution : 1940

Nombre de pages : 222

EAN : 978-2253003960

Résumé

« Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l’île du Nègre, invités par un mystérieux M. O’Nyme, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l’élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s’élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s’étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l’île, parmi les convives ? »

L’avis de la Papote

Pour le coup, il s’agissait d’une relecture pour moi. Je me souviens avoir lu ce livre lorsque j’avais treize ans, suite à un travail scolaire qui nous demandait de faire l’analyse d’un livre au choix. Je vois encore très clairement le bouquin dans les rayons de la librairie, et j’ai tout de suite accroché à l’histoire. Un policier, comme c’est étrange. D’habitude, ce n’est absolument pas le genre de roman vers lequel je me tourne, surtout si j’ai le choix.

En cette période automnale, j’ai souvent envie de lire des livres plus sombres, avec davantage de suspense, des meurtres ou des évènements surnaturels. J’ai donc eu envie de me replonger dans Dix petits nègres d’Agatha Christie, plus de dix ans après la découverte de l’ouvrage. Et je n’ai pas été déçue !

Quel chef d’oeuvre ! J’ai tellement aimé me replonger dans cette intrigue ingénieuse et pour laquelle on obtient le dénouement qu’au dernier chapitre ! On est tenu jusqu’au bout. Je me suis surprise à ne plus quitter mon livre d’une semelle pendant trois jours. Les chapitres sont très brefs, ce qui facilite grandement la lecture et permet de faire une mise au point assez régulièrement. Parce que, mine de rien, dix personnages à cerner, c’est pas de la tarte. Etant donné que le roman est très court, les descriptions ne coulent pas à flot, et les événements arrivent très vite, ce qui nous laisse peu de temps pour bien gérer les personnages et leur histoire.

Le suspense est présent jusqu’au bout. Je me suis surprise à retenir la comptine par coeur, à me demander sans arrêt la suite de l’histoire, à suspecter chacun des personnages tour à tour en changeant d’avis toutes les cinq lignes. La plume d’Agatha Christie n’est plus à présenter, certes, mais quelle allure, quel chic ! Aucune vulgarité, aucune description détaillée de violences, un dosage parfait dans le choix des mots. A chaque fois que je parvenais à déceler une faille dans le récit, je trouvais systématiquement la réponse quelques pages plus loin. Sans parler de la fin ! Un dénouement du tonnerre, qui nous donne envie de relire encore une fois le livre avec la connaissance du ou de la coupable.

Dix petits nègres est un roman policier topissime, plein de suspense, de rebondissements, d’ingéniosité. Si vous voulez un aperçu du crime parfait, je vous recommande chaudement cette lecture !

Notation : ♥♥♥♥♥

La grande fabrique de mots – Agnès de Lestrade & Valeria Docampo

9782874261015Auteur : Agnès de Lestrade

Illustratrice : Valeria Docampo

Edition : Alice Jeunesse

Genre : Album Jeunesse

Date de parution : mars 2009

Nombre de pages : 36

EAN : 978-2874261015

Résumé

« Il existe un pays où les gens ne parlent presque pas. Dans cet étrange pays, il faut acheter les mots et les avaler pour pouvoir les prononcer. Le petit Philéas a besoin de mots pour ouvrir son cœur à la jolie Cybelle. Mais comment faire ? Car, pour tout ce qu’il a envie de dire à Cybelle, il y en a pour une fortune… »

L’avis de la Papote

Un peu de douceur, ça ne fait de tort à personne. Etant une grande fan des albums jeunesse (et surtout des illustrations originales), j’ai craqué sur ce petit ouvrage il y a peu. J’ai d’abord été complètement séduite par les couleurs douces et les dessins hors du commun qui saisissent le lecteur au premier coup d’oeil. Puis, le résumé a fait le reste.

L’histoire est, certes, très mignonne, mais aussi pleine de sens. Un pays où il faut acheter les mots pour pouvoir s’exprimer? Où les plus démunis ne peuvent communiquer avec les autres que par gestes, sourires et autres expressions corporelles? Où les plus riches peuvent acheter tellement de mots qu’ils en perdent la valeur ? C’est une merveilleuse façon de remettre les choses au point sur les véritables richesses de notre existence. Sans parler des illustrations qui sont à couper le souffle et qui accompagnent à merveille les mots d’Agnès de Lestrade! Les tonalités utilisées sont chaudes et douces, les dessins s’étalent sur des doubles pages, l’univers est simplement féérique.

Photo : Valeria Docampo
Photo : Valeria Docampo

Ce n’est pas pour rien que ce livre a été maintes fois récompensé ! Il existe même une application disponible sur Itunes, pour jouer avec les mots, se faire raconter l’histoire ou encore participer activement aux illustrations en modifiant les couleurs!

Une histoire riche à raconter soir après soir à vos chérubins, qui met l’accent sur ce qui compte véritablement : l’expression, les mots et l’amour, pas l’argent. A lire si vous désirez vous évader quelques instants dans ce pays étrange mais splendide !

Notation : ♥♥♥♥♥

Malefica Tome 1 : La voie du livre – Hervé Gagnon

couv45490768Auteur : Hervé Gagnon

Edition : France Loisirs

Genre : Thriller historique

Langue originale : Français

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 530

EAN : 978-2298096965

Tome 2 : Malefica : La voie royale

Résumé

« En l’an 1639, la France est aux prises avec les révoltes populaires, la famine et un clergé qui voit le Mal partout. On brûle comme sorcières toutes les femmes qui ont le malheur de ne pas correspondre au dogme catholique. Dans le petit village d’Abelès, Anneline Dujardin, sa mère Catherine et sa fille Jeanne, guérisseuses comme toutes leurs aïeules, coulent des jours paisibles jusqu’à ce que le nouveau curé lance l’Inquisition à leurs trousses.
Dans un hameau voisin, l’armurier François Morin voit sa femme et sa fillette sauvagement assassinées par un gabeleur et ses hommes. Il exerce une vengeance terrible et se retrouve hors-la-loi. Unis dans le malheur, dépositaires d’un mystérieux grimoire qui remet en question la légitimité de Louis XIII, Anneline et François tenteront d’échapper à l’inquisiteur, au prévôt de justice, aux mousquetaires du roi et au Cardinal de Richelieu. S’enclenche alors une frénétique chasse au trésor, dont l’issue déterminera le sort des deux trônes : celui du royaume de France et celui de saint Pierre. »

L’avis de la Papote

Malefica entre bien dans la catégorie du thriller historique, sans aucun doute. L’ouvrage s’étend sur une période relativement sombre de l’Histoire de France, rendant le récit noir et souvent effrayant. J’ai choisi de lire ce roman parce que le Moyen Âge est une époque pleine de mystères et surtout d’a priori complètement embellis : les grands châteaux, les chevaliers et leurs fidèles destriers, les grands bals et les robes majestueuses. Oui, mais pas que. Le résumé m’a mis l’eau à la bouche dès que j’ai lu les mots « sorcières », « inquisition », « grimoire ». Tout pour me séduire !

Il s’agit d’un bon petit pavé de 530 pages, avec des chapitres relativement courts qui donnent un bon rythme à la lecture. Comme je l’ai dit ci-dessus, l’intrigue avait vraiment tout pour me plaire, à l’approche d’Halloween. Un bon thriller, du suspense, le Moyen Âge, un vieux grimoire et une chasse au trésor, tous les ingrédients étaient présents pour faire prendre la sauce. Et je dirais que, malgré quelques petits hics, la sauce a bien pris!

Bien que l’intrigue soit bien ficelée, j’ai trouvé qu’il y avait énormément de longueurs dans l’histoire. Il m’a bien fallu 150 à 200 pages pour avoir envie de lire le roman sans le lâcher. Non pas qu’il ne se passe rien au départ, loin de là, mais rien qui me rappelait les promesses du résumé. L’auteur est trèèèèès descriptif, ce qui rajoute encore certaines longueurs qui, selon moi, auraient pu être évitées.

Mais le plus gros inconvénient, c’est la violence, la cruauté, et les scènes extrêmement explicites sexuellement qui ont rendu l’ambiance complètement malsaine par moments. Les descriptions sont très précises, certains personnages sont carrément dégoûtants, et les termes employés par l’auteur sont souvent glauques. Je n’aime pas la violence en général, même si je la supporte mieux quand je peux contrôler les images mentales qui en découlent. Hors, le sens du détail de Hervé Gagnon ne m’a pas laissé cette liberté, et j’ai plusieurs fois relevé les yeux du bouquin pour prendre du recul.

L’auteur emploie très souvent des termes typiques du latin et du vieux Français utilisés à cette époque, ce qui rend le récit vraiment très intéressant. C’est ce que j’ai le plus apprécié dans ma lecture. Malgré ces termes peu connus, la compréhension n’en est pas altérée, puisque l’auteur prend le temps de les traduire ou de les expliquer en note de bas de page. Top !

Je me suis particulièrement attachée au personnage de François Morin. Complètement diabolisé pendant une bonne partie de l’histoire, je n’ai pu que ressentir de la compassion pour lui étant donné ce qu’il a vécu. J’aime sa personnalité et ce que l’auteur en fait au fil des pages. De plus, chose non négligeable, la fin n’est absolument pas bâclée. Hervé Gagnon est parvenu à m’emmener doucement vers le tome 2, avec un dénouement qui m’a plu et qui me donne envie de connaître la suite. C’est bien ce qu’on attend d’une trilogie !

En bref, Malefica est un véritable thriller historique, violent, cruel, malsain, qui en fait une lecture adaptée pour la période. Il faut avoir le coeur bien accroché, certes, mais le suspense est bien présent malgré quelques longueurs. Je vous conseille cette lecture si, comme moi, vous aimez les romans historiques et les mystères d’une période pour laquelle Hervé Gagnon a réussi à dépeindre l’ambiance avec brio.

Un extrait pour mes Papoteurs !

« Depuis ses premières menstrues, plus de trente ans auparavant, Catherine avait aidé des centaines de femmes à accoucher. Elle connaissait tous les dangers et tous les écueils de l’enfantement. Elle avait sauvé bon nombre de femmes, mais elle était particulièrement inquiète. Car la femme qui haletait, en nage, sur la paillasse, le visage hagard, était sa fille. Et elle n’osait pas imaginer ce que serait sa vie sans Anneline. Sans compter que la lignée, ininterrompue depuis tant de siècles, s’éteindrait alors avec elle. »

Notation : ♥♥♥♥

The Infinite Loop Tome 1 : L’éveil – Pierrick Colinet & Elsa Charretier

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Auteur : Pierrick Colinet

Illustratrice : Elsa Charretier

Edition : Glénat Comics

Genre : Comics Gay

Date de parution : 28 août 2015

Nombre de pages : 82

EAN : 978-2344009529

Sortie du tome 2 : 28 octobre 2015

Résumé

« Teddy vit dans un futur lointain, un monde édulcoré et sans aspérité où il n’y a plus d’enjeux, plus de haine, et surtout… plus d’amour. Un monde en apparence apaisé et sans conflit et où les voyages spatiotemporels font partie du quotidien. Teddy y mène une existence parfaite, exerçant son travail de correcteur d’anomalies temporelles au sein d’une brigade gouvernementale. Sa vie se déroule sans accroc jusqu’à ce que l’une des anomalies prenne la forme d’une jeune femme. Teddy est alors confrontée à un choix terrible : osera-t-elle défier sa hiérarchie et sauver l’anomalie ou va-t-elle purement et simplement la supprimer? Comment s’épanouir quand on vous empêche d’aimer librement? C’est la question à laquelle tentent de répondre Pierrick Colinet et Elsa Charretier, couple d’auteurs français évoluant sur le marché américain, avec The Inifinite Loop : une histoire humaniste où la S.F. est un moyen d’aborder des sujets plus délicats. »

L’avis de la Papote

En tant que lectrice passionnée, je me suis intéressée il y a peu au monde des Comics, totalement inconnu de ma culture livresque jusqu’à ce que la Booktubeuse Manu (Les bêtises de Manu) parle de ce Comics en particulier sur sa chaîne. J’ai tout de suite accroché dès que j’ai entendu « voyages spatiotemporels ». Des retours dans le passé? Ça c’est mon trip !

Commençons par le commencement. La couverture est à tomber, vraiment splendide. Le choix des couleurs est parfait, l’anomalie est représentée discrètement en fond de page, et la texture de l’ouvrage est super agréable. Toutes les illustrations et les planches sont fantastiques, un vrai travail d’illustrateur comme je les affectionne. Les pages sont entrecoupées de magnifiques dessins, comme ci-dessous. Rien à dire, on ne peut qu’être émerveillé devant ce travail d’artiste.

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Concernant le récit en lui-même, j’ai trouvé l’intrigue vraiment très intéressante. C’est toujours assez compliqué de s’y retrouver quand des voyages dans le temps sont impliqués dans une histoire, mais aucun problème de compréhension pour ma part dans ce comics. Tout est bien tissé, pas moyen de se perdre !

Il faut préciser qu’il s’agit ici d’un Comics gay, avec une romance homosexuelle et des planches assez (même très) explicites. Ce n’est donc en aucun cas un ouvrage à placer dans les mains de vos enfants. J’ai aimé le fait que la romance ne soit pas trop présente dans le récit, et que les thèmes abordés soient très forts et bien exploités. On peut tous se sentir concernés dans cette histoire, qui aborde principalement, quand on s’y attarde un peu, la liberté. La liberté d’exister, de penser, d’être ce que nous sommes, d’aimer qui l’on souhaite, de devenir qui on veut, la liberté de prendre ses propres décisions.

Le petit plus? L’ouvrage est enrichi de magnifiques planches réalisées par d’autres artistes, des propositions d’autres couvertures, de l’histoire du Comics Gay et, cerise sur le gâteau, on vous explique le processus de création du Comics. Topissime!

Je ne peux que vous recommander ce Comics. Pas de superhéros, mais une véritable histoire qui vous prend aux tripes. Je n’ai qu’une hâte, c’est que le second tome sorte en librairie ! Ça diminue !

 Notation : ♥♥♥♥

L’île de l’oubli – Mélissa De La Cruz

les-descendants,-tome-1---l--le-de-l-oubli-633763« Les mauvaises graines donnent-elles toujours de mauvais fruits ?

Auteur : Melissa De La Cruz

Langue originale : Anglais

Traduction : Brigitte Rémy-Hébert

Edition : Hachette Jeunesse

Genre : Jeunesse

Date de parution : 01 juillet 2015

Nombre de pages : 298

EAN : 978-2013931472

Résumé

« Il y a vingt ans, les Méchants ont été bannis du royaume d’Auradon et emprisonnés sur l’ile de l’Oubli, un lieu sombre et morne protégé par un champ de force. Privés de leurs pouvoirs magiques, les Méchants et leur descendants vivent désormais dans l’isolement le plus total. Cependant, au cœur de la Forêt Interdite, se cache l’Oeil de Dragon, la clé des véritables ténèbres, et de leur liberté. Seul le plus perfide, le plus sournois, le plus machiavélique pourra s’en emparer.
Une quête pleine de danger puisque le pire risque d’arriver: même les Descendants peuvent faire preuve d’un peu de gentillesse! Et contrairement à ce qu’ils pensaient, ça ne fait pas de mal… »

L’avis de la Papote

L’univers de Disney, moi, j’adore. Tout particulièrement lorsque les méchants sont mis à l’honneur. Quel que soit le film d’animation Disney en question, j’en pince toujours pour les méchants. La méchante Reine dans « Blanche Neige », Ursula dans « La petite sirène », Maléfique dans « La belle au bois dormant ». Alors quand j’ai découvert ce livre, je n’ai pas pu m’empêcher de le prendre du rayon.

Tout d’abord, la couverture. Waouw quoi ! Quel beau travail d’illustration. Je ne suis pas de celles qui craquent sur les livres uniquement parce qu’ils ont une jolie couverture, mais c’est toujours un plus, on est d’accord. Rien à dire pour celui-ci, les couleurs sont vives, la pomme intrigue et l’écriture ne peut berner personne : ce livre parle bien de l’univers de Disney.

Ensuite, concernant l’intrigue, je dois avouer qu’elle est plutôt bien ficelée pour un roman jeunesse. Les méchants relégués sur une île, oubliés de tous, punis pour leurs mauvaises actions, et la présentation de leur descendance, pas mal ! Ne nous voilons pas la face, il s’agit bien là d’un roman jeunesse, donc rien de bien folichon.

Cette histoire est en réalité un prélude au film « Les descendants » (sortie française prévue en octobre!), avant l’arrivée des descendants à Auradon. D’ailleurs, le côté introductif se fait vraiment ressentir à la lecture : le décor est planté, les personnages sont bien présentés, il ne se passe pas grand chose d’excitant. Tout est là pour renforcer le décor. Du coup, pas moyen pour moi de me satisfaire de la fin de l’histoire. Quoi, c’est tout?!

Concernant les personnages, je les ai trouvé, pour certains, relativement intéressants, pour d’autres, sans grand intérêt. Mal, la fille de Maléfique, reste de loin mon personnage préféré (encore une fois, la plus méchante des enfants des méchants… euh, vous me suivez?). J’ai adoré que Melissa De La Cruz insiste sur la pression exercée par les Méchants sur leurs enfants, pour qu’ils suivent la trace de leurs parents à tout prix. Les réactions sont parfois inattendues, comme quoi, les mauvaises graines ne donnent pas systématiquement de mauvais fruits !

En bref, l’île de l’oubli a été une lecture agréable, simpliste, un peu trop introductive à mon goût, mais je pense que les fans de Disney sauront y trouver leur compte !

Un extrait pour mes Papoteurs !

« Il était une fois une bande de méchants qui avaient été bannis du royaume d’Auradon et condamnés à vivre sur l’île de l’Oubli. Coincés comme des rats sous un bouclier anti-sorcellerie, ces abominables étaient privés de leurs pouvoirs magiques. Ils ne vivaient donc pas forcément heureux, mais aient beaucoup d’enfants.
Le décret de Sa Majesté la Bête était très clair : ils seraient condamnés à l’exil pour l’éternité.
Évidemment, l’éternité, c’est long. Très long. Plus long que le sommeil de la Belle qui attend un baiser. Plus long que l’attente d’une prisonnière aux cheveux d’or qui se morfond dans son donjon. Et certainement plus long que l’espérance d’une souillon qui languit après sa pantoufle de verre. »

Notation : ♥♥♥♥