George – Alex Gino

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Auteur : Alex Gino

Edition : L’école des Loisirs

Genre : Contemporain Jeunesse

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 172

ISBN : 978-0545812542

 

Résumé

« Beaucoup de gens aiment George. Maman est très fière de son petit garçon, elle pense qu’il deviendra « un jeune homme très bien ». Scott aime beaucoup son « frérot ». Et Kelly le tient pour son « meilleur ami ». Mais George sait que les gens ne voient pas qui elle est vraiment. Car, George en a la certitude, elle est une fille. Alors, quand sa maîtresse propose de jouer une pièce de théâtre à l’école, George veut plus que tout interpréter le personnage de Charlotte. Elle sera parfaite, et les gens comprendront enfin qui elle est. Comment leur faire comprendre que c’est le rôle de sa vie ? »

L’avis de la Papote

Ce roman est de loin le plus original que j’ai eu l’occasion de lire depuis un certain temps. Je n’ai jamais rencontré d’autres livres destinés à la jeunesse traitant du sujet abordé dans ce bouquin. Le transgenre destiné aux enfants. Paf. Bim. Boum. Une thématique forte, engagée, peut-être un peu taboue encore à l’heure d’aujourd’hui. C’est sur le blog de Pikobooks (ici) que j’ai pu découvrir ce roman, et je me suis empressée de l’acheter lors de mon passage en librairie.

George est un garçon, mais son ressenti en est tout autre. Il est persuadé, au fond de lui, qu’il est une fille. Son nom secret ? Mélissa. Elle aime les magazines féminins, les jolis vêtements, elle rejette l’image masculine que son miroir lui renvoie. Son entourage voit en elle un petit garçon modèle, comme les autres. Si seulement ils pouvaient la comprendre…

« Elle faillit trébucher en entrant et appela : « Hello ? » Aucune lumière n’était allumée. Elle voulait tout de même s’assurer que la maison était vide. La porte de la chambre de maman était ouverte et les draps bien lisses. La chambre de Scott était également inoccupée. Certaine d’être seule, George se rendit dans la troisième chambre, ouvrit la porte du placard et inspecta la pile d’animaux en peluche et les autres jouets qui étaient à l’intérieur. Tout était en ordre. Maman reprochait à George de ne plus s’amuser avec ses jouets depuis des années et disait qu’il faudrait en faire cadeau à des familles dans le besoin. Mais, pour George, ils étaient nécessaires, ils étaient les gardiens de sa collection secrète, celle à laquelle elle tenait plus que tout. Elle fouilla sous les ours et les lapins en peluche, à la recherche d’un sac plat en jean. Dès qu’elle l’eut en main, elle courut dans la salle de bains et ferma la porte au verrou. Elle se laissa glisser sur le sol en serrant fortement le sac dans ses bras. Quand elle renversa le sac en jean sur le côté, les pages soyeuses et glacées d’une douzaine de magazines tombèrent sur le carrelage. » (p.9-10)

Comme vous pouvez déjà le remarquer dans l’extrait ci-dessus, l’auteur emploie le pronom personnel « ELLE » pour désigner George tout au long de l’histoire, une belle façon d’insister sur sa véritable identité. Le style est évidemment assez simple puisque le livre est destiné à de très jeunes lecteurs, mais tout est cohérent et mignon finalement, avec une naïveté enfantine touchante. Le rythme est très bon, de courts chapitres, ce qui en fait une lecture rapide et très appréciable.

George est un personnage extrêmement attachant. Je pense sincèrement que les petits lecteurs seront très empathiques envers elle. Les situations auxquelles elle est confrontée m’ont tellement touchées, je ressentais son mal-être, son envie de crier au monde entier qui elle était vraiment, je percevais l’importance pour elle d’être qui elle voulait être.

« – Ce que je veux dire, c’est qu’il faut avoir certaines qualités pour pleurer sur un livre. Ça prouve qu’on a de la compassion et de l’imagination. (Elle tapota l’épaule de George.) Reste comme tu es, George, et je suis sûre que tu deviendras un jeune homme très bien. » Le mot « homme » tomba comme une pierre sur le crâne de George. C’était cent fois pire que « garçon », et elle en eut le souffle coupé. Elle se mordit la lèvre et sentit de nouvelles larmes couler le long de ses joues. Elle posa la tête sur son pupitre et regretta de ne pas être invisible. » (p.21)

Les réactions de son entourage face à certaines révélations sont parfois étonnantes. L’institutrice qui reste sur des préjugés ridicules (« un garçon ne peut pas jouer le rôle d’une fille dans une pièce de théâtre, même si le jeu d’acteur est très bon ») ou encore la maman qui refuse d’admettre la vérité. Je ne doute pas que le choc soit important pour une maman de savoir son petit garçon malheureux, de connaître les obstacles qui entraveront sa route, les moments difficiles qui l’attendent, mais avant tout, n’est-ce pas d’un soutien infaillible dont George a réellement besoin ? La réaction des camarades de classe sont tout en nuance, avec d’une part des critiques cruelles sur la personnalité de George, mais aussi une compréhension et une compassion incroyables, qui lui apportent un élan de bien-être et de confiance en l’avenir. Quant à Scott, le grand frère, il réagit de manière tout à fait inattendue.

J’ai adoré cette lecture, elle m’a enrichi à tant de niveaux que je ne peux que vous conseiller de faire la connaissance de George !

George est un ouvrage touchant à mettre entre toutes les mains possibles. Les enfants, les parents, les instituteurs et autres professionnels de l’enfance ne pourront que bénéficier d’une telle lecture qui ouvre les modes de pensées et renforce l’empathie, le respect et la compréhension de l’autre dans sa volonté d’être soi.

Notation : ♥♥♥♥

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Tu seras notre enfant – Charity Norman

9782266242844

Auteur : Charity Norman

Edition : Pocket

Genre : Contemporain

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 445

ISBN : 978-2-266-24284-4

Résumé

«Cette bonne nouvelle, Leïla et David l’attendaient depuis trois ans. Très bientôt, un bébé leur sera confié : une petite fille, Grace. Elle va combler leur désir le plus cher, celui de fonder un foyer. Mais c’est sans compter sur la famille biologique de Grace, les Harrison. Bien décidés à faire valoir leurs droits, ce clan aux personnages hauts en couleur va se lancer dans une quête éperdue. Avec, à la clé, une décision, forcément déchirante…»

L’avis de la Papote

« Tu seras notre enfant » est le premier ouvrage que je lis depuis le lancement du livre mystère sur le blog. Pour rappel, je me suis mise au défi de lire de temps à autre un livre dont je ne connais ni l’auteur, ni l’intrigue, ni la popularité. J’étais super excitée à l’idée de me plonger dans un livre complètement inconnu, sans savoir ce que j’allais y trouver. Je m’étais prêtée à l’exercice de la supposition préalable juste sur base du titre et de la couverture, et voici ce que j’attendais de cette lecture :

Selon moi, il doit s’agir d’un roman historique se déroulant dans une Amérique des années 1950. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’il va être question de ségrégation raciale, et également d’espoir. J’imagine une famille noire au parcours difficile. J’imagine des injustices, peut-être un peu de violence. Mais avant tout, je pense que ce livre parlera de la puissance de l’amour maternel.

Autant vous dire que j’étais complètement à côté de la plaque ! L’histoire est contemporaine et se déroule en Angleterre, bien loin de l’Amérique des années 1950. Il n’est absolument pas question de ségrégation raciale dans ce bouquin… Par contre, je ne me suis pas trompée sur l’importance de l’amour d’une mère, d’un père à son enfant. Mais bon, vu le titre, je n’ai pas vraiment de mérite !

Nous suivons l’histoire de deux familles distinctes et nous découvrons au fil du roman à quel point leurs destins sont liés. Au milieu de ces deux univers que tout semble opposer, une petite fille, Grace, née d’une jeune fille complètement perdue et vouée à l’adoption le jour même de sa naissance, alors que sa mère meurt dans un accident de voiture après avoir fuit la maternité (n’ayez crainte, je ne vous spoile rien du tout, c’est dans les dix premières pages du roman). En tant que lecteurs, nous devenons les témoins du combat mené sur les deux fronts dans le processus d’adoption : d’une part, le père biologique, très jeune, qui craint de ne pouvoir s’occuper de sa fille malgré l’amour inconditionnel qu’il ressent à son égard. D’autre part, un couple dans une trentaine bien avancée qui ne peut concevoir d’enfant et qui attend depuis de nombreuses années qu’une adoption leur soit enfin accordée.

« Grace Serenity avait eu une première mère. Une mère qui l’avait mise au monde dans un grand hôpital gris. Elle s’appelait Cherie King et elle avait seize ans. Mais son père n’avait pas arpenté la salle d’accouchement. Ses grands-parents n’avaient pas attendu fébrilement de déboucher le champagne près du téléphone. On ne lui avait tricoté ni brassières, ni chaussons. Les sages-femmes mises à part, une seule personne avait assisté à sa naissance, et encore, par hasard : Imogen Christie, son assistante sociale. » (p.9)

J’ai vraiment passé un agréable moment de lecture avec ce livre. Je suis tombée sous le charme du style narratif choisi par l’auteur, une narration omnisciente alternée avec une narration interne. De quoi accrocher l’attention du lecteur tout en donnant suffisamment d’informations sur l’ensemble des personnages de l’histoire. Parce que des personnages, il y en a un sacré paquet dans ce roman ! Malgré tout, on ne s’y perd pas une seconde.

De nombreuses situations ont résonné en moi en tant que jeune maman. La description de la scène de l’accouchement m’a ravivé des souvenirs on ne peut plus intenses qui ont fait battre mon cœur à 100 km/h. Je le sais depuis maintenant trois mois, l’amour que l’on porte à son enfant est incommensurable et inconditionnel. J’ai pris conscience que les liens de sang ne sont pas une finalité en soi, et que cet amour est tout aussi fort et intense envers un enfant adopté. Ce petit être est le prolongement de nous-mêmes, qu’il soit de notre propre chair ou non. Le combat mené par ces deux familles pour cet enfant, je sais que je le mènerai chaque jour, chaque minute, chaque seconde de ma vie pour ma fille.

Il m’est arrivé de pleurer à plusieurs reprises, de paniquer avec les personnages quand la tournure des événements devenait incertaine, d’espérer avec ces deux familles pour que chacune y trouve son compte, alors que le bonheur de l’une sera nécessairement le malheur de l’autre. Je n’en demande pas beaucoup plus à un bouquin pour qu’il me plaise!

« Tu seras notre enfant » fera chavirer le coeur des parents ou des presque-parents par la force du thème principalement abordé. Un véritable ode à l’amour !

Notation : ♥♥♥♥

Book haul #5

C’est parti pour un nouvel article Book haul ! Une fois encore, j’ai de nombreux livres à vous présenter puisque, comme je vous le précisais dans le Book haul précédent (ici), de très nombreux ouvrages ont rejoint les étagères de ma bibliothèque ces deux derniers mois. Au programme, quelques craquages neufs, des livres d’occasion et des cadeaux !

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Photo : La papote livresque

Tout d’abord, je me suis procurée « Lady Susan », une courte romance écrite par la très célèbre Jane Austen et paru aux éditions Folio 2€ (1871). Encore une auteur inconnue à mon palmarès. Eh non, je n’ai jamais lu de Jane Austen (sacrilège). Quand j’ai vu au dos du livre qu’il était dans la même lignée que « Orgueil et préjugé », j’ai préféré commencer par celui-ci, au vu de ses 120 pages à peine. Ensuite, j’ai fait l’acquisition de « Autre-monde : l’alliance des trois » de Maxime Chattam aux éditions Le Livre de Poche (2008). Je suis complètement tombée sous le charme de l’auteur en regardant l’interview de Nine sur sa chaîne booktube (que vous pourrez retrouver ici). Le lendemain, je filais m’acheter le premier tome de cette saga en sept volumes tout de même !

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Photo : La papote livresque

J’ai également réalisé quelques achats d’occasion, à commencer par les tomes 2, 3 et 4 de la saga « Les secrets de l’immortel Nicolas Flamel », « Le magicien », « L’ensorceleuse », « Le nécromancien ». J’ai lu très récemment le premier tome de cette série écrite par Michael Scott et parue ici aux éditions PKJ (2009, 2009, 2010) et j’avais vraiment beaucoup apprécié ma lecture (vous retrouverez la chronique complète ici). Ayant trouvé les trois tomes suivants pour le prix d’un seul neuf, je ne pouvais évidemment pas passer à côté!

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Photo : La papote livresque

Chez Oxfam brocante, j’ai déniché « Mr Mercedes » de Stephen King paru aux éditions Albin Michel (2015). Encore un Stephen King dans ma PAL, je n’ai plus aucune excuse pour enfin découvrir cet auteur (il me fiche tellement la trouille que je n’ose pas, aïe aïe aïe!).

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Photo : La papote livresque

Enfin, dernier achat d’occasion (et pas des moindres!), je me suis procurée « Harry Potter and the deathly hollows » écrit par J.K. Rowling et édité chez Bloomsbury (2007) dans sa version hardback. Je poursuis ma traque des anciennes éditions de la saga, et je suis très heureuse d’avoir pu dénicher celui-ci, la couverture est tellement belle!

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Photo : La papote livresque

Je termine ce Book haul par quelques cadeaux reçus pour les fêtes de fin d’année. Ma belle-soeur m’a d’abord fait don de « Sa majesté des mouches » de William Golding paru aux éditions Folio (1956). C’est parce que Maxime Chattam en parle dans son interview avec Nine que j’ai ajouté ce livre dans ma Wish list (influençable, moi?). J’ai ensuite reçu « Le complexe d’Eden Bellwether », écrit par Benjamin Wood et paru aux éditions Le livre de poche (2014). Un roman contemporain alliant l’Angleterre et la musique qui faisait partie de la sélection des sorties livresques que je vous avais présentées ici. Enfin, j’ai eu l’immense joie de recevoir « La poudre à boutons et autres secrets mirobolants de Roald Dahl », un petit livre paru très récemment chez Folio Junior (2016) qui reprend quelques exclusivités sur l’univers de Roald Dahl, dont un chapitre inédit de « Charlie et la chocolaterie » !

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Photo : La papote livresque

Avez-vous déjà lu certains de ces livres? Quels ont été vos derniers achats ?