La tour des anges – Philip Pullman

product_9782070541898_195x320Auteur : Philip Pullman

Edition : Folio Junior

Genre : Fantasy Jeunesse

Langue originale : Anglais

Date de parution : 1997

Nombre de pages : 404

ISBN : 978-2-07-054189-8

Tome 3 Le miroir d’ambre

Résumé

« Le jeune Will, à la recherche de son père disparu depuis de longues années, est persuadé d’avoir tué un homme. Dans sa fuite, il franchit une brèche presque invisible qui lui permet de passer dans un monde parallèle. Là, à Cittàgaze, la ville au-delà de l’Aurore, il rencontre Lyra. Ensemble, les deux enfants devront lutter contre les forces obscures du mal et, pour accomplir leur quête, pénétrer dans la mystérieuse tour des Anges.»

L’avis de la Papote

Souvenez-vous. En juin dernier, je vous chantais (ou plutôt je vous tapais sur le clavier de mon ordinateur. Hum) les louanges du premier tome de la saga « A la croisée des mondes : les royaumes du Nord » de Philip Pullman dans cet article (ici). Tout m’avait plu dans ce premier opus : l’univers, les personnages, la plume, les concepts, la réflexion. Je vous quittais en laissant entendre que j’entamerais le deuxième tome en hiver. Eh bien puisque je vous en fais la chronique maintenant, c’est que je n’ai pas pu résister bien longtemps. Et encore, je vous en parle un peu tard, puisque je l’ai lu au mois de septembre. C’est tellement rare quand je lis une saga entièrement (oups, spoiler alert, j’ai déjà lu le tome 3 pardi!) en si peu de temps. C’est la meilleure preuve que je puisse vous donner de la qualité de cette série jeunesse!

Si le premier tome commençait directement dans un monde différent du nôtre avec la petite Lyra, dans ce deuxième opus nous découvrons un nouveau personnage, Will, qui fait partie de notre monde à nous. Alors que deux hommes s’introduisent chez lui pour dérober un bien précieux, Will s’enfuit, après avoir violemment poussé l’un d’entre eux. Dans la rue, alors qu’il cherche un endroit sûr pour se cacher, il découvre une ouverture vers un autre monde.

De nouveau, le chat fit un bond en arrière, mais moins brutalement, avec moins de frayeur cette fois. Après quelques secondes de reniflements, de coups de patte timides, de tressaillements de moustaches, la curiosité l’emporta sur la méfiance. Le chat s’avança … et disparut. Will demeura bouche bée. (p.23)

De toute la saga, je peux vous affirmer que ce deuxième tome est de loin mon préféré. Je pense que la raison principale réside dans l’absence de longueurs, du début à la fin. L’histoire commence dans le vif du sujet, se poursuit avec de très nombreuses scènes d’action, et se termine sur un tel Cliff Hanger que j’ai dû enchaîner de suite avec le troisième tome, sans interruption ! J’ai adoré me retrouver dans notre monde, et j’ai obtenu beaucoup de réponses aux questions que je me posais après avoir refermé le premier opus. Certains termes très spécifiques dans le monde de Lyra, que je ne comprenais qu’à moitié, ont enfin trouvé leur traduction dans notre langage propre. Toute la lumière est faite sur l’existence de mondes parallèles, et les liens se font très vite. Ce tome est loin de la critique habituelle faite aux seconds d’une saga, à savoir qu’ils seraient des liaisons entre le premier et le troisième tome.

Le personnage de Will est particulièrement bien réussi. Il ne fait pas l’unanimité sur la blogo, mais personnellement, je l’ai adoré ! Alors certes, il a parfois des comportements que l’on pourrait qualifier de *pas terrible* (quand il ordonne à Lyra de faire la vaisselle, par exemple. Mouais.), mais il m’a beaucoup plu. Mme Coulter est toujours aussi méprisante, cela va de soi. Les nouveaux personnages sont également incroyablement  bien dépeints! Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas grand-chose à redire à ce niveau-là.

Encore une fois, le deuxième niveau de lecture est assez spectaculaire dans cette histoire. Les enfants se délecteront de l’intrigue passionnante, mais les adultes se questionneront sur des concepts absolument fascinants. Les Spectres, par exemple, qui se nourrissent de poussière et attaquent les adultes en épargnant complètement les enfants, sont terrifiants et présentent beaucoup de points communs avec les détraqueurs de J.K. Rowling.

– Quand un Spectre attrape un adulte, ce n’est pas beau à voir. Il lui mange toute la vie à l’intérieur, en quelques secondes. Je n’ai pas envie de devenir grande, vous pouvez me croire. Au début, quand ils comprennent ce qui se passe, les adultes ont peur, ils hurlent, ils pleurent ou ils essayent de regarder ailleurs, pour faire comme si ce n’était pas vrai. Mais c’est déjà trop tard. Et personne ne veut s’approcher pour les aider; ils sont tout seuls. Au bout d’un moment, ils deviennent tout pâles et ils ne bougent plus. Ils sont toujours vivants, mais c’est comme si on les avait dévorés de l’intérieur. Quand on les regarde dans les yeux, on voit l’arrière de leur crâne. C’est tout vide. (p.80-81)

Les messages sont profonds, les sens cachés sont nombreux, les thèmes abordés sont universels et posent question depuis des centaines d’années. Je suis tombée sous le charme de cette saga, j’encourage tout le monde à la lire depuis que je l’ai terminée. Restez connectés, je vous parle du troisième tome très bientôt !

La tour des Anges reste dans la lignée de son prédécesseur : un livre destiné aux petits comme aux plus grands, à la plume incroyablement belle, aux thématiques profondes. Une oeuvre à la densité incroyable, un chef d’oeuvre de la littérature jeunesse. A lire, à relire, à chérir longtemps.

Notation : ♥♥♥♥♥

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Sauveur & fils saison 1 – Marie-Aude Murail

Sauveur-fils

Auteur : Marie – Aude Murail

Edition : L’école des loisirs

Genre : Jeunesse

Langue originale : Français

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 329

ISBN : 978-2-211-22833-6

Tome 2 Sauveur & fils – saison 2

Résumé

«Quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…
Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien.
Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien. Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ?»

L’avis de la Papote

Si vous vous intéressez un tant soit peu aux sorties livresques récentes, vous n’êtes certainement pas passés à côté de cette série de livres trop mignonne, mettant en avant un cochon d’inde (et oui, petit FAIL de la maison d’édition. La bestiole sur la couverture, ce n’est pas un hamster les gars ^^). Sauveur & fils, série jeunesse en quatre tomes (trois tomes sont déjà sortis) écrite par la grande Marie-Aude Murail, fait l’unanimité sur la blogo. Ni une ni deux, comme un gros mouton, je me suis laissée tentée par le premier ouvrage. Et quand Lilian du blog et de la chaîne The book of Lilian (ici et encore ici) m’a proposé de le lire avec lui en lecture commune, je n’ai pas hésité bien longtemps, vous en conviendrez.

Sauveur est un psychologue clinicien Antillais, papa du jeune Lazare. Nous suivons au cours de ce récit le vécu de petits patients aux troubles variés, allant de la scarification à la phobie scolaire en passant par l’énurésie. Mais Sauveur doit lui aussi faire face à la vie et à ses obstacles.

Sauveur ouvrit la porte de la salle d’attente en douceur. Si les gens n’étaient pas prévenus, ils avaient un mouvement de surprise en l’apercevant.

–  Madame Dutilleux?

Madame Dutilleux arrondit les yeux et Margaux baissa les siens.

–  Nous avons rendez-vous. Je suis Sauveur Saint-Yves. C’est par ici. (p.9)

Quelle chouette moment de lecture passé en compagnie de ce livre ! C’est assez déstabilisant au vu des thèmes très forts abordés, mais ce fut pour moi une lecture doudou par excellence. Et je pense que Lilian est du même avis que moi. Dans mon métier, j’ai l’habitude d’être confrontée à toutes sortes de situations sociales précaires et bon nombre des enfants que j’ai eu l’occasion de rencontrer dans le cadre professionnel présentaient des troubles associés à ceux du langage. Ce milieu paramédical, je le connais. Imaginez donc mon intérêt pour les thérapies entreprises dans ce livre.

C’est extrêmement touchant de rencontrer des enfants qui doivent, si tôt déjà dans leur vie, faire face à des situations difficiles. C’est également très important de savoir que le travail d’un psychologue est indispensable dans ces cas-là. Le statut et le rôle des psys est encore aujourd’hui largement méconnu, et bon nombre de parents hésitent encore trop souvent à faire appel à leur service. Avec Sauveur & fils, Marie-Aude Murail dépeint de réelles difficultés actuelles, avec une plume absolument incroyable qui vous fait sourire. Si si, je ne sais pas quelle est sa recette, mais elle est parvenue à me faire rire malgré la noirceur des thèmes abordés ! Nous, lecteurs, avons l’opportunité de nous glisser dans la peau d’une petite souris et d’assister à plusieurs séances de psychothérapie (et ça, Lazare l’a bien compris!), d’observer les bienfaits d’une aide comme celle-là, de prendre conscience de l’importance de l’accompagnement. Rien que pour ça, tout le monde devrait lire ce livre.

J’ai eu un immense coup de coeur pour le personnage de Gabin, cet adolescent de 16 ans qui passe ses nuits sur l’ordinateur, qui fuit les cours et qui se retrouve seul avec une maman très affaiblie psychologiquement. Marie-Aude Murail a réussi à dépeindre avec brio la personnalité de Gabin, les dialogues sont si proches de la réalité, bref un pur kif !

Côté structure, l’autrice a eu l’idée brillantissime de découper son livre en semaines de consultation plutôt qu’en chapitres. Un concept original qui nous plonge dans l’agenda du psy!

Le vendredi matin, Saint-Yves recevait en première heure une maman avec son bébé pleureur. Comme il ne dormait jamais la nuit, elle envisageait la semaine précédente de le jeter par la fenêtre. Ce vendredi, elle parla de se défenestrer elle-même, et Sauveur se demanda si c’était un progrès. Ce fut ensuite le tour d’un papy et d’une mamie à qui leur belle-fille interdisait de voir leurs deux petits-fils. Motif : les grands-parents mangeaient de la viande et allaient à la messe. Elle, elle était végétarienne et athée. « On ne va pas marcher sur la tête pour lui faire plaisir », s’indignaient-ils en choeur. Tous les trois quarts d’heure, Sauveur changeait de drame et d’univers tandis que le niveau de sa boîte à kleenex baissait. ( p.81)

Et puis, même si Sauveur a la vocation d’aider les gens, il n’en reste pas moins un papa et un être humain comme les autres, avec son vécu personnel, ses souffrances, ses désirs aussi. L’histoire de la vie de Sauveur est hyper intéressante, et l’autrice nous en apporte des éléments petit à petit sans trop en dévoiler à chaque fois. Bref, on tourne les pages, on veut savoir ce qui arrive aux patients, à Sauveur, à Lazare, à Gabin. Une pépite !

Vous l’aurez compris, j’ai adoré cette lecture, et j’entame à l’instant le deuxième tome de la série, toujours en lecture commune avec Lilian. On ne refait pas une équipe qui gagne!

Sauveur & fils fait partie de ces ouvrages de la littérature jeunesse qu’il faut mettre entre toutes les mains. Les plus jeunes y verront une occasion d’augmenter leur empathie, de faire la connaissance de personnages en lutte contre la vie. Les plus grands y verront l’opportunité de découvrir l’importance des psychologues, même (et surtout) pour les enfants. 

Notation : ♥♥♥♥

Orages – Estelle Tharreau

51P2n5zNIeL._SX210_Auteur : Estelle Tharreau

Edition : Taurnada

Genre : Thriller

Langue originale : Français

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 268

ISBN : 978-2-37258-016-8

Résumé

«Si vous éleviez seule une fille de seize ans et que votre petit ami devenait trop encombrant, refuseriez-vous un travail et une belle maison dans un village de carte postale où tout le monde semble prêt à vous aider ? Il est probable que non. Pourtant, vous auriez tort !
Les nuits d’orage peuvent s’avérer mortelles pour qui ne sait pas lire entre les lignes du présent et celles d’un passé enfoui depuis plus d’un siècle dans un cahier d’écolier jauni et écorné.»

L’avis de la Papote

La maison d’édition Taurnada m’a contactée cet été afin de me faire découvrir le roman d’une autrice prometteuse, Estelle Tharreau. Un thriller avec des secrets familiaux, il n’en fallait pas beaucoup pour me convaincre. Et je ne regrette pas un seul instant d’avoir accepté de lire ce roman!

Béatrice est une jeune femme devenue maman très -trop- jeune. Sa vie amoureuse est un véritable désastre et elle décide de tout plaquer pour recommencer ailleurs, avec sa fille Célia âgée de 16 ans. Elles arrivent dans un petit village où tout le monde semble aimable, gentil, serviable. Rapidement, un malaise s’immisce dans le quotidien de Béatrice, qui tente résolument de percer à jour les mystères de ce curieux patelin. Injures, mises en garde, morts inexpliquées viennent ternir ce paysage si beau … en apparence seulement.

Mon histoire ressemble à un soir d’orage. Après une longue journée de canicule, tout se fige dans le calme et le silence jusqu’à ce qu’un souffle de vent nous fasse espérer un moment de fraîcheur. Mais trop vite, les nuages noirs s’amoncellent pour laisser place au déchaînement de la pluie et de la foudre. Lorsque tout s’arrête, nous restons là, suffoquant dans la moiteur. L’orage n’apaise jamais. Tout devait pourtant s’arranger. (p.4)

Quel délice de lecture! Si vous aimez les secrets de famille, les mensonges, les non-dits, les mystères du passé, les coïncidences qui n’en sont probablement pas, alors ce thriller est fait pour vous. Avant de vous donner plus de détails sur ce que j’ai vraiment apprécié dans ce roman, je préfère donner tout de suite les éléments un peu perturbateurs à mon sens. Bah oui, ce serait trop beau…

Première petite épine de cette lecture, la lenteur de la mise en place de l’intrigue. Ce n’est pas le thriller qui vous scotche à votre canapé dès les premières lignes. Il faut attendre, attendre et attendre encore qu’un événement vienne tout chambouler. Après ça, je vous l’accorde, on ne peut plus le lâcher.

Autre petit point dérangeant, Béatrice et Célia mènent l’enquête un peu chacune de leur côté, sans jamais vraiment se douter des découvertes que l’autre a pu faire. Intérieurement, je me suis retenue plus d’une fois de secouer ma liseuse (à défaut de pouvoir réellement secouer les protagonistes) pour qu’elles se PARLENT, m**** à la fin ! Bon, en même temps, le livre aurait à peine frôler les 100 pages si mère et fille se confiaient l’une à l’autre sur l’avancée de leurs découvertes. Allez, je laisse passer pour ce point.

La dernière petite remarque je ferais concerne les dialogues. Vous savez, ces personnes d’un certain âge qui essaient tant bien que mal de paraître jeun’s en utilisant des mots soit disant IN qui ne le sont plus depuis trente ans (dont le mot jeun’s est un parfait exemple, soit dit en passant)? Vous voyez un peu le tableau? Eh bien c’est comme ça que j’ai perçu les dialogues entre Béatrice et Célia. Manque cruel de naturel. L’autrice, pour moi, n’a pas su retranscrire la façon de parler d’une ado actuelle. Et ça m’a un peu fait lever les yeux au plafond.

Sinon, la globalité du roman vaut plutôt la chandelle. Pas de lourdeur dans le style employé, des personnages bien dépeints, des flash-backs par le biais d’un vieux journal retrouvé dans la maison (vous savez à quel point j’adoooore les retours dans le passé), des mystères, de l’action, une belle métaphore avec le temps orageux (si si, le titre a une signification à part entière). Bref, j’ai passé un très chouette moment avec ce livre, et je pense que je me laisserai tenter à l’avenir par d’autres ouvrages de l’autrice. Son livre « L’impasse » me tente d’ailleurs beaucoup, dans la même veine qu’« Orages » d’après le résumé trouvé sur Livraddict.

Un thriller un peu lent à démarrer mais qui ne vous laissera pas indifférent. Amateurs de secrets, de cachotteries et de mystères, « Orages » d’Estelle Tharreau est fait pour vous! A découvrir sur le rebord d’une fenêtre, emmitouflé dans un plaid en pilou, en écoutant l’orage gronder au loin.

Notation : ♥♥♥♥

Dans une coque de noix – Ian McEwan

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Auteur : Ian McEwan

Edition : Gallimard

Genre : Contemporain

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 212

ISBN : 978-2-07-269680-0

Résumé

«À l’étroit dans le ventre de ma mère, alors qu’il ne reste plus que quelques semaines avant mon entrée dans le monde, je veille. J’entends tout. Un complot se trame contre mon père. Ma mère et son amant veulent se débarrasser de lui. La belle, si belle Trudy préfère à mon père, John, poète talentueux en mal de reconnaissance et qui pourtant l’aime à la folie, cet ignare de Claude. Et voilà que j’apprends que Claude n’est autre que mon oncle : le frère de mon père. Un crime passionnel doublé d’un fratricide qui me fera peut-être voir le jour en prison, orphelin pour toujours ! Je dois les en empêcher. » Il y a quelque chose de pourri au royaume d’Angleterre du XXIe siècle? Après L’intérêt de l’enfant, Ian McEwan n’en finit pas de surprendre et compose ici, dans un bref roman à l’intensité remarquable, une brillante réécriture d’Hamlet in utero.»

L’avis de la Papote

Lorsque François Busnel a présenté ce livre dans une émission « La grande librairie », j’ai tout de suite été séduite par l’intrigue hyper originale. Un foetus qui raconte ce qu’il entend autour de lui et qui veut empêcher le meurtre de son père? Avouez que c’est quand-même vachement accrocheur comme idée! Et puis François Busnel a l’art de me faire craquer pour beaucoup d’ouvrages. Sa manière de les présenter, de mener le débat avec les auteurs qui parlent de leur livre, ça le fait complètement pour moi. Je craque (beaucoup) trop souvent. Dans une coque de noix de Ian McEwan n’a d’ailleurs pas traîné trop longtemps dans ma PAL, à peine quelques semaines et je commençais ma lecture, impatiente de découvrir la plume de l’auteur.

Me voici donc, la tête en bas dans une femme. Les bras patiemment croisés, attendant, attendant et me demandant à l’intérieur de qui je suis, dans quoi je suis embarqué. (p.13)

Mon sentiment fut très partagé en refermant ce livre. L’ambiance était loin d’être celle que j’imaginais. Avec un meurtre en préparation, je m’attendais à un beau suspense, un page turner de malade, un rythme de lecture effréné. Eh ben non. Rien de tout ça finalement. Certaines scènes sont un peu malsaines et manquent de cohérence à mon goût. Exemple: Trudy, la jolie maman blonde, qui boit de l’alcool enceinte et qui vit dans une maison délabrée pleine de détritus, écoute des conférences podcastées sur l’état du monde et des livres audio d’accomplissement personnel. Mouais, ça me paraît un peu louche tout ça.

Ce foetus qui réfléchit, c’est plutôt perturbant au premier abord. Ma grossesse avait pris fin depuis quelques mois déjà, et j’avais beaucoup de peine à imaginer un petit être doté d’une raison incroyablement construite. On est d’accord, là n’est pas la question de démontrer qu’un foetus pense et peut avoir des réflexions poussées sur le monde qu’il perçoit au travers de la paroi utérine, mais tout de même, le côté cartésien de mon esprit avait du mal à lâcher prise.

Ce sont ces réflexions justement qui m’ont dérangée pendant la lecture. L’auteur n’hésite pas, à de très (trop) nombreuses reprises, à donner des points de vue personnels (ou pas d’ailleurs) à travers ce foetus qui cassent complètement le rythme de l’intrigue, selon moi. Petit à petit, on en apprend plus, et puis PAF une réflexion sur l’écologie par-ci, une réflexion sur le terrorisme par-là, et me voilà perdue dans les méandres d’une pensée qui ne m’intéresse pas plus que ça finalement. Je veux juste savoir si l’oncle va tuer le père, pas à quel rythme fondent les glaciers d’après le podcast qu’a écouté la mère la veille. Pigé?

Quant à l’espoir : j’ai entendu beaucoup de choses sur les récents massacres au nom d’une vie rêvée dans l’au-delà. Chaos dans ce monde, béatitude dans le suivant. Des jeunes gens avec une barbe toute neuve, une peau magnifique et des armes de guerre sur le boulevard Voltaire, qui regardaient droit dans les yeux magnifiques, incrédules, d’autres jeunes de la même génération. Ce n’est pas la haine qui a tué les innocents, mais la foi, ce fantôme insatiable encore vénéré, même dans les quartiers les plus paisibles. (p.174)

Je ne peux pas remettre en question la profondeur de ces réflexions, bien au contraire, mais je ne m’attendais pas à en trouver autant. La beauté de l’écriture, le choix des mots, les tournures de phrases sont évidemment à souligner. Le style de Ian McEwan est magnifique, j’en conviens. Je suis ravie d’avoir pu découvrir sa plume (traduite mais bon ça compte quand-même), même si ce livre est un peu l’ovni de ma bibliothèque.

Pour finir, je ne peux rien vous dire concernant l’aspect réécriture d’Hamlet de William Shakespeare, tout simplement parce que je n’ai jamais lu Hamlet. Je ne sais pas du tout à quel point l’histoire de Ian McEwan lui est fidèle, et je ne peux que vous encourager à commenter cet article si vous avez la possibilité d’en faire une comparaison, cela m’intéresse évidemment beaucoup!

Pour celles et ceux qui apprécient la plume d’Ian McEwan, vous serez ravis d’ajouter Dans une coque de noix à votre palmarès. Malgré l’intrigue originale laissant planer une atmosphère pleine de suspense et de rebondissement, il n’en est rien… Une belle lecture, mais j’en attendais probablement de trop.

Notation : ♥♥♥♥♥

Matilda – Roald Dahl

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Auteur : Roald Dahl

Edition : Folio Junior

Genre : Jeunesse

Langue originale : Anglais

Date de parution : 1988

Nombre de pages : 257

ISBN : 978-2-07-057696-8

Résumé

«A l’âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d’être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d’une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l’école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Sous la plume acerbe et tendre de Roald Dahl, les événements se précipitent, étranges, terribles, hilarants. Une vision décapante du monde des adultes !»

L’avis de la Papote

Aaaaaah, Matilda, Matilda… C’était LE film de mon enfance. Aujourd’hui encore, je pourrais vous réciter les dialogues que je connais sur le bout des doigts, vous chantonner la bande originale et vous décrire le scénario comme si c’était moi qui l’avais écrit ! Matilda était l’un de ces films qui tournait en boucle pendant mes devoirs, mes sessions de jeux, de dessins, comme un bruit de fond rassurant. Je ne savais évidemment pas à l’époque que cette oeuvre génialissime du grand écran était en fait tirée d’un livre. C’est seulement lors de ma découverte de Roald Dahl, bien des années plus tard, que je l’ai appris.

J’avais très envie de revoir le film cette année, une façon indéniable de replonger l’histoire de quelques instants dans les tendres souvenirs de mon enfance. Mais, en bonne passionnée de lecture que je suis, j’ai plutôt pris le parti de suivre l’exemple de Matilda et de me réfugier dans le livre.

Matilda est une petit fille de 5 ans qui, avouons-le, n’a pas eu beaucoup de chance jusqu’à présent. Née dans une famille qui ne pense qu’à la réussite financière, peu importe le chemin (honnête ou pas) pour y arriver, elle passe son temps à fuir les émissions de télévision sans grand intérêt et se réfugie à la bibliothèque pour dévorer les livres. Parce que, oui, à 5 ans, Matilda lit du Charles Dickens. Si, Si.

– Papa, dit-elle, tu crois que tu pourrais m’acheter un livre?

– Un livre? dit-il. Qu’est-ce que tu veux faire d’un livre, pétard de sort !

– Le lire, papa.

– Et la télé, ça te suffit pas? Vingt dieux! on a une belle télé avec un écran de 56, et toi tu réclames des bouquins! Tu as tout de l’enfant gâtée, ma fille.  (p.11-p.12)

J’ai bien évidemment adoré cette lecture. J’étais rassurée de constater que le film est assez fidèle à l’oeuvre originale de Roald Dahl. Immersion totale et réussie donc dans cet univers que j’adorais tant! A l’exception de quelques ajouts de scènes et de quelques personnages secondaires, on s’y retrouve complètement. Notamment ce fameux Bruce, qui a eu le malheur de manger une part du gâteau au chocolat de Mlle Legourdin. Vous vous souvenez de cette scène? Eh bien dans le livre, en tout cas dans la traduction française, ce petit garçon s’appelle… Julien. Mouais.

Les personnages sont tels que je les percevais dans le film : une Matilda attachante et désireuse d’évoluer malgré le milieu familial très peu adapté à ses besoins, des Verdebois complètement à côté de la plaque, en bons spécimens de la société de consommation, une Mlle Candy adorable, douce, empathique et dévouée à son métier et, ne l’oublions pas celle-là, une Mlle Legourdin ignoble, sans vergogne, directrice impitoyable qui n’hésite pas à user de sa position de supérieure pour faire régner la terreur dans son établissement.

J’ai encore une fois été séduite par l’écriture de Roald Dahl. Un véritable conteur d’histoires, avec des phrases simples mais vraies, des dialogues finement construits, une construction rythmée. J’ai retrouvé les thèmes si chers à son coeur : un enfant incompris, à qui il arrive des aventures extraordinaires, une remise en question de la société avec une emphase sur les déboires de la télévision, peut-être aussi une remise en question du système scolaire et, bien sûr, une belle HAPPY END comme on les aime.

Bref, malgré la date de parution de ce roman (1988, cette histoire est plus âgée que moi!), je l’ai trouvé d’une actualité cinglante. Ce n’est pas ça, la définition d’un classique de la littérature? Un livre qui traverse le temps sans prendre une ride?

Amateur d’excellente littérature jeunesse, régalez-vous avec Matilda de Roald Dahl. Encore un conte merveilleux, des thèmes on ne peut plus actuels, une histoire qui ravira petits et grands et qui continuera de persister. Belle lecture!

Notation : ♥♥♥♥

La voyageuse: tome 1 – Iman Eyitayo

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Auteur : Iman Eyitayo

Edition : CreateSpace

Genre : Romance – Fantastique

Langue originale : Français

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 248

ISBN : 978-1548588687

Résumé

«À 18 ans, Kanyin vient de terminer son lycée avec brio et ne tient plus en place à l’idée d’entrer enfin à l’université. Toutefois, lorsque sa mère lui annonce qu’elle doit passer ses vacances au Bénin, auprès de son père, sa bonne humeur s’évapore. Ce dernier étant constamment accaparé par son métier de chirurgien, la jeune fille s’attend à deux mois d’ennui et de solitude. Elle ne prévoyait certainement pas retrouver un vieil ami d’enfance dans une situation plus qu’inattendue : dans le coma. Et elle s’attendait encore moins à ce qu’en le touchant, elle se retrouve projetée dans un endroit des plus étranges…»

L’avis de la Papote

Cette fois-ci, c’est l’autrice qui m’a directement proposé de découvrir le premier tome de « Voyageuse », une romance fantastique young adult. Avouez-le, vous aussi vous auriez accepté sans hésitation à la lecture de ce résumé. Parce que même si la romance et moi on n’est pas très copains, il faut bien dire ce qui est : se retrouver dans un autre monde simplement en touchant un jeune homme dans le coma, c’est assez intriguant… C’est donc plutôt le côté fantastique de l’intrigue qui m’a happée.

Nous suivons donc Kanyin, la narratrice, une jeune fille de 18 ans qui se voit forcée de passer l’été avec son-père-le-chirurgien-qui-ne-fait-que-bosser. En arrivant au Bénin, elle découvre que l’un de ses meilleurs amis d’enfance, Jun (pour qui elle avait le béguin OF COURSE), est dans le coma depuis deux semaines. Rusant pour lui rendre visite, elle se retrouve bien malgré elle emportée dans un monde parallèle après avoir touché le bracelet qu’il portait au poignet. Evidemment, les aventures qui vont suivre seront loin d’être de tout repos…

Je clignai des yeux sans comprendre pendant un long moment. Puis, je m’extirpai de la voiture et rejoignis mon père, qui ouvrait les portes du garage :

– Comment ça, dans le coma?

La nouvelle n’avait aucun sens. Jun n’avait que dix-neuf ans, pourquoi serait-il dans un tel état? (p.22)

J’ai passé un très bon moment de lecture avec cet ouvrage. La construction du récit m’a, je dois l’avouer, complètement surprise. J’ai dévoré les pages les unes après les autres, avide de savoir ce qui allait se dérouler sous mes yeux. Un petit page turner qui fait du bien au moral pendant l’été!

L’univers construit est très intéressant bien que difficilement visualisable, si vous voyez ce que je veux dire par là. Selon moi, il manquait quelques descriptions supplémentaires pour rendre le tableau plus clair et moins confus. J’ai parfois ressenti quelques difficultés à imaginer l’endroit… Si vous aimez la culture asiatique, je pense que vous pourriez être séduit par ce monde parallèle. Il y a notamment de nombreuses allusions aux caractères chinois et aux signes astrologiques qui constituent des éléments primordiaux de l’intrigue. Encore une fois, ne vous attendez pas à un univers extrêmement fouillé, mais c’est plaisant à lire malgré tout.

Pour ce qui est de l‘écriture, rien de transcendant au niveau du style employé. Simple mais efficace, suffisant pour un livre Young Adult. Si vous recherchez une écriture marquée, incisive ou au contraire douce et poétique, passez votre chemin! Ce n’est pas pour ça qu’il faut lire « La voyageuse », mais bien pour la construction du récit et l’intrigue qui valent le coup d’être découverts.

Un petit point concernant les personnages. Les deux protagonistes principaux, Kanyin et Jun, m’ont bien souvent agacée de par leur comportement que j’ai rarement compris. Les jet’aime-moi-non-plus, ça m’a un peu gavé… Je pense sincèrement que les adolescents et très jeunes adultes peuvent s’y retrouver, mais à mon âge (ça va hein, j’ai pas encore 30 ans ^^) ça ne l’a pas fait du tout. Certains personnages secondaires m’ont parus mieux construits, plus réalistes et moins clichés. Après, c’est une question de feeling !

Malgré les quelques petits bémols cités dans cette chronique, je vous invite évidemment à découvrir le travail de l’autrice (sur son site ici) et à vous lancer dans ce premier tome de saga afin de vous en faire votre propre avis! L’important, c’est que j’ai passé un très bon moment en compagnie de Kanyin, Jun et les autres et que, malgré tout, j’ai quand-même envie de connaître la suite de l’histoire …

La voyageuse, premier tome d’une saga fantastique Young Adult, vous transportera dans un univers original bien que trop peu exploité à mon goût. Un très bon page turner qui vous fera passer un agréable moment !

Notation : ♥♥♥♥♥

Les forêts d’Acora – Thomas Clearlake

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Auteur : Thomas Clearlake

Edition : Moonlight

Genre : Science-fiction – Fantasy

Langue originale : Français

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 362

ISBN : 978-2-9561316-0-1

Tome 2 Sur le seuil des mondes

Résumé

«Dans un futur très lointain, aux confins de l’univers, à des milliers de cycles-lumière de notre galaxie… De mystérieux objets célestes viennent de s’écraser sur une planète du nom d’Acora. Sous le sceau de l’Alliance universelle secrète, trois agents y sont envoyés en mission. Leur objectif : entrer en contact avec un ordre siégeant au sein d’une cité-monastère perdue dans les montagnes. Les rudes conditions du protocole autarcique en vigueur sur cette planète vont rendre le voyage des plus périlleux. Des profondes forêts jusqu’aux vallées de glace, en passant par les déserts, les trois émissaires vont être mis à l’épreuve malgré eux. Mais ils ne sont pas les seuls à chercher à rejoindre la cité-monastère. La plus terrible des menaces qu’ait connu l’Univers les poursuit dans l’ombre…»

L’avis de la Papote

La science-fiction et moi, on n’a jamais fait bon ménage. C’est comme la fantasy un peu trop riche, je trouve ça toujours beaucoup trop complexe, trop long pour comprendre l’univers, pour retenir les termes spécifiques qui définissent des peuples ou des royaumes. Et c’est bien dommage pour une lectrice telle que moi qui SURKIFFE la littérature de l’imaginaire. Dès que cela devient trop poussé, très peu pour moi.

Quand la toute jeune maison d’édition Moonlight m’a proposé de recevoir et de lire « Les forêts d’Acora » écrit par Thomas Clearlake, j’ai tout de suite été … sceptique. Je comptais gentiment décliner leur offre, mais ils ont eu  l’excellente idée d’inclure dans leur mail le premier chapitre de l’ouvrage. Et, contre toute attente, je me suis laissée emporter par ce début de récit!

« Les forêts d’Acora » est le premier tome de la saga « Au-delà des étoiles ». Dans ce Space Opera, on suit les aventures de Jaadhur, Esval et Hoggar qui ont pour mission de se rendre sur la planète Acora afin de récupérer un objet mystérieux dans un monastère. Evidemment, l’objet en question est convoité par d’autres personnes aux intentions plutôt… mauvaises. De la réussite de ces trois émissaires dépend l’avenir de l’Univers tout entier. Sympa, hein?

Les faits qui vont être évoqués à travers les lignes de ce manuscrit prennent place dans les galaxies de notre nouveau cosmos, situé à des milliards de cycles-lumière de la Voie lactée… et de la Terre, qui vit l’Homme naître, grandir, et partir coloniser les confins… (p.9)

De prime abord, je dirais que c’est une lecture TRÈS complexe. En tout cas, c’est le sentiment que j’ai éprouvé pendant toute ma lecture. N’y voyez là aucune critique négative, mais simplement un sentiment tout à fait personnel et subjectif. Je pense que je me suis enfin sentie à l’aise avec l’univers à la fin du récit. Vous êtes prévenus, ce n’est probablement pas un livre fait pour vous si vous êtes comme moi des novices en science-fiction. L’univers est tellement riche, tellement complexe, tellement difficile à imaginer (en tout cas ça l’a été pour moi) que je m’y suis souvent perdue. D’ailleurs, à la fin du livre, vous pourrez trouver un lexique reprenant tous les termes inventés par l’auteur pour caractériser les lieux, les peuples, les planètes, les systèmes métriques et autres. Et les nombreux allers et retours vers cette annexe ont cassé mon rythme de lecture… J’ai également eu beaucoup de peine à m’attacher aux personnages. Je n’avais pas forcément envie de savoir ce qui allait leur arriver. Bref, vous l’aurez compris, j’ai pris le risque de sortir de ma zone de confort et ça ne l’a pas trop fait avec moi.

Cela étant dit, il me paraît très important de souligner l’important travail de création fourni par Thomas Clearlake. L’univers est extrêmement fouillé et je pense que les amateurs de science-fiction y trouveront leur bonheur. L’objet livre est absolument irréprochable, vous trouverez même une double page en couleur dans l’annexe décrivant la carte du nouveau cosmos. Ne vous contentez donc pas de mon avis en demi-teinte, tentez l’expérience si le coeur vous en dit!

Les forêts d’Acora n’a pas réussi à me convertir définitivement en amatrice de Space Opera. L’univers trop complexe a eu raison de moi. Perdue, je n’ai pas pu m’attacher aux personnages et à l’intrigue. Je ne le conseille pas aux novices en science-fiction, mais si ce genre littéraire n’a plus de secrets pour vous, alors foncez, vous y trouverez probablement tous les éléments de la bonne pure SF !

Notation : ♥♥♥♥♥