Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

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Auteur : Christelle Dabos

Edition : Gallimard Jeunesse

Genre : Fantasy Jeunesse

Langue originale : Français

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 518

ISBN : 978-2-07-065376-8

Tome 2 Les disparus du Clairdelune

Résumé

«Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.»

L’avis de la Papote

Comme beaucoup de personnes je pense, j’ai d’abord craqué pour ce livre grâce à sa couverture MA-GNI-FI-QUE. Rien à redire au niveau du travail éditorial, on est tous d’accord là-dessus. Puis, en entendant parler çà et là de l’histoire, ce livre m’a davantage intriguée et puisque je ne suis pas si facilement influençable (hum), j’ai attendu looooongtemps avant de l’acheter. Et j’ai attendu plus looooongtemps encore pour le lire. Finalement, Cold Winter Challenge oblige, j’ai fini par me jeter à l’eau.

Ophélie est une jeune fille très particulière, puisqu’en plus d’avoir la capacité de traverser les miroirs, elle peut également lire le passé des objets, jusqu’à leur création. Elle vit sur une Arche, appelée Anima, et se voit forcée d’épouser Thorn du Pôle, un mariage forcé qui renforcerait les liens entre les deux Arches. Elle doit donc quitter rapidement sa famille et son quotidien pour cette région glaciale où l’hiver n’a jamais de fin.

« Ophélie était une excellente liseuse, l’une des meilleures de sa génération. Elle pouvait déchiffrer le vécu des machines, strate après strate, siècle après siècle, au fil des mains qui les avaient tâtées, utilisées, affectionnées, endommagées, rafistolées. Cette aptitude lui avait permis d’enrichir le descriptif de chaque pièce de la collection avec un sens du détail jusqu’alors inégalé. Là où ses prédécesseurs se cantonnaient à décortiquer le passé d’un ancien propriétaire, de deux à la rigueur, Ophélie remontait à la naissance de l’objet entre les doigts de son fabricant. » (p.46)

Autant vous le dire d’entrée de jeu : c’était une excellente lecture, parfaite pour la saison. Pas un coup de cœur, mais il s’en est fallu de peu !

J’aimerais d’abord vous jeter un mot du style de l’auteur. J’ai tout de suite reconnu la plume belge : eh oui, ce livre est truffé de belgicismes en tout genre! Pour ne vous en citer que deux, Christelle parle de « jatte » (=tasse) de café ou encore de « fieu » (=mon vieux). J’ai trouvé ça surprenant, mais c’était plutôt sympa pour moi, lectrice belge, de retrouver ces petites marques de fabrique bien de chez nous!

Parlons maintenant des deux personnages principaux, à savoir Thorn et Ophélie. Ces deux-là ont des personnalités diamétralement opposées; Pour cette raison, on se doute qu’une petite romance finira par s’installer dans le second tome. C’est bien connu, les opposés s’attirent ! Elle, anti-héro par excellence, maladroite, banale, frêle. Lui, glacial, inexpressif et troublant. J’ai d’ailleurs éprouvé beaucoup de difficulté à le cerner, ce grand gaillard maigrichon. Sa situation familiale et son passé expliquent évidemment certaines de ses attitudes franchement agaçantes, mais j’ai trouvé que ce n’était pas assez fouillé pour que je puisse réellement le comprendre et me montrer empathique. A voir dans le second tome?

« Soulagée de ne pas être dans sa ligne de mire, Ophélie se prêta à un examen plus attentif de son fiancé. Contrairement à sa première impression, Thorn n’était pas un ours, même s’il en avait l’apparence. Une ample fourrure blanche, hérissée de crocs et de griffes, lui couvrait les épaules. Il n’était pas tellement corpulent, en fait. Ses bras, croisés sur sa poitrine, étaient aussi effilés que des épées. En revanche, tout étroit qu’il était, cet homme avait une stature de géant. » (p.62)

Je dois avouer que Christelle Dabos a vraiment bien construit son univers. Riche, complexe mais cohérent. Pas moyen de se perdre ! Elle joue avec son intrigue tout au long du récit : fantastique, suspense, retournements de situation, personnages variés et intéressants, magie, bref, on ne s’ennuie pas ! J’aurais aimé que la fin de ce premier tome se termine sur un cliff hanger un peu plus prononcé, mais j’ai tout de même bien envie de lire la suite qui, apparemment, est bien plus vivante que « Les fiancés de l’hiver ».

Les fiancés de l’hiver, un premier tome prometteur qui nous fait voyager dans un univers complexe et magique. Le contenu est aussi bon que la couverture est belle ! A lire de toute urgence au coin du feu !

Notation : ♥♥♥♥

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6 commentaires sur “Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

  1. J’ai été agréablement surprise en lisant ce livre, il m’a fait totalement voyager jusqu’à la citacielle et je n’ai pas pu le lâcher jusqu’à la fin, j’ai baigné dans un univers de neige en plus d’apprécier tous les personnages et la légèreté qui y régnait !

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