Quand souffle le vent du nord – Daniel Glattauer

Auteur : Daniel Glattauercouv22324997

Lecteurs : J.-M. Delhausse – N. Hugo

Edition : Audiolib (paru chez Grasset)

Genre : Contemporain Epistolaire

Langue originale : Allemand

Date de parution : 2010

Heures d’écoute : 5 heures 26 minutes

EAN : 9782356412300

Tome 2 : La septième vague

Résumé

«Un message anodin peut-il bouleverser votre vie ? Leo Leike reçoit par erreur un courriel d’une inconnue, Emmi Rothner. Poliment, il le lui signale. Elle s’excuse et, peu à peu, un dialogue s’engage, une relation se noue. Au fil des courriels, ils éprouvent l’un pour l’autre un intérêt grandissant.
Emmi est mariée, Leo se remet à grand-peine d’un chagrin d’amour. De plus en plus attirés l’un par l’autre, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre.»

L’avis de la Papote

« Quand souffle le vent du nord » est ma deuxième expérience d’écoute de livre. J’avais tellement adoré écouter « Le tailleur de pierre » de Camilla Läckberg que je n’ai pas traîné à commencer un nouveau livre audio. Cette petite romance contemporaine épistolaire me paraissait parfaite pour agrémenter mes trajets en voiture.

L’histoire, relativement peu originale, est la suivante : Emmi décide un jour de mettre fin à son abonnement périodique à un journal. Dans l’envoi du mail, elle se trompe de destinataire. Le message parvient dans la boîte de Leo Leike. S’ensuit une correspondance, un dialogue, le début d’une relation particulière où la vision de l’autre n’est que fantasme et imagination. Schéma classique d’une romance épistolaire moderne.

Cette deuxième expérience en livre audio ne fut pas aussi agréable et riche que la première. D’abord, je dois vous signaler que les romances et moi, ça fait dix. Ce n’est pas du tout mon genre de prédilection et je me dirige très rarement vers ce type d’intrigue. Mais je pense que la raison principale à mon sentiment négatif par rapport à cette écoute découle du format : un échange de mail doit se lire, non pas s’écouter. Entendre mille fois « 30 minutes plus tard. Objet : pas d’objet. Cher Leo… », je vous avoue que mes nerfs ne l’ont pas supporté très longtemps. J’ai trouvé le rythme monotone, ennuyant, écrasant, lourd. Heureusement, ce qui m’a permis de continuer l’écoute, c’est le fait que deux lecteurs différents vous racontent cette histoire : un homme et une femme. Malgré le format répétitif, cela ajoutait une dynamique non négligeable au récit.

Autre petit point noir : le personnage de Emmi est juste im-bu-va-ble. Pour moi en tout cas. Je n’ai pas du tout accroché avec ce personnage. J’ai levé les yeux au ciel plus d’une fois tant ses réactions m’incommodaient. Très indécise, un comportement de pré-adolescente dans certaines situations, inintéressante, bref, vous l’aurez compris, c’était pas ma grande copine.

Et finalement, j’ai ressenti une très grande frustration totalement liée au format épistolaire : à aucun moment vous n’accédez aux pensées véritables des personnages. C’est comme si vous tombiez par hasard sur cet échange de mail, mais sans narrateur omniscient, on n’en sait pas plus. Frustration. Frustration. Frustration.

Cela étant dit, ce ne fut pas un flop total puisque je lui ai tout de même accordé une note de 3/5. Malgré ma réticence tout au long de l’écoute, j’ai tenu bon jusqu’au bout. Et vous me trouverez certainement paradoxale, mais la fin m’a donné envie de lire le tome suivant (oui oui, il y un second tome!), « La septième vague ». Cliffhanger. Que voulez-vous, je suis faible face aux fins ouvertes, je dois savoir ! Il n’existe pas au format audio, mais je n’aurai de toute façon pas réitéré l’expérience. Par contre, j’irai probablement le louer en bibliothèque, hors de question de l’acheter neuf!

Quand souffle le vent du nord est une romance épistolaire au schéma classique. Si vous aimez les romances (et surtout le format épistolaire si particulier), n’hésitez pas à lire ce livre, vous serez probablement dans votre zone de confort. Je ne le conseille toutefois pas au format audio, qui écrase le rythme de l’histoire. 

Notation : ♥♥♥♥♥

La tailleur de pierre – Camilla Läckberg

couv20357020Auteur : Camilla Läckberg

Lectrice : Christine Pâris

Edition : Audiolib (paru initialement chez Actes Sud dans la collection Actes noirs)

Genre : Policier

Langue originale : Suédois

Date de parution : 2009

Heures d’écoute : 13 heures 50 minutes

ISBN : 978-2-35641-220-1

Résumé

«Un pêcheur de Fjällbacka trouve une petite fille noyée. Bientôt, on constate que Sara, sept ans, a de l’eau douce savonneuse dans les poumons. Quelqu’un l’a donc tuée avant de la jeter à la mer. Mais qui peut vouloir du mal à une petite fille ? Alors qu’Erica vient de mettre leur bébé au monde et qu’il est bouleversé d’être papa, Patrik Hedström mène l’enquête sur cette horrible affaire. Car sous les apparences tranquilles, Fjällbacka dissimule de sordides relations humaines – querelles de voisinage, conflits familiaux, pratiques pédophiles – dont les origines peuvent remonter jusqu’aux années 1920. Quant aux coupables, ils pourraient même avoir quitté la ville depuis longtemps. Mais lui vouer une haine éternelle.»

L’avis de la Papote

Les livres de la collection Actes noirs chez Actes Sud m’ont toujours particulièrement intriguée de par leurs couvertures sombres aux illustrations un peu… glauques. Malheureusement, n’étant pas particulièrement fan des romans policiers, je n’ai jamais voulu dépenser 20€ dans un livre de cette collection. Jusqu’au jour où l’une de mes collègues m’a proposé, non pas de lire l’un de ces fameux romans à la couverture noire, mais de l’écouter. Un livre audio donc. Malgré les quelques réserves que j’émettais secrètement dans ma tête bornée de lectrice de livres papiers, j’ai accepté de tester ce format totalement inédit pour moi (on en discute très prochainement dans un article #Lapapoteuse).

Nous sommes dans la ville de Fjällbacka, en Suède. Le corps sans vie de la petite Sara a été retrouvé dans les eaux maritimes par un pêcheur. Très vite, la police locale découvre la sordide vérité : Sara a été assassinée. La stupeur s’empare des habitants : qui pourrait en vouloir à une enfant?

« La dernière nasse était particulièrement lourde et il cala son pied sur le plat-bord pour la dégager sans se déséquilibrer. Lentement il la sentit céder et il espérait ne pas l’avoir esquintée. Il jeta un coup d’œil par-dessus bord mais ce qu’il vit n’était pas le casier. C’était une main blanche qui fendit la surface agitée de l’eau et sembla montrer le ciel l’espace d’un instant. Son premier réflexe fut de lâcher la corde et de laisser cette chose disparaître dans les profondeurs… »

Lorsque j’ai débuté l’écoute de ce livre, je n’avais pas la moindre idée de la trame de l’histoire. Je voulais me plonger dans cette nouvelle aventure livresque sans aucune attente particulière concernant l’intrigue. Mon cœur de maman n’a fait qu’un tour quand j’ai compris qu’il s’agissait du meurtre d’une petite fille. Autant vous dire que les larmes me sont vite montées aux yeux.

L’enquête policière nous emmène dans les plus sombres recoins de l’âme humaine et nous fait voyager à travers les époques. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour comprendre que la narration était doublée : une partie de l’histoire se déroule de nos jours, et l’autre dans les années 1920 (« Hein? Elle regarde la télé? Mais je pensais qu’on était en 1920! » Hum.). Là où il est plus facile de revenir en arrière dans un livre au format papier, le livre audio ne permet pas une telle flexibilité. J’ai fini par comprendre, rassurez-vous.

Les thèmes abordés sont vraiment très noirs : conflits familiaux, querelles de voisinage, suicide, pédophilie, meurtre, bref, pas besoin de vous en dire davantage pour vous dresser le tableau. J’ai surtout apprécié le côté « petit village nordique où tout le monde sait tout sur tout le monde » et où rien ne reste secret bien longtemps (la femme du policier en charge de l’affaire est en fait la meilleure amie de la mère de la petite fille assassinée, z’avez compris?). C’est un peu comme les feux de l’amour Suédois en plus dramatique. On ne se doute pas du tout de la personne qui se cache derrière ce meurtre infâme, et tous les événements qui paraissent si disparates depuis le début se rejoignent d’un coup en une cohérence infaillible (Ah! C’était donc ça!).

Malgré la lourdeur et la noirceur du récit, je ne peux pas nier que ce livre a été un véritable coup de coeur pour moi. Une petite pépite qui me trotte encore dans la tête, plusieurs dizaines de jours après en avoir terminé l’écoute. Je ne sais pas si c’est le format audio qui a rendu cette expérience très marquante, mais quoi qu’il en soit, j’ai tout de suite rajouté « Le tailleur de pierre » dans ma Wishlist. Rien à faire, il me le faut physiquement parlant dans ma bibliothèque.

Après en avoir fait le retour auprès de ma collègue, voilà qu’elle m’apprend que ce livre fait en fait partie d’une loooooongue saga qui compte jusqu’à présent neuf tomes! NEUF! Les personnages principaux restent les mêmes au fil des histoires mais ils peuvent apparemment se lire indépendamment les uns des autres. Bon, pas de bol, « Le tailleur de pierre » est le troisième de la série, mais qu’à cela ne tienne, je commencerai par le premier (« La princesse des glaces ») dans pas très longtemps, ça c’est sûr!

Notez enfin qu’il existe une série créée par et pour la télé sur base de scénarii de Camilla Läckberg : « Les enquêtes d’Erica ». Affaire à suivre!

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un chef d’oeuvre littéraire, « Le tailleur de pierre » de Camilla Läckberg aura au moins le mérite de se faire une place dans un coin de votre tête et de ne jamais en sortir. Touchant, émouvant, dégoûtant, intéressant, ce roman a toutes les qualités requises pour vous faire passer un moment de lecture (ou d’écoute ^^) intense. Coup de cœur!

Notation : ♥♥♥♥♥