La femme au carnet rouge – Antoine Laurain

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Auteur : Antoine Laurain

Edition : J’ai Lu

Langue originale : Français

Genre : Romance

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 224

EAN : 978-2-290-10463-7

 

 

Résumé

« Un matin à Paris, alors qu’il ouvre sa librairie, Laurent Letellier découvre dans la rue un sac à main abandonné. Curieux, il en fait l’inventaire et découvre, faute de papiers d’identité, une foule d’objets personnels : photos, parfum … et un carnet rouge rempli de notes. Désireux de retrouver la propriétaire du sac, Laurent s’improvise détective. A mesure qu’il déchiffre les pages du carnet contenant les pensées intimes de l’inconnue, le jeu de piste se mue progressivement en une quête amoureuse qui va chambouler leurs vies. »

L’avis de la Papote 

Ce petit roman de poche a attiré mon attention alors que j’arpentais les rayons de ma librairie, à la recherche d’un ouvrage qui pourrait combler mes heures de paresse au soleil en vacances. Une couverture simple mais colorée qui ne passe pas inaperçu. Puis un titre évocateur : il est question d’un carnet. Un carnet rouge perdu. En lisant le résumé au dos du livre, il n’y avait pas d’hésitation. Curieuse à l’extrême, les petits carnets ne m’appartenant pas et contenant notes, listes et pensées en tous genres m’ont toujours fascinée. Qui n’a jamais eu envie de se plonger dans les pages noircies d’un petit cahier et d’entrer ainsi dans l’intimité d’une personne inconnue?

L’histoire est relativement banale pour une romance : un homme trouve le sac à main d’une inconnue dans la rue. A travers les objets personnels contenus dans ce sac, il se met à imaginer la belle inconnue et tente de la retrouver. Ce n’est pas un spoiler puisque c’est bien précisé dans le résumé de l’histoire : une histoire d’amour va naître entre ces deux personnages.

Au fil des pages, le lecteur fait la connaissance des deux protagonistes principaux et découvre ce qui est arrivé au sac à main de la jeune femme, ou plutôt, comment il s’est retrouvé dans la rue, parallèlement à l’enquête menée par Laurent, cet homme ayant claqué son poste du jour au lendemain pour ouvrir une librairie en plein cœur de Paris (ça fait rêver).

 » Posé sur le couvercle, il y avait un sac à main. En cuir mauve et en très bon état. Il comportait de nombreuses poches et fermetures zippées, deux larges anses, une bandoulière et des attaches dorées. Par réflexe, Laurent regarda autour de lui – le geste était absurde, aucune femme n’allait soudainement se matérialiser pour venir récupérer son bien. A la manière dont le cuir se tenait sur sa base, le sac n’était pas vide. Vide et abîmé, sa propriétaire l’aurait jeté dans la poubelle et non pas déposé dessus. […] Quelque part dans la ville, une femme s’est sûrement fait dérober son bien et très probablement a-t-elle abandonné tout espoir de le revoir un jour.  » (p.23 – p.24)

Le style de l’auteur est très abordable, très simple, et le rythme de lecture est assez rapide puisque les chapitres sont très courts. J’ai trouvé que les personnages étaient relativement intéressants, sans trop de recherche non plus dans leurs histoires personnelles respectives. L’enquête menée par Laurent pour retrouver la propriétaire du sac est tout à fait plausible et le déroulé des événements se fait sans accro, ni trop lentement, ni trop rapidement. Ce que j’ai préféré dans ce roman, c’est de me plonger moi aussi dans le sac à main de cette dame, de faire sa connaissance à travers ces quelques objets à la valeur sentimentale inestimable. Et, bien évidemment, de lire quelques pages de ce carnet rouge intriguant.

« Il était presque onze heures du soir. Toujours assis par terre et désormais entouré d’objets, Laurent était plongé dans le carnet Moleskine rouge contenant les pensées de l’inconnue sur des dizaines de pages, parfois raturées, soulignées ou écrites en majuscules. L’écriture était élégante et souple. Elle devait les avoir consignées au gré de ses envies, sûrement aux terrasses de cafés ou lors de trajets en métro. Laurent était fasciné par ces réflexions qui se succédaient, aléatoires, touchantes, loufoques, sensuelles. Il avait ouvert une porte qui menait à l’esprit de la femme au sac mauve et même s’il était un peu déplacé de lire les pages du petit carnet, il ne pouvait s’en détacher. » (p.42 – p.43)

Cela étant dit, j’ai trouvé « l’histoire d’amour qui va bouleverser leurs vies » beaucoup trop bâclée. J’aurais aimé que l’auteur approfondisse cette romance naissante que l’on attend tout au long de notre lecture et qui finalement ne dure que trois lignes. Un peu déçue donc par le final. Alors oui, certes, il s’agit d’une petite histoire toute mignonne, toute fraîche, pour laquelle on ne se pose pas vraiment de question, mais ce n’était pas une lecture coup de coeur.

La femme au carnet rouge d’Antoine Laurain est une histoire douce, une belle lecture estivale qui pourrait cependant vous laisser un petit goût de trop peu.  

Notation : ♥♥♥♥♥

Vivre heureux dans un petit espace – Dominique Loreau

 

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Auteur : Dominique Loreau

Edition : Flammarion

Langue originale : Français

Genre : Développement personnel

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 224

EAN : 978-2-0813-7614-4

 

 

Résumé

«Ne sommes-nous pas trop matérialistes? Avons-nous vraiment « réussi nos vies » parce que nous avons une grande maison? Le vrai bonheur ne résiderait-il pas dans notre espace intérieur ? Comment vivre pleinement le moment présent sans se soucier des biens matériels ? La vie ne serait-elle pas plus simple si nous nous défaisions de tout ce qui nous encombre ? Après le succès de L’art de la simplicité, de L’art de l’essentiel et de L’art de mettre les choses à leur place, c’est une nouvelle façon d’aborder la vie que l’auteur propose dans cet ouvrage : vivre heureux dans un petit espace, c’est accéder au bonheur simple. »

L’avis de la Papote 

Dominique Loreau est un peu mon gourou quand il s’agit de développement personnel. Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore, elle vit depuis quelques années maintenant au Japon et en a appris les coutumes et traditions au fur et à mesure du temps passé la-bas. Elle s’applique, à travers ses livres, à partager avec  le monde occidental tous ces préceptes et ces pratiques hors du commun. Le zen, le minimalisme et le bien-être simple sont des thèmes centraux dans chacun de ses bouquins.

Dans ce dernier ouvrage, Dominique Loreau fait l’éloge des petits espaces et remet en question les visions de réussite sociale imposées par la société actuelle. Ayant vécu pendant trois ans dans un appartement de 50m² et ma maison actuelle n’étant pas un palace digne des célébrités hollywoodiennes, j’ai trouvé le thème plutôt adapté à ma situation. Quoi qu’il en soit, dès qu’un ouvrage de Dominique Loreau sort en librairie, je ne peux m’empêcher d’en faire l’acquisition tellement les thèmes qu’elle aborde sont en accord avec la vision que j’ai du bien-être.

Son livre est ici découpé en huit catégories distinctes : les avantages des petites surfaces, le regard des autres et le qu’en-dira-t-on, petits espaces et solitude, et si déménager dans plus petit était la solution, comment faire d’une surface restreinte un petit paradis, les japonais et l’espace, de la cabane à la maison-bijou, et le futur de l’habitat. Autant dire que Dominique Loreau a su faire le tour du sujet dans sa globalité !

Chacune de ces parties est traitée de manière approfondie et toujours dans cet esprit allant à l’encontre de la sur-consommation. Un petit espace permet de ne pas accumuler d’objets inutiles encombrant les placards et nos esprits, de ne pas se noyer dans un crédit hypothécaire au-dessus de nos moyens, nous forçant à travailler de trop et, paradoxalement, à ne pas profiter des mètres carrés pour lesquels on sacrifie nos journées. Il permet de se ressourcer, de ne pas attendre le moment de la retraite pour enfin profiter des petits bonheurs de la vie, de posséder moins mais mieux et, par conséquent, dans un luxe que l’on ne pourrait se permettre dans un espace trop grand. Elle remet en cause le concept de pauvreté et insiste sur le rôle réel que devrait avoir l’argent, à savoir l’éducation et les expériences à vivre, plutôt que l’accumulation de biens et de mètres carrés superflus.

 » On est toujours esclave d’une grande habitation. En revanche, habiter un petit « chez-soi », qu’il s’agisse d’un minuscule studio, d’un simple deux-pièces ou d’une maison de taille modeste, apporte de nombreux avantages […]. La société nous fait malheureusement miroiter l’image du bonheur à travers des habitations de star avec piscine, pelouse et chambres d’amis. Nous ne réalisons pas que nous serions tout aussi heureux et bien plus libres dans un endroit plus compact. Il existe, de par le monde, des habitats minuscules et extrêmement confortables, beaux et idylliques. »  (p.12)

La lecture est très fluide et rythmée, les chapitres étant courts, concis, et découpés en plus petits paragraphes accompagnés de citations très variées et choisies avec le plus grand soin.

Même si l’ensemble du livre m’a complètement séduite, j’ai particulièrement apprécié la partie pratique consacrée à l’agencement d’un petit espace. Des astuces très simples auxquelles on ne pense pas toujours pour rendre un espace très exigu incroyablement grand : jeux de lumière, choix des couleurs, des matières, reflets et ombres, etc. Une belle piqûre de rappel qui tombe à pic au moment de l’agencement de la toute petite chambre de Bébé papote (et oui, si vous ne me suivez pas sur mon blog lapapotedudimanche, sachez que Bébé papote arrive en novembre!) !

Evidemment, comme dans tout livre de développement personnel, l’important est que chacun puisse en retirer les enseignements qui lui conviennent et qui lui parlent personnellement. Vous ne pourrez jamais être d’accord à 100% avec ce qui est proposé dans ce type d’ouvrages, et tout ne sera pas bon à prendre. Cela étant dit, je vous conseille fortement de vous plonger dans cette lecture, vous n’en ressortirez que plus riche. Ne pas se laisser piéger par la société actuelle me paraît d’une importance capitale si l’on veut vivre pleinement sa vie sans regrets.

Vivre heureux dans un petit espace est un ouvrage de développement personnel très enrichissant et que je recommande vivement aux personnes qui désirent faire le point sur leur habitat et, par conséquent, sur leur façon de vivre. 

Notation : ♥♥♥♥