La papoteuse #3 La panne de lecture

Dans ce nouvel épisode de La papoteuse, je voudrais discuter avec vous d’un sujet un peu particulier et qui touche probablement tout lecteur à un moment donné de sa vie: la panne de lecture. Peut-être que cela ne vous est jamais arrivé (pas encore, niark niark), mais quand on est lectrice assidue et que, tout à coup, la lecture ne nous fait plus envie, c’est plutôt frustrant. Et si on décryptait un peu ce phénomène inévitable mais teeeeellement relou ?

Phase 1 : identification

Peut-être vous demandez-vous ce qu’est une panne de lecture si, à votre plus grand bonheur, vous en avez été épargné jusqu’à présent. C’est simple : la panne de lecture, c’est quand vous ne parvenez plus à lire. Zéro. Plus envie. Nada. Vous relisez mille fois la même phrase en vous rendant compte que votre cerveau est complètement déconnecté de vos yeux. Vous restez plantés pendant des heures devant votre bibliothèque et malgré votre pile à lire de 1000 bouquins, vous ne savez pas quoi commencer (un peu comme avec vos fringues devant votre dressing et que vous n’avez jamais rien à mettre). Plus rien ne vous branche et vous finissez illico presto devant l’intégrale des épisodes de Friends que vous avez regardés un million de fois. Bref vous l’aurez compris, malgré votre amour inconditionnel pour tous ces ouvrages qui garnissent les étagères de votre bibliothèque, vous ne parvenez plus à sauter le pas.

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Photo libre de droits : Pixabay

Pourquoi me direz-vous? Quelles peuvent être les causes d’un tel désarroi? Je ne peux que vous parler de mon expérience personnelle bien sûr, mais je dirais que la panne de lecture pointe souvent le bout de son nez dans trois cas bien précis :

  • Le mauvais livre au mauvais moment : vous savez, en tant que lecteur, on recherche souvent la perle rare, le livre qui va nous faire chavirer, celui qui viendra bouleverser notre existence entière, le coup de cœur intersidéral. Il arrive très souvent que mes lectures me plaisent, mais je suis très difficile quand il s’agit des coups de cœur. Parfois, il arrive que je me plonge dans un ouvrage alors que ce n’était pas le moment de le découvrir. Il me plaît, mais sans plus. Il ne résonne pas en moi, et là, vlan, panne de lecture assurée. Je traîne le livre pendant des semaines, je soupire en l’ouvrant, je lutte de toutes mes forces pour ne pas l’abandonner. Et comme je suis incapable de ne pas finir les livres commencés et encore moins d’entamer un deuxième livre alors que le premier n’est pas fini, le plaisir de la lecture s’en va…
  • Les situations de vie exceptionnelles : je suis extrêmement sensible aux changements dans ma vie personnelle ou professionnelle. Détrompez-vous, je suis très organisée (et parfois un peu maniaque du contrôle), mais si ma routine se voit perturbée par un événement quelconque, je perds vite mes moyens. Le pire, c’est que je sais que dans pareils cas, le mieux pour moi serait de me plonger dans un bouquin le matin et ne plus en ressortir avant de l’avoir fini. C’est bien souvent ce que je m’efforce à faire, mais je dois souvent me bouger un peu les fesses pour ne pas rester allongée à regarder le plafond sans rien faire. Panne de lecture, certes, mais panne de tout en fait quand on y réfléchit bien.
  • Les crises boulimiques de lecture : il y a des périodes comme ça où ma pile à lire en prend un coup en très peu de temps. Quand je ne lis plus pour vivre, mais que je vis pour lire. Littéralement. Je traîne mon bouquin partout, je dévore les pages à un rythme effréné, je ne peux plus détacher mes yeux de l’histoire. C’est super me direz-vous ! Ah oui, c’est sûr, c’est génial ! D’ailleurs, dans ces cas-là, le livre s’avère très souvent être un coup de cœur monumental. Le problème, c’est qu’après une telle lecture, plus aucun livre ne semble capable de relever le défi et d’être à la hauteur de mes attentes. Je reste figée devant ma bibliothèque et je ne sais juste pas quoi lire. Du coup je ne lis pas. Panne de lecture. CQFD.

Comme le dirait notre chère Agatha Christie, « Ce n’est pas parce qu’un problème n’a pas été résolu qu’il est impossible à résoudre » !

Phase 2 : restauration  

Quand je me retrouve dans l’un des trois cas désespérés décrits ci-dessus, j’ai heureusement quelques astuces pour contre-carrer la panne.

La première chose que je fais quand je ne parviens plus à trouver le goût de lire, c’est me replonger dans une lecture que je connais et qui me réconforte. Typiquement, je dégaine un tome de Harry Potter, je retourne à Poudlard, je retrouve mes copains, et ça va tout de suite mieux ! On a tous un livre coup de cœur, un livre doudou qui nous rappelle des moments intenses de plaisir, c’est le moment de vous y replonger!

Une autre astuce qui fonctionne du tonnerre en cas de panne, c’est de faire confiance à la littérature jeunesse et aux romans graphiques. Je suis une inconditionnelle de la littérature jeunesse, j’aime retrouver mon âme d’enfant le temps d’un livre, m’émerveiller devant l’originalité de certaines intrigues. De plus, ce sont souvent des lectures courtes, qui ne vous découragent pas. Les lectures graphiques font aussi très bien leur job dans de telles circonstances. J’ai longtemps délaissé les BD, les Comics et je n’ai découvert les mangas que très récemment. Ce sont pourtant de merveilleux alliés quand le plaisir de la lecture nous quitte momentanément, tout simplement parce que l’expérience de lecture est complètement différente. Certains illustrateurs ont le don de vous faire voyager loin de votre quotidien, et qu’est-ce que ça fait du bien ! Une fois réconcilié avec la lecture, les romans de mille pages ne vous feront plus peur!

Enfin, la dernière chose que j’aime faire en cas de panne de lecture, c’est de me plonger dans la lecture d’un magazine. Là aussi, c’est l’expérience de lecture complètement différente qui me redonne envie de lire. Mais attention, pas n’importe quel magazine ! Mon préféré de tous les temps, c’est le FLOW. Tout le monde en parle depuis qu’il a enfin débarqué en Belgique il y a plus d’un an maintenant. Si vous ne le connaissez pas, que vous êtes fan de belles illustrations, d’un travail éditorial soigné, d’articles axés sur le bien-être et la créativité, et que vous êtes un amoureux inconditionnel du papier, alors je ne sais pas ce que vous attendez pour le découvrir !

Et vous, déjà vécu la panne de lecture ? Quels sont vos remèdes incontournables ?

Fantastic beasts & where to find them – J.K. Rowling

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Auteur : J.K. Rowling

Edition : Bloomsbury

Langue originale : Anglais

Genre : Fantasy

Date de parution : 2001

Nombre de pages : 128

ISBN : 978-1-4088-0301-1

 

Résumé

« A copy of Fantastic beasts and where to find them resides in almost every wizarding household in the country. Now Muggles too have the chance to discover where the Qunitaped lives, what the Puffskein eats and why it is best not to leave milk out for a Knarl. »

« Il est rare qu’une maison de sorciers ne compte pas dans sa bibliothèque un exemplaire des Animaux fantastiques.
Désormais, et pour une période limitée dans le temps, les Moldus vont avoir à leur tour la possibilité d’apprendre où vit le Quintaped, ce que mange le Puffskein et pourquoi il vaut mieux ne pas laisser dans le jardin une soucoupe de lait destinée à un Knarl. »

L’avis de la Papote 

J’avais acheté ce bel ouvrage au Warner Bros Studio Tour à Londres, après la visite trépidante des studios de production des films Harry Potter (à Noël, Hogwarts in the snow, je vous laisse imaginer la magie du moment ^^). La boutique était immense, et si j’en avais eu l’occasion, je pense que je serais repartie avec un exemplaire de chaque chose vendue là-bas! J’ai raisonnablement opté pour les trois opus qui constituent « La bibliothèque de Poudlard », version originale. Pour info, il s’agit d’un pack de trois livres écrits par J.K. Rowling (Les contes de Beedle le Barde – Le Quidditch à travers les âges – Les animaux fantastiques) dont les bénéfices de la vente sont reversés à une association (ici, Comic Relief). Une belle façon de compléter ma collection de Potterhead que je suis !

On entre dans ce livre par le biais d’une jolie introduction écrite par Albus Dumbledore himself qui s’adresse à nous, chers moldus que nous sommes. Pour la première fois depuis l’édition de cet ouvrage, les moldus peuvent y avoir accès dans leur librairie ! De plus, il s’agit d’une copie du célèbre Harry Potter, remplie d’annotations toutes plus amusantes les unes que les autres. Newt Scamander, le véritable auteur de l’ouvrage (^^), nous donne ensuite quelques explications sur l’importance des animaux fantastiques, leurs liens avec le monde moldu, ce qu’on peut appeler « Animaux fantastiques », les classifications données par le Ministère de la Magie, avant de donner un inventaire A-Z de ces animaux avec leurs principales caractéristiques.

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J’ai lu ce livre dans l’optique de revenir à Poudlard le temps d’une soirée, et je me suis vraiment sentie comme une moldue privilégiée de pouvoir apprendre ces choses sur le monde magique des sorciers. Comme si je m’étais rendue à la bibliothèque de l’école et que j’avais emprunté, comme Hermione en a l’habitude, un exemplaire de l’ouvrage. L’introduction réalisée par Dumbledore est décalée à souhait, et j’ai beaucoup apprécié retrouver cet humour caractéristique de J.K. Rowling. De nombreux liens sont réalisés avec des phénomènes du monde moldu, explicables en réalité grâce à l’existence de ces animaux. Saviez-vous, par exemple, que le Dodo vit toujours, mais que nous pensons l’espèce éteinte grâce à la capacité de l’animal à disparaître et réapparaître à souhait?

La lecture est très fluide et agréable, même en Anglais (il faut quand-même avoir un bon niveau malgré tout et une bonne connaissance des termes spécifiques liés à Harry Potter). En une petite soirée, c’était lu et apprécié !

Evidemment, le livre aurait encore plus de cachet si quelques illustrations avaient été glissées ça et là. On a bien, pour certains animaux, un petit schéma réalisé vite fait à la main, mais je ne trouve pas toujours évident de s’imaginer l’animal à partir de la description parfois très brève qui en est donnée. La lecture en version originale n’a certainement pas aidé dans ce cas-ci … Contrairement aux « Grand livre des créatures » (un superbe objet livre sur le monde de Harry Potter) qui, lui, est magnifiquement illustré et ne contient que les animaux effectivement rencontrés dans l’univers de Harry Potter, vous trouverez parfois dans ce petit livre des créatures dont vous n’aurez jamais entendu parler dans la saga, mais qui existent bel et bien dans le monde des sorciers. Ces deux ouvrages sont donc plutôt complémentaires selon moi.

Evidemment, si vous êtes comme moi des Potterhead invétérés, vous saurez que le film « Les animaux fantastiques » s’apprête à faire son apparition sur nos écrans de cinéma. Après avoir lu ce petit ouvrage, je suis encore plus impatiente de découvrir ce nouvel aspect du monde des sorciers ! Par ici la bande annonce !

Fantastic beasts and where to find them est un petit livre à découvrir et à posséder sur vos étagères si vous êtes fan du célèbre sorcier à lunettes. A déguster tranquillement le temps d’une soirée, en sirotant un jus de citrouille 😉 

Notation : ♥♥♥♥

BDimanche #1

Je ne sais pas si cela vous arrive parfois, mais personnellement, il y a des périodes où je peux m’enfiler 5 ou 6 BD d’affilée, juste parce que j’ai besoin de faire le plein d’images. Ce sont des lectures très rapides, très agréables, où l’on s’attarde sur les détails graphiques qui nous transportent dans une dimension bien différente des romans. Et j’adore ça !

J’ai donc décidé de vous proposer, de temps à autre, une petite sélection de cinq BD/comics/mangas dans ce nouveau rendez-vous livresque du BDimanche afin de vous faire découvrir mes dernières lectures graphiques. Pourquoi les dimanches me direz-vous? Parce que c’est pour moi le seul jour de la semaine qui se prête à une bonne séance de cocooning sous la couette, armée d’une tasse de thé fumante et d’une pile de BD. Une bonne façon de repousser très loin le blues du dimanche et la fin du weekend. En espérant que cette nouvelle catégorie sur le blog vous plaira !

  • Orval – J.-C. Servais – Edition intégrale (tome 1 et tome 2) – Dupuis
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Photo : La papote livresque

Certes, cette BD n’intéressera peut-être que mes papoteurs belges (ou les amateurs de notre bonne bière trappiste nationale?). Cette édition intégrale de 116 pages retrace l’Histoire de cette magnifique abbaye d’Orval, située dans les Ardennes belges, en mêlant les faits historiques et la fiction. Jean-Claude Servais, auteur et illustrateur, interprète cette histoire autour d’une période très marquante pour l’abbaye : la Révolution française. Vous pourrez y trouver de nombreuses références religieuses (qui dit Abbaye dit moines, je ne vous apprends rien), mais aussi de la romance et des légendes à propos d’un mystérieux trésor caché. Vous l’aurez compris, il n’est pas du tout question de bière dans cette Bande Dessinée!

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Photo : La papote livresque
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Photo : La papote livresque

Les planches sont très belles, un vrai régal pour les yeux. J’ai particulièrement apprécié les jeux de couleurs, changeant selon les moments de la journée ou les saisons.

De plus, vous pourrez trouver quelques pages entièrement consacrée à l’Histoire véritable de l’abbaye d’Orval à la fin de l’ouvrage. Vous en apprendrez plus sur les débuts de l’abbaye, les abbés qui se sont succédés au fil du temps, la destruction et la reconstruction de l’édifice, etc.

J’ai vraiment beaucoup apprécié ma lecture, même si, je ne vais pas vous le cacher, il ne s’agit pas de l’intrigue la plus recherchée du monde. Certains passages sont un peu niais, mais la beauté des dessins l’emporte !

  • Super Sourde – Cece Bell – Les arènes

Cette BD m’a d’abord intriguée par son format un peu original : petite mais bien fournie en nombre de pages (239 tout de même!). Puis, c’est le thème de la surdité qui m’a attirée. Pour celles et ceux d’entre vous qui ne le savent pas, je suis logopède (orthophoniste) et, par conséquent, tout ce qui touche au handicap de la communication m’intéresse fortement. Enfin, quand j’ai lu l’avis plus que positif de Pénélope Bagieu sur l’arrière de l’ouvrage, j’ai décidé de m’y plonger rapidement!

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Photo : La papote livresque

Il s’agit d’une BD autobiographique à propos de l’enfance d’une petite fille, Cece, frappée soudainement par la surdité. On la suit dans son quotidien à l’hôpital, à l’école, au sein de sa famille. L’accent est évidemment porté sur le ressenti de Cece face à toutes les difficultés qui peuvent se présenter à elle : les moqueries, les tentatives d’aide vaines et énervantes, le manque de compréhension de la pathologie de la part de son entourage, les obstacles auxquels on ne pense pas quand on est entendant, etc. Exemple tout bête : la lecture labiale, excellent adjuvant pour améliorer la compréhension du langage, est tout simplement impossible pour des cartoons de dessins animés! Embêtant pour une petite fille…

L’histoire est touchante, et elle nous replonge inévitablement dans l’ambiance scolaire parfois très difficile à vivre lorsqu’on est « différent ». J’ai beaucoup aimé la capacité de l’auteur à transformer une faiblesse en grande force, d’où le titre de la BD, Super Sourde !

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Photo : La papote livresque

Concernant les graphismes, je dirais que ce n’est pas le point fort de la BD. Je ne suis pas fan du fait que chaque personnage soit un lapin, et je trouve les dessins un peu simplistes. Bon, ça c’est une question de goût personnel, on est d’accord.

Je pense que Super Sourde est une très chouette lecture graphique à mettre dans les mains des enfants, afin qu’ils puissent prendre conscience du ressenti de leurs camarades un peu différents.

  • Jolies ténèbres  – Vehlmann & Kerascoët – Dupuis

Je ne sais pas trop comment décrire cette bande dessinée, destinée aux adolescents à partir de 14 ans… Elle est vraiment très belle, la couverture a tout de suite attiré mon regard avec ses tonalités bleues et sombres, un titre on ne peut plus intriguant et des aquarelles vraiment sublimes.

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Photo : La papote livresque

Ma lecture avait pourtant très bien commencé. L’histoire a des allures de conte avec une princesse et un prince qui s’apprêtent à entamer une belle histoire d’amour, quand tout à coup, tout s’écroule autour d’eux. Leur environnement s’effrite, et on comprend très vite pourquoi. Je ne voudrais en aucun cas vous spoiler sur, selon moi, le seul événement valable de la BD, donc je ne vous en dirai pas plus. Mais franchement, c’est bien le seul moment où je me suis dit « Ah, chouette, ça c’est complètement original, j’ai hâte de poursuivre ». Une belle petite claque.

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Photo : La papote livresque
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Photo : La papote livresque

Le charme a ensuite rapidement cessé d’opérer. L’intrigue n’a ni queue ni tête, on ne nous apporte plus aucune information sur ce fameux événement dont je ne vous dirai rien (vous suivez quand-même là?). J’ai tenu bon jusqu’à la fin uniquement dans l’espoir de connaître le dénouement, mais RIEN. On suit simplement le quotidien des personnages principaux (la princesse, le prince et leur communauté) dans des situations très malsaines, morbides et parfois cruelles. Tout s’enchaîne sans logique aucune. Je me suis perdue plus d’une fois à devoir refaire marche arrière afin de comprendre une situation, pour finalement me rendre compte que je n’avais rien manqué…

Bref, j’ai trouvé cette BD très dérangeante, elle m’a laissé une impression très bizarre que je voulais oublier rapidement. Heureusement, la lecture suivante a bien sauvé la mise !

  • Un petit livre oublié sur un banc  (tome 1) – Jim & Mig – Bamboo Editions

J’avais beaucoup entendu parler de cette BD sur la blogo et Booktube il y  a déjà quelques temps, avec des avis majoritairement positifs. Le titre me plaisait beaucoup et j’avais hâte de découvrir l’histoire de ce petit livre oublié et les éventuels secrets qu’il pouvait renfermer.

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Photo : La papote livresque

Le récit commence donc avec la découverte d’un livre, seul, abandonné sur un banc dans un parc. Camélia décide de le prendre et fait la découverte d’un message à l’intérieur du bouquin. Elle y griffonne une réponse, l’abandonne à son tour, et s’ensuit une correspondance mystérieuse avec cette autre personne dont elle ignore tout et qui pourtant, l’aide à faire le point sur sa vie amoureuse.

Les graphismes sont très jolis, bien que ce ne soit pas tout à fait le style d’illustrations que j’affectionne particulièrement. Je trouve le coup de pinceau un peu trop net à mon goût, mais encore une fois, ce n’est que mon avis.

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Photo : La papote livresque
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Photo : La papote livresque

J’ai vraiment apprécié retrouver ce côté aventureux et mystérieux d’une correspondance dans un objet aussi précieux et rétrograde qu’un livre, à l’heure actuelle où le monde est hyper connecté, joignable à tout moment, et où la vie privée s’affiche sans détour sur internet.

L’intrigue est assez banale finalement, avec une fin qui surprend et qui donne envie de découvrir la suite. Parfois, une petite lecture douce, simple et généreuse, ça fait du bien au moral !

  • Death Note  (tomes 1 et 2) – Tsugumi Ohba & Takeshi Obata – Editions Kana

Je pense qu’on ne présente plus Death Note dans la catégorie manga shonen. Cette série terminée en 12 tomes (avec un 13ème tome bonus qui constitue un guide complet sur la saga) a vraiment connu un grand succès mondial, et après avoir découvert les deux premiers tomes,  je comprends l’engouement incroyable qui a pu graviter autour de ces mangas.

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Photo : La papote livresque

On retrouve donc Light Yagami, un jeune lycéen qui trouve par hasard un carnet portant l’inscription « Death Note ». Quelques indications présentes au début de ce carnet informent Light que la personne dont le nom est écrit dans les pages du Death Note mourra dans les 40 secondes. Quelques jours plus tard, Light fait la connaissance de l’ancien propriétaire du carnet : Ryûk, un dieu de la mort, très curieux de voir comment Light va se servir de ce carnet aux pouvoirs saisissants.

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L’intrigue est quand-même bien foutue, pas vrai ? La lecture est un vrai régal. Un bon thriller psychologique avec de l’action, un rythme de lecture soutenu, des surprises, de l’humour, des dessins accrocheurs, bref, une compilation d’ingrédients qui en font une lecture passionnante. J’ai lu les deux tomes d’affilée, complètement absorbée par l’histoire, en pestant contre le monde entier parce que je n’avais pas les tomes suivants dans ma PAL. A découvrir sans plus tarder si vous ne connaissez pas la saga !

Book haul #2

C’est l’heure d’un petit Book haul chers papoteurs ! Plusieurs livres ont rejoint ma Pile à Lire ces dernières semaines, qu’ils aient été achetés neufs ou d’occasion, et je tenais à vous les présenter, histoire de vous montrer un aperçu des prochaines chroniques que vous pourrez trouver sur le blog.

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Photo : La papote livresque

Tout d’abord, j’ai craqué pour quelques livres d’occasion chez OXFAM. J’adore flâner dans les petits rayons de cette boutique au moins une fois par mois, j’y trouve toujours quelques belles pépites à des prix complètement cassés.

Pour commencer, j’ai trouvé  « La petite chartreuse » de Pierre Péju aux éditions Folio (2003). J’avais entendu parler de ce livre sur la chaîne Booktube de Margaud Liseuse et j’avais été séduite par la critique qu’elle en avait fait. Puis, j’ai jeté mon dévolu sur un tout petit livre de 89 pages, « Les combustibles » d’Amélie Nothomb, paru aux éditions Le livre de poche (1997). Amélie Nothomb est une auteure qui m’intrigue vraiment beaucoup, je trouve son style tellement particulier que j’ai envie de lire tous ses livres sans exception! J’ai ensuite trouvé un exemplaire de « Le cycle des anges – Les thanatonautes », le premier tome de la duologie à succès de Bernard Werber publié aux éditions Le livre de poche (1996). J’aime beaucoup cet auteur et ce livre est pour moi le plus tentant qu’il ait jamais écrit (des explorateurs du continent de la mort, fascinant !). Enfin, j’ai déniché cette petite perle regroupant les pièces de théâtre « Hamlet, Othello, Macbeth » de William Shakespeare dans une très vieille édition du Livre de poche de 1972! Je n’ai encore jamais lu de William Shakespeare (honteuse) et j’ai entendu tellement de bien de « Hamlet » que j’ai craqué sur ce recueil. Et puis, je ne sais pas vous mais personnellement, j’adore les anciennes éditions du Livre de poche avec les pages colorées.

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Du côté graphique de la force (^^), j’ai jeté mon dévolu sur la duologie « Alvin », le tome 1 L’héritage d’Abélard et le tome 2 Le bal des monstres, écrits et illustrés par le duo Dillies – Hautière et parus tous les deux aux éditions Dargaud (2015-2016). Vous avez probablement entendu parler de ces bandes dessinées sur la blogosphère ou sur Booktube, elles ont eu un beau succès et j’ai profité de pouvoir les trouver d’occasion à 6€ le tome (au lieu de 14€ sur Amazon tout de même) pour les ajouter à ma bibliothèque.

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En achats neufs, j’ai fini par craquer et je me suis procuré « L’enchanteur » de Barjavel, paru aux éditions Folio (2012). Barjavel est l’auteur d’un de mes livres préférés au monde, « La nuit des temps ». J’ai voulu redécouvrir sa plume dans un contexte légendaire, au cœur des Bretagnes arthuriennes avec les chevaliers de la table ronde. Enfin, dans le cadre de l’opération 1 mois – 1 maison – 1 achat du mois de septembre consacrée aux Editions du Riez, j’ai jeté mon dévolu sur « Le flibustier du froid » de Ludovic Rosmorduc (2014). Une belle petite lecture pour ma PAL d’hiver !

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Et vous mes papoteurs, quels ont été vos derniers achats livresques ?

Aristide broie du noir – S. Gauthier & J. Almanza

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Scénario : Séverine Gauthier

Illustrations : Jérémie Almanza

Edition : Delcourt Jeunesse

Langue originale : Français

Genre : Album jeunesse

Date de parution : 2008

Nombre de pages : 31

ISBN : 978-2-7560-1153-0

 

Quatrième de couverture

« Chaque soir, c’est pareil, le cortège infernal, le défilé de monstres et leurs chants sépulcraux. Aristide lutte, tout seul, contre un sommeil fatal. Il surveille les monstres, repousse leurs assauts. »

L’avis de la Papote 

Vous vous souvenez probablement de mon dernier coup de cœur en date, l’album « Coeur de Pierre » de Gauthier & Almanza dont vous pourrez retrouver la chronique en cliquant ici.  J’avais été tellement chamboulée et tellement séduite par cette petite merveille que je me suis empressée de me renseigner sur les bibliographies des auteurs. En voyant qu’ils avaient également collaboré ensemble dans l’écriture de « Aristide broie du noir », j’ai sauté sur l’occasion pour redécouvrir l’alchimie de cette association.

Encore une fois, vous pourrez retrouver toute la magie des mots et des illustrations dans ce magnifique album, traitant cette fois des cauchemars et autres petites terreurs nocturnes qui viennent gâcher le sommeil de nos enfants. Aristide, ce petit garçon si attachant, ne parvient pas à dormir et tente de trouver divers stratagèmes afin de passer enfin des nuits paisibles.

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L’histoire est très bien ficelée, l’écriture est d’une poésie inimitable (encore une fois, lisez-le à voix haute, l’expérience n’en sera que plus riche!), les dessins reflètent l’univers décrit à la perfection. J’ai beaucoup aimé l’alternance de couleurs des bordures en fonction du moment de la journée, blanches pour le jour, noires pour la nuit. Un détail qui a toute son importance pendant la lecture et qui renforce l’ambiance qu’ont voulu transmettre les auteurs. Même si, pour le coup, cela n’a pas été un coup de coeur intersidéral, j’ai trouvé cet ouvrage mignon à souhait et extrêmement bien construit !

Aristide broie du noir est un très bel album jeunesse, idéal à présenter aux minis papoteurs qui ne parviennent pas à trouver le sommeil. Une petite lecture enfantine, mignonne, pleine de douceur et de magie. 

Notation : ♥♥♥♥