Coeur de pierre – S. Gauthier & J. Almanza

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Scénario : Séverine Gauthier

Illustrations : Jérémie Almanza

Edition : Delcourt Jeunesse

Langue originale : Français

Genre : Album jeunesse

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 32

ISBN : 978-2-7560-2426-4

 

Quatrième de couverture

« Il est né avec un coeur de pierre, elle, avec un coeur d’artichaut… »

L’avis de la Papote 

Je vous préviens d’entrée de jeu, cette lecture a été un véritable COUP DE COEUR. Quelle découverte ! Cela faisait très (trop) longtemps que cet album était dans ma wishlist, et lorsque je suis tombée dessus complètement par hasard à la bibliothèque, je me suis empressée de l’emporter avec moi. Aussitôt emprunté, aussitôt lu, aussitôt chroniqué. Evidemment, maintenant, il me faut MON exemplaire à MOI dans MA bibliothèque. Obligé.

Tout dans cet album n’est que magie et émerveillement. La magie des illustrations d’abord. Non mais regardez-moi ce travail ! Jérémie Almanza est un véritable génie du pinceau. La maîtrise des tonalités, le coup de pinceau un peu flou, les dégradés de couleurs, l’originalité des dessins, bref, c’est un carton plein. Jugez par vous-même !

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Ensuite, la magie des mots. Si j’ai un seul conseil à vous donner lorsque vous vous plongerez dans cette histoire, c’est d’être au calme, allongé dans votre canapé, sans aucun bruit de fond parasite (si ce n’est la pluie qui vient s’écraser sur vos fenêtres, avec un peu de chance) et de la lire à voix haute. Si si, je vous assure, ça change tout. Il s’agit d’une narration en vers, d’une poésie renversante. Vous ne vous rendrez compte de la richesse des mots employés qu’en la lisant tout haut !

La magie de l’intrigue, enfin. Je fonds complètement pour l’analogie faite à la pierre et l’artichaut. C’est plein de tendresse, d’amour, de tristesse et de mélancolie. C’est juste beau. Très beau.

Coeur de pierre est un album jeunesse à mettre entre toutes les mains. Il séduira les plus jeunes comme les plus vieux, il fera fondre votre petit coeur d’artichaut (ou de pierre, qui sait) et vous ne pourrez pas rester insensible face à cette lecture magique. 

Notation : ♥♥♥♥♥

La papoteuse #2 : liseuse ou pas liseuse ?

Si vous êtes des amoureux du livre et du papier comme moi, probablement que la question d’investir dans une liseuse ne vous a jamais effleuré l’esprit, ou même peut-être complètement rebuté. Je vous entends déjà d’ici : « Ah ça, jamais! ». J’ai tenu le même discours pendant des années… Jusqu’à ce que, en me baladant dans une grande chaîne de librairie belge (Club), je tombe nez à nez avec l’un de ces appareils magiques qui vous proposent de trimbaler toute votre bibliothèque partout avec vous pour moins de 190 grammes. Avouez que c’est quand-même assez tentant …

A l’opposé, je suis également persuadée que plusieurs d’entre vous ont déjà succombé au phénomène des liseuses et à la lecture numérique. Parce que mine de rien, des avantages, y en a plein !

Alors, liseuse ou pas liseuse ? Puisque je n’arrive pas à prendre une décision (pour pas changer), je me suis dit que ce serait sympa de demander l’avis de mes papoteurs. Faisons le point ensemble sur les raisons qui pourraient pencher en faveur ou en défaveur de cet appareil.

  • C’est facile à transporter. Je dirais que c’est, selon moi, l’avantage principal de la lecture sur liseuse. J’aime beaucoup prendre avec moi ma lecture en cours, au cas où une plage horaire se libère au boulot ou si je reste coincée dans les embouteillages pendant deux heures. Quand c’est un format poche, cela ne pose pas trop de soucis, mais une belle brique de 800 pages, ça prend tout de suite plus de place dans le sac à mains…
  • C’est un gain de place à la maison. Oui, ça aussi c’est pas négligeable. Je suis anti-stockage pour TOUT. Si un objet ne me sert plus chez moi, j’essaye d’office de m’en débarrasser. Avec les livres, c’est un peu pareil. Dans ma bibliothèque ne siègent que les livres que je suis susceptible de relire un jour, ainsi que les livres qui constituent ma pile à lire. Le reste, je revends, je donne, je fournis les boîtes à livres, mais je ne garde pas. La liseuse évite donc d’encombrer les étagères de sa bibliothèque, ce qui est assez positif en soi. Mais une liseuse encombrée de livres que je n’aime pas, c’est pas la meilleure des solutions non plus… Mouais…
  • Elle rend possible la lecture dans le noir. Aaaaah ça c’est plus que positif ! Voyez-vous, la plupart du temps, je lis le soir avant de m’endormir. C’est un rituel d’endormissement indispensable. Et pour ne pas laisser la lumière allumée et respecter le sommeil de Môsieur, la lampe de poche est systématiquement de la partie. Pas super pratique, on est d’accord. Avec la liseuse et l’écran rétroéclairé qui ne fait pas mal aux yeux, finis les combats de force avec la lampe de poche dans une main et le livre dans l’autre !
  • Les livres numériques sont moins chers. C’est vrai que, d’un point de vue financier, un eBook coûtera toujours moins cher que sa version papier. Cependant, j’étais assez étonnée de voir que certaines différences de prix étaient très peu marquées. Pour un ou deux euros de plus, je préfère largement investir dans la version papier d’un bouquin. De plus, il ne faut pas oublier l’investissement initial dans l’appareil lui-même. C’est vraiment pas donné (comptez en moyenne environ 130€ pour une liseuse sur le marché actuel) ! Cela dit, la majorité des grands classiques de la littérature française est disponible gratuitement en format numérique, et il existe même quelques livres en format pdf complètement gratuits sur la toile. Certaines maisons d’édition n’hésitent pas non plus à faire des promotions avec des ebooks à 0,99€ pendant une période limitée. Rien ne m’empêcherait alors de découvrir ces ouvrages sur la liseuse, et de me procurer la version papier de ceux qui méritent leur place dans ma bibliothèque. Pas bête!
  • La liseuse offre un confort de lecture optimal. Elle propose un accès direct au dictionnaire pour les mots dont la signification pourrait nous échapper, on peut lire à une main, les écrans offrent un confort de lecture similaire au papier, on a accès aux statistiques de notre lecture en cours (pourcentage lu, etc.), on peut surligner des passages marquants, bref, encore pleins d’avantages qui ne me laissent pas indifférente. Oui, sauf que …
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Amazon Kindle Paperwhite – 129,99€
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Fnac Kobo Glo HD – 129 €
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Club Tolino Shine 2 HD – 129€
  • Je suis une dingue de l’objet livre. Les belles couvertures, les illustrations en couleur, la qualité du papier, l’odeur des pages neuves (oui parce que je déteste l’odeur des vieux livres poussiéreux, c’est comme ça), tourner les pages au fur et à mesure de la lecture, tout ça fait partie de ce qui me passionne dans un livre. Appuyer sur un bouton pour passer à la page suivante, avouez que c’est quand-même moins enivrant.
  • Je peux revendre/prêter/donner mes livres papiers, mais pas mes eBooks. Ça aussi, ça m’ennuie fortement. Comme je le disais plus haut, je n’aime pas encombrer ma maison. Mais je ne veux pas non plus d’une liseuse pleine de livres qui ne me plaisent pas. Alors ok, les livres numériques ne peuvent pas s’abîmer matériellement et, par conséquent, ne perdent pas de leur valeur monétaire, mais c’est pas pour ça qu’on ne peut pas en faire profiter quelqu’un d’autre non ?

En somme, je ne pense pas être prête à passer le cap de la lecture numérique tout de suite, même si je conçois très bien l’attirance qu’elle peut engendrer suite à tous les avantages qu’elle propose. Peut-être que le mieux serait d’adopter un équilibre entre les deux, prendre les avantages de l’une et de l’autre sans pour autant s’encombrer des inconvénients. Affaire à suivre donc, mais je suis curieuse de connaître votre avis sur la question. Alors n’hésitez pas à me faire part de votre expérience avec les eBooks !

 

Harry Potter and the cursed child – J.K. Rowling, Jack Thorne & John Tiffany

Harry_Potter_and_the_Cursed_Child_Special_Rehearsal_Edition_Book_CoverAuteurs : J.K. Rowling – J. Thorne – J. Tiffany

Edition : Little Brown

Langue originale : Anglais

Genre : Théâtre – Fantasy

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 330

ISBN : 978-0-7515-6535-5

Résumé

« The eighth story. Nineteen years later… It was always difficult being Harry Potter and it isn’t much easier now that he is an overworked employee of the Ministry of Magic, a husband, and a father of three school-age children. While Harry grapples with a past that refuses to stay where it belongs, his youngest son Albus must struggle with the weight of a family legacy he never wanted. As past and present fuse ominously, both father and son learn the uncomfortable truth: sometimes, darkness comes from unexpected places. »

« Etre Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils Albus doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus. »

L’avis de la Papote 

Ah, ce huitième tome… Une suite aux aventures de ce jeune sorcier qui a accompagné toute mon adolescence, qui m’a transportée dans le monde incroyable de la magie et qui m’a fait rêver jusqu’à la dernière ligne du 7ème et dernier tome prévu par l’auteur. J’ai connu l’impatience avant la sortie de chacun des ouvrages, j’ai connu l’hystérie des foules lors de la création des adaptations cinématographiques, j’ai connu le phénomène mondial au cœur même de son épanouissement, bref, Harry Potter et moi, c’est une fabuleuse histoire d’amour littéraire. Vous comprenez donc pourquoi je me suis jetée sur ce huitième opus de la saga le jour même de sa sortie en version originale (inutile de vous préciser pourquoi je n’ai pas pu attendre la version française!).

Une fois entre les mains, j’ai ressenti une vague d’appréhension et j’ai soudain eu peur de m’y plonger et de commencer ma lecture. Pour moi, l’histoire s’était arrêtée au tome 7 et n’allait pas plus loin. Harry, adulte et papa? Mouais. Bon Ok, il ne s’agit pas vraiment d’une suite puisque JK Rowling n’a fait qu’approuver le script, mais tout de même. J’ai prié de tout mon cœur pour ne pas ressortir déçue de ma lecture, pour ressentir à nouveau les frissons de la découverte, pour retrouver et reconnaître ces personnages auxquels je me suis identifiée pendant des années. Le format me laissait perplexe et le fait que JK Rowling ait simplement collaboré à la rédaction du script m’effrayait un peu. Grosso modo, on peut dire que mes attentes étaient donc un peu … surdimensionnées.

Voyant les vidéos affluer sur la toile, les articles pulluler sur les blogs et les commentaires allant de bon train sur Facebook, j’ai fait le grand saut et j’ai enfin commencé à le lire. Manquait plus que je me fasse spoiler et là, c’était la catastrophe assurée !

Ce huitième opus se situe donc dans la continuité du tome 7, qui nous laissait sur les quais de la voie 9 3/4 en compagnie de Harry, Giny, Ron, Hermione et de leurs enfants. L’histoire tourne principalement autour de l’un des fils de Harry, Albus Severus, qui s’apprête à faire sa première entrée à Poudlard, plein d’appréhensions et de doutes.

« Albus :  Dad …Do you think – what if I am – what if I’m put in Slytherin …

Harry : And what would be wrong about that ?

Albus : Slytherin is the house of the snake, of Dark Magic … it’s not a house of brave wizards. 

Harry : Albus Severus, you were named after two headmasters of Hogwarts. One of them was a Slytherin and he was probably the bravest man I ever knew. »

Je n’ai pas envie de vous gâcher la surprise de la découverte de l’intrigue et je ne m’aventurerai donc pas dans de grandes explications sur la suite de l’histoire. Cela étant dit, j’ai tout de même envie de vous mettre l’eau à la bouche en vous exposant brièvement les thèmes principaux abordés dans ce livre et en vous partageant mon ressenti après ma lecture.

Tout d’abord, je dirais que les auteurs abordent surtout l’impact du passé et de l’histoire personnelle de chaque individu. En effet, il est question du lourd passé de Harry (et de Drago ^^), de ses conséquences sur le présent et sur ses enfants ainsi que sur la communauté des sorciers. Les stéréotypes, l’image que les autres perçoivent de certains personnages, les rumeurs parfois blessantes et liées à un passé mouvementé sont autant d’éléments que vous retrouverez dans cette suite de saga. La qualité de la communication joue également un rôle central dans l’intrigue, avec les doutes qui accompagnent la parentalité et les erreurs liées à un dialogue pas toujours facile à entretenir. Il est question de non-dits, de secrets, de doutes non partagés qui enveniment les relations et sèment parfois une belle pagaille!

J’ai vraiment beaucoup aimé replonger dans cet univers magique et retrouver les personnages authentiques de cette saga. Pour moi, la personnalité initiale des personnages a été respectée, avec une évolution évidente inhérente à l’âge adulte. Ron est toujours aussi … Ron quoi. Drago Malfoy et son fils Scorpius sont, pour moi, les plus belles réussites en terme de personnages, et le duo Scorpius – Albus est véritablement l’atout du récit. J’ai rigolé, j’ai pleuré, j’ai douté, j’ai imaginé le meilleur et le pire, bref, tout ce qu’on attend d’une bonne intrigue. Je dirais vraiment que c’est le point fort de l’ouvrage: l’intrigue. Par contre, les fans de JK Rowling et de sa plume inimitable resteront sur leur faim. Le format pièce de théâtre, bien qu’étant rythmé et permettant une lecture très rapide, reste pauvre d’un point de vue de la langue. Je dois dire que l’écriture de l’auteur m’a vraiment beaucoup manqué. J’aurais préféré – de loin – une huitième brique de 800 pages construite comme seule JK Rowling aurait pu le faire (#lafillejamaiscontente).

Harry Potter and the cursed child est une lecture indispensable pour les Potterhead et ceux qui, comme moi, ont envie de découvrir l’évolution des personnages cultes et de retrouver les lieux magiques de la saga. Et à ceux qui n’ont pas encore découvert les sept tomes originaux, j’ai juste envie de vous dire: qu’est-ce que vous attendez au juste?

Notation : ♥♥♥♥

Les silences de Dieu – Gilbert Sinoué

Auteur : Gilbert Sinoué513eRAjV8lL._SX195_

Edition :  Albin Michel

Langue originale : Français

Genre : Policier – thriller

Date de parution : 2003

Nombre de pages : 365

EAN : 978-2-702-88437-1

Résumé

« Peut-on croire que l’auteur d’un carnet codé, trouvé près d’un cadavre au fin fond de l’Ecosse, ne soit autre que… l’archange Gabriel? Est-il possible qu’un tueur en série sévisse au paradis? Est-il pensable que Jésus, Moïse et Mahomet fassent partie des suspects? Mrs. Clarissa Gray, célèbre auteur de romans policiers, va se retrouver, malgré elle, entraînée dans une enquête aux portes de la folie. »

L’avis de la Papote

Plutôt alléchant comme résumé, vous ne trouvez pas? Lorsque l’une des tantes de mon mari m’a tendu ce bouquin et que j’ai découvert ce quatrième de couverture, j’ai su que c’était une histoire faite pour moi. Un zeste de crime, dans une ambiance mystique, se déroulant dans les paysages verdoyants et mystérieux de l’Ecosse, et un carnet codé par-dessus le marché? Hop hop hop, illico presto dans ma bibliothèque !

Clarissa Gray est donc une auteur de romans policiers renommée, vivant isolément sur une petite île au large de l’Ecosse. Autant vous dire que le cadre dans lequel se déroule l’histoire ne pouvait pas être mieux choisi. Les bourrasques, la pluie, les grandes plaines et surtout, les légendes si caractéristiques de ce pays en font un lieu parfait pour une enquête policière aux allures paranormales.

« La patrie de l’inexplicable […]. Je suis policier, mais je suis aussi et avant tout écossais. Nous vivons dans un pays qui respire le surnaturel. Les chemins, les tourbes, les lacs, les montagnes. Et jusqu’à notre drapeau ! Lié sur une croix, au fin fond de la Grèce, saint Andrew, notre protecteur, a continué de prêcher l’Évangile jusqu’à sa mort. Le roi Angus eut une vision où saint Andrew lui disait de marcher sur ses ennemis avec une croix blanche diagonale contre le ciel bleu. Cette bannière qui le mena à la victoire est aujourd’hui notre drapeau national. Le drapeau d’une légende! Vous pouvez sourire, mais je sais, pour en avoir été témoin, que dans certaines maisons résonnent certains soirs les lamentations de la fée Bean Sidhe, lorsque la mort s’apprête à fondre sur l’un des membres de la famille. Non loin d’ici, vous n’êtes pas sans savoir qu’à Machrie Moor se dressent de mystérieux cercles de pierres hantés par l’esprit des druides. Le Kelpie, ce cheval magique qui peut prendre la forme d’un homme afin d’attirer les jeunes filles au loin, galope dans nos vallons les nuits de pleine lune. Rappelez-vous aussi les Selkies, capables de changer de forme à volonté, pour se montrer tantôt humains, tantôt phoques. Et je ne vous parlerai pas de Nessie. Notre montre du Loch Ness. Tout, chez nous, baigne dans la fantasmagorie. Nous ne sommes pas un pays, nous sommes un mythe incarné. » (p.164-165)

L’histoire débute sur les chapeaux de roue. Le ton est donné dès les premières lignes du roman, et je me suis surprise à ne pas pouvoir poser le livre avant d’avoir atteint les 100 premières pages. Question suspense, on peut dire que Gilbert Sinoué est plutôt doué ! L’action s’enchaîne et le rythme de lecture est, par conséquent, vraiment très fluide et agréable.

Clarissa Gray, le héros principal, est une dame d’une septantaine d’années aux manies un peu vieillottes mais très attachante. J’ai trouvé très intéressant de voir comment une romancière de fictions policières allait à son tour mener l’enquête face aux différents meurtres qui se déroulent tout au long de l’histoire. J’ai vraiment aimé sa façon de s’identifier au héros de ses propres bouquins, Archie Rhodenbarr, pour la guider dans cette aventure.

Un autre point fort de ce roman, c’est la richesse des thèmes abordés. En plus d’être un thriller haletant, il soulève des sujets parfois délicats et même métaphysiques. Tout d’abord, une enquête qui se déroule au paradis, avec pour suspects des personnages bibliques historiques, nous fait réfléchir à l’éventualité de la vie après la mort, et de l’existence véritable de Dieu. De plus, l’auteur met l’accent sur les différences qui contrastent les religions monothéistes et exploite de très nombreuses références bibliques, ce qui nous pousse à réfléchir aux différents conflits soulevés au cours de l’Histoire de l’humanité au nom de la foi (un sujet d’une actualité brûlante). Il se sert également des personnages de Jésus, Moïse et Mahomet pour tenter d’apporter des explications concrètes (ou du moins l’interprétation que l’auteur en fait) aux phénomènes surnaturels des Écritures comme la résurrection de Jésus ou encore la traversée des eaux par Moïse. Il en profite aussi pour donner la parole à ces personnages mythiques afin de discuter des particularités propres à certaines religions et régulièrement pointées du doigt, comme le port du voile par exemple.

« Apprends, petit, qu’il existe deux sortes d’hommes, ceux qui déforment les Écritures à leur convenance et ceux qui en prennent le meilleur. Allah n’y est pour rien si l’humanité dans sa grande majorité n’y puise que le pire. D’autre part, apprends aussi que le djihad, c’est la lutte du croyant contre les passions et les mauvais penchants de l’âme. S’ils ont défiguré les mots sacrés c’est leur problème » (p.315)

L’auteur introduit aussi quelques références historiques écossaises comme Marie Stuart d’Ecosse et son code secret de communication, des données sur la numérologie et les mathématiques, etc. Bref, un beau petit mélange !

« Les silences de Dieu » de Gilbert Sinoué est une très belle découverte, une enquête policière haletante et énigmatique à l’intrigue maîtrisée, une réflexion sur les croyances religieuses et leurs conséquences, une escapade dans les plaines verdoyantes de l’Ecosse, bref, une lecture comme je les aime et que je conseille vivement de découvrir !

Notation : ♥♥♥♥

Sorties livresques #1

J’inaugure avec cet article une nouvelle catégorie sur le blog, celle des prochaines sorties littéraires qui me font envie. Je pense faire ce genre d’article 3 ou 4 fois par an afin de faire le point moi-même sur les futures parutions intéressantes et peut-être aussi vous donner quelques idées pour vos prochaines lectures par la même occasion! J’ai recensé ici les titres qui me font véritablement envie, et que je pourrais m’offrir dans un avenir proche. Il s’agit donc bien évidemment d’un panel de mes goûts personnels en matière de lectures, et pas d’une liste complète des futures parutions livresques. Si vous désirez avoir plus d’informations sur un livre en particulier, il vous suffit de cliquer sur l’image de la couverture, et vous serez redirigé vers la fiche qu’en fait le site de la maison d’édition concernée ou booknode.

A vos crayons!

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  • Le prix des âmes, Tome 1 : Coupés du monde de Céline Etcheberry, Bragelonne (24/08/2016) – format numérique
  • Highland Fling de Nancy Mitford, 10/18 (18/08/2016)
  • Le couloir des ténèbres de Anne Perry, 10/18 (18/08/2016)
  • Songe à la douceur de Clémentine Beauvais, Sarbacane (24/08/2016)
  • Le complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood, Le livre de poche (24/08/2016)
  • Aux petits mots les grands remèdes de Michaël Uras, Préludes (31/08/2016)
  • La poudre à boutons et autres secrets mirobolants de Roald Dahl illustré par Quentin Blake, Folio Junior (01/09/2016)
  • Conte de la plaine et des bois de Jean-Claude Marguerite, Les moutons électriques (01/09/2016)
  • Aeternia, Tome 1 La marche du prophète de Gabriel Katz, Pocket (08/09/2016)
  • Illuminae, Dossier Alexander 01 de Amie Kaufman et Jay Kristoff, Casterman (14/09/2016)
  • Bienvenue au Moyen-Âge de Michel Zink, Le livre de poche (14/09/2016)
  • Le cabinet de curiosités de Hilda Alonso et Alexandra V. Bach, Les éditions du riez (20/09/2016)
  • Le carnet scientifique de Mathieu Vidard, Grasset (12/10/2016)
  • La maison des morts de Sarah Pinborough, Milady (21/10/2016)
  • La vie est belle après tout de Carmel Harrington, Harlequin (26/10/2016)

Grey – E.L. James

417KPZSKfiL._SY344_BO1,204,203,200_Auteur : E.L. James

Edition : JC Lattès

Langue originale : Anglais

Genre : Roman érotique

Date de parution : 2015

Nombre de pages : 556

EAN : 978-2-298-10396-0

 

Résumé

« Christian Grey contrôle tous les aspects de sa vie : son monde est ordonné, organisé et désespérément vide, jusqu’au jour où Anastasia Steele tombe la tête la première dans son bureau. Il tente de l’oublier, mais il est emporté dans un tourbillon d’émotions qui le dépassent. À l’inverse des autres femmes, Ana l’ingénue semble lire en lui à livre ouvert, et deviner un cœur d’homme blessé derrière l’apparence glacée du magnat des affaires.
Ana pourra-t-elle effacer les horreurs que Christian a connues dans son enfance et qui ne cessent de le tourmenter ? Ou est-ce que la face sombre de la sexualité de Christian, son goût exacerbé du pouvoir et son peu d’estime de soi auront raison des sentiments de la jeune femme ? »

L’avis de la Papote 

La trilogie des « 50 nuances de Grey » a véritablement défrayé la chronique lors de sa sortie en 2012. Je me suis littéralement jetée sur ces ouvrages à l’époque, plus par curiosité face à l’ampleur que prenait le phénomène que par intérêt pour l’histoire. Je savais plus ou moins qu’il s’agissait d’un roman érotique à tendance sado-masochiste, et j’étais intriguée par la manière dont s’y était prise l’auteur pour construire son intrigue et ainsi vendre ses romans à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde. J’ai donc lu cette trilogie en même pas trois semaines de temps, parce que malgré les apparences un peu légères et les longueurs présentes dans le récit, le fond de l’histoire m’avait complètement embarquée.

Pour celles et ceux qui n’auraient mystérieusement jamais entendu parler de ce quatrième opus « Grey », il s’agit en fait de la réécriture du premier tome de la saga, décrit cette fois du point de vue de Christian, et plus de celui d’Anastasia. Christian Grey étant pour moi LE personnage marquant de cette trilogie, j’ai bien évidemment voulu me plonger dans ce livre et voir en quoi il différait du précédent.

« Un vacarme à ma porte me pousse à me lever d’un bond : un tourbillon de longs cheveux châtains, de membres pâles et de bottes brunes tombe tête la première dans mon bureau. Je lève les yeux au ciel en réprimant mon agacement légitime face à tant de maladresse, mais je me précipite vers la gamine qui a atterri à quatre pattes. J’agrippe ses frêles épaules pour l’aider à se relever. Un regard mortifié rencontre le mien. Je me fige. Ces yeux sont d’une couleur extraordinaire, bleu profond, d’une candeur stupéfiante. Un instant, j’ai l’affreuse sensation qu’elle peut lire directement en moi. Je me sens… mis à nu, et cette idée me trouble. Son petit visage adorable s’est teinté de rose. Je me demande brièvement si toute sa peau est comme ça – sans défaut – et à quoi elle ressemblerait, rosie, échauffée par la morsure de la canne.  »  (p.11)

Evidemment, il fallait s’attendre à un certain degré de redondance étant donné qu’il s’agit de la même histoire. Certaines répétitions étaient donc inévitables. Cependant, cet aspect n’a pas vraiment dérangé ma lecture. En effet, puisque Christian Grey est le narrateur de l’histoire, certains événements décrits ici ne pouvaient l’être dans le premier tome, puisqu’Anastasia ne pouvait simplement pas être au courant de ceux-ci. Il ne s’agit donc pas du tout d’un copier-coller du premier tome paru à la sauce Christian Grey.

J’ai particulièrement apprécié les très nombreux flash-backs et cauchemars présents dès le début de l’histoire, qui nous ramènent dans l’enfance tourmentée et obscure de Christian Grey et qui nous offrent un aperçu des raisons pour lesquelles il a opté pour ce mode de vie peu commun de domination. J’ai trouvé que cela ajoutait une dimension encore plus intéressante au personnage, et cela m’a permis de comprendre plus facilement certaines de ces réactions au cours de l’histoire. Selon moi, c’est surtout cet aspect qui marque la différence avec la première écriture du roman et qui le rend plus attrayant.

Flash-back : « J’ai trois voitures. Elles roulent vite sur le plancher. Super vite. J’en ai une rouge. Une verte. Une jaune. Ma préférée, c’est la verte. C’est la mieux. Maman les aime aussi. J’aime bien quand maman joue avec moi et mes voitures. Elle préfère la rouge. Aujourd’hui, elle reste assise sur le canapé à regarder le mur. « Maman! Ma voiture! » Elle ne m’entend pas. « Maman! » Je lui tire la main, elle s’allonge et ferme les yeux. Elle dit : « Pas maintenant, Asticot. Pas maintenant. » Ma voiture verte reste sous le canapé. Elle est toujours sous le canapé. Je la vois. Mais je ne peux pas l’attraper […] » (p.9)

Par contre, gros point négatif pour les dialogues qui sont parfois assez risibles et peu construits. On est d’accord, ce n’est pas de la grande littérature… Le vocabulaire employé est toujours aussi franc, direct, parfois vulgaire, et les scènes sexuelles sont un peu trop explicites voire dérangeantes à mon goût.

Personnellement, je trouve qu’il aurait été profitable à la saga d’avoir une double narration dès le début, tout au long des trois tomes, en faisant intervenir à tour de rôle le point de vue des deux protagonistes. Cela aurait probablement enrichi les personnages et les situations décrites…

En conclusion, « Grey » de E.L. James est une romance érotique qui pourrait vous plaire si vous êtes tombés sous le charme de Christian Grey lors de la lecture de la trilogie, dans la mesure où il offre au lecteur le point de vue direct de ce personnage marquant et intriguant. Toutefois, cela reste une réécriture d’un tome existant, ne vous attendez donc pas à de grandes révélations lors de votre lecture.

Notation : ♥♥♥♥♥

Book haul #1

Je vous retrouve cette fois avec un article un peu différent, puisque je vais vous présenter toutes les acquisitions livresques que j’ai pu faire au cours de ce mois de juillet 2016. Tous ces livres ont donc rejoint ma PAL et attendent patiemment d’être lus.

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Photo : La papote livresque

Je me suis d’abord rendue à une boutique OXFAM qui vend quelques livres d’occasion, dans le centre de Nivelles (pour les papoteurs belges). Je ne pensais pas y trouver quoi que ce soit puisque, il faut le dire, je suis très pointilleuse quand il s’agit d’acheter des livres en seconde main. Ils doivent être dans un état impeccable, et surtout, ne pas dégager une quelconque odeur (sinon celui d’un livre neuf). Et j’ai réussi à trouver trois petits trésors malgré mes exigences! Le tout pour 11€, une véritable aubaine me direz-vous.

J’y ai donc fait l’acquisition du célèbre « Les enfants de la liberté » de Marc Levy  publié aux éditions Robert Laffon (2007), de « Les étoiles de Noss Head – Vertige », le premier tome de la saga jeunesse fantastique de Sophie Jomain aux éditions France Loisirs (2013), ainsi que « Mercure » d’Amélie Nothomb aux éditions Le livre de poche (2000), dont le résumé me tente depuis une éternité.

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Photo : La papote livresque

J’ai ensuite fait un petit saut à la librairie Molière, célèbre bâtiment du centre de Charleroi en Belgique. J’y allais essentiellement pour acheter des livres à offrir mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire l’acquisition de deux ouvrages qui avaient rejoint ma Wish List depuis quelques temps.

Tout d’abord, j’ai jeté mon dévolu sur le bien connu « Tobie Lolness » de Timothée de Fombelle, dans la version intégrale proposée cette année par Gallimard (2016), qui réunit donc les deux tomes en un seul volume (« La vie suspendue » – « Les yeux d’Elisha »). Comment ne pas tomber sous le charme de cette histoire après avoir lu cet article sur le blog Le cahier de lecture de Nathan ? J’ai vraiment hâte de découvrir l’univers de ce conte et surtout, la plume de Timothée de Fombelle dont je n’entends que des éloges!

J’ai ensuite craqué pour le premier tome de la saga « Miss Peregrine et les enfants particuliers » de Ransom Riggs, paru aux éditions Bayard Jeunesse (2012). L’adaptation cinématographique étant prévue pour le 5 octobre 2016, il était temps que je mette la main sur cet ouvrage qui a fait un carton plein sur la blogo et sur Booktube.

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Photo : La papote livresque

Ensuite, en allant fureter dans la boîte à livres du centre de Nivelles (vous savez, ces boîtes dans lesquelles vous pouvez déposer ou prendre des bouquins, basées sur le principe du partage gratuit de lectures en tout genre), j’ai trouvé un exemplaire de « Cela » de Moka, aux éditions L’école des loisirs dans leur collection Medium (2000). Moka est un auteur qui m’avait particulièrement marquée lorsque j’avais dû lire pour l’école « Un ange avec des baskets », je devais avoir 11 ou 12 ans. J’ai hâte de le redécouvrir à travers cette histoire au résumé très intriguant!

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Photo : La papote livresque

Enfin, le dernier livre que je me suis offert (et pas des moindres!) n’est autre que « Harry Potter and the cursed child » de notre chère J.K. Rowling, paru aux éditions Little Brown (2016). Je ne l’avais pas pré-commandé sur Amazon, simplement parce que j’aime acheter mes livres en librairie plutôt que sur le net. J’ai arpenté les rues de La Panne à la côte belge le jour même de la sortie du livre à la recherche d’une librairie et .. Bingo ! Pour celles et ceux qui n’en auraient pas eu vent, il s’agit du huitième opus de la célébrissime saga Harry Potter au format Théâtre. Je n’ai évidemment pas pu attendre la version française (sortie prévue chez Gallimard le 14 octobre 2016) pour connaître la suite des aventures de ce cher Harry. Vous en entendrez parler très vite sur le blog, je me hâte de terminer ma lecture en cours pour le dévorer!

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Photo : La papote livresque

Voilà donc pour mes acquisitions livresques du mois de juillet 2016! Et vous, pour quels ouvrages avez-vous craqué ce mois-ci ?