Gardiens des cités perdues 1 – S. Messenger

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Auteur : Shannon Messenger

Edition : Lumen

Genre : Fantasy Jeunesse

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 510

ISBN : 978-2-37102-004-7

Tome 2 : Exil

Résumé

« Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde. Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains?Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé? »

L’avis de la Papote

Gardiens de cités perdues est généralement présentée comme LA nouvelle saga jeunesse du moment. Dans les critiques, on la compare même très souvent à Harry Potter. Ce qui, selon moi, n’est pas forcément une bonne chose… Certes, ce doit être un très beau compliment pour Shannon Messenger, mais quel coup de pression ! En tout cas, moi, potterhead jusqu’au bout du chapeau, j’ai voulu en avoir le coeur net une bonne fois pour toutes. Je me suis donc procuré ce premier tome et aussitôt acheté, aussitôt lu!

Sophie, jeune fille a priori comme les autres mais aux particularités étonnantes, voit sa vie changer du tout au tout lorsque Fitz, un garçon un peu étrange, lui annonce qu’elle ne fait pas partie de ce monde. Sa capacité à entendre les pensées des autres, son incroyable don pour la mémorisation, rien n’est dû au hasard. Elle est une elfe, et elle doit absolument tout quitter pour commencer sa scolarité à Foxfire.

Le cerveau de Sophie captait des bribes de pensées éparpillées, déconnectées les unes des autres, un peu comme dans une pièce remplie de télévisions qui beugleraient toutes en même temps des programmes différents. Lorsqu’il tranchait dans le vif de sa conscience, chacun de ces fragments éveillait une douleur aiguë. Un monstre, voilà ce qu’elle était. (p.12)

Est-ce que la lecture de ce premier tome m’a ramené dans mes souvenirs d’enfance, lorsque l’univers de J.K. Rowling m’avait subjugué? Non. Est-ce qu’il vaut les louanges et les comparaisons avec l’oeuvre magistrale du jeune sorcier? Encore non. Cela dit, je peux voir où les lecteurs font le rapprochement. Une jeune fille qui quitte sa famille pour entrer dans une école sur mesure pour les elfes, le parallèle est assez flagrant, on est bien d’accord. Mais pour moi, les ressemblances s’arrêtent là.

L’univers, bien que très intéressant, me paraît sous exploité. Je n’ai pas eu la sensation, en lisant ce premier opus, que Shannon Messenger connaissait son univers sur le bout des doigts. Pourquoi? Parce qu’en le refermant, deux jours plus tard, j’aurais bien été incapable de vous faire une description de l’école, de son organisation, de l’endroit où vit Sophie ou encore des autres lieux décrits dans l’histoire. Je n’ai pas pu ancrer visuellement l’espace dans mon esprit. Et ça, ça devient compliqué à gérer quand la saga fait sept tomes… J’étais dans le flou, tout simplement. La  plume est très simple et très abordable pour un jeune public, rien à signaler de ce côté-là!

Le très grand point fort de ce roman est sans aucun doute la richesse et la diversité des personnages. Sophie est attachante, Fitz est très intéressant, Keefe reste le plus mystérieux pour moi, je sens que sous la couche d’humour se cache un secret bien gardé. Flair de lectrice. Dex m’a beaucoup fait rire ! Certains personnages restent ternes et plats, un peu comme Biana la soeur de Fitz, mais peut-être qu’ils vivront une chouette évolution tout au long de cette série.

Si je m’abstiens de comparer ce début de saga à celui de Harry Potter, je dois avouer malgré tout que c’est une série qui a du potentiel. J’ai passé un très bon moment de lecture, mais à l’avenir, j’éviterai d’avoir en arrière-pensée les avis d’autres lecteurs. C’est une saga à part entière, qu’il faut entreprendre sans a priori pour en tirer le meilleur. Le tome 2 est déjà dans ma PAL, mais s’il ne parvient pas à me séduire davantage, j’ai bien peur de ne pas avoir l’envie de poursuivre cette saga jusqu’à son terme.

Gardiens des cités perdues n’a pas vraiment su toucher la corde sensible. L’univers reste sous-exploité, trop vague et trop flou pour me donner l’envie d’aller plus loin. Les comparaisons avec l’univers de Harry Potter sont trop hâtives et superficielles à mon goût. Néanmoins, les personnages rehaussent un peu le niveau. Je lirai la suite, en espérant qu’une belle évolution me surprenne !

Notation : ♥♥♥♥♥

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Le sourire d’un ange – Marie Nocenti

418tnTrMeAL._SY346_Auteur : Marie Nocenti

Edition : Librinova

Genre : Drame – Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 276

ISBN : 978-10-262-0613-2

Résumé

« Un accident sur la route des vacances et la mort fauche brutalement une famille. Grièvement blessée, Elisa assiste, impuissante, à la mort de son bébé brûlé vif dans l’explosion de sa voiture. S’en suivent des mois de rééducation dans la douleur et la souffrance de l’absence. Malgré l’amour de ses parents, Elisa ne se remet pas de la perte de son enfant et décide d’en finir.
Mais la mort se dérobe quand elle sauve un enfant de la noyade. Lui aussi a perdu un être cher. Un seul regard suffit pour nouer entre les deux personnages un lien plus fort que la mort, unis à jamais par une dette de vie.
Hantée par le regard de l’enfant, Elisa ira jusqu’en Finlande pour le retrouver et tenter de fuir ses propres démons. »

L’avis de la Papote

J’ai eu le plaisir de découvrir cet ouvrage grâce à Marie Nocenti elle-même. Lorsqu’elle m’a demandé de lire son roman et, surtout, lorsque j’ai pris connaissance du résumé, j’ai très vite accepté l’offre, même si je redoutais cette lecture par-dessus tout. Depuis que je suis maman, les livres qui traitent de la mort d’un enfant me bouleversent tant que parfois, je ne parviens même plus à trouver un semblant de sommeil pendant plusieurs jours. On me l’avait pourtant bien dit, la maternité est une inquiétude permanente (heureusement que cela ne se limite pas à ça ^^). D’ailleurs, il m’a fallu plusieurs mois pour le sortir de ma PAL. J’ai attendu le bon moment, celui qui allait me permettre de poursuivre la lecture sans trop de difficultés émotionnelles.

Nous suivons l’histoire d’Elisa, jeune maman à la vie ordinaire jusqu’à ce qu’un terrible accident de la route ne lui enlève son mari et son petit garçon. En parallèle, nous faisons la connaissance d’une autre famille, en Finlande, marquée par une maman souffrante mentalement qui se retrouve en chaise roulante après un accident de moto. Leurs histoires finiront par se croiser lorsqu’Elisa tentera désespérément d’en finir avec son chagrin …

Réveillé en sursaut, Théo se mit à pleurer, ce qui énerva davantage son père. […] Elle tenta d’apaiser le petit garçon en lui donnant un biberon de lait mais l’enfant ne voulut rien savoir et d’un geste brusque de la main, rejeta le biberon qui heurta le siège conducteur avant de rouler sur le tapis de sol. […] A ce moment-là, alors que Vincent, énervé par le bip strident de l’alarme se retournait pour voir ce qu’elle faisait, une voiture freina brutalement devant lui à cause d’un nouveau ralentissement. Lorsqu’il porta de nouveau son regard sur la route, il était déjà trop tard pour éviter la collision. (p.19-20)

J’ai lu quelques très bons avis sur ce livre mais, pour ma part, la lecture fut très mitigée, pour plusieurs raisons bien différentes.

D’abord, j’ai envie d’insister sur le fait que, pour moi, et uniquement en ce qui ME concerne, la plume de l’autrice manque un peu de maturité. Très simple, mais là n’est pas le problème. Les thèmes abordés dans ce livre sont dramatiques : la mort, le deuil, le suicide, le handicap, pour ne citer que ceux-là. Et le style de l’écriture ne correspond pas du tout à la lourdeur des thèmes abordés. J’aurais préféré plus de sous-entendus, moins d’explications concrètes, plus de poésie, moins de descriptions strictes des états d’âme. Il y a des scènes où la simple évocation aurait suffit, sans entrer dans des détails qui tuent la beauté dans l’horreur, si vous voyez ce que je veux dire. Non? Bon, pour faire simple, je dirais que trop de détails tue l’émotion. Tu comprends mieux, là?

Outre ce détail stylistique, j’ai beaucoup aimé le premier tiers du livre. Le drame, la réaction des proches, le chagrin, le parallèle entre ces deux familles complètement différentes, tout ça m’a séduit au premier abord. Evidemment, mon coeur hypersensible a beaucoup pleuré, pendant ce premier tiers. Une scène magnifique, qui révèle tout le sens du titre d’ailleurs, a vraiment su me toucher de plein fouet. Et puis, la suite ne m’a pas convaincue… Et ce n’est pas bien compliqué de comprendre pourquoi : une romance s’installe là où je ne l’attendais pas du tout, et ça m’a fait lever les yeux au ciel plus d’une fois (c’est plus fort que moi, je n’aime pas les romances…).

Autre point noir pour moi, le personnage d’Elisa et ses réactions parfois incompréhensibles. Je n’ai pas su cerner cette nana, du coup je ne me suis pas attachée à l’héroïne principale du roman, ça n’aide pas, on est bien d’accord sur ce point. Encore une fois, question de feeling personnel.

Vous l’aurez compris, une lecture en demi-teinte qui malgré tout a su toucher certaines cordes sensibles, en tout cas dans le premier tiers de l’histoire. Pour être tout à fait honnête avec vous, mes papoteurs, il m’est arrivé plus d’une fois de passer quelques pages pour aller droit au but, chose que je ne fais JAMAIS. Bref, ça arrive!

Je remercie encore une fois l’autrice pour sa confiance, bien évidemment!

Le sourire d’un ange traite de thèmes très difficiles d’une plume qui me paraît immature et trop directe. N’ayant pas su m’attacher à la principale protagoniste de l’histoire, mon avis reste mitigé mais le premier tiers méritait d’être découvert. A vous de vous faire votre propre avis !

Notation : ♥♥♥♥