Dans les forêts de Sibérie – Sylvain Tesson

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Auteur : Sylvain Tesson

Edition : Folio

Genre : Récit de voyage

Langue originale : Français

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 304

ISBN : 978-2-07-045150-0

 

Résumé

«Assez tôt, j’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m’installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché d’être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.»

L’avis de la Papote

Encore une fois, c’est grâce à Margaud liseuse si ce livre s’est retrouvé d’abord sur ma Wishlist avant de finir sur les planches de ma bibliothèque (sa chronique ici). Elle en vantait tant les mérites, la couverture me faisait des clins d’oeil à chaque fois que je passais devant en librairie, bref, je n’ai pas pu résister bien longtemps.

Sylvain Tesson, grand voyageur et aventurier dans l’âme, décide de passer six mois seul dans une cabane au bord du lac Baïkal en Sibérie. Coupé de tous les affres de notre société consumériste, il retrouve une liberté perdue, il dispose de son temps sans pression, il pêche, il lit, il vit.

La pluie a été inventée pour que l’homme se sente heureux sous un toit. (p.219)

J’ai commencé cette lecture sur un coup de tête, après avoir passé une bien mauvaise journée, alors que j’avais déjà deux romans entamés. En plus, une intrigue qui se déroule dans un pays froid alors qu’on est en pleine saison printanière, si vous me connaissez, vous savez probablement que c’est une chose que je ne fais JA-MAIS. Mais bon, comme on dit chez moi, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Un livre qui vous promet de vous évader au bord d’un lac sibérien, l’isolement, la nature, la reconquête de son être, la lecture, le feu de bois, c’est tout ce dont j’avais besoin pour recharger les batteries. Et globalement, je n’ai pas été déçue du voyage.

Nous sommes seuls responsables de la morosité de notre existence. Le monde est gris de nos fadeurs. La vie paraît pâle? Changez de vie, gagnez les cabanes. (p.225)

Un petit mot d’abord sur le format particulier de l’ouvrage. L’auteur prend le parti de décrire son aventure sous forme d’un journal de voyage. Chaque jour (ou presque), le lecteur a l’immense privilège de prendre connaissance de sa vie en ermite au milieu des bois. L’agencement du quotidien, les routines qui s’installent malgré tout (observer les mésanges sur le rebord de la fenêtre, pêcher son dîner, couper le bois), la liste des livres qu’il a emportés avec lui, ses réflexions personnelles suite à ses lectures, l’observation en pleine conscience de la nature, des animaux, de la lumière du jour. Ouvrir ce livre, se plonger dans ses pages, c’est rejoindre Sylvain Tesson dans cette petite cabane en bois et s’accorder ces moments magiques hors du temps.

Sylvain Tesson, c’est également un style d’écriture bien particulier. Sa plume, je ne peux pas le nier, est incroyablement belle et poétique. Ses textes respirent la passion. Il choisit ses mots avec une précision d’orfèvre, il les enrobe avec douceur, il jongle avec les aphorismes (ce qui, d’ailleurs, a le don d’agacer de nombreux lecteurs). Pour ma part, j’ai adoré ce style riche. D’ailleurs, mon livre est rempli de post-it !

Il y a tout de même eu quelques petits points noirs dans cette lecture. Pas grand-chose me direz-vous, mais quand-même… Le premier que j’ai envie de citer, c’est le nombre incroyable de références littéraires qui m’étaient complètement inconnues. C’est pas de la faute de Sylvain, je suis d’accord avec vous, mais moi qui pense avoir un minimum de culture littéraire, eh ben je me sentais parfois complètement ignare. Pas très cool comme sensation. Vous êtes donc prévenus, vous avez plutôt intérêt à vous y connaître vachement beaucoup!

Et puis une chose, un tout petit passage dans l’entièreté du livre, a largement baissé mon niveau d’estime pour l’ouvrage. La voici :

Ce matin, Irina me fait les honneurs de sa bibliothèque. Dans de vieilles éditions de l’époque soviétique, elle possède des oeuvres de Stendhal, Walter Scott, Balzac, Pouchkine. Le livre le plus récent est le Da Vinci Code. Légère baisse de civilisation. (p.59-60)

S’il y a bien une chose que je ne peux tolérer, c’est la dévalorisation gratuite d’une oeuvre littéraire, quelle qu’elle soit. Alors certes, Dan Brown est un auteur que je chéris depuis très longtemps, mais même s’il s’agissait de Pierre-Paul-Jacques, chacun est libre de lire et d’apprécier un livre, même si celui-ci ne remporte pas un vif succès auprès des critiques littéraires, même s’il est qualifié de « roman de gare ». Et là, pour le coup, notre ami Sylvain Tesson ne s’est pas vraiment gêné. Il était même très loin d’émettre une critique négative constructive (comme j’essaie de le faire quand je vous chronique un livre que je n’ai pas aimé, parce que OUI ça arrive). Moi je dis, la lecture, c’est comme la nourriture. On ne dit pas « C’est dégueulasse », on dit juste « Je n’aime pas ». Légère baisse de civilisation, non mais Oh?!

Cela étant dit, je ne peux enlever la beauté de l’aventure à laquelle il nous fait participer. J’ai adoré suivre le cours de la nature, qui sort doucement de son manteau d’hiver pour s’éveiller au printemps. Je voyais les couleurs vives, je ressentais le froid polaire et la chaleur du feu de bois, je sentais les odeurs de poisson grillé, je m’émerveillais devant la bonté des chiens. Vous l’aurez compris, lire du Sylvain Tesson, c’est vivre une très belle aventure.

A tous les amoureux de la nature, à tous ceux qui ressentent le besoin de s’isoler de la société, de mettre la pression et le stress au fond d’un tiroir, de vivre une aventure exceptionnelle au cœur d’une nature sauvage, ouvrez « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson et laissez-vous emporter par la beauté de l’écriture. 

Notation : ♥♥♥♥♥

Quand souffle le vent du nord – Daniel Glattauer

Auteur : Daniel Glattauercouv22324997

Lecteurs : J.-M. Delhausse – N. Hugo

Edition : Audiolib (paru chez Grasset)

Genre : Contemporain Epistolaire

Langue originale : Allemand

Date de parution : 2010

Heures d’écoute : 5 heures 26 minutes

EAN : 9782356412300

Tome 2 : La septième vague

Résumé

«Un message anodin peut-il bouleverser votre vie ? Leo Leike reçoit par erreur un courriel d’une inconnue, Emmi Rothner. Poliment, il le lui signale. Elle s’excuse et, peu à peu, un dialogue s’engage, une relation se noue. Au fil des courriels, ils éprouvent l’un pour l’autre un intérêt grandissant.
Emmi est mariée, Leo se remet à grand-peine d’un chagrin d’amour. De plus en plus attirés l’un par l’autre, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre.»

L’avis de la Papote

« Quand souffle le vent du nord » est ma deuxième expérience d’écoute de livre. J’avais tellement adoré écouter « Le tailleur de pierre » de Camilla Läckberg que je n’ai pas traîné à commencer un nouveau livre audio. Cette petite romance contemporaine épistolaire me paraissait parfaite pour agrémenter mes trajets en voiture.

L’histoire, relativement peu originale, est la suivante : Emmi décide un jour de mettre fin à son abonnement périodique à un journal. Dans l’envoi du mail, elle se trompe de destinataire. Le message parvient dans la boîte de Leo Leike. S’ensuit une correspondance, un dialogue, le début d’une relation particulière où la vision de l’autre n’est que fantasme et imagination. Schéma classique d’une romance épistolaire moderne.

Cette deuxième expérience en livre audio ne fut pas aussi agréable et riche que la première. D’abord, je dois vous signaler que les romances et moi, ça fait dix. Ce n’est pas du tout mon genre de prédilection et je me dirige très rarement vers ce type d’intrigue. Mais je pense que la raison principale à mon sentiment négatif par rapport à cette écoute découle du format : un échange de mail doit se lire, non pas s’écouter. Entendre mille fois « 30 minutes plus tard. Objet : pas d’objet. Cher Leo… », je vous avoue que mes nerfs ne l’ont pas supporté très longtemps. J’ai trouvé le rythme monotone, ennuyant, écrasant, lourd. Heureusement, ce qui m’a permis de continuer l’écoute, c’est le fait que deux lecteurs différents vous racontent cette histoire : un homme et une femme. Malgré le format répétitif, cela ajoutait une dynamique non négligeable au récit.

Autre petit point noir : le personnage de Emmi est juste im-bu-va-ble. Pour moi en tout cas. Je n’ai pas du tout accroché avec ce personnage. J’ai levé les yeux au ciel plus d’une fois tant ses réactions m’incommodaient. Très indécise, un comportement de pré-adolescente dans certaines situations, inintéressante, bref, vous l’aurez compris, c’était pas ma grande copine.

Et finalement, j’ai ressenti une très grande frustration totalement liée au format épistolaire : à aucun moment vous n’accédez aux pensées véritables des personnages. C’est comme si vous tombiez par hasard sur cet échange de mail, mais sans narrateur omniscient, on n’en sait pas plus. Frustration. Frustration. Frustration.

Cela étant dit, ce ne fut pas un flop total puisque je lui ai tout de même accordé une note de 3/5. Malgré ma réticence tout au long de l’écoute, j’ai tenu bon jusqu’au bout. Et vous me trouverez certainement paradoxale, mais la fin m’a donné envie de lire le tome suivant (oui oui, il y un second tome!), « La septième vague ». Cliffhanger. Que voulez-vous, je suis faible face aux fins ouvertes, je dois savoir ! Il n’existe pas au format audio, mais je n’aurai de toute façon pas réitéré l’expérience. Par contre, j’irai probablement le louer en bibliothèque, hors de question de l’acheter neuf!

Quand souffle le vent du nord est une romance épistolaire au schéma classique. Si vous aimez les romances (et surtout le format épistolaire si particulier), n’hésitez pas à lire ce livre, vous serez probablement dans votre zone de confort. Je ne le conseille toutefois pas au format audio, qui écrase le rythme de l’histoire. 

Notation : ♥♥♥♥♥

Les disparus du Clairdelune – Christelle Dabos

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Auteur : Christelle Dabos

Edition : Gallimard Jeunesse

Genre : Fantasy Jeunesse

Langue originale : Français

Date de parution : 2015

Nombre de pages : 550

ISBN : 978-2-07-066198-5

Tome 3 :  La mémoire de Babel

 

Résumé

«Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.»

L’avis de la Papote

C’est parce que la sortie du tome 3 est imminente que j’ai voulu poursuivre cette série débutée l’hiver dernier. J’avais apprécié la lecture du premier tome de cette saga bien connue, sans que ce ne soit pour autant un coup de cœur. Certains personnages m’agaçaient un peu de trop et la fin ne m’avait pas laissé sur un cliffhanger suffisant pour enchaîner le tome 2 tout de suite après. Je dois vous dire que ce second tome fut bien plus plaisant à lire pour ma part ! D’ailleurs, c’est bien simple, je lui ai attribué un bon gros coup de cœur ! Rien que ça !

Pour rappel, on suit les aventures d’Ophélie, jeune habitante de l’arche Anima, héroïne un peu gauche et maladroite, ayant la capacité de lire le passé des objets en les touchant et de voyager en traversant les miroirs. Elle est vouée à un mariage arrangé avec le mystérieux Thorn, intendant de l’arche du Pôle. Ophélie se voit donc forcée à quitter sa famille et ses proches, et à se rendre sur cette arche où complots et manigances ne tarderont pas à faire leur apparition.

Je ne vous cache pas que je me suis surprise à sourire lorsque j’ai commencé ce deuxième opus. Oui, finalement, j’étais bien contente de retrouver l’univers si atypique construit par Christelle Dabos. Petit point positif à l’ouverture du livre : un arbre généalogique et une carte ! Parfait pour se replonger dans l’histoire en visualisant clairement les clans, les familles et les endroits décrits. Parce que mine de rien, c’est quand-même vachement compliqué de s’y retrouver parfois…

J’ai eu l’occasion de lire quelques chroniques sur la blogo depuis ma lecture et, bien qu’il rencontre majoritairement un franc succès, il lui est souvent reproché de posséder ce vilain défaut des seconds tomes : le lien entre le premier et le troisième opus, avec un manque cruel de révélations. Personnellement, je ne suis pas du tout de cet avis. Il y a une véritable intrigue qui tient en haleine, des personnages de plus en plus construits, du suspense, et, pour ma part, un nombre satisfaisant de révélations qui mènent à des réflexions qui me torturent l’esprit depuis la fin de ma lecture. Certainement que l’autrice aurait pu en donner davantage, mais c’est justement ça que j’ai apprécié : il fallait en garder pour la suite de la saga! Maintenant, je suis complètement happée par l’histoire et je VEUX savoir! Et, soit dit en passant, ne revenons plus sur la qualité de la plume de Christelle Dabos. Simple mais efficace!

Ophélie s’affirme de plus en plus au fur et à mesure de ses aventures, alors que Thorn reste supermégagigaultra mystérieux. J’ai vraiment appris à apprécier ce personnage. Pourtant, c’était loin d’être le cas dans le premier opus de la saga. Trop froid, trop sauvage, trop abrupt, il avait tendance à m’agacer fortement. Là, il se dévoile un tout petit peu (mais vraiment rikiki mini hein) mais suffisamment pour attiser ma curiosité. Quant à Archibald, ce personnage qui m’avait laissé une impression en demi-teinte, il n’est pas aussi présent que je l’aurais souhaité dans ce tome. Ô frustration.

Et cette fin !! On en parle de cette fin? Bah non, évidemment, sinon je spoile. Pas bien. Non mais, qui l’a déjà lu? Qu’on en parle de cette fin de ouf !

Vous l’aurez compris, je suis hyper impatiente d’avoir le troisième tome entre les mains (sortie prévue le 1er juin * niark niark) et d’obtenir une réponse à toutes les questions qui restent encore en suspens. De plus, il nous promet encore de voyager dans un univers inconnu jusqu’alors, puisque l’intrigue se déroule sur l’arche de Babel ! Et vous connaissez probablement la bonne nouvelle, mais je vous le dis quand-même parce que ça réchauffe mon petit coeur de lectrice : il y aura un tome 4 !!

A tous ceux qui, comme moi, avaient fait l’expérience d’une lecture en demi-teinte pour le commencement de la saga « La passe-miroir », je ne peux que vous encourager à lire la suite. Et à tous ceux qui n’auraient pas encore commencé le premier tome, n’hésitez plus!

Notation : ♥♥♥♥♥

Tout se joue avant le petit déj’ – Jeff Sanders

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Auteur : Jeff Sanders

Edition : Marabout

Genre : Développement personnel

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 265

ISBN : 978-2-501-11499-8

 

Résumé

«Levez-vous tôt et pilotez votre journée avant le petit-déjeuner! Vous avez entre les mains LE guide qui vous permettra de vous concentrer sur ce qui compte le plus pour vous. Jeff Sanders vous propose, en 7 étapes, d’adopter un style de vie sain et équilibré et d’atteindre vos objectifs grâce à une multitude de conseils et de stratégies ayant fait leurs preuves. Vous comprendrez comment et pourquoi : fixer une limite à votre journée de travail, rédiger aujourd’hui le programme de demain, booster votre énergie pour la journée, répartir vos objectifs annuels en périodes de 3 mois, mettre en oeuvre vos projets. »

L’avis de la Papote

Il m’arrive assez souvent de lire des ouvrages de développement personnel. Bien consciente qu’on peut apprendre mille et une choses grâce à la fiction, j’aime parfois me plonger dans un ouvrage consacré uniquement à un sujet particulier, l’approfondir, prendre des notes, appliquer au quotidien les bénéfices que j’ai pu retirer de ma lecture. Certains de ces livres font partie de mes indispensables, et je les relis très souvent (je pense notamment à « L’art de la simplicité » de Dominique Loreau, pas encore chroniqué sur ce blog – tiens?).

« Tout se joue avant le petit déj' » traite de cette fameuse Miracle Morning dont tout le monde parle en ce moment. J’ai toujours aimé cette idée de se lever plus tôt pour avoir du temps pour soi. Je suis de ceux qui aiment être debout alors que la maison est encore silencieuse et endormie, quand le calme et la sérénité emplissent l’air ambiant, et que le monde est encore plongé dans un profond sommeil. Une véritable bénédiction pour bien commencer sa journée. J’étais donc très curieuse de lire davantage à ce sujet, de voir si je pouvais retirer quelque chose de cette Miracle Morning que je ne mettais pas encore en place. Parce que, mine de rien, ce n’est pas toujours évident à appliquer… J’ai jeté mon dévolu sur ce livre en particulier parce qu’il me paraissait plus terre à terre que le « Miracle Morning » de Hal Elrod. Et puis j’en avais marre de le voir partout celui-là… J’ai préféré donner sa chance à Jeff Sanders!

Pour commencer, un premier mot sur  la structure même du livre. L’auteur nous apporte d’abord une partie plus théorique en nous détaillant clairement en quoi consiste cette routine matinale, ses bienfaits, comment il en est arrivé à la mettre en place dans sa vie personnelle. Puis, il s’attarde sur la feuille de route, un véritable guide hyper complet sur toutes les étapes à mettre en place afin de devenir un lève-tôt efficace, frais et dispo. Enfin, il donne un plan d’action en 30 jours pour nous aider à appliquer toutes les étapes de la feuille de route. Chaque chapitre se clôture par un résumé très succinct reprenant les idées principales, et d’un plan d’action à mettre en oeuvre. Des espaces libres sont prévus afin que le lecteur puisse mettre par écrit son plan d’action personnalisé. En bref, on peut dire que l’ouvrage est très bien construit et très complet, pas de doute là-dessus.

Afin de vous donner un aperçu du contenu de ce bouquin, voici les 10 premiers bienfaits d’un réveil matinal selon Jeff Sanders :

Plus de temps pour organiser sa journée et être efficace. Se lever ne serait-ce que 15 minutes plus tôt pour préparer sa journée promet une plus grande productivité.

L’heure idéale pour un moment de calme. Le temps où vous serez le seul levé dans la maison est probablement le seul que vous aurez de toute la journée : en profiter pour rassembler ses pensées et ralentir le rythme.

Un sommeil de meilleure qualité et  plus régulier. Se lever tôt nécessite de se coucher tôt, donc d’arrêter plus tôt sa journée, donc d’être plus efficace avant ce temps d’arrêt.

Un regain d’énergie et d’optimisme. En mettant en place une routine matinale qui vous plaît, vous cesserez de vous réveiller en mode « JE VEUX MON LIIIIIIIT ». Vous serez frais, prêt et dispo pour attaquer la journée.

Une meilleure concentration. Le matin, pas de bruit, pas d’interruption, pas de distraction.

Un cerveau en meilleure forme : des idées plus claires et plus créatives. Il est plus difficile de réaliser des choses vraiment importantes en fin de journée.

Plus beau et plus en forme. Vous pouvez profiter de ce moment précieux du matin pour faire du sport !

Une hausse constante de la productivité quotidienne. Réfléchissez aux jours où vous  faites la grasse matinée. Généralement, la productivité va de paire avec un réveil matinal. Les jours où vous vous levez tard, votre journée n’est pas aussi bien gérée.

De meilleures chances d’atteindre vos grands objectifs. Avec ce temps libéré qui n’existait pas avant, vous pouvez littéralement faire tout ce que vous  voulez. Absolument tout. Courir un marathon, écrire un livre, monter une entreprise. Tout.

10° Bienvenue dans le club très fermé des grands de ce monde. Le PDG de Starbucks, la rédactrice en chef de Vogue, le PDG d’Apple, Benjamin Franklin, Barack Obama. Ce sont tous des lève-tôt !

J’ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, même si je ne peux évidemment pas appliquer à la lettre cette méthode. Là où le bas blesse pour moi, c’est qu’en semaine, je me lève déjà à 5h30 pour avoir le temps de me préparer, de déjeuner, de m’occuper de bébé papote au réveil avant de partir la conduire chez la nounou et de me rendre au travail. J’ai testé pendant une semaine le lever à 5h, et le temps de me réveiller, de descendre me faire un café, il ne me reste déjà plus que 20 minutes pour faire quelque chose. Un peu court pour écrire un roman…  Le temps d’allumer l’ordi, d’ouvrir le document Word, c’est fichu, plus que 10 minutes au compteur. Et là, bébé décide de se réveiller plus tôt. Tout ça pour rien!

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas mis mon réveil plus tôt que d’habitude après avoir lu ce livre. Par contre, j’ai compris l’intérêt de l’organisation, de la planification des journées, de la mise en place de grands objectifs et de sous-objectifs. En planifiant correctement mes journées, je libère du temps non pas le matin au réveil, mais tout au long du jour! Et en deux semaines de temps, j’ai réaliser toutes les étapes nécessaires à l’ouverture de ma chaîne Youtube, alors que j’étais persuadée de ne pas avoir le temps pour réaliser ce projet qui me trottait dans la tête depuis des mois. Optimiser son temps, c’est vraiment la leçon que j’ai retenue de cette lecture. On est d’accord qu’il ne sert à rien de mettre son réveil à 5h si c’est pour traîner jusque 7h sur les réseaux sociaux. On est d’accord aussi sur le fait que l’on gaspille du temps à tort et à travers, pour un oui ou pour un non, alors que chacune de ces minutes jetées à la poubelle pourrait servir à réaliser un objectif, un rêve, une envie !

Je vous conseille vivement cette lecture si vous vous sentez débordé, si vous pensez que vous n’avez le temps de rien, si vous désirez vous octroyer du temps pour vous. Jeff Sanders m’a ouvert les yeux sur l’importance de rêver, et sur la possibilité de tout mettre en oeuvre pour réaliser les plus grands objectifs de notre vie. Même si je ne me lève toujours pas à 5h du matin !

Notation : ♥♥♥♥

Book haul #7

On se retrouve ce dimanche avec un nouvel article Book haul, le dernier sous ce format particulier. En effet, jusqu’à présent, je vous présentais certains achats (pas tous, je suis démasquée ^^) en fonction de ce que j’avais envie de vous présenter, tout simplement parce que j’achète beaucoup trop de livres et que les articles Book haul seraient bien trop longs. A partir du mois prochain, je vous présenterai mes achats mensuellement, en lien avec la vidéo associée qui paraîtra sur la chaîne en chaque début de mois. Il y aura donc beaucoup plus de livres que d’habitude (oui, oui, j’achète beaucoup, beaucoup, beaucoup de livres) mais les articles seront généralement moins détaillés. Il vous suffira simplement de cliquer sur le lien de la vidéo pour en savoir davantage. Trève de bavardage, commençons de suite la présentation des achats !

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Photo : La papote livresque

Le premier livre dont je voudrais vous parler est « Marie Stuart » de Stefan Zweig, paru ici dans les éditions Grasset (2004). Je n’ai jamais lu de Stefan Zweig, ce sera une première avec cette biographie de l’une des femmes de l’Histoire que j’ai le plus envie de découvrir. Une femme forte, au destin tragique et à la vie complètement rocambolesque. J’ai trouvé ce livre chez un bouquiniste pour une bouchée de pain et je suis très impatiente de faire connaissance avec la plume de Stefan Zweig !

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Photo : La papote livresque

Ensuite, j’ai reçu pour mon anniversaire la suite de la saga événement, « Miss Peregrine et les enfants particuliers : Hollow City » écrit par Ransom Riggs et paru aux éditions Bayard Jeunesse (2014). J’avais apprécié le premier tome sans que ce ne soit transcendant, mais avouons-le, rien que pour la beauté de l’objet livre, il vaut la peine d’être sur les planches de ma bibliothèque. Encore une fois, ce deuxième tome est d’une beauté à couper le souffle. Beaucoup de lecteurs ont davantage apprécié le second opus en comparaison au premier titre, ce qui me conforte dans l’idée de poursuivre cette saga fantastique on ne peut plus originale !

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Photo : La papote livresque

Lors d’un énième détour en librairie, j’ai eu envie d’acquérir un ouvrage dont j’ai entendu parler grâce au Feminibooks sur Youtube (playlist ici). Plusieurs booktubeurs s’étaient réunis tout au long du mois de mars pour nous faire découvrir le féminisme à travers leurs lectures. Ninon de la chaîne Opalyne avait parlé de « Une chambre à soi » de Virginia Woolf que j’ai acheté aux éditions 10/18 (2015). Il s’agit d’un essai sur la place de la femme dans la société de la fin du XIXème – début du XXème siècle, de la dépendance spirituelle et économique des femmes envers  les hommes. Un ouvrage indispensable quand on lutte pour l’égalité entre les sexes.

Au détour d’un rayonnage poussiéreux d’un bouquiniste, je suis tombée sur cet ouvrage d’Arto Paasilinna, « La douce empoisonneuse » paru aux éditions Folio (2003). Ce livre m’a rappelé la vidéo de Margaud liseuse (ici) à propos de cet auteur finlandais qu’elle affectionne particulièrement. Au vu de son prix plus que dérisoire (1€!), je n’ai pas hésité une seule seconde. C’est bien connu, mes goûts littéraires sont tellement proches de ceux de Margaud que je ne peux que lui faire confiance sur ce coup-là ! L’univers de l’auteur semble plutôt loufoque d’après ce que je peux lire à son sujet, une lecture détente parfaite pour cet été !

J’ai également jeté mon dévolu sur un livre dont TOUT LE MONDE parle depuis des mois sur la blogo et Booktube : « Le livre de perle » de Timothée de Fombelle, édité chez Gallimard dans leur collection Pôle fiction (2017). Je ne sais pas du tout de quoi parle ce livre et je compte bien en rester là avant d’en entamer la lecture. L’unique chose dont je suis certaine, c’est de la qualité de la plume de l’auteur. Je ne connais personne à ce jour qui ne soit pas tombé sous le charme de cette écriture poétique. A lire très bientôt !

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Photo : La papote livresque

Autre livre de littérature jeunesse, il a fallu que je craque pour « Matilda » de Roald Dahl aux éditions Folio Junior (2007). J’ai toujours, toujours, toujours au moins un livre de cet auteur dans ma PAL, je me les réserve souvent pour la période automne-hiver, quand les jours s’assombrissent et qu’un retour en enfance s’impose! Matilda est l’un des grands classiques de Roald Dahl, je connais l’adaptation en film sur le bout des doigts et j’ai hâte de comparer l’oeuvre littéraire à l’oeuvre cinématographique.

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Photo : La papote livresque

Ai-je besoin de rappeler cette quête sans fin que je mène depuis des mois, à la recherche des anciennes éditions de Harry Potter? Non, je ne pense pas. Cette fois-ci, j’ai dégoté « Harry Potter and the sorcerer’s stone » de notre chère J.K. Rowling et paru aux éditions Scholastic (1999), première édition américaine donc. Un objet livre si beau, si magique que je ne cesse de le prendre entre les mains et de tourner ses pages! Je l’ai trouvé sur Book Depository à un prix un peu trop élevé à mon goût (25€ environ) mais que voulez-vous, quand on aime on ne compte pas!

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Photo : La papote livresque

Et vous? Quels sont vos derniers achats livresques?

La papoteuse #4 J’ai testé le livre audio

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Photo libre de droits : Pixabay

S’il y a bien une chose que je ne pensais jamais tester dans ma vie de lectrice, c’est bien le livre audio. En plein dans le cliché du débat « Oui, mais on ne tourne pas les pages, donc ce n’est pas vraiment de la lecture », je ne m’étais jamais intéressée à ce format. JAMAIS. Jusqu’à ce qu’une gentille collègue, lectrice invétérée elle aussi, me propose l’un des siens en prêt. La grande aventurière que je suis a donc décidé de sortir un peu de ses carcans de lectrice stéréotypée et s’est enfin lancée dans l’écoute du livre «Le tailleur de pierre» de Camilla Läckberg chez Audiolib (vous pouvez retrouver la chronique en cliquant ici).

Autant vous dire tout de suite que l’expérience fut une totale réussite. Quel bonheur de se faire conter une histoire ! Quand j’ai débuté l’écoute du livre, j’ai immédiatement ressenti cette régression enfantine, cette sensation de plénitude lorsque, petite, j’étais pendue aux lèvres de mon institutrice ou de ma maman.

Pour ma part, j’ai écouté l’intégralité du livre dans ma voiture, sur les trajets du boulot. Et non, en rien l’écoute de cette histoire (pourtant haletante et complètement addictive) ne m’a déconcentrée, pas plus que d’écouter de la musique ou les infos à la radio. C’est justement ce que j’ai apprécié chaque matin et chaque fin d’après-midi en rentrant dans mon auto : je retrouvais les personnages et l’intrigue là où je les avais laissés, comme si je reprenais la lecture d’un livre papier. Je connais d’autres personnes qui écoutent des livres en repassant leur linge, ou encore en allant faire leur jogging. Pourquoi pas ? L’avantage, c’est d’optimiser son temps en découvrant des histoires d’une autre manière, tout aussi plaisante que la lecture elle-même. Je me suis surprise plus d’une fois à rester 10 minutes supplémentaires dans ma voiture, juste parce que je ne pouvais pas arrêter l’histoire au moment fatidique. Addictif je vous dis !

Bon, évidemment, il y a des inconvénients. Comme toute chose, rien n’est tout noir ou tout blanc. Le premier selon moi, c’est qu’il n’est pas possible de sauter certains passages comme on le ferait avec un livre papier. Personnellement, je ne le fais jamais, je lis toujours toutes les descriptions et je ne passe pas de pages sous prétexte que l’histoire tourne un peu au ralenti, j’aurais trop peur de louper quelque chose d’important entre les lignes. Mais je conçois tout à fait que certains lecteurs puissent le faire. S’il y a des longueurs dans le roman que vous écoutez, tant pis pour vous, faudra faire avec. Vous pouvez avancer manuellement la plage d’écoute, mais c’est vraiment du chipotage. Idem si vous ressentez le besoin de revenir en arrière pour une raison ou une autre.

Autre désavantage majeur du livre audio : le prix. Comptez entre 20€ et 30€ en moyenne pour un boîtier comprenant un ou plusieurs CD en fonction de la durée d’écoute. C’est franchement pas donné, même si, évidemment, tout semble justifié quand on s’y intéresse de plus près : vous payez d’abord l’histoire écrite par l’auteur et tout le gigantesque travail de lecture et de création du support CD. Notez tout de même que les premiers prix, chez Audiolib, tournent aux alentours de 5€. De plus, certaines bibliothèques en proposent en prêt, et ça, c’est plutôt cool !

Il ne faut pas non plus négliger la voix du lecteur. J’ai eu la chance d’accrocher à 100000% avec la lecture fantastique de Christine Pâris pour « Le tailleur de pierre ». Bien souvent, ça passe ou ça casse ! Je suis en ce moment en train d’écouter « Quand souffle le vent du Nord » de Daniel Glattauer, un roman épistolaire d’échanges de mails avec une lecture en duo, un homme pour le personnage masculin et une femme pour le personnage féminin. La dynamique est clairement différente, et j’aime beaucoup cette richesse et cette diversité !

Si vous êtes désireux de vous lancer dans l’aventure du livre audio (et je ne peux que vous recommander de le faire!), n’hésitez pas à vous balader sur le site d’Audiolib, une véritable mine d’or pleine d’informations intéressantes. Vous pouvez notamment y voir les coulisses de la création d’un livre audio, écouter des extraits de livres qui vous tentent et trouver la réponse aux mille questions que pourrait avoir un lecteur papier comme vous et moi.

Et vous, adeptes de la lecture audio ? Pas encore ? N’attendez plus !

La papote livresque … sur Youtube !

Tadaaaaaaaa ! Eh oui, vous lisez bien, vous pouvez désormais retrouver La papote livresque sur Youtube, ou plus précisément, dans la communauté Booktube. Je me suis enfin décidée, après de longs mois hésitants et de nombreuses réflexions, à me lancer dans l’aventure vidéo. Booktube, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce terme spécifique de la plateforme bien connue, rassemble une communauté de Youtubeurs passionnés de lecture. Une mine d’or pour les livres addicts qui sont en recherche de partage autour de cette passion commune!

Pourquoi me lancer sur Booktube si je tiens déjà un blog? C’est simple, je l’ai déjà mentionné ci-dessus : augmenter les opportunités de partage. Si beaucoup de personnes passent leur temps libre à flâner sur les blogs et aiment ce moyen de communication (c’est bien évidemment mon cas), d’autres préfèrent le canal vidéo pour échanger avec les autres, ce que je conçois tout à fait. La vidéo permet une proximité qu’un blog ne peut proposer. Pour moi, le format vidéo est un excellent complément au format écrit d’un blog. Et puis, tous ceux qui me connaissent depuis longtemps savent que, même si j’aime beaucoup mon métier, mon rêve ultime intersidéral de tous les temps serait d’ouvrir ma propre librairie. Je ne me fais pas d’illusions, ce n’est pas un projet réalisable pour l’instant, alors La papote livresque, que ce soit le blog ou la chaîne, c’est un peu comme ma petite librairie virtuelle

Vous l’aurez donc compris, il n’est pas question pour moi d’arrêter le blog, loin de là! Je compte bien continuer à vous fournir mes chroniques écrites régulièrement, à papoter avec vous de sujets et d’autres. Le petit plus, c’est qu’à partir de ce jour, vous pourrez également réagir et papoter sous les vidéos!

N’hésitez pas à me rendre visite sur la chaîne, en cliquant sur la photo de présentation ci-dessous !

A très bientôt pour de nouvelles aventures filmées !

Présentation