Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

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Auteur : Christelle Dabos

Edition : Gallimard Jeunesse

Genre : Fantasy Jeunesse

Langue originale : Français

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 518

ISBN : 978-2-07-065376-8

Tome 2 Les disparus du Clairdelune

Résumé

«Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.»

L’avis de la Papote

Comme beaucoup de personnes je pense, j’ai d’abord craqué pour ce livre grâce à sa couverture MA-GNI-FI-QUE. Rien à redire au niveau du travail éditorial, on est tous d’accord là-dessus. Puis, en entendant parler çà et là de l’histoire, ce livre m’a davantage intriguée et puisque je ne suis pas si facilement influençable (hum), j’ai attendu looooongtemps avant de l’acheter. Et j’ai attendu plus looooongtemps encore pour le lire. Finalement, Cold Winter Challenge oblige, j’ai fini par me jeter à l’eau.

Ophélie est une jeune fille très particulière, puisqu’en plus d’avoir la capacité de traverser les miroirs, elle peut également lire le passé des objets, jusqu’à leur création. Elle vit sur une Arche, appelée Anima, et se voit forcée d’épouser Thorn du Pôle, un mariage forcé qui renforcerait les liens entre les deux Arches. Elle doit donc quitter rapidement sa famille et son quotidien pour cette région glaciale où l’hiver n’a jamais de fin.

« Ophélie était une excellente liseuse, l’une des meilleures de sa génération. Elle pouvait déchiffrer le vécu des machines, strate après strate, siècle après siècle, au fil des mains qui les avaient tâtées, utilisées, affectionnées, endommagées, rafistolées. Cette aptitude lui avait permis d’enrichir le descriptif de chaque pièce de la collection avec un sens du détail jusqu’alors inégalé. Là où ses prédécesseurs se cantonnaient à décortiquer le passé d’un ancien propriétaire, de deux à la rigueur, Ophélie remontait à la naissance de l’objet entre les doigts de son fabricant. » (p.46)

Autant vous le dire d’entrée de jeu : c’était une excellente lecture, parfaite pour la saison. Pas un coup de cœur, mais il s’en est fallu de peu !

J’aimerais d’abord vous jeter un mot du style de l’auteur. J’ai tout de suite reconnu la plume belge : eh oui, ce livre est truffé de belgicismes en tout genre! Pour ne vous en citer que deux, Christelle parle de « jatte » (=tasse) de café ou encore de « fieu » (=mon vieux). J’ai trouvé ça surprenant, mais c’était plutôt sympa pour moi, lectrice belge, de retrouver ces petites marques de fabrique bien de chez nous!

Parlons maintenant des deux personnages principaux, à savoir Thorn et Ophélie. Ces deux-là ont des personnalités diamétralement opposées; Pour cette raison, on se doute qu’une petite romance finira par s’installer dans le second tome. C’est bien connu, les opposés s’attirent ! Elle, anti-héro par excellence, maladroite, banale, frêle. Lui, glacial, inexpressif et troublant. J’ai d’ailleurs éprouvé beaucoup de difficulté à le cerner, ce grand gaillard maigrichon. Sa situation familiale et son passé expliquent évidemment certaines de ses attitudes franchement agaçantes, mais j’ai trouvé que ce n’était pas assez fouillé pour que je puisse réellement le comprendre et me montrer empathique. A voir dans le second tome?

« Soulagée de ne pas être dans sa ligne de mire, Ophélie se prêta à un examen plus attentif de son fiancé. Contrairement à sa première impression, Thorn n’était pas un ours, même s’il en avait l’apparence. Une ample fourrure blanche, hérissée de crocs et de griffes, lui couvrait les épaules. Il n’était pas tellement corpulent, en fait. Ses bras, croisés sur sa poitrine, étaient aussi effilés que des épées. En revanche, tout étroit qu’il était, cet homme avait une stature de géant. » (p.62)

Je dois avouer que Christelle Dabos a vraiment bien construit son univers. Riche, complexe mais cohérent. Pas moyen de se perdre ! Elle joue avec son intrigue tout au long du récit : fantastique, suspense, retournements de situation, personnages variés et intéressants, magie, bref, on ne s’ennuie pas ! J’aurais aimé que la fin de ce premier tome se termine sur un cliff hanger un peu plus prononcé, mais j’ai tout de même bien envie de lire la suite qui, apparemment, est bien plus vivante que « Les fiancés de l’hiver ».

Les fiancés de l’hiver, un premier tome prometteur qui nous fait voyager dans un univers complexe et magique. Le contenu est aussi bon que la couverture est belle ! A lire de toute urgence au coin du feu !

Notation : ♥♥♥♥

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Les combustibles – Amélie Nothomb

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Auteur : Amélie Nothomb

Edition : Le Livre de Poche

Genre : Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 1994

Nombre de pages : 89

ISBN : 978-2-253-13946-1

 

Résumé

«La ville est assiégée. Dans l’appartement du Professeur, où se sont réfugiés son assistant et Marina, l’étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid : les livres…»

L’avis de la Papote

Brûler des livres, sacrilège ! En lisant le résumé en magasin, j’étais très curieuse de voir comment la célèbre romancière Amélie Nothomb avait procédé pour éliminer certains ouvrages d’une bibliothèque dans une optique de survie… A la recherche de petits romans courts, j’étais plutôt ravie de trouver celui-ci. Avec ses 89 pages, j’ai pu le lire en une petite soirée !

Ce livre est en fait une discussion entre trois personnages uniquement, un peu à la façon d’une pièce de théâtre : le Professeur, son assistant Daniel et Marina, étudiante et petite amie de Daniel. De très rares descriptions sont parsemées ça et là, ce qui rend le récit très vivant et dynamique. Tout se déroule dans une seule pièce, austère, et tristement meublée : quelques chaises, et une immense bibliothèque de 2000 livres.

« MARINA : Professeur, le poêle s’est éteint.

LE PROFESSEUR : Je sais, Marina. Je n’ai plus rien à brûler.

MARINA (en regardant la bibliothèque) : Et ça?

LE PROFESSEUR : Les étagères ? Elles sont en métal. 

MARINA : Non, les livres.

Silence gêné.

DANIEL : Ce n’est pas du combustible, Marina.

MARINA (avec un sourire ingénu) : Mais si, Daniel. Ça brûle très bien.

LE PROFESSEUR : Si nous nous mettions à brûler les livres, alors, vraiment, nous aurions perdu la guerre. » (p.16)

Finalement, il s’agit donc de répondre à la question suivante : quel livre mérite de finir dans les flammes? Quel ouvrage vaut qu’on lui sacrifie un petit moment de chaleur en période de froid intense ? Autrement dit, si l’on pose la question à l’envers, quel livre indispensable emporteriez-vous sur une île déserte ? Celui que vous sauveriez des flammes si un incendie venait à se déclarer chez vous? Celui que vous garderiez à vos côtés quoi qu’il advienne?

Même si j’ai beaucoup aimé le concept de l’intrigue et le format d’écriture, je dois dire que ce livre m’a laissé un petit goût de … perplexité. Les trois personnages sont à mon sens, inintéressants, pas assez approfondis pour pouvoir les comprendre ou s’y attacher réellement. De plus, les ouvrages auxquels ils font référence sont, pour la plupart, inconnus à ma culture livresque (*HONTEUSE*). Pour le coup, je n’ai donc pas pu saisir avec exactitude les subtilités et les arguments avancés par les personnages (et donc par l’auteur). Dommage…

Amélie Nothomb reste une de ces auteurs très chères à mon cœur de par son style très incisif et sa capacité à nous plonger dans son histoire, même si elle ne répond pas à nos attentes. Avec quelques situations perverses un peu dérangeantes (comme on a pu en lire dans « Mercure » dont je vous ferai une chronique très bientôt), Amélie Nothomb reste fidèle à elle-même…

Cela étant dit, je me suis quand-même prêtée au jeu en me posant cette question à mon tour. Quel livre serait assez précieux pour moi pour que je ne m’en sépare jamais ? C’est évidemment très difficile de n’en choisir qu’un quand on aime les livres à la folie.. Mais sans grande surprise, je garderais mon exemplaire de « Harry Potter et les reliques de la mort ». Le dernier de la série, le plus émouvant selon moi, pour revivre sans fin les derniers instants de Severus Rogue ♥.

Les combustibles est un petit ouvrage qui questionnera le lecteur sur la place que peut occuper un livre dans nos priorités et qui plaira certainement aux admirateurs de l’auteur. Un petit goût de trop peu pour moi… 

Et vous, quel livre garderiez-vous précieusement, même si vous mourrez de froid et qu’il ne vous restait que lui pour vous réchauffer le popotin?

Notation : ♥♥♥♥♥

Tag – Les rennes du Père Noël

Vous aussi, vous trépignez d’impatience en attendant que le Père Noël dépose sous le sapin les livres par milliers que vous lui avez commandés? Noël approche à grands pas et je dois dire que je suis vraiment d’humeur festive, avec le Cold Winter Challenge et tout ça … J’ai donc eu envie de vous faire un TAG aujourd’hui, chose très peu fréquente sur le blog mais pourtant, j’adore ça!

Le TAG en question est celui des Rennes du Père Noël. Le but est simple : il suffit d’associer  un livre de notre bibliothèque à chacun des neuf rennes de Santa selon leur prénom. Prêts? Go !

TORNADE un livre que tu as lu très rapidement

Pour cette première catégorie, j’ai envie de vous parler de Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers de Benjamin Alire Saenz. Je ne vous l’ai jamais chroniqué car je l’avais découvert avant même de lancer ce blog. Ce livre est l’un de mes plus grands coups de cœur de tous les temps. Et pourtant, j’éprouverais beaucoup de difficultés à vous le résumer puisqu’en fait, il ne se passe pour ainsi dire pas grand chose. C’est juste le récit de vie de deux adolescents liant une belle amitié, un livre qui amène un tas de questionnements sur l’adolescence et la recherche d’identité, une perle à découvrir de toute urgence si ce n’est déjà fait. Je l’avais littéralement dévoré, avec cette incroyable envie de recommencer la lecture tout juste après l’avoir terminée. Rien que de vous en parler ici, je m’y replongerais bien!

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DANSEUR un livre dont tu as du mal à te faire un avis

J’ai lu il y a quelques temps Le sixième sommeil de Bernard Werber. Je me souviens de la sensation mitigée que m’avait laissé ce bouquin. L’intrigue en elle-même est plutôt accrocheuse : pouvoir rencontrer son futur soi-même dans nos rêves, j’ai trouvé ça vraiment original et c’est ce qui m’a fait acheter le livre. Je ne connaissais pas Bernard Werber jusqu’alors. Je savais qu’il n’était pas vraiment apprécié par la critique littéraire, qui le classe plutôt dans la catégorie des écrivains populaires au style pauvre. Je ne suis pas vraiment d’accord avec cette étiquette… La lecture de ce livre a été globalement très agréable et m’a d’ailleurs donné envie de découvrir d’autres ouvrages de l’auteur. Il y a une belle richesse d’informations scientifiques romancées, de sorte qu’on ne sait pas toujours ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Et ça, j’adore! Je trouve juste que, par moments, l’histoire part un peu dans tous les sens et perd de sa crédibilité. C’est vraiment ce que j’appelle une lecture en demi-teinte, j’ai vraiment bien aimé, mais… d’un côté j’ai pas vraiment aimé. Vous saisissez?

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FURY    un livre qui t’a énervé

Pour celui-ci, je n’ai vraiment eu aucun mal à trouver. Sans hésitation aucune, je dirais Harry Potter et l’Ordre du Phénix de J.K. Rowling. Pour rappel, dans ce tome précis de la saga de notre jeune sorcier à lunettes adoré, Dolorès Ombrage prend possession des règles de Poudlard et impose une certaine discipline quelque peu… déroutante (ce n’est pas vraiment le mot exact mais je risque d’être impolie si je me laisse aller ^^). Je pense sincèrement que ceux qui ont vu le film sans jamais lire le livre ne peuvent pas comprendre… La sensation a vraiment été incroyablement forte, viscérale, les mots employés par l’auteur nous font perdre la raison! J’avais juste envie de l’étriper, de l’étrangler avec son foulard rose et de lui faire manger sa tasse de thé. Vraiment, l’expérience est assez fascinante, lisez le livre et vous verrez à quel point Ombrage est abjecte !

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FRINGANT un beau livre

Je citerais Alice au pays des merveilles écrit par Lewis Carroll et illustré par Benjamin Lacombe. C’est l’un des plus beaux ouvrages de ma bibliothèque, que je n’ai pas encore lu. J’attends le bon moment, parce que c’est le genre de livre qui se savoure, qui se déguste à petit feu, qui ne se gâche pas ! Je ne l’ai pas feuilleté, hors de question de découvrir les illustrations avant de lire l’ouvrage, mais d’après les différents avis que j’ai pu lire, le travail graphique est remarquable. Je suis très impatiente de le découvrir, surtout depuis que Alice à travers le miroir est sorti en librairie ! Un beau cadeau à mettre sous le sapin, vous ne trouvez pas?

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COMÈTE    un livre qui t’a procuré du bonheur

Le livre Feel Good par excellence pour moi, c’est La bibliothèque des cœurs cabossés écrit par Katarina Bivald. Je l’ai d’ailleurs lu au soleil, sur un transat, au bord d’une piscine en sirotant un mojito glacé à la fraise. Si on ajoute le genre épistolaire du roman, ainsi que l’ode qu’il fait aux livres, n’est-ce pas ça, finalement, le bonheur d’une lectrice ?

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 CUPIDON  une belle histoire d’amour

Je ne lis pas beaucoup de romance. Du coup, j’ai très envie de vous parler de la BD Ce n’est pas toi que j’attendais de Fabien Toulmé. J’ai lu ce livre à la fin de ma grossesse, et il m’a complètement bouleversée. C’est une histoire d’amour naissante entre un père et sa fille trisomique. On assiste avec beaucoup de compassion et de tendresse à l’adaptation de ce papa qui vit l’annonce du handicap de sa fille à sa naissance comme un obstacle insurmontable. Vous retrouverez bientôt mon avis plus en détails dans un nouvel épisode du BDimanche !

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TONNERRE  un livre que tu as aimé et dont tu voudrais qu’on parle plus

Ce n’est pas un livre que l’on rencontre très souvent sur les blogs ou sur Youtube. Pourtant, il m’a vraiment plu, même s’il ne s’agit pas d’un roman. L’art de la simplicité de Dominique Loreau est un livre de développement personnel remettant en question notre tendance à la surconsommation dans notre société actuelle. Elle insiste sur la richesse que l’on peut récolter en simplifiant son existence et en plaçant au premier plan les choses essentielles de la vie. A lire et relire quand l’envie de dévaliser les magasins ne nous lâche plus!

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ÉCLAIR ton dernier coup de cœur livresque

Je vous en ai parlé très récemment sur le blog (pour la chronique, c’est par ici), il s’agit de Songe à la douceur de Clémentine Beauvais. Ce livre est unique en son genre, écrit en vers et en alexandrins, relatant l’histoire d’amour d’Eugène et Tatiana à l’adolescence et dix ans plus tard, lorsqu’ils se retrouvent par hasard dans le métro. Un magnifique roman, une plume incroyable, une auteur prometteuse à suivre de près, de très près!

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RUDOLPH  le plus gros livre rouge de ta bibliothèque

Pour l’instant, le plus gros livre rouge de ma bibliothèque est le tome 2 de la saga L’Héritage: l’Aîné de Christopher Paolini. Ce livre fait partie de ma PAL depuis quelques semaines maintenant. Cette saga compte parmi les classiques de la Fantasy jeunesse, et il est plus que temps que je me plonge dans le premier tome Eragon. Une épopée mêlant aventure, créatures magiques et univers imaginaire, je dis Oui !

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Même si je vous invite tous à reprendre le TAG (bien entendu, je serais ravie de lire vos réponses), j’ai quand-même bien envie de taguer Pikobooks et Nina a lu, deux blogueuses que je suis assidûment en ce moment ^^

Songe à la douceur – Clémentine Beauvais

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Auteur : Clémentine Beauvais

Edition : Sarbacane

Genre : Jeunesse – Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 240

ISBN : 978-2-84865-908-4

Résumé

«Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il… aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il la lui faut absolument. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur , c’est l’histoire de ces deux histoires d’un amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans à ce moment-là d’une vie peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaikovsky – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.»

L’avis de la Papote

Aaaaah, ce livre, ce livre … Dans ma Wishlist depuis sa sortie, je ne cessais d’en entendre parler autour de moi. En voyant les revues et les chroniques de mes copinautes du web, ce bouquin ne cessait de hanter chacune de mes pensées livresques. Toujours dans un coin de ma tête. Jusqu’à ce jour béni où les éditions Sarbacane m’ont enfin permis de le lire (je dois encore une fois leur dire MERCI pour leur confiance). Alléluia, je pouvais me plonger corps et âmes dans cette histoire!

Tatiana et Eugène se rencontrent d’abord adolescents, s’aiment, se perdent, se retrouvent une fois adultes et … le reste je ne vous le dévoile pas (niark niark).

« Parce que leur histoire ne s’était pas achevée au bon endroit, au bon moment, parce qu’ils avaient contrarié leurs sentiments, il était écrit, me semble-t-il, qu’Eugène et Tatiana se retrouvent dix ans plus tard, sous terre, dans le Meteor, ligne 14 (violet clair), un matin d’hiver. » (p.7)

Comme le précise le résumé ci-dessus, tout le roman est écrit en vers. Oui madame, oui monsieur, c’est d’une poésie à couper le souffle ! Pour moi, c’est le vrai point fort de l’ouvrage. La plume de Clémentine Beauvais est exquise, chaque mot employé est à sa place, chaque phrase est juste, pas de longueur inutile, un rythme de lecture effréné, une véritable ode à la langue française. L’auteure s’amuse avec les mots, et le lecteur ne peut que s’amuser avec elle. Je suis passée par toutes les émotions en lisant ce livre : j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai espéré, j’ai aimé, je me suis emportée à plusieurs reprises (il faut dire qu’Eugène est un sacré personnage!). Vous l’aurez compris, « Songe à la douceur » est un véritable coup de littéraire. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas été séduite à ce point par un livre!

Certains d’entre vous pourraient penser -à  tort- qu’un roman écrit en vers doit forcément être ennuyeux au possible. C’est vrai que la poésie n’a pas le vent en poupe ces dernières années. Ça peut paraître ringard, démodé, hors du temps. Détrompez-vous, Clémentine Beauvais remporte haut la main le pari risqué de ce roman hors du commun.

Les personnages sont d’une profondeur rare. On s’y attache comme si on les avait toujours connus. On se reconnaît dans les émotions ressenties à l’extrême, on retrouve la saveur des premiers amours adolescents, les émois et les passions d’un amour naissant. Tatiana, Eugène, mais aussi Lensky et Olga, les autres protagonistes de l’intrigue, chacun à sa manière reflète une partie de moi-même. Si comme moi vous étiez adolescents dans les années 2000, vous retrouverez également dans ce livre des tonnes de petites références à ce qui a marqué notre jeunesse. J’ai notamment retenu les SMS payants et les conversations MSN !

Enfin, je dirais un dernier mot sur le jeu de narration exceptionnel. L’histoire nous est contée d’un point de vue externe, mais les personnages s’entretiennent parfois avec le narrateur. Une idée de génie qui nous intrigue jusqu’au bout : mais qui est ce narrateur? On ne le saura jamais (ou alors je suis complètement passée à côté de l’info ^^).

Je pourrais vous parler de « Songe à la douceur » pendant des lignes et des lignes, je pourrais vous dire à quel point il est exceptionnel, je pourrais vous marteler l’esprit de mes louanges sans fin, la seule façon pour vous de découvrir ce roman incroyable, eh bien c’est de le lire… Faites-moi plaisir, lisez-le ! Offrez-le autour de vous ! Parlez-en !

Encore un petit extrait, juste pour le plaisir (héhé)?

« Lensky écrit à Olga des déclarations d’amour aberrantes. Je les ai précieusement gardées, car elles me plaisent bien. Elles sont marrantes. Mais pas seulement. Elles ont cette douce disgrâce des choses qu’on trouvait belles avant, cette saveur aigrelette des paroles que l’on regrette quelques années plus tard. Ces grands serments, ces gigantesques promesses, ces phrases folles, ces métaphores qui nous font après coup crisser des dents, ces monstrueuses hyperboles, ces anaphores ridicules, et qui pourtant alors nous paraissaient si vraies, si belles, et que nous pensions être coulé en elles jusqu’à n’avoir plus d’autres corps que les courbes de leurs majuscules, et d’autre réalité que les murmures, et les mouvements des lèvres, de celui ou celle à qui elles étaient destinées et qui les lisait quelque part roulant sur sa langue nos r et faisant frissonner nos f … Il nous semblait alors que nous n’étions rien de plus et rien de moins que ce souffle chaud : la sculpture de nos mots ouvragée par ces lèvres. » (p.30)

Une romance adolescente, une romance adulte, « Songe à la douceur » est une histoire d’une poésie incroyable à découvrir de toute urgence. 

Notation : ♥♥♥♥♥

 

Devine combien je t’aime – Sam McBratney & Anita Jeram

couv35378437Scénario : Sam McBratney

Illustrations : Anita Jeram

Edition : L’école des Loisirs

Langue originale : Anglais

Traduction : Claude Lager

Genre : Album jeunesse

Date de parution : 1996

Nombre de pages : 34

ISBN : 978-2-211-03745-7

Quatrième de couverture

« Quand on aime quelqu’un vraiment très très fort, c’est parfois difficile de lui dire combien on l’aime. »

L’avis de la Papote 

Il y a quelques semaines encore, j’étais, je pense, la seule dans tout l’univers à ne pas avoir encore lu cet album jeunesse connu, reconnu et encore rereconnu depuis près de 10 ans. « Devine combien je t’aime » est l’un de ces incontournables, l’une de ces pépites présentes dans toute bonne bibliothèque jeunesse. Margaud Liseuse en parlait d’ailleurs dans l’une de ses vidéos.  Il a fallu qu’une bonne âme l’offre à ma fille pour que je sorte de ma grotte et que je découvre enfin cette petite merveille. Merci Sophie !

« Devine combien je t’aime », c’est l’histoire de Grand Lièvre Brun et de Petit Lièvre Brun qui tentent de mesurer l’amour qu’ils éprouvent l’un pour l’autre. Cela commence avec les bras grands ouverts jusqu’à la distance qui sépare la Terre de la lune.

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Que dire de cet album si ce n’est qu’il est d’une douceur telle qu’il fait fondre notre petit cœur.  L’histoire est très simple, et c’est ça qui en fait un album tendre et réconfortant. Ma fille vient tout juste de fêter son premier mois de vie, mais je lui lis déjà tous les jours ! Les illustrations, assez classiques, sont en parfaite adéquation avec le texte et plairont à tous sans exception.

Il existe dans une multitude de formats, en coffret avec la peluche, en pop-up, et des tas d’autres histoires dérivées sont disponibles : « Devine combien je t’aime en automne », « Bonjour bébé, devine combien je t’aime », « Devine combien je t’aime au fil des saisons », etc. De quoi enrichir le vocabulaire de nos chérubins tout en leur faisant comprendre que l’amour que l’on ressent pour eux est difficilement mesurable ! Un beau cadeau de Noël à glisser sous le sapin ♥

Notation : ♥♥♥♥