Le garçon qui courait – François-Guillaume Lorrain

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Auteur : François-Guillaume Lorrain

Edition : Sarbacane

Genre : Jeunesse – Historique

Langue originale : Français

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 288

ISBN : 978-2-84865-934-3

Résumé

«D’après l’incroyable et bouleversante histoire vraie de Sohn Kee-chung, le premier Coréen à avoir remporté l’épreuve du marathon aux J.O. de Berlin, en 1936 – alors que la Corée, annexée par le Japon, n’existait plus.»

L’avis de la Papote

Comme chaque mois, les éditions Sarbacane m’ont fait parvenir une parution de leur collection Exprim’, afin que je puisse la découvrir et vous faire profiter de mon opinion sur l’ouvrage. Pour ce premier mois de l’année 2017, j’ai voulu faire la connaissance de Kee-chung, le premier coréen à avoir remporté le marathon aux Jeux Olympiques de 1936 sous les couleurs du Japon, qui avait annexé son pays. Ayant très peu de connaissances sur cette période particulière de l’histoire de la Corée, j’y voyais là la parfaite occasion d’approfondir le sujet.

L’histoire, tirée de véritables faits historiques, se déroule donc en Corée du Nord, juste après la fin de la première guerre mondiale. Lors d’une révolte menée par son grand frère au sein même de leur école, Kee-chung se voit forcé de prendre la fuite en courant à toute vitesse. Fasciné par la rapidité avec laquelle son frère cadet avait mené la course, il lui donna l’impulsion nécessaire afin qu’il exploite ce talent de la meilleure manière possible. Tout au long du récit, nous, lecteurs, faisons connaissance avec cette Corée souffrante en voie d’extinction et nous suivons les aventures de ce petit Kee-chung, jusqu’à la fin de sa vie.

Avant toute chose, il me semble important de préciser que ce roman s’adresse aux enfants à partir de treize ans. Malgré le fait qu’il soit destiné à un public jeune, j’estime que le style de l’auteur aurait pu être davantage travaillé. Je n’ai pas, en tant qu’adulte, trouvé mon compte en terme d’écriture. Pourtant, je lis énormément de livres destinés à la jeunesse, et je suis rarement déçue par la plume des auteurs tels que Roald Dahl par exemple. Un livre pour les enfants ne doit pas forcément être écrit de manière plus simple, à mon sens. A l’exception de quelques rares passages, j’ai trouvé l’écriture assez plate. Certaines situations n’ont pas manqué de me faire lever les yeux au ciel, et la majorité des événements s’enchaînent à une telle vitesse que nous n’avons pas le temps de nous attacher aux différents personnages qui entrent en scène. Un peu trop survolés, je n’ai pas pu leur accorder mon empathie.

Mais non, ne partez pas tout de suite, il y a quand-même eu quelques points forts dans cette lecture! D’abord, le rythme de lecture est très fluide puisque les chapitres sont très courts, ce qui devrait ravir plus d’une jeune lecteur. Ensuite, les thèmes abordés restent forts, intéressants, et peu exploités dans la littérature jeunesse. Enfin, je me suis souvent demandée quels étaient les faits réels et les éléments de fiction, ce qui signifie que, finalement, l’auteur a bien fait son boulot de romancier!

« Il y avait donc, découvrit-il, une mémoire des mots, comme il y avait une mémoire du corps lorsque, d’abord engourdi, d’abord douloureux, celui-ci parvenait à se réveiller et à rassembler toutes ses forces oubliées. Les mots se rassemblaient aussi, ils se tendaient la main, reliés par des doigts invisibles, pour tracer une chaîne, ou plutôt une ligne, qui lui évoqua les chemins sur lesquels il s’entraînait. Il était donc possible d’avancer sur le papier comme on avançait sur une route, et Kee-Chung songea que toutes ces lignes misent bout à bout auraient peut-être fini par aboutir elles-mêmes à une sorte de… marathon. » (p.87)

Vous avez là un exemple d’extrait qui m’a beaucoup plu : ce parallèle entre l’écriture et le marathon, j’adhère complètement. Moi qui m’essaye depuis plusieurs années à l’écriture de mon premier roman, je peux vous assurer que la métaphore est particulièrement bien fichue. Un entraînement intensif, de nombreux obstacles, des phases d’excitation mais aussi de découragement, la régularité d’exercice, bref, tout s’accorde parfaitement. Ce n’est pas Murakami qui avait déjà fait usage de cette image du marathon lorsque l’on s’attelle à l’écriture d’un roman dans « Autoportrait d’un auteur en coureur de fond » ?

Le garçon qui courait de François-Guillaume Lorrain est, à mon sens, un roman au style inachevé qui aurait pu être davantage exploité, notamment au niveau de la psychologie des personnages. Malgré tout, la période et la situation géographique qu’il aborde sont rarement présents dans la littérature jeunesse, ce qui le rend intéressant sur certains abords. Une bonne lecture, mais vraiment destinée à un public plus jeune. 

Notation : ♥♥♥♥♥

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Le livre mystère #1 – Tu seras notre enfant – Charity Norman

Je suis ravie de vous présenter ce nouveau rendez-vous sur le blog : le livre mystère !

A force de lire les blogs dédiés à la lecture et de regarder les vidéos littéraires sur Youtube, de nombreux ouvrages ont rejoint ma wishlist et ma culture livresque s’est considérablement étendue. Chacun des livres que j’achète est loin de m’être inconnu. Qu’on me l’ait conseillé, que j’en aie lu la critique quelque part ou que j’en connaisse l’auteur, je ne me lance jamais tête baissée dans l’achat d’un livre qui pourrait me décevoir.

Eh bien j’ai décidé de prendre quelques risques cette année! Une fois par mois, je lirai un livre dont je ne connais absolument RIEN. Ni l’auteur, ni l’intrigue, ni ses critiques. Juste pour le plaisir de découvrir un livre dont personne ne parle !

En ce premier mois de l’année, je vous avoue que l’exercice n’a pas été aisé… j’ai bien mis 30 minutes dans ma librairie à arpenter les rayons à la recherche du premier livre mystère. J’ai finalement jeté mon dévolu sur « Tu seras notre enfant » de Charity Norman paru aux éditions Pocket (2016).

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Je ne peux évidemment pas vous en faire un résumé, mais je peux tenter de vous donner un aperçu de ce à quoi je m’attends en lisant cet ouvrage, rien qu’avec le titre et la couverture.

Selon moi, il doit s’agir d’un roman historique se déroulant dans une Amérique des années 1950. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’il va être question de ségrégation raciale, et également d’espoir. J’imagine une famille noire au parcours difficile. J’imagine des injustices, peut-être un peu de violence. Mais avant tout, je pense que ce livre parlera de la puissance de l’amour maternel. Un beau petit mélange, en bref.

Nous verrons de quoi il en retourne très rapidement puisque ce sera ma prochaine lecture ! Surtout, ne me dites rien si vous connaissez l’histoire =)

Le livre du Hygge – Meik Wiking

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Auteur : Meik Wiking

Edition : FIRST Editions

Genre : Développement personnel

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 288

ISBN : 978-2-412-01954-2

Résumé

«Au classement mondial du bonheur, c’est le Danemark qui occupe la première place, tandis que la France atteint péniblement la 62ème position. Pourquoi les Danois sont-ils les gens les plus heureux du monde? Pour Meik Wiking, la réponse, c’est le Hygge. Sans équivalent français, le terme (à prononcer « hou-ga ») évoque l’idéal danois : confort, convivialité, simplicité et bien-être. Le hygge, c’est ce que vous éprouvez sous une couverture quand il neige dehors, c’est le bonheur que vous ressentez lorsque vous partagez un délicieux repas avec vos proches autour d’une table ornée de bougies ou la chaleur des premiers rayons de soleil sur votre visage un jour de ciel bleu.»

L’avis de la Papote 

Vous avez probablement déjà entendu parler du « Livre du Hygge », ce fameux bouquin dont on ne sait pas toujours comment prononcer le titre. Il fait beaucoup parler de lui, et on peut le comprendre aisément : ce livre nous vend du rêve et tente de nous donner les clés du bonheur danois, moi je dis OUI ! Moi qui suis une fan ABSOLUE du design nordique et du cocooning (sous la couverture pendant qu’il neige, le pied !), ce livre était littéralement fait pour moi.

Considérez cet ouvrage comme un guide ultra complet du hygge : de la signification même du concept aux activités hygge à appliquer au quotidien en passant par les indispensables au hygge, vous serez parés pour vivre comme un parfait Danois!

Pour vous donner un aperçu de ce que vous pourrez trouver dans le livre, je vous propose de découvrir le Manifeste du Hygge ou, autrement dit, les 10 commandements de la méthode :

  1. Ambiance : baissez la lumière. La lumière joue un rôle très important si l’on veut passer un moment hygge. Misez sur les bougies, vous aurez tout bon !
  2. Présence : soyez dans l’instant présent, éteignez vos portables. A l’aire des smartphones et de la communication technologique, il est primordial de se rendre indisponible et de profiter à fond de l’instant.
  3. Plaisir : café, chocolat, biscuits, gâteaux, encore, encore et encore ! Oui, le hygge nous invite à prendre de la distance avec les recommandations Healthy très en vogue. Une part de gâteau homemade, il n’y a rien de plus hygge ! Sans parler de l’odeur qui embaumera votre maison pendant la cuisson…
  4. Egalité : « Nous » avant « Je », répartissez les tâches et le temps de parole. Le hygge insiste fortement sur l’importance d’entretenir de bonnes relations sociales. Passer une soirée avec ses proches est très hygge, en prenant garde à trouver un équilibre entre le temps de parole et d’écoute.
  5. Gratitude : Faites le plein, vous ne trouverez pas mieux. Etre reconnaissant envers ce que l’on a, sans faire l’inventaire de ce qui nous manque.
  6. Harmonie : ce n’est pas une compétition. Nous vous aimons déjà, pas besoin d’étaler vos exploits. Il ne sert à rien de se mettre en avant et de s’élever au-dessus des autres.
  7. Confort : mettez-vous à l’aise, faites une pause, pensez « détente ». Le plaid, les chaussettes en laine, le pyjama en pilou, les coussins, enfin vous voyez le topo je crois.
  8. Trève : pas de drame. Nous discuterons politique un autre jour. Les sujets de conversation sont également très importants, il est inutile de gâcher un moment hygge en parlant des sujets qui fâchent (politique-argent-sexe-religion).
  9. Etre ensemble : construisez des relations et des anecdotes (« vous vous souvenez de la fois où…? »). Quoi de plus hygge que de feuilleter un vieil album photos en se remémorant le bon vieux temps?
  10. Refuge : ceci est votre tribu, un lieu de paix et de sécurité. Votre maison doit vous combler de joie, la décoration tient une place très importante dans le cœur des Danois. Choyez-la, elle vous le rendra si bien !

Autant vous dire de suite que ce livre a été un véritable coup de cœur pour moi ! Un petit bouquin feel good qui se lit en une journée, orné de magnifiques illustrations qui vous donneront envie de vous y plonger tête la première. Les graphismes sont soignés et superbes, dans des tonalités très douces, au style très nordique en somme. C’est sûr, je m’y replongerai les jours où j’aurai le moral dans les chaussettes !

Le livre du Hygge vous donnera les clés pour profiter des meilleures choses que la vie a à vous offrir. Ce livre, c’est comme entrer dans un nuage de douceur. Bien être, cocooning, petits bonheurs gratuits de la vie, bref, un indispensable pour les jours gris et maussades d’hiver !

Notation : ♥♥♥♥♥

Muchachas 1 – Katherine Pancol

muchachasAuteur : Katherine Pancol

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 417

ISBN : 978-2-226-25444-3

Tome 2 : Muchachas 2

Résumé

« Les filles sont partout dans ce roman. Elles mènent la danse. De New York à Paris, de la Bourgogne à Londres ou à Miami. Des filles qui inventent, s’enflamment, aiment. Des filles qui se battent pour la vie. Et les hommes ? Ils sont là aussi. Mais ce sont les muchachas qui dansent, dansent, dansent. Elles font voler les destins en éclats. Et ça n’en finit pas ! »

L’avis de la Papote

J’adore Katherine Pancol. J’ai lu sa première trilogie il y a quelques années maintenant (« Les yeux jaunes des crocodiles » – « La valse lente des tortues » – « Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi ») et je m’étais terriblement attachée aux personnages et à leur histoire. Une belle littérature contemporaine et une écriture simple qui m’avait séduite. Lorsque cette deuxième trilogie est sortie en 2014, je me suis ruée sur les deux premiers tomes que j’ai lus dans la foulée, mais je n’ai jamais lu le tome 3. Et comme l’histoire n’était plus très fraîche dans ma mémoire, j’ai préféré recommencer du début. Il s’agit donc d’une relecture pour le coup!

Je me souviens avoir été surprise de retrouver les personnages de la première trilogie dans Muchachas. Pour celles et ceux qui les reconnaîtront, on commence notre lecture en retrouvant Hortense, la fille de Joséphine Cortès, déterminée et sûre d’elle, ainsi que son compagnon Gary, musicien prodige. Puis l’auteur nous parle de Joséphine et de son amour Philippe, ainsi que de Zoé, la fille cadette de Joséphine. Enfin, Katherine Pancol nous introduit de nouveaux personnages, Léonie et sa fille Stella ainsi que leur famille assez… compliquée. Certains diront qu’il n’est pas indispensable de lire la première trilogie de l’auteur pour comprendre la saga Muchachas. Personnellement, je vous déconseille de la commencer sans avoir fait connaissance au préalable avec la famille Cortès, certains détails pourraient vous échapper.

« (Hortense) – Tous habillés de marron, de gris, de noir. Pas de boutons rouges ni d’écharpe verte ! Des chaises, je te dis, des chaises. Une armée de chaises qui attendent en tremblant le postérieur du patron. Tu veux que je te dise, Gary? Ces gens portent le deuil. Ces gens n’ont plus d’espoir. Ils marchent dans la rue parce qu’on leur a dit de se lever tôt, de prendre le train ou le métro, de se rendre à leur bureau, de hocher la tête devant le bellâtre pommadé qui leur sert de maître. Je refuse d’être une chaise! » (p.12)

Puisque le résumé ne nous donne pas d’information claire sur l’intrigue de l’histoire, je m’y suis plongée les yeux fermés, sans savoir à quoi m’attendre. Certes, ce premier tome met en avant des femmes au caractère souvent bien trempé, qui prennent leur destin en main et qui survivent à des situations pas toujours simples. Au risque de vous spoiler quelque peu, je tiens à vous avertir que les thèmes abordés dans ce roman sont très durs : violence conjugale, abus moraux et physiques, viol, secrets de famille, manipulation. Oui, oui, tout ça.

« Stella promenait ses doigts sur le bras de sa mère. Elle caressait les bleus qui noircissaient sa peau comme pour réparer sa chair tuméfiée. Elle avait envie de demander pourquoi on appelle ça des bleus alors que c’est jaune, violet, rouge et noir? Mais elle n’osait pas. Elle pensait juste qu’en la caressant la peau repousserait rose et lisse. Il y avait tellement de choses qu’elle ne comprenait pas. Tellement de choses dont elle ne pouvait parler à personne. La honte remplissait chaque mot qu’elle avait dans la bouche. » (p.87)

J’ai beaucoup apprécié retrouver ces personnages auxquels je m’étais tant attachée dans la première saga de l’auteur. En ce qui concerne cette nouvelle famille (très) dysfonctionnelle, mes sentiments sont plus mitigés. Entre cette mère, Léonie, qui se laisse tabasser et qui ne fait strictement RIEN pour s’en sortir, ce mari violent, Ray, au passé difficile qui m’a complètement dégoûté et cette fille, Stella, qui pardonne à sa mère des choses qui me paraissent impardonnables, j’ai eu beaucoup de mal à les apprécier autant que les autres. Logique, me direz-vous.

Même si on se perd un peu au début dans le caractère désorganisé du roman (on parle de Joséphine, puis on parle de Hortense, puis on revient à Stella…) et qu’on ne comprend pas trop le lien entre la famille Cortès et la nouvelle famille, Katherine Pancol nous dévoile à la toute fin de l’histoire comment les destins de toutes ces personnes sont liés. Et ça, j’ai a-do-ré ! J’ai tellement hâte de lire la suite pour en savoir davantage, vous n’avez pas idée ! De plus, la dernière phrase nous laisse sur un suspense de OUF, impossible pour moi de ne pas continuer cette saga là maintenant tout de suite. Ça ne m’arrive pas souvent, mais je pense enchaîner les trois tomes les uns après les autres. Je reconnais bien là Katherine Pancol !

Muchachas est une saga familiale riche et intense, qui aborde des thèmes difficiles et controversés. Avec son écriture simple mais efficace, Katherine Pancol nous emmène au cœur de la vie de ces femmes au destin entremêlé. Un premier tome fort qui laisse présager une suite très intéressante !

Notation : ♥♥♥♥

Book haul #4

L’heure est grave. Attendez-vous à voir de nombreux articles Book haul dans les semaines à venir. J’ai un peu (beaucoup) craqué mon slip ces deux derniers mois. Que voulez-vous, y en a qui s’achètent compulsivement des chaussures (moi, il fut un temps), perso, je m’achète des livres. Pour ma défense, j’en reçois aussi de la part de mes proches qui savent comment me faire plaisir ! Assez de bavardages, entrons dans le vif du sujet.

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Photo : La papote livresque

Je commence par vous présenter les achats Belgique Loisirs du dernier catalogue en date. J’ai d’abord jeté mon dévolu sur « Le Bon Gros  Géant » de Roald Dahl aux éditions France Loisirs (1984). Je me suis lancée le défi de découvrir chaque année un ouvrage de cet auteur magique. Je l’ai déjà lu, vous pourrez trouver la chronique de cette douce histoire ici. Ensuite, j’ai craqué sur un livre dont je n’avais jamais entendu parler : « Epépé », écrit par Ferenc Karinthy aux éditions France Loisirs (2005) toujours. L’intrigue est plutôt originale : un linguiste qui maîtrise plusieurs dizaines de langues se retrouve dans une ville complètement inconnue et où les habitants communiquent dans une langue étrangère dont il ne connaît pas l’existence. Pas mal hein ? Enfin, j’ai pu choisir un livre gratuit parmi la sélection du catalogue puisque j’avais atteint les 100 points. J’ai décidé de me procurer « Le bazar des mauvais rêves » de Stephen King chez France Loisirs (2015). Je fais partie de ces lecteurs qui n’ont JAMAIS lu de Stephen King (honteuse). Il faut dire que je suis une vraie froussarde, et que je lis principalement le soir, ce qui n’aide pas à me convaincre de sauter le pas… Je me suis dit que ce recueil de nouvelles effrayantes serait la meilleure façon de découvrir son univers sombre et terrifiant.

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Photo : La papote livresque

Lors d’une dernière brocante, j’ai pu trouver « Magie irlandaise » de Nora Roberts aux éditions France Loisirs (2015). Une belle intégrale de 1053 pages, pour la modique somme de 2€ et dans un état IM-PEC-CA-BLE. Une aubaine ! Une histoire contemporaine se déroulant en Irlande et mêlant magie, fantômes et romance, que demander de plus?

Tant que nous sommes dans les achats de seconde main, j’ai déniché le premier tome de la Bande Dessinée « Zombillénium : Gretchen » de Arthur de Pins paru chez Dupuis (2010). Cette BD relate l’histoire d’un parc d’attractions qui embauche uniquement de véritables créatures fantastiques.

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Photo : La papote livresque

Je suis une véritable Potterhead dans l’âme, vous commencez à me connaître. Même si je suis contre l’accumulation d’objets chez moi, j’ai pris la décision de faire la collection des différentes éditions originales et françaises de la saga Harry Potter. Si, si. Les premières éditions Gallimard, Folio junior, mais aussi Bloomsbury ou encore Scholastic pour les éditions américaines. Je suis tellement admirative du travail éditorial de ces ouvrages que je les veux TOUS dans ma bibliothèque. Le hic? Ben ce sont d’anciennes éditions qu’on ne trouve que d’occasion. J’ai déjà pu trouver « Harry Potter et le prince de sang mêlé » de J.K. Rowling aux éditions Folio Junior (2006) ainsi que « Harry Potter and the order of the Phoenix », toujours de J.K. Rowling aux éditions Bloomsbury (2003), en version Hardback.

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Photo : La papote livresque

Ces derniers temps, j’ai également fait l’acquisition des deux premiers tomes de « Le maître des livres » de Shinohara Umiharu aux éditions Komikku (2014), une série de manga seinen qui me tente depuis des lustres, et qui relate l’histoire d’un bibliothécaire soucieux de conseiller le bon livre à la bonne personne.

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Photo : La papote livresque 

Enfin, lors de notre petit séjour en Alsace, je n’ai pas pu résister au premier tome de la saga « A la croisée des mondes : les Royaumes du Nord » de Philip Pullman aux éditions Folio Junior (2000). Un incontournable de la littérature jeunesse qu’il me tarde vraiment de découvrir !

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Photo : La papote livresque

Et vous, quels livres ont rejoint votre PAL dernièrement ? Dites-moi tout!

L’étrange histoire de Benjamin Button – La lie du bonheur – Francis Scott Fitzgerald

couv2072579Auteur : Francis Scott Fitzgerald

Edition : Folio 2€

Genre : Nouvelles

Langue originale : Anglais

Date de parution : 1967 (2008 pour la traduction française)

Nombre de pages : 103

ISBN : 978-2-07-035639-3

Résumé

«Dès sa naissance, loin d’être un beau poupon joufflu, Benjamin Button ressemble à un vieillard voûté et barbu ! Ses parents découvrent peu à peu qu’il rajeunit chaque jour : de vieillard il devient un homme mûr, un jeune homme, un enfant… Bénédiction ou malédiction ?»

L’avis de la Papote

Cette histoire me fait envie depuis le jour où j’ai visionné l’adaptation cinématographique de « L’étrange histoire de Benjamin Button ». Ce film m’avait complètement émerveillée, j’étais littéralement amoureuse de cette intrigue. Naître vieux et mourir bébé, quelle idée de génie ! J’ai donc lu cette toute petite nouvelle en période de fêtes, la couverture s’y prêtant plutôt bien (même si j’ai beaucoup de mal à comprendre le lien entre cette canne à sucre et le contenu du livre. Soit.). Après un pavé de 500 pages, ça m’a fait le plus grand bien.

J’ai d’abord été très surprise de constater que ce tout petit ouvrage de 103 pages renfermait en fait deux nouvelles de Francis Scott Fitzgerald. Je vais donc vous donner mon avis sur ces deux nouvelles séparément car, selon moi, elles ne méritent pas la même notation.

L’étrange histoire de Benjamin Button

Cette nouvelle relate l’histoire de Benjamin Button, tout juste né à l’âge de septante ans. Un véritable mystère qui déroute complètement son père. D’années en années, plutôt que de vieillir comme tout un chacun, Benjamin rajeunit !

« Jadis, en 1860, il était bien vu de naître chez soi. A présent, l’Olympe de la médecine a décrété, paraît-il, que l’enfant pousserait son premier cri dans l’atmosphère antiseptique d’une maternité, de préférence une clinique en vogue. Les jeunes Mr. et Mrs. Button avaient donc cinquante ans d’avance lorsqu’ils décidèrent, un beau jour de l’été 1860, que leur premier enfant naîtrait en clinique. Nul ne saura jamais si cet anachronisme influa en aucune façon sur l’histoire étonnante que je m’apprête à coucher par écrit. » (p.11)

Quelle merveilleuse histoire ! Je l’ai tout bonnement adorée ! Tout m’a plu dans cette intrigue : l’originalité, les personnages, les thèmes abordés, la narration, absolument TOUT !

L’auteur aborde avec beaucoup de justesse et d’ironie les difficultés d’adaptation face à la différence d’autrui, la peur du jugement des autres (que va-t-on dire de nous, un enfant de septante ans?), la volonté de l’enfant à se soumettre aux attentes de ses parents pour ne pas les décevoir et être à la hauteur.

Cette toute petite histoire se lit à la manière d’un conte. L’écriture est tellement belle, malgré la traduction ! C’était vraiment très appréciable, je l’ai d’ailleurs relue une deuxième fois immédiatement après l’avoir terminée, c’est pour vous dire à quel point cette nouvelle m’a subjuguée. Coup de coeur !

Notation : ♥♥♥♥♥

La lie du bonheur

On change complètement de registre avec ce petit récit dramatique relatant l’histoire d’un couple d’élite dans les années folles, Jeffrey et Roxane. Lui est écrivain à succès, elle est actrice en vogue. Soudainement, la maladie s’abat sur l’un d’entre eux, et c’est ce déclin que l’on suit au fur et à mesure des pages.

« Il s’agissait d’un mariage d’amour. L’écrivain était assez gâté pour posséder beaucoup de charme; l’actrice gardait assez d’ingénuité pour être irrésistible. Comme deux troncs flottants poussés par les courants, ils s’étaient rencontrés, attachés l’un à l’autre et poursuivaient leur route ensemble. » (p.66)

Beaucoup moins originale que la première, j’ai peu apprécié cette nouvelle. L’écriture est toujours aussi belle, et c’est cette plume magnifique qui sauve la mise. On retrouve une marque de fabrique apparemment bien propre à l’auteur : la fascination pour le monde des riches, lui qui venait d’un milieu modeste. C’est d’ailleurs autour de ce monde particulier que tourne le roman « Gatsby le magnifique » qu’il me tarde de lire (je me suis empressée de l’acheter après avoir terminer ce livre, je l’avoue). Une lecture en demi-teinte donc pour cette histoire.

Notation : ♥♥♥♥♥

Si vous désirez découvrir le style de Francis Scott Fitzgerald et avoir un très bref aperçu de son talent, « L’étrange histoire de Benjamin Button » me paraît être une porte d’entrée fascinante!