Frankenstein ou le Prométhée moderne – Mary Shelley

2940014048446_p0_v1_sAuteur : Mary Shelley

Edition : Feedbooks (numérique)

Genre : Classique Science-fiction

Langue originale : Anglais

Date de parution : 1818

Nombre de pages : 233

ISBN : –

Résumé

«Victor Frankenstein ! C’est l’inventeur, le savant maudit ! A quinze ans, il est témoin d’un violent orage : foudre, traînée de feu, destruction d’un chêne… Son destin est tracé. Après des années de labeur, il apprend à maîtriser les éléments ; l’alchimie est pour lui une seconde nature. Bientôt il détient le pouvoir de conférer la vie à la matière inerte. Nuit terrible qui voit la naissance de l’horrible créature faite d’un assemblage de cadavres ! L’oeuvre de Frankenstein. Un monstre ! Repoussant, inachevé mais doté, d’une force surhumaine et conscient de sa solitude. Échappé des ténèbres, il va, dans sa détresse, semer autour de lui crimes et désolation. D’esclave qu’il aurait dû être, il devient alors le maître, harcelant son créateur. Il lui faut une compagne semblable à lui… Pour Frankenstein, l’enfer est à venir….»

L’avis de la Papote

Celui-là, je me le gardais bien au chaud pour Halloween. Frakenstein, grand classique de la littérature anglaise du XIXè siècle, fait partie intégrante de l’imaginaire collectif. Bien que, souvent, le nom de Frankenstein soit associé à la créature, et non au créateur. Grossière erreur. C’est donc vers la fin du mois d’octobre 2017 que je me suis plongée dans cette lecture très courte qui m’intriguait depuis plusieurs années.

Frankenstein est devenu un éminent scientifique, reconnu de tous. Il a le projet secret (et, soit dit en passant, complètement barré) de créer un être vivant à partir de chair morte. Ses efforts le menèrent jusqu’à ce jour fatidique où la créature qu’il avait imaginée prend vie devant lui. Effrayé par ce monstre, il l’abandonne à son sort.

L’événement que nous venons de vivre est si étrange que je ne peux pas m’empêcher de vous le rapporter, même s’il est probable que nous allons nous revoir avant même que cette lettre soit parvenue en votre possession. […] Nous distinguâmes un chariot bas, fixé sur un traîneau et tiré par des chiens, passer au nord, à la distance d’un demi-mille. Une silhouette de forme humaine, de toute apparence de stature gigantesque, était assise dans le traîneau et guidait les chiens. (p.19)

La construction du récit est pour le moins originale, et c’est un gros point positif que j’ai envie de souligner. Nous assistons, nous lecteurs, à une correspondance entre un navigateur et sa soeur (uniquement les lettres du navigateur pour le coup), qui raconte en différé le récit de Victor Frankenstein. Brillant !

Lorsque je suis arrivée au bout de ma lecture, je savais qu’il fallait la laisser décanter quelques semaines. La digérer. Pourquoi, me direz-vous? Parce que je sentais que le message délivré était important, qu’il soulevait des interrogations on ne peut plus actuelles malgré l’âge avancé du roman, et que malgré cela, j’étais agacée. Oui oui, c’est le mot. Il y a deux aspects qui m’ont particulièrement dérangée pendant ma lecture, et ils prenaient tout le dessus. Je ne voulais pas rester sur cette impression pour le chroniquer, alors j’ai attendu. Et j’ai bien fait. La preuve? Je me souviens aujourd’hui du message incroyablement puissant de l’autrice, et non des petits désagréments qui ont pollué ma lecture.

La première critique que je pourrais faire concerne le personnage de Frankenstein lui-même. Je n’ai pas vraiment pu m’attacher à ce savant déterminé qui, après avoir réalisé l’un de ses plus grands rêves de scientifique, se plaint lamentablement à chaque page. Je peux concevoir qu’en voyant l’horreur qu’il avait créée, il prenne peur et regrette son geste. Mais de là à se morfondre tout le long du récit, ça m’a un peu gavé, let’s be honest. J’ai tellement regretté sa réaction ! Bien sûr qu’une créature faite de chair morte ne peut rivaliser avec Leonardo DiCaprio dans le Titanic (si si, j’ai osé), mais de la part de son créateur, j’aurais aimé qu’il s’intéresse à elle, qu’il tente de la guider, de lui apprendre le monde. Oui, Frankenstein a pris peur. Mais je ne pouvais m’empêcher de penser : « et la créature alors? Tu ne crois pas qu’elle a peur elle aussi? Elle n’a rien demandé à personne, merde! ». Voilà. C’est mon côté hypersensible. J’ai préféré de loin le personnage de la créature, totalement prise d’empathie pour elle. Au fond, était-elle si monstrueuse? N’est-ce pas le rejet de son créateur et des autres êtres humains qui est à la base de sa noirceur? Avait-elle tous les outils à portée de main pour évoluer différemment? Waouw, c’est vrai que ce livre questionne !

La deuxième et dernière critique concerne plutôt la forme que le fond, et plus particulièrement l’édition gratuite en Ebook avec laquelle j’ai découvert l’oeuvre. Je ne les ai pas comptabilisées, mais il devait y avoir pas moins de trente coquilles sur l’entièreté du bouquin. Pas des petites coquilles qui peuvent passer inaperçu! Non, des coquilles grosses comme des oeufs d’autruche! Et ça, ça a le don de m’agacer au plus haut point. D’ailleurs, si vous avez une chouette édition à me conseiller, j’aimerais beaucoup relire Frankenstein dans une version plus soignée, peut-être avec une étude de l’oeuvre en post-face?

Malgré tout, je pense très sincèrement que Frankenstein est une oeuvre qui doit être lue, qui doit être étudiée, tant elle relate des thèmes universels. J’aurais beaucoup aimé la découvrir en cours, avec une étude plus approfondie de l’étendue des messages véhiculés par ce livre. Je le relirai, c’est certain.

L’année 2018 signe le bicentenaire de l’oeuvre de Mary Shelley, et Frankenstein ou le Prométhée moderne n’a pas pris une ride. Choisissez votré édition avec soin, questionnez-vous, pleurez, souffrez avec cette créature incomprise qui a su me toucher et m’émouvoir. Et puis, revenez sur le blog pour en discuter !

Notation : ♥♥♥♥♥

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