Malefica Tome 1 : La voie du livre – Hervé Gagnon

couv45490768Auteur : Hervé Gagnon

Edition : France Loisirs

Genre : Thriller historique

Langue originale : Français

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 530

EAN : 978-2298096965

Tome 2 : Malefica : La voie royale

Résumé

« En l’an 1639, la France est aux prises avec les révoltes populaires, la famine et un clergé qui voit le Mal partout. On brûle comme sorcières toutes les femmes qui ont le malheur de ne pas correspondre au dogme catholique. Dans le petit village d’Abelès, Anneline Dujardin, sa mère Catherine et sa fille Jeanne, guérisseuses comme toutes leurs aïeules, coulent des jours paisibles jusqu’à ce que le nouveau curé lance l’Inquisition à leurs trousses.
Dans un hameau voisin, l’armurier François Morin voit sa femme et sa fillette sauvagement assassinées par un gabeleur et ses hommes. Il exerce une vengeance terrible et se retrouve hors-la-loi. Unis dans le malheur, dépositaires d’un mystérieux grimoire qui remet en question la légitimité de Louis XIII, Anneline et François tenteront d’échapper à l’inquisiteur, au prévôt de justice, aux mousquetaires du roi et au Cardinal de Richelieu. S’enclenche alors une frénétique chasse au trésor, dont l’issue déterminera le sort des deux trônes : celui du royaume de France et celui de saint Pierre. »

L’avis de la Papote

Malefica entre bien dans la catégorie du thriller historique, sans aucun doute. L’ouvrage s’étend sur une période relativement sombre de l’Histoire de France, rendant le récit noir et souvent effrayant. J’ai choisi de lire ce roman parce que le Moyen Âge est une époque pleine de mystères et surtout d’a priori complètement embellis : les grands châteaux, les chevaliers et leurs fidèles destriers, les grands bals et les robes majestueuses. Oui, mais pas que. Le résumé m’a mis l’eau à la bouche dès que j’ai lu les mots « sorcières », « inquisition », « grimoire ». Tout pour me séduire !

Il s’agit d’un bon petit pavé de 530 pages, avec des chapitres relativement courts qui donnent un bon rythme à la lecture. Comme je l’ai dit ci-dessus, l’intrigue avait vraiment tout pour me plaire, à l’approche d’Halloween. Un bon thriller, du suspense, le Moyen Âge, un vieux grimoire et une chasse au trésor, tous les ingrédients étaient présents pour faire prendre la sauce. Et je dirais que, malgré quelques petits hics, la sauce a bien pris!

Bien que l’intrigue soit bien ficelée, j’ai trouvé qu’il y avait énormément de longueurs dans l’histoire. Il m’a bien fallu 150 à 200 pages pour avoir envie de lire le roman sans le lâcher. Non pas qu’il ne se passe rien au départ, loin de là, mais rien qui me rappelait les promesses du résumé. L’auteur est trèèèèès descriptif, ce qui rajoute encore certaines longueurs qui, selon moi, auraient pu être évitées.

Mais le plus gros inconvénient, c’est la violence, la cruauté, et les scènes extrêmement explicites sexuellement qui ont rendu l’ambiance complètement malsaine par moments. Les descriptions sont très précises, certains personnages sont carrément dégoûtants, et les termes employés par l’auteur sont souvent glauques. Je n’aime pas la violence en général, même si je la supporte mieux quand je peux contrôler les images mentales qui en découlent. Hors, le sens du détail de Hervé Gagnon ne m’a pas laissé cette liberté, et j’ai plusieurs fois relevé les yeux du bouquin pour prendre du recul.

L’auteur emploie très souvent des termes typiques du latin et du vieux Français utilisés à cette époque, ce qui rend le récit vraiment très intéressant. C’est ce que j’ai le plus apprécié dans ma lecture. Malgré ces termes peu connus, la compréhension n’en est pas altérée, puisque l’auteur prend le temps de les traduire ou de les expliquer en note de bas de page. Top !

Je me suis particulièrement attachée au personnage de François Morin. Complètement diabolisé pendant une bonne partie de l’histoire, je n’ai pu que ressentir de la compassion pour lui étant donné ce qu’il a vécu. J’aime sa personnalité et ce que l’auteur en fait au fil des pages. De plus, chose non négligeable, la fin n’est absolument pas bâclée. Hervé Gagnon est parvenu à m’emmener doucement vers le tome 2, avec un dénouement qui m’a plu et qui me donne envie de connaître la suite. C’est bien ce qu’on attend d’une trilogie !

En bref, Malefica est un véritable thriller historique, violent, cruel, malsain, qui en fait une lecture adaptée pour la période. Il faut avoir le coeur bien accroché, certes, mais le suspense est bien présent malgré quelques longueurs. Je vous conseille cette lecture si, comme moi, vous aimez les romans historiques et les mystères d’une période pour laquelle Hervé Gagnon a réussi à dépeindre l’ambiance avec brio.

Un extrait pour mes Papoteurs !

« Depuis ses premières menstrues, plus de trente ans auparavant, Catherine avait aidé des centaines de femmes à accoucher. Elle connaissait tous les dangers et tous les écueils de l’enfantement. Elle avait sauvé bon nombre de femmes, mais elle était particulièrement inquiète. Car la femme qui haletait, en nage, sur la paillasse, le visage hagard, était sa fille. Et elle n’osait pas imaginer ce que serait sa vie sans Anneline. Sans compter que la lignée, ininterrompue depuis tant de siècles, s’éteindrait alors avec elle. »

Notation : ♥♥♥♥

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