La papoteuse #5 Comment faire naître le plaisir de la lecture à nos enfants

Chaque jour, pendant les séances de logopédie avec mes petits patients, je suis sidérée de voir à quel point la lecture est absente de leur vie. Du plus petit au plus grand d’entre eux, rares sont ceux qui lisent et qui aiment lire. Et mon petit coeur de lectrice se brise à chaque fois que j’entends « C’est nul de lire », « moi j’aime pas lire », « ça sert à rien », « c’est trop chiant de lire des livres pour l’école ». A côté de ça, d’autres enfants en réelles difficultés avec la lecture, souffrant de dyslexie mais aussi de troubles envahissants du développement, de troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité ou encore de dyspraxie, ne prennent aucun plaisir à lire parce que le matériel proposé n’est souvent pas en adéquation avec leurs difficultés.

Au travers de cet article, j’aimerais explorer avec vous l’importance du rôle des parents, enseignants, professionnels de la petite enfance mais aussi grands frères, grandes soeurs, cousins, cousines,  afin d’allumer l’étincelle qui enflammera le coeur de tous ces lecteurs de demain.

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Photo libre de droits : Pixabay

Donner l’accès aux livres aux tout-petits

La lecture, c’est possible dès le plus jeune âge. Déjà pendant la grossesse, lire des histoires à voix haute à votre bébé lui permettra de se familiariser avec le son de votre voix et les différences d’intonations. Cela donne également l’occasion au papa de prendre une place non négligeable s’il s’adonne lui aussi à cette petite routine. La lecture à voix haute sera votre petit rituel rien qu’à vous, à poursuivre bien évidemment dès la naissance de bébé. Même si vous avez l’impression que cela ne sert à rien puisque « Bébé ne comprend pas ce que je raconte », continuez, je peux vous assurer qu’il aime beaucoup ce moment privilégié entre vous!

Il existe une multitude de livres adaptés pour les futurs petits lecteurs : livres sonores, à toucher, en plastique pour le bain, en tissus. Certains livres sont plus adéquats que d’autres en fonction du stade de développement de vos enfants. Pour les bébés dès l’âge de trois mois, privilégiez les livres au contraste très fort (noir/blanc) pour attirer leur regard. Dès qu’ils peuvent manipuler le livre par eux-mêmes, mixez les présentations : différence de format, de thèmes, de textures, de bruitages. Bref, amusez-vous !

L’importance est de donner accès aux livres le plus tôt possible afin de susciter leur intérêt.

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Photo libre de droits : Pixabay

Montrer l’exemple !

Bien souvent, lorsque je rencontre des enfants de plus de six ans qui n’aiment pas lire, je demande aux parents s’ils se considèrent comme lecteurs, ce qu’ils lisent et à quelle fréquence. Bien souvent, je suis étonnée de constater qu’ils sont eux-mêmes grands lecteurs et que les armoires de la maison débordent de livres.

Là où le bât blesse, c’est qu’ils lisent… quand ils sont seuls ! Le soir, avant de dormir, tôt le matin avant d’aller les réveiller, pendant le temps de midi au boulot. Bien que je puisse tout à fait comprendre que la lecture soit un moment privilégié baigné de calme et de sérénité, pourquoi ne pas instaurer un moment de lecture en famille? Chacun sur une place du canapé, avec sa lecture en cours, sa BD, son roman graphique, son journal, peu importe. Une petite vingtaine de minutes ensemble, lire chacun de son côté et puis, pourquoi pas, partager ses ressentis ? Parents de bébés en bas âge, n’hésitez pas non plus à prendre votre bouquin pendant que bébé joue à côté de vous. Intrigué, il viendra voir ce que vous faites et là vient le moment idéal pour lui donner l’un de ses propres livres, il sera ravi de faire comme vous!

Montrer aux enfants que l’on possède des livres, c’est super ! Mais leur montrer qu’on les lit vraiment et qu’on en retire le plus grand des plaisirs, c’est encore mieux!

Varier les expériences de lecture

Nombreux sont les parents qui attendent que l’école et les enseignants fassent naître le plaisir de la lecture à leurs enfants. Bien que le rôle de l’éducation scolaire soit indiscutable pour l’apprentissage de la lecture, bon nombre d’enfants considèrent les lectures de cours comme harassantes, fatigantes, sans intérêt. Une obligation. Les lectures imposées ne sont pas toujours appréciées. Là encore, vous, parents, profs et autres professionnels de la petite enfance, avez les clés en main pour faire découvrir toutes les expériences inédites qui gravitent autour des livres !

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  • Conteur d’histoire : certaines librairies proposent des après-midis ludiques autour d’une histoire contée par un professionnel. Assis par terre sur un tas de coussins moelleux, les enfants écoutent attentivement le récit avant de réaliser un bricolage, une peinture, un dessin, un jeu autour de ce qu’ils viennent d’écouter.
  • Bibliothèque : il n’est évidemment pas nécessaire d’acheter une bibliothèque remplie de livres pour votre enfant (sauf si ça vous fait plaisir, of course!). Les bibliothèques publiques recèlent de trésors inestimables. Le choix est vaste et vous permettra de tester mille et un livres et de mieux cibler les goûts de votre enfant ! De plus, ces établissements organisent souvent des rencontres entre les enfants autour d’une thématique de lecture, des animations pour les bébés et même des temps de rencontres avec des auteurs.
  • L’histoire du soir : c’est probablement le rituel le plus instauré, et tant mieux! Les enfants adorent écouter une histoire avant de s’endormir. Les écrans avant le sommeil sont loin d’être adaptés si vous désirez que votre enfant passe une nuit paisible. Progressivement, passez-lui les rennes, laissez-le décrire les images, raconter l’histoire à sa façon ou demandez-lui de lire un livre au petit frère ou à la petite soeur. Quelle fierté pour lui !
  • Les salons littéraires : encore une façon de rendre le livre attrayant ! Les salons littéraires regorgent d’activités conçues pour les enfants, d’animations, d’auteurs et illustrateurs en dédicace! Le choix de livres est immense et l’effervescence qui découle d’un salon est unique. Faire la file pour obtenir un beau dessin dans son album préféré, feuilleter les livres dans les stands des maisons d’éditions, rencontrer l’auteur qui a écrit cette histoire qu’on lit ensemble tous les soirs. Magique!

Respecter ses intérêts et ses limites

Votre enfant ne lit que des Bandes dessinées? Pas la peine de lui mettre Charles Dickens entre les mains. Votre petit garçon veut lire « La vie compliquée de Léa Olivier »? Non, ce n’est pas qu’un livre pour filles ! Vous voyez probablement où je veux en venir : la lecture doit rester un plaisir. Notre rôle, en tant que lecteurs adultes désireux de leur transmettre cette passion, c’est de les laisser aller vers ce qui leur plaît, ne pas leur mettre de barrières inutiles, de leur proposer une variété de formats sans leur imposer quoi que ce soit. De plus en plus de professeurs proposent des listes de livres aux élèves en leur demandant de choisir celui qu’ils préfèrent : quelle idée merveilleuse! Une belle façon de cadrer tout en laissant un minimum de liberté !

Respecter les intérêts, certes, mais respecter les limites de l’enfant me semble tout aussi important. Bien qu’il me paraisse logique de respecter les limites d’âge conseillées sur les ouvrages (et encore, certaines sont discutables…), il est tout aussi indispensable de proposer un matériel adapté aux difficultés rencontrées par votre petit. Malheureusement, la dyslexie, le TDA/H, la dyspraxie (et j’en passe…) sont autant de troubles qui peuvent affecter le ressenti de votre enfant vis-à-vis de la lecture. En cas de troubles de l’attention, il ne sert à rien d’attendre de votre enfant qu’il puisse lire attentivement pendant une heure! Aménagez un cadre temporel clair et scindé. Des ouvrages spécialement adressé aux enfants dyslexiques sont maintenant disponibles sur le marché. Choisissez des livres à gros caractères, avec des interlignes plus importants. La liseuse a également révolutionné la lecture pour toutes ces personnes : vous avez la possibilité de choisir la police de caractère qui convient, la taille, les interlignes. Gardez à l’esprit les obstacles que vos enfants peuvent rencontrer afin d’adapter au mieux leur moment de lecture!

La lecture est un plaisir merveilleux qu’il est important de transmettre à nos chérubins : elle ouvre les portes d’un monde illimité, elle renforce l’imagination, apaise les peurs, apporte des réponses, permet l’évasion et la connaissance. Et même s’il me paraît utopique de faire aimer la lecture à TOUS, on peut au moins essayer 

 

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La papoteuse #4 J’ai testé le livre audio

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S’il y a bien une chose que je ne pensais jamais tester dans ma vie de lectrice, c’est bien le livre audio. En plein dans le cliché du débat « Oui, mais on ne tourne pas les pages, donc ce n’est pas vraiment de la lecture », je ne m’étais jamais intéressée à ce format. JAMAIS. Jusqu’à ce qu’une gentille collègue, lectrice invétérée elle aussi, me propose l’un des siens en prêt. La grande aventurière que je suis a donc décidé de sortir un peu de ses carcans de lectrice stéréotypée et s’est enfin lancée dans l’écoute du livre «Le tailleur de pierre» de Camilla Läckberg chez Audiolib (vous pouvez retrouver la chronique en cliquant ici).

Autant vous dire tout de suite que l’expérience fut une totale réussite. Quel bonheur de se faire conter une histoire ! Quand j’ai débuté l’écoute du livre, j’ai immédiatement ressenti cette régression enfantine, cette sensation de plénitude lorsque, petite, j’étais pendue aux lèvres de mon institutrice ou de ma maman.

Pour ma part, j’ai écouté l’intégralité du livre dans ma voiture, sur les trajets du boulot. Et non, en rien l’écoute de cette histoire (pourtant haletante et complètement addictive) ne m’a déconcentrée, pas plus que d’écouter de la musique ou les infos à la radio. C’est justement ce que j’ai apprécié chaque matin et chaque fin d’après-midi en rentrant dans mon auto : je retrouvais les personnages et l’intrigue là où je les avais laissés, comme si je reprenais la lecture d’un livre papier. Je connais d’autres personnes qui écoutent des livres en repassant leur linge, ou encore en allant faire leur jogging. Pourquoi pas ? L’avantage, c’est d’optimiser son temps en découvrant des histoires d’une autre manière, tout aussi plaisante que la lecture elle-même. Je me suis surprise plus d’une fois à rester 10 minutes supplémentaires dans ma voiture, juste parce que je ne pouvais pas arrêter l’histoire au moment fatidique. Addictif je vous dis !

Bon, évidemment, il y a des inconvénients. Comme toute chose, rien n’est tout noir ou tout blanc. Le premier selon moi, c’est qu’il n’est pas possible de sauter certains passages comme on le ferait avec un livre papier. Personnellement, je ne le fais jamais, je lis toujours toutes les descriptions et je ne passe pas de pages sous prétexte que l’histoire tourne un peu au ralenti, j’aurais trop peur de louper quelque chose d’important entre les lignes. Mais je conçois tout à fait que certains lecteurs puissent le faire. S’il y a des longueurs dans le roman que vous écoutez, tant pis pour vous, faudra faire avec. Vous pouvez avancer manuellement la plage d’écoute, mais c’est vraiment du chipotage. Idem si vous ressentez le besoin de revenir en arrière pour une raison ou une autre.

Autre désavantage majeur du livre audio : le prix. Comptez entre 20€ et 30€ en moyenne pour un boîtier comprenant un ou plusieurs CD en fonction de la durée d’écoute. C’est franchement pas donné, même si, évidemment, tout semble justifié quand on s’y intéresse de plus près : vous payez d’abord l’histoire écrite par l’auteur et tout le gigantesque travail de lecture et de création du support CD. Notez tout de même que les premiers prix, chez Audiolib, tournent aux alentours de 5€. De plus, certaines bibliothèques en proposent en prêt, et ça, c’est plutôt cool !

Il ne faut pas non plus négliger la voix du lecteur. J’ai eu la chance d’accrocher à 100000% avec la lecture fantastique de Christine Pâris pour « Le tailleur de pierre ». Bien souvent, ça passe ou ça casse ! Je suis en ce moment en train d’écouter « Quand souffle le vent du Nord » de Daniel Glattauer, un roman épistolaire d’échanges de mails avec une lecture en duo, un homme pour le personnage masculin et une femme pour le personnage féminin. La dynamique est clairement différente, et j’aime beaucoup cette richesse et cette diversité !

Si vous êtes désireux de vous lancer dans l’aventure du livre audio (et je ne peux que vous recommander de le faire!), n’hésitez pas à vous balader sur le site d’Audiolib, une véritable mine d’or pleine d’informations intéressantes. Vous pouvez notamment y voir les coulisses de la création d’un livre audio, écouter des extraits de livres qui vous tentent et trouver la réponse aux mille questions que pourrait avoir un lecteur papier comme vous et moi.

Et vous, adeptes de la lecture audio ? Pas encore ? N’attendez plus !

La papoteuse #3 La panne de lecture

Dans ce nouvel épisode de La papoteuse, je voudrais discuter avec vous d’un sujet un peu particulier et qui touche probablement tout lecteur à un moment donné de sa vie: la panne de lecture. Peut-être que cela ne vous est jamais arrivé (pas encore, niark niark), mais quand on est lectrice assidue et que, tout à coup, la lecture ne nous fait plus envie, c’est plutôt frustrant. Et si on décryptait un peu ce phénomène inévitable mais teeeeellement relou ?

Phase 1 : identification

Peut-être vous demandez-vous ce qu’est une panne de lecture si, à votre plus grand bonheur, vous en avez été épargné jusqu’à présent. C’est simple : la panne de lecture, c’est quand vous ne parvenez plus à lire. Zéro. Plus envie. Nada. Vous relisez mille fois la même phrase en vous rendant compte que votre cerveau est complètement déconnecté de vos yeux. Vous restez plantés pendant des heures devant votre bibliothèque et malgré votre pile à lire de 1000 bouquins, vous ne savez pas quoi commencer (un peu comme avec vos fringues devant votre dressing et que vous n’avez jamais rien à mettre). Plus rien ne vous branche et vous finissez illico presto devant l’intégrale des épisodes de Friends que vous avez regardés un million de fois. Bref vous l’aurez compris, malgré votre amour inconditionnel pour tous ces ouvrages qui garnissent les étagères de votre bibliothèque, vous ne parvenez plus à sauter le pas.

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Pourquoi me direz-vous? Quelles peuvent être les causes d’un tel désarroi? Je ne peux que vous parler de mon expérience personnelle bien sûr, mais je dirais que la panne de lecture pointe souvent le bout de son nez dans trois cas bien précis :

  • Le mauvais livre au mauvais moment : vous savez, en tant que lecteur, on recherche souvent la perle rare, le livre qui va nous faire chavirer, celui qui viendra bouleverser notre existence entière, le coup de cœur intersidéral. Il arrive très souvent que mes lectures me plaisent, mais je suis très difficile quand il s’agit des coups de cœur. Parfois, il arrive que je me plonge dans un ouvrage alors que ce n’était pas le moment de le découvrir. Il me plaît, mais sans plus. Il ne résonne pas en moi, et là, vlan, panne de lecture assurée. Je traîne le livre pendant des semaines, je soupire en l’ouvrant, je lutte de toutes mes forces pour ne pas l’abandonner. Et comme je suis incapable de ne pas finir les livres commencés et encore moins d’entamer un deuxième livre alors que le premier n’est pas fini, le plaisir de la lecture s’en va…
  • Les situations de vie exceptionnelles : je suis extrêmement sensible aux changements dans ma vie personnelle ou professionnelle. Détrompez-vous, je suis très organisée (et parfois un peu maniaque du contrôle), mais si ma routine se voit perturbée par un événement quelconque, je perds vite mes moyens. Le pire, c’est que je sais que dans pareils cas, le mieux pour moi serait de me plonger dans un bouquin le matin et ne plus en ressortir avant de l’avoir fini. C’est bien souvent ce que je m’efforce à faire, mais je dois souvent me bouger un peu les fesses pour ne pas rester allongée à regarder le plafond sans rien faire. Panne de lecture, certes, mais panne de tout en fait quand on y réfléchit bien.
  • Les crises boulimiques de lecture : il y a des périodes comme ça où ma pile à lire en prend un coup en très peu de temps. Quand je ne lis plus pour vivre, mais que je vis pour lire. Littéralement. Je traîne mon bouquin partout, je dévore les pages à un rythme effréné, je ne peux plus détacher mes yeux de l’histoire. C’est super me direz-vous ! Ah oui, c’est sûr, c’est génial ! D’ailleurs, dans ces cas-là, le livre s’avère très souvent être un coup de cœur monumental. Le problème, c’est qu’après une telle lecture, plus aucun livre ne semble capable de relever le défi et d’être à la hauteur de mes attentes. Je reste figée devant ma bibliothèque et je ne sais juste pas quoi lire. Du coup je ne lis pas. Panne de lecture. CQFD.

Comme le dirait notre chère Agatha Christie, « Ce n’est pas parce qu’un problème n’a pas été résolu qu’il est impossible à résoudre » !

Phase 2 : restauration  

Quand je me retrouve dans l’un des trois cas désespérés décrits ci-dessus, j’ai heureusement quelques astuces pour contre-carrer la panne.

La première chose que je fais quand je ne parviens plus à trouver le goût de lire, c’est me replonger dans une lecture que je connais et qui me réconforte. Typiquement, je dégaine un tome de Harry Potter, je retourne à Poudlard, je retrouve mes copains, et ça va tout de suite mieux ! On a tous un livre coup de cœur, un livre doudou qui nous rappelle des moments intenses de plaisir, c’est le moment de vous y replonger!

Une autre astuce qui fonctionne du tonnerre en cas de panne, c’est de faire confiance à la littérature jeunesse et aux romans graphiques. Je suis une inconditionnelle de la littérature jeunesse, j’aime retrouver mon âme d’enfant le temps d’un livre, m’émerveiller devant l’originalité de certaines intrigues. De plus, ce sont souvent des lectures courtes, qui ne vous découragent pas. Les lectures graphiques font aussi très bien leur job dans de telles circonstances. J’ai longtemps délaissé les BD, les Comics et je n’ai découvert les mangas que très récemment. Ce sont pourtant de merveilleux alliés quand le plaisir de la lecture nous quitte momentanément, tout simplement parce que l’expérience de lecture est complètement différente. Certains illustrateurs ont le don de vous faire voyager loin de votre quotidien, et qu’est-ce que ça fait du bien ! Une fois réconcilié avec la lecture, les romans de mille pages ne vous feront plus peur!

Enfin, la dernière chose que j’aime faire en cas de panne de lecture, c’est de me plonger dans la lecture d’un magazine. Là aussi, c’est l’expérience de lecture complètement différente qui me redonne envie de lire. Mais attention, pas n’importe quel magazine ! Mon préféré de tous les temps, c’est le FLOW. Tout le monde en parle depuis qu’il a enfin débarqué en Belgique il y a plus d’un an maintenant. Si vous ne le connaissez pas, que vous êtes fan de belles illustrations, d’un travail éditorial soigné, d’articles axés sur le bien-être et la créativité, et que vous êtes un amoureux inconditionnel du papier, alors je ne sais pas ce que vous attendez pour le découvrir !

Et vous, déjà vécu la panne de lecture ? Quels sont vos remèdes incontournables ?

La papoteuse #2 : liseuse ou pas liseuse ?

Si vous êtes des amoureux du livre et du papier comme moi, probablement que la question d’investir dans une liseuse ne vous a jamais effleuré l’esprit, ou même peut-être complètement rebuté. Je vous entends déjà d’ici : « Ah ça, jamais! ». J’ai tenu le même discours pendant des années… Jusqu’à ce que, en me baladant dans une grande chaîne de librairie belge (Club), je tombe nez à nez avec l’un de ces appareils magiques qui vous proposent de trimbaler toute votre bibliothèque partout avec vous pour moins de 190 grammes. Avouez que c’est quand-même assez tentant …

A l’opposé, je suis également persuadée que plusieurs d’entre vous ont déjà succombé au phénomène des liseuses et à la lecture numérique. Parce que mine de rien, des avantages, y en a plein !

Alors, liseuse ou pas liseuse ? Puisque je n’arrive pas à prendre une décision (pour pas changer), je me suis dit que ce serait sympa de demander l’avis de mes papoteurs. Faisons le point ensemble sur les raisons qui pourraient pencher en faveur ou en défaveur de cet appareil.

  • C’est facile à transporter. Je dirais que c’est, selon moi, l’avantage principal de la lecture sur liseuse. J’aime beaucoup prendre avec moi ma lecture en cours, au cas où une plage horaire se libère au boulot ou si je reste coincée dans les embouteillages pendant deux heures. Quand c’est un format poche, cela ne pose pas trop de soucis, mais une belle brique de 800 pages, ça prend tout de suite plus de place dans le sac à mains…
  • C’est un gain de place à la maison. Oui, ça aussi c’est pas négligeable. Je suis anti-stockage pour TOUT. Si un objet ne me sert plus chez moi, j’essaye d’office de m’en débarrasser. Avec les livres, c’est un peu pareil. Dans ma bibliothèque ne siègent que les livres que je suis susceptible de relire un jour, ainsi que les livres qui constituent ma pile à lire. Le reste, je revends, je donne, je fournis les boîtes à livres, mais je ne garde pas. La liseuse évite donc d’encombrer les étagères de sa bibliothèque, ce qui est assez positif en soi. Mais une liseuse encombrée de livres que je n’aime pas, c’est pas la meilleure des solutions non plus… Mouais…
  • Elle rend possible la lecture dans le noir. Aaaaah ça c’est plus que positif ! Voyez-vous, la plupart du temps, je lis le soir avant de m’endormir. C’est un rituel d’endormissement indispensable. Et pour ne pas laisser la lumière allumée et respecter le sommeil de Môsieur, la lampe de poche est systématiquement de la partie. Pas super pratique, on est d’accord. Avec la liseuse et l’écran rétroéclairé qui ne fait pas mal aux yeux, finis les combats de force avec la lampe de poche dans une main et le livre dans l’autre !
  • Les livres numériques sont moins chers. C’est vrai que, d’un point de vue financier, un eBook coûtera toujours moins cher que sa version papier. Cependant, j’étais assez étonnée de voir que certaines différences de prix étaient très peu marquées. Pour un ou deux euros de plus, je préfère largement investir dans la version papier d’un bouquin. De plus, il ne faut pas oublier l’investissement initial dans l’appareil lui-même. C’est vraiment pas donné (comptez en moyenne environ 130€ pour une liseuse sur le marché actuel) ! Cela dit, la majorité des grands classiques de la littérature française est disponible gratuitement en format numérique, et il existe même quelques livres en format pdf complètement gratuits sur la toile. Certaines maisons d’édition n’hésitent pas non plus à faire des promotions avec des ebooks à 0,99€ pendant une période limitée. Rien ne m’empêcherait alors de découvrir ces ouvrages sur la liseuse, et de me procurer la version papier de ceux qui méritent leur place dans ma bibliothèque. Pas bête!
  • La liseuse offre un confort de lecture optimal. Elle propose un accès direct au dictionnaire pour les mots dont la signification pourrait nous échapper, on peut lire à une main, les écrans offrent un confort de lecture similaire au papier, on a accès aux statistiques de notre lecture en cours (pourcentage lu, etc.), on peut surligner des passages marquants, bref, encore pleins d’avantages qui ne me laissent pas indifférente. Oui, sauf que …
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  • Je suis une dingue de l’objet livre. Les belles couvertures, les illustrations en couleur, la qualité du papier, l’odeur des pages neuves (oui parce que je déteste l’odeur des vieux livres poussiéreux, c’est comme ça), tourner les pages au fur et à mesure de la lecture, tout ça fait partie de ce qui me passionne dans un livre. Appuyer sur un bouton pour passer à la page suivante, avouez que c’est quand-même moins enivrant.
  • Je peux revendre/prêter/donner mes livres papiers, mais pas mes eBooks. Ça aussi, ça m’ennuie fortement. Comme je le disais plus haut, je n’aime pas encombrer ma maison. Mais je ne veux pas non plus d’une liseuse pleine de livres qui ne me plaisent pas. Alors ok, les livres numériques ne peuvent pas s’abîmer matériellement et, par conséquent, ne perdent pas de leur valeur monétaire, mais c’est pas pour ça qu’on ne peut pas en faire profiter quelqu’un d’autre non ?

En somme, je ne pense pas être prête à passer le cap de la lecture numérique tout de suite, même si je conçois très bien l’attirance qu’elle peut engendrer suite à tous les avantages qu’elle propose. Peut-être que le mieux serait d’adopter un équilibre entre les deux, prendre les avantages de l’une et de l’autre sans pour autant s’encombrer des inconvénients. Affaire à suivre donc, mais je suis curieuse de connaître votre avis sur la question. Alors n’hésitez pas à me faire part de votre expérience avec les eBooks !

 

La papoteuse # 1 : Le top 5 de la Papote pour les 100 livres préférés des blogueurs

Pfiou, ça va pas être de la tarte… Sélectionner mes 5 livres favoris de tous les temps, mission impossible vous dites ? Pas simple, mais certainement pas impossible!

Crouton de Palace of Books a lancé le projet cette année de mettre à jour la liste des 100 livres préférés des blogueurs/booktubers/lecteurs de la blogo, la dernière datant de 2013. Une très chouette initiative pour laquelle je vous encourage tous à participer en laissant un commentaire sur l’article de Crouton à ce propos (ici).

Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne fais pas partie de ces blogueurs qui ont un palmarès de lecture foudroyant (du moins pas encore). Même si j’ai toujours adoré la lecture et que les livres sont une véritable passion, le temps m’a cruellement manqué pendant mes études. Ce n’est que très récemment que je me suis totalement replongée dans l’univers livresque, que j’ai recommencé à collectionner les livres (pas faciles à stocker dans un appartement 3 pièces grrrr) et que je prends plaisir à partager mon opinion avec vous. L’exercice ne sera donc pas aussi rude que pour certains.

Commençons donc avec mon top 5 de la liste : La nuit des temps de R. Barjavel.

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« Dans l’immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace… Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? « La nuit des temps », c’est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d’amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d’Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires. »

Cela fait très très très longtemps que j’ai lu ce livre. Par conséquent, l’histoire n’est plus très fraîche dans ma tête. C’était une lecture scolaire imposée, et je me souviens d’être complètement tombée sous le charme de ce récit de science-fiction. C’est un grand classique de la littérature française,  et je pense le relire très bientôt pour pouvoir le chroniquer et vous partager ce coup de coeur.

En position top 4, je placerais Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers de B. A. Saenz.

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« Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers. »

Il s’agit d’un roman jeunesse que j’ai tout bonnement dévoré cet été. Quand j’ai découvert Booktube et la blogo livresque, je voyais ce bouquin partout, sur toutes les chaînes et sur tous les blogs littéraires. Il faisait un véritable carton et je n’ai pas pu résister à la tentation de me le procurer en librairie. Les thèmes abordés sont très prenants, les aboutissants de l’histoire sont d’une douceur incroyable. Quand j’ai refermé le livre après ma lecture, j’ai été parcourue d’une envie irrépressible de le recommencer. Pour moi, c’est le principal indice qui prouve le coup de coeur absolu.

Nous arrivons donc dans le top 3 ! En troisième position, j’ai envie de vous parler (encore) d’un tout petit livre que j’ai redécouvert récemment, Dix petits nègres d’A. Christie.

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« Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l’île du Nègre, invités par un mystérieux M. O’Nyme, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l’élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s’élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s’étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l’île, parmi les convives ? »

Je vous en ai d’ailleurs fait une chronique complète ici. Quel plaisir de relire ce livre encore une fois! Toujours aussi haletant, toujours aussi prenant et mystérieux. Une intrigue parfaite, une plume du tonnerre, une lecture rapide et rythmée, bref, un grand moment de plaisir!

En position top 2, sans hésitation aucune,  j’aimerais vous présenter Inferno de D. Brown.

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« C’est l’une des plus grandioses œuvres de la littérature italienne, L’Enfer de Dante, qui est le fil conducteur de cette nouvelle aventure. En Italie, plongé dans une atmosphère aussi opaque que mystérieuse, le héros de Dan Brown, Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard va devoir affronter un adversaire diabolique sorti des limbes de l’Enfer et déchiffrer l’énigme la plus complexe de sa carrière. Elle le fait plonger dans un monde où l’art et la science de pointe tissent un écheveau qui exige de sa part toute son érudition et son courage pour le démêler. S’inspirant du poème épique de Dante, Langdon se lance dans une course contre la montre pour trouver des réponses et découvrir en traversant les Cercles de l’Enfer ceux qui détiennent la vérité… avant que le monde ne soit irrévocablement changé. »

Dan Brown est sans aucun doute l’un de mes auteurs préférés au monde. Même si ses romans tournent toujours autour d’une intrigue très similaire liant chasse au trésor, symboles, défis et Histoire, je ne m’en lasse JA-MAIS. Celui-ci est de loin mon préféré! J’ai adoré retrouver Robert Langdon dans cette nouvelle aventure complètement folle, et je le relirai encore 100 fois pour sûr ! D’ailleurs, je n’ai toujours pas craqué sur la version illustrée de l’oeuvre, mais ça ne saurait tarder.

Et finalement, pour le top 1, peut-être allez-vous sourire par mon manque d’originalité, mais je ne pouvais pas ne pas citer la saga Harry Potter de J.K. Rowling.

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« Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué. Mais quel est le mystère qui l’entoure ? Et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ? Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard. Le premier tome des aventures du jeune héros vous ensorcelle aussitôt ! »

Harry Potter est la saga qui a bercé toute mon enfance. Je suis entrée dans le monde magique de Poudlard au même âge que Harry, j’ai suivi ses aventures en m’identifiant complètement à l’univers comme des millions d’autres enfants. J’ai vécu l’euphorie de la sortie de chacun des tomes, l’impatience puis la joie de tenir entre mes mains l’exemplaire tant attendu, les pleurs et les tristesses intenses de voir mourir les personnages tant aimés. Je suis bien jalouse de ceux qui n’ont jamais ouvert l’un de ces précieux ouvrages qui, selon moi, dépassent LARGEMENT les films qui en ont découlé. Si vous êtes l’une de ces personnes, un seul mot d’ordre : FON-CEZ !