Fangirl – Rainbow Rowell

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Auteur : Rainbow Rowell

Edition : Castelmore

Genre : Contemporain

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 576

ISBN : 978-2-36231-296-0

 

Résumé

« Cath ne vit que pour et par l’écriture. Elle est une fan inconditionnelle de la série de romans à succès Simon Snow… au point de rédiger elle-même les aventures de son héros préféré, en attendant la parution du dernier tome! Elle vit dans une bulle qu’elle ne partage qu’avec Wren, sa soeur jumelle, loin de toute vie sociale. Pourtant, c’est désormais en solo qu’elle devra affronter le monde extérieur. Wren vient de lui annoncer l’impensable : cette année, à la fac, elles feront chambre à part. Cath saura-t-elle s’ouvrir aux autres et profiter de sa vie d’étudiante? Et l’amour, dans tout ça? »

L’avis de la Papote

S’il y a bien un livre qui était dans ma wish list depuis une plombe, c’est Fangirl. Margaud liseuse en a tellement fait l’éloge (ici, ici ou encore ici) qu’il était totalement impensable que je ne m’y intéresse pas. Pourquoi avoir attendu tant d’années avant de me lancer? Excellente question. L’idée d’une romance? La peur que ce soit trop jeunesse à mon goût? Parfois, il n’y a pas vraiment d’explication… Le coeur a ses raisons, que voulez-vous. Puis, il y a quelques jours de ça, Margaud a posté une photo sur Instagram où elle proposait de remporter un exemplaire de Fangirl tout juste sorti en format poche chez Castelmore. Et ce même jour, alors que je me baladais en librairie (pour pas trop changer de d’habitude), je suis tombée nez à nez avec ce roman. Pile devant moi. Il m’attendait, c’est certain. Autant vous dire que je n’avais qu’une hâte, c’était de finir ma lecture en cours pour me plonger dedans illico presto !

Cath est une jeune adulte prête à rejoindre la fac. Plutôt introvertie, fan invétérée de Simon Snow (un peu notre Harry Potter à nous), elle passe tout son temps libre à écrire des fanfictions sur cet univers, écrits qui remportent un franc succès sur la toile. Mais son entrée à la Fac va quelque peu bouleverser ses habitudes et la confronter comme jamais au monde réel.

Un garçon se trouvait chez elle. Cath leva les yeux vers le numéro peint sur la porte, avant de relire le papier sur lequel étaient inscrites les références de la chambre qu’on lui avait attribuée. « Pound Hall, 913. » Elle était bien au 913, pas de doute là-dessus, mais pour Pound Hall, elle en était moins sûre : les dortoirs se ressemblaient comme autant de gouttes d’eau, ici, à l’instar des tours de gériatrie dans lesquelles l’Etat parque les personnes âgées. Peut-être Cath devrait-elle joindre son père avant qu’il monte le reste des cartons… (p.11)

J’ai eu le coup de foudre pour cette histoire que j’ai dévorée en même pas trois jours ! Pour reprendre l’expression de Margaud, ce livre est un chocolat chaud livresque. Si j’avais attendu l’hiver pour le découvrir (oui parce que l’intrigue se déroule sur la période automne-hiver, important de le préciser), mon niveau de surkiffance aurait atteint des sommets, j’en suis certaine! J’ai absolument tout aimé dans ce livre : l’histoire, la plume, le monde de la fanfiction, l’ambiance universitaire, les personnages, le découpage original des chapitres… Je m’égare, je m’emporte, autant pour moi. Reprenons.

Parlons tout d’abord de l’intrigue. Rien de folichon à l’horizon : juste l’histoire d’une jeune adulte un peu coincée qui préfère passer sa soirée à écrire des récits fantastiques plutôt que de se mêler à la société, qui préfère manger des barres protéinées cachées sous son lit plutôt que d’affronter le monde terrible de la cafétéria de la fac, qui cherche le moins de contact possible avec le monde réel puisque l’univers de Simon Snow est teeeeeeellement mieux. Une petite histoire d’amour qui se profile, des aventures de fac, des cours hyper motivants, bref, comme je le disais, la vie normale quoi. Mais ça fait du bien aussi, de lire des histoires sur la vie normale! Et puis, me retrouver dans cette ambiance universitaire que j’ai quittée il y a cinq ans maintenant, ça m’a rappelé tant de souvenirs … #nostalgiequandtunoustiens.

Niveau personnages, Cath, c’est moi. Alors non, je n’étais pas comme ça en entrant à l’université, mais j’étais bien comme ça au début de mon adolescence. Alors évidemment, je m’y suis attachée à cette petite Cath. Je m’y suis retrouvée à bien des niveaux. J’arrivais à la comprendre, à me mettre à sa place, à vouloir l’épauler et lui dire : « t’inquiète ma vieille, I get it« . Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de coeur pour un personnage féminin. Et puis les autres personnages sont tout aussi intéressants et riches : Reagan, sa coloc’ un peu timbrée qui fait sourire, Lévi, le mec qu’on aurait voulu connaître nous aussi à la fac, Wren, la soeur à claques qu’on a jamais eue, bref, un beau petit monde!

Je ne sais pas vous, mais personnellement, je n’ai jamais été branchée fanfiction. Peut-être ne savez-vous même pas ce qu’est la fanfiction. Vous écrivez de la fanfiction si vous vous inspirez de l’univers d’un auteur pour écrire : vous pouvez emprunter ses personnages et les faire évoluer dans différentes directions, vous pouvez écrire une suite ou un préquel à une saga, inventer des histoires d’amour entre des personnages, etc. Evidemment, sur le net, vous trouverez des milliers de fanfictions sur Harry Potter, le Seigneur des Anneaux et encore plein d’autres univers. En fait, je ne connaissais pas l’existence des fanfictions quand j’étais adolescente. Sinon j’aurais probablement mordu à l’hameçon. Moi qui aime tant écrire, je pense que j’aurais adoré cet engouement. Du coup, en lisant Fangirl, j’ai appris un tas de trucs que je ne savais pas. Ça soulève beaucoup de questionnements intéressants, comme le plagiat par exemple. Et même si je ne lis et n’écris toujours pas de fanfiction (rien à faire, pour moi l’univers n’existe que dans l’esprit de l’auteur), je trouve ça fantastique que ça encourage des milliers de personnes à écrire ! Et puis, Cath n’écrit pas n’importe quel genre de fanfiction. Elle écrit en fond de romance entre Simon… Et Baz ! Et oui, une romance entre deux jeunes garçons, ça fait du bien de voir ça !

Je terminerai par faire l’éloge de la plume de Rainbow Rowell. C’était mon premier livre de cette autrice (non, je n’ai pas lu Eleanor & Park, ne me jetez pas la pierre…) et je n’ai vraiment pas été déçue par son style! Et ce découpage en chapitres entrecoupés de passages de fanfiction, c’est juste brillantissime. D’ailleurs, Carry on, la fanfiction de Cath, a été écrite par Rainbow Rowell et je pense bien me la procurer prochainement!

Laissez vous séduire par Fangirl, un livre qui ne me promettait rien et qui m’a pourtant apporté tant d’émotions ! Si je peux me permettre, achetez ce livre, attendez la rentrée scolaire, et lisez-le sous la couette avec un chocolat chaud. Bonheur suprême garanti! 

Notation : ♥♥♥♥♥

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La liste de mes envies – Grégoire Delacourt

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Auteur : Grégoire Delacourt

Edition : Le livre de poche

Genre : Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 184

ISBN : 978-2-253-16853-9

 

Résumé

« Les femmes pressentent toujours ces choses-là. Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu’elle peut désormais s’offrir tout ce qu’elle veut, elle se pose la question : n’y a-t-il pas beaucoup plus à perdre? »

L’avis de la Papote

Ma passion pour la lecture est née d’une formidable rencontre, il y a de très nombreuses années. Vous savez, LA rencontre que tous les lecteurs cherchent assidûment, celle qui bouleverse une vie, qui chamboule l’existence. Enfant, j’ai rencontré Harry Potter, et la lecture ne m’a plus jamais quittée. Il y a de ces livres que l’on achète par hasard, sans trop pouvoir se l’expliquer. D’autres que l’on met dans notre Wishlist parce que tout le monde en parle et qu’ils attisent notre curiosité. Certains encore nous sont offerts par des êtres chers. Si j’ai bien appris quelque chose dans ma vie de lectrice, c’est que ces merveilleuses rencontres ne se calculent pas. Plus on la recherche, moins on est susceptible de recevoir cette claque littéraire qui nous retourne le coeur.

C’est en début de soirée, le premier jour d’un repos bien mérité, que j’ai sorti « La liste de mes envies » de ma bibliothèque. Je voulais une lecture courte, doudou, qui m’enveloppe dans un nuage de coton sans mettre mes émotions sens dessus dessous. Il avait rejoint mes étagères quelques jours plus tôt, offert à l’occasion de mon anniversaire. Je me suis posée dans le canapé, prête à mettre mon cerveau en pause. Ce soir-là eut lieu l’une des plus belles rencontres littéraires de ma vie.

Jocelyne est une femme de quarante-sept ans, mariée, deux grands enfants. Elle tient une mercerie à Arras, et partage sa passion pour les beaux tissus et les boutons sur son blog. Sa petite vie bien rangée basculera le jour où elle gagne 18 millions d’euros à la loterie. Que faire de tout cet argent? Elle commence par écrire la liste de ses besoins, de ses envies, de ses folies… et se demande si finalement, les plus belles choses de la vie ne s’achètent pas si facilement.

On se ment toujours. Je sais bien, par exemple, que je ne suis pas jolie. Je n’ai pas des yeux bleus dans lesquels les hommes se contemplent ; dans lesquels ils ont envie de se noyer pour qu’on plonge les sauver. Je n’ai pas la taille mannequin ; je suis du genre pulpeuse, enrobée même. De genre qui occupe une place et demie. J’ai un corps dont les bras d’un homme de taille moyenne ne peuvent pas tout à fait faire le tour. Je n’ai pas la grâce de celles à qui l’on murmure des longues phrases, avec des soupirs en guise de ponctuation ; non. J’appelle plutôt la phrase courte. La formule brutale. L’os du désir, sans la couenne ; sans le gras confortable. (p.11)

« La liste de mes envies » n’est pas une lecture doudou, feel good. Elle m’a bousculée. C’était la bonne lecture, au bon moment. C’était la rencontre que je voulais faire depuis longtemps et qui est arrivée, sans que je ne l’attende, sans que je ne la recherche volontairement. Grégoire Delacourt a dépeint une femme si différente de moi et pourtant si proche. Un personnage émouvant, fort malgré sa faiblesse apparente, heureuse malgré la banalité de sa vie. Je me suis retrouvée en elle. J’avais envie de la voir, de lui parler, de lire son blog. Une femme fictionnelle et pourtant férocement réelle.

La force du récit ne réside pas seulement dans ce personnage féminin. La plume de Grégoire Delacourt est difficile à décrire, mais elle a su me toucher en plein coeur. Il s’en dégage une douce poésie, et une cruauté brutale parfois. Des mots justes, qui résonnent en vous encore longtemps après leur lecture. Des phrases tissées avec passion, menant à un patchwork d’émotions : j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai soupiré de désespoir, j’ai espéré, j’ai dressé la liste de mes envies.

Le coup de coeur est de mise pour ce roman. Il pose les bonnes questions, amène à une profonde réflexion sur notre vie, renverse les idées reçues. Non, gagner à la loterie n’est pas toujours un cadeau. L’argent n’est pas le but d’une vie heureuse, l’argent divise, et si vous n’en êtes pas convaincus, lisez « La liste de mes envies ».

Notation : ♥♥♥♥♥

La disparition de Stephanie Mailer – Joël Dicker

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Auteur : Joël Dicker

Edition : de Fallois

Genre : Contemporain – Thriller

Langue originale : Français

Date de parution : 2018

Nombre de pages : 635

ISBN : 979-10-321-0200-8

Résumé

« 30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’Etat de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres. L’enquête, confiée à la police d’Etat, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration. Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque. Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu’a-t-elle découvert ? Et surtout : que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ? »

L’avis de la Papote

Ah, un nouveau Joël Dicker! Après avoir dévoré « La vérité sur l’affaire Harry Québert » et « Le livre des Baltimore », j’attendais ce nouveau roman de l’auteur Suisse avec la plus grande impatience. Si vous êtes dans le même cas que moi, vous vous êtes probablement jeté sur « La disparition de Stephanie Mailer » le jour de sa sortie, l’avez probablement lu dans la foulée, et regardé toutes les interviews de Dicker que l’on peut retrouver sur le net. Hein oui? C’est ce que moi j’ai fait, en tout cas. Je suis même allée l’écouter en conférence à la librairie Molière de Charleroi, et poireauté deux heures avec une crève à tuer un éléphant pour avoir une dédicace, certes sommaire, mais une dédicace tout de même. Alors, que vaut-il vraiment ce nouveau roman?

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Photo : La papote livresque © 

Joël Dicker plonge son lecteur au coeur d’une petite ville fictionnelle des Hamptons (eh non, Orphea n’existe pas!), un lieu paisible et presque paradisiaque si un quadruple meurtre n’avait pas fait trembler ses habitants un soir d’été en 1994. Les deux flics de l’époque ayant bouclé brillamment l’affaire, tout paraissait réglé une bonne fois pour toutes. C’était sans compter sur la curiosité d’une jeune journaliste, Stephanie Mailer, qui rouvre l’enquête de son côté. Jusqu’à ce qu’elle disparaisse mystérieusement…

Seuls les gens familiers avec la région des Hamptons, dans l’Etat de New York, ont eu vent de ce qui se passa le 30 juillet 1994 à Orphea, petite ville balnéaire huppée du bord de l’océan. Ce soir-là, Orphea inaugurait son tout premier festival de théâtre, et la manifestation, de portée nationale, avait drainé un public important. […] Vers 20 heures, dans le quartier totalement déserté de Penfield, la seule trace de vie était une voiture qui sillonnait lentement les rues abandonnées. Au volant, un homme scrutait les trottoirs, avec des lueurs de panique dans le regard. Il ne s’était jamais senti aussi seul au monde. Personne pour l’aider. Il ne savait plus quoi faire. Il cherchait désespérément sa femme : elle était partie courir et n’était jamais revenue. (p.9)

J’ai fait une erreur de débutante en commençant cette lecture. J’ai absolument voulu la comparer aux deux autres ouvrages de l’auteur que j’avais dévorés et adorés. Note à moi-même : A NE PLUS FAIRE. Un conseil si vous ne l’avez pas encore commencé : partez sans a priori. Parce qu’évidemment, et je ne le dirai qu’une fois puis j’arrête avec mes comparaisons sans lieu d’être, « La disparition de Stephanie Mailer » n’atteint pas le niveau des deux autres. Voilà, c’est dit, maintenant je reprends ma casquette d’objectivité et je vous argumente le tout !

Ce que j’ai préféré dans ce roman, c’est l’originalité de la narration. Les points de vue des différents personnages (et il y en a beaucoup!) s’alternent, et dans le cadre d’une enquête policière, c’était bien joué. Pourquoi? Parce qu’un personnage a vu quelque chose qu’il pensait être insignifiant mais qui prend tout son sens à la lumière de ce qu’un autre personnage a vu, et ainsi de suite. Tout s’enchaîne, on suspecte tout le monde, chaque personnage a sa place, sauf… Dakota et sa famille. Je n’ai pas trop compris ce qu’ils faisaient là. Pour moi, ce sont les seuls personnages qui tombent un peu de nulle part, probablement pour combler un trou dans l’intrigue à un moment donné, mais je ne les trouvais pas indispensables. J’ai espéré jusqu’à la toute fin de l’histoire, mais à moins que je ne sois passée à côté de quelque chose, je ne vois pas trop leur utilité.

Evidemment, l’enquête est très bien menée. Je n’ai pas été capable de trouver le coupable, Dicker a donc bien réussi son coup. Il faut dire que la signature de l’auteur est bien présente dans ce roman : il a un don de conteur incroyable. Ne vous attendez pas à un style très construit et recherché (il y a d’ailleurs pas mal de coquilles dans le texte, argh), même si je le trouve très agréable. Par contre, l’histoire vous attrape et ne vous lâche plus!

Peut-être vous demandez-vous pourquoi ce livre n’est pas classé dans le genre POLAR ou POLICIER. C’est une excellente question, qui a d’ailleurs été posée à maintes reprises  à l’auteur dans les interviews que j’ai pu voir. Pour lui, le but de l’ouvrage était de faire parler un panel important de personnages, de dépeindre leur vie à un moment donné, de raconter leur passé et les obstacles qui ont jonché leurs parcours respectifs. Joël Dicker insiste sur la REPARATION. Il n’a pas voulu en faire un policier, parce que n’étant pas lecteur de ce genre littéraire, il n’a pas voulu trompé le lecteur. Ce livre est d’ailleurs très compliqué à catégoriser… L’enquête reste un prétexte pour une exploration de la profondeur des personnages.

Autre précision : Joël Dicker travaille sans plan d’écriture. Je répète, Joël Dicker travaille sans plan d’écriture. On a du mal à y croire quand on lit ce livre, mais c’est pourtant la vérité. On ne peut qu’applaudir l’exploit !

La disparition de Stephanie Mailer est un roman qui vous tiendra en haleine. Avec des personnages hauts en couleur, une enquête incroyablement bien ficelée, un rythme soutenu. Même si ce n’est pas le meilleur de l’auteur selon moi, cela reste un très bon roman qui m’a fait passé un chouette moment de lecture.

Notation : ♥♥♥♥

Le sourire d’un ange – Marie Nocenti

418tnTrMeAL._SY346_Auteur : Marie Nocenti

Edition : Librinova

Genre : Drame – Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 276

ISBN : 978-10-262-0613-2

Résumé

« Un accident sur la route des vacances et la mort fauche brutalement une famille. Grièvement blessée, Elisa assiste, impuissante, à la mort de son bébé brûlé vif dans l’explosion de sa voiture. S’en suivent des mois de rééducation dans la douleur et la souffrance de l’absence. Malgré l’amour de ses parents, Elisa ne se remet pas de la perte de son enfant et décide d’en finir.
Mais la mort se dérobe quand elle sauve un enfant de la noyade. Lui aussi a perdu un être cher. Un seul regard suffit pour nouer entre les deux personnages un lien plus fort que la mort, unis à jamais par une dette de vie.
Hantée par le regard de l’enfant, Elisa ira jusqu’en Finlande pour le retrouver et tenter de fuir ses propres démons. »

L’avis de la Papote

J’ai eu le plaisir de découvrir cet ouvrage grâce à Marie Nocenti elle-même. Lorsqu’elle m’a demandé de lire son roman et, surtout, lorsque j’ai pris connaissance du résumé, j’ai très vite accepté l’offre, même si je redoutais cette lecture par-dessus tout. Depuis que je suis maman, les livres qui traitent de la mort d’un enfant me bouleversent tant que parfois, je ne parviens même plus à trouver un semblant de sommeil pendant plusieurs jours. On me l’avait pourtant bien dit, la maternité est une inquiétude permanente (heureusement que cela ne se limite pas à ça ^^). D’ailleurs, il m’a fallu plusieurs mois pour le sortir de ma PAL. J’ai attendu le bon moment, celui qui allait me permettre de poursuivre la lecture sans trop de difficultés émotionnelles.

Nous suivons l’histoire d’Elisa, jeune maman à la vie ordinaire jusqu’à ce qu’un terrible accident de la route ne lui enlève son mari et son petit garçon. En parallèle, nous faisons la connaissance d’une autre famille, en Finlande, marquée par une maman souffrante mentalement qui se retrouve en chaise roulante après un accident de moto. Leurs histoires finiront par se croiser lorsqu’Elisa tentera désespérément d’en finir avec son chagrin …

Réveillé en sursaut, Théo se mit à pleurer, ce qui énerva davantage son père. […] Elle tenta d’apaiser le petit garçon en lui donnant un biberon de lait mais l’enfant ne voulut rien savoir et d’un geste brusque de la main, rejeta le biberon qui heurta le siège conducteur avant de rouler sur le tapis de sol. […] A ce moment-là, alors que Vincent, énervé par le bip strident de l’alarme se retournait pour voir ce qu’elle faisait, une voiture freina brutalement devant lui à cause d’un nouveau ralentissement. Lorsqu’il porta de nouveau son regard sur la route, il était déjà trop tard pour éviter la collision. (p.19-20)

J’ai lu quelques très bons avis sur ce livre mais, pour ma part, la lecture fut très mitigée, pour plusieurs raisons bien différentes.

D’abord, j’ai envie d’insister sur le fait que, pour moi, et uniquement en ce qui ME concerne, la plume de l’autrice manque un peu de maturité. Très simple, mais là n’est pas le problème. Les thèmes abordés dans ce livre sont dramatiques : la mort, le deuil, le suicide, le handicap, pour ne citer que ceux-là. Et le style de l’écriture ne correspond pas du tout à la lourdeur des thèmes abordés. J’aurais préféré plus de sous-entendus, moins d’explications concrètes, plus de poésie, moins de descriptions strictes des états d’âme. Il y a des scènes où la simple évocation aurait suffit, sans entrer dans des détails qui tuent la beauté dans l’horreur, si vous voyez ce que je veux dire. Non? Bon, pour faire simple, je dirais que trop de détails tue l’émotion. Tu comprends mieux, là?

Outre ce détail stylistique, j’ai beaucoup aimé le premier tiers du livre. Le drame, la réaction des proches, le chagrin, le parallèle entre ces deux familles complètement différentes, tout ça m’a séduit au premier abord. Evidemment, mon coeur hypersensible a beaucoup pleuré, pendant ce premier tiers. Une scène magnifique, qui révèle tout le sens du titre d’ailleurs, a vraiment su me toucher de plein fouet. Et puis, la suite ne m’a pas convaincue… Et ce n’est pas bien compliqué de comprendre pourquoi : une romance s’installe là où je ne l’attendais pas du tout, et ça m’a fait lever les yeux au ciel plus d’une fois (c’est plus fort que moi, je n’aime pas les romances…).

Autre point noir pour moi, le personnage d’Elisa et ses réactions parfois incompréhensibles. Je n’ai pas su cerner cette nana, du coup je ne me suis pas attachée à l’héroïne principale du roman, ça n’aide pas, on est bien d’accord sur ce point. Encore une fois, question de feeling personnel.

Vous l’aurez compris, une lecture en demi-teinte qui malgré tout a su toucher certaines cordes sensibles, en tout cas dans le premier tiers de l’histoire. Pour être tout à fait honnête avec vous, mes papoteurs, il m’est arrivé plus d’une fois de passer quelques pages pour aller droit au but, chose que je ne fais JAMAIS. Bref, ça arrive!

Je remercie encore une fois l’autrice pour sa confiance, bien évidemment!

Le sourire d’un ange traite de thèmes très difficiles d’une plume qui me paraît immature et trop directe. N’ayant pas su m’attacher à la principale protagoniste de l’histoire, mon avis reste mitigé mais le premier tiers méritait d’être découvert. A vous de vous faire votre propre avis !

Notation : ♥♥♥♥

Dans une coque de noix – Ian McEwan

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Auteur : Ian McEwan

Edition : Gallimard

Genre : Contemporain

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 212

ISBN : 978-2-07-269680-0

Résumé

«À l’étroit dans le ventre de ma mère, alors qu’il ne reste plus que quelques semaines avant mon entrée dans le monde, je veille. J’entends tout. Un complot se trame contre mon père. Ma mère et son amant veulent se débarrasser de lui. La belle, si belle Trudy préfère à mon père, John, poète talentueux en mal de reconnaissance et qui pourtant l’aime à la folie, cet ignare de Claude. Et voilà que j’apprends que Claude n’est autre que mon oncle : le frère de mon père. Un crime passionnel doublé d’un fratricide qui me fera peut-être voir le jour en prison, orphelin pour toujours ! Je dois les en empêcher. » Il y a quelque chose de pourri au royaume d’Angleterre du XXIe siècle? Après L’intérêt de l’enfant, Ian McEwan n’en finit pas de surprendre et compose ici, dans un bref roman à l’intensité remarquable, une brillante réécriture d’Hamlet in utero.»

L’avis de la Papote

Lorsque François Busnel a présenté ce livre dans une émission « La grande librairie », j’ai tout de suite été séduite par l’intrigue hyper originale. Un foetus qui raconte ce qu’il entend autour de lui et qui veut empêcher le meurtre de son père? Avouez que c’est quand-même vachement accrocheur comme idée! Et puis François Busnel a l’art de me faire craquer pour beaucoup d’ouvrages. Sa manière de les présenter, de mener le débat avec les auteurs qui parlent de leur livre, ça le fait complètement pour moi. Je craque (beaucoup) trop souvent. Dans une coque de noix de Ian McEwan n’a d’ailleurs pas traîné trop longtemps dans ma PAL, à peine quelques semaines et je commençais ma lecture, impatiente de découvrir la plume de l’auteur.

Me voici donc, la tête en bas dans une femme. Les bras patiemment croisés, attendant, attendant et me demandant à l’intérieur de qui je suis, dans quoi je suis embarqué. (p.13)

Mon sentiment fut très partagé en refermant ce livre. L’ambiance était loin d’être celle que j’imaginais. Avec un meurtre en préparation, je m’attendais à un beau suspense, un page turner de malade, un rythme de lecture effréné. Eh ben non. Rien de tout ça finalement. Certaines scènes sont un peu malsaines et manquent de cohérence à mon goût. Exemple: Trudy, la jolie maman blonde, qui boit de l’alcool enceinte et qui vit dans une maison délabrée pleine de détritus, écoute des conférences podcastées sur l’état du monde et des livres audio d’accomplissement personnel. Mouais, ça me paraît un peu louche tout ça.

Ce foetus qui réfléchit, c’est plutôt perturbant au premier abord. Ma grossesse avait pris fin depuis quelques mois déjà, et j’avais beaucoup de peine à imaginer un petit être doté d’une raison incroyablement construite. On est d’accord, là n’est pas la question de démontrer qu’un foetus pense et peut avoir des réflexions poussées sur le monde qu’il perçoit au travers de la paroi utérine, mais tout de même, le côté cartésien de mon esprit avait du mal à lâcher prise.

Ce sont ces réflexions justement qui m’ont dérangée pendant la lecture. L’auteur n’hésite pas, à de très (trop) nombreuses reprises, à donner des points de vue personnels (ou pas d’ailleurs) à travers ce foetus qui cassent complètement le rythme de l’intrigue, selon moi. Petit à petit, on en apprend plus, et puis PAF une réflexion sur l’écologie par-ci, une réflexion sur le terrorisme par-là, et me voilà perdue dans les méandres d’une pensée qui ne m’intéresse pas plus que ça finalement. Je veux juste savoir si l’oncle va tuer le père, pas à quel rythme fondent les glaciers d’après le podcast qu’a écouté la mère la veille. Pigé?

Quant à l’espoir : j’ai entendu beaucoup de choses sur les récents massacres au nom d’une vie rêvée dans l’au-delà. Chaos dans ce monde, béatitude dans le suivant. Des jeunes gens avec une barbe toute neuve, une peau magnifique et des armes de guerre sur le boulevard Voltaire, qui regardaient droit dans les yeux magnifiques, incrédules, d’autres jeunes de la même génération. Ce n’est pas la haine qui a tué les innocents, mais la foi, ce fantôme insatiable encore vénéré, même dans les quartiers les plus paisibles. (p.174)

Je ne peux pas remettre en question la profondeur de ces réflexions, bien au contraire, mais je ne m’attendais pas à en trouver autant. La beauté de l’écriture, le choix des mots, les tournures de phrases sont évidemment à souligner. Le style de Ian McEwan est magnifique, j’en conviens. Je suis ravie d’avoir pu découvrir sa plume (traduite mais bon ça compte quand-même), même si ce livre est un peu l’ovni de ma bibliothèque.

Pour finir, je ne peux rien vous dire concernant l’aspect réécriture d’Hamlet de William Shakespeare, tout simplement parce que je n’ai jamais lu Hamlet. Je ne sais pas du tout à quel point l’histoire de Ian McEwan lui est fidèle, et je ne peux que vous encourager à commenter cet article si vous avez la possibilité d’en faire une comparaison, cela m’intéresse évidemment beaucoup!

Pour celles et ceux qui apprécient la plume d’Ian McEwan, vous serez ravis d’ajouter Dans une coque de noix à votre palmarès. Malgré l’intrigue originale laissant planer une atmosphère pleine de suspense et de rebondissement, il n’en est rien… Une belle lecture, mais j’en attendais probablement de trop.

Notation : ♥♥♥♥♥

Elle vivait dans nos yeux – Sophie Blitman

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Auteur : Sophie Blitman

Edition : Autoédition

Genre : Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 201

ISBN : 978-782955961605

Résumé

« Ils sont amis et croient se connaître. A l’aube de la trentaine, ils se sont installés dans un quotidien tranquille qu’ils n’auraient jamais imaginé voir basculer si brutalement. Mais il est des secrets dont la révélation bouleverse une vie. Aveuglement, perte de repères ou résistance : comment vont-ils réagir, tiraillés entre l’envie de savoir et la peur de ce qu’ils pourraient découvrir ? « Elle vivait dans nos yeux » plonge dans l’intimité d’hommes et de femmes en proie au doute et à la désillusion. Un roman psychologique, sinueux et captivant. »

L’avis de la Papote

J’adore lire des romans auto-édités. Pourquoi? Parce qu’au-delà de la publicité et du succès que peuvent susciter certains ouvrages promus par les maisons d’édition, commencer un livre auto-édité m’invite bien souvent à ouvrir une parenthèse dans ce flot de lectures dont tout le monde parle. D’autant plus quand l’autrice vous contacte personnellement pour découvrir son travail. C’est toujours un immense plaisir, une énorme fierté et une très grande pression également. Oui, parce qu’un auteur qui a pris la décision de contourner le système de publication traditionnel attend bien souvent un véritable retour constructif sur son oeuvre, et pas forcément un coup de pub. Bon, je retrousse mes manches, et je vous en parle sans plus tarder.

Sophie Blitman est agrégée de lettres modernes et journaliste free-lance. « Elle vivait dans nos yeux » est son premier roman. Dans cette histoire, on suit le quotidien d’un groupe de cinq amis, quotidien complètement chamboulé suite à un événement tragique qui les prend de court. Sophie Blitman explore et nous propose alors de découvrir les réactions de chacun face à cet obstacle de la vie. Un roman contemporain psychologique, donc.

Au début de ma lecture, je dois vous avouer que le pari était loin d’être remporté. Il faut attendre la page 54 exactement pour que l’histoire prenne un tournant intéressant. Sur un roman d’à peine 200 pages, ça fait long. L’autrice pose les bases de la personnalité de chacun des personnages, et je comprends bien sûr que ce soit une étape indispensable dans l’écriture d’un roman psychologique. Mais j’ai ressenti un certain déséquilibre au final. J’aurais préféré que la deuxième partie du roman, la plus intéressante, soit plus longue et plus développée. L’autrice, selon moi, ne va pas au bout de sa réflexion. Peut-être dans l’optique de laisser le lecteur se faire sa propre idée de l’évolution des personnages… Le thème abordé est pourtant très intéressant (vous verrez, sans spoil aucun, que le mensonge prend une place prépondérante), mais il m’a manqué quelque chose. J’ai refermé le livre avec ce sentiment de frustration gênant, le même que j’avais ressenti en fermant « Chanson douce » de Leïla Slimani. Je vais finir par croire qu’un bon roman psychologique doit imposer une forme de liberté dans les réflexions finales du lecteur. Mouais, pas totalement convaincue.

Parlons un peu du style. Oui, parce que ça, c’est le gros point fort du roman selon moi. Sophie Blitman mériterait vraiment d’être lue, ne serait-ce que pour la beauté de son écriture. Personnellement, elle m’a complètement séduite. Très fluide, très simple, mais très poétique également.

Camille attend, elle s’applique à faire taire la petite voix lucide au fond d’elle. Mais elle sent bien que le grand A de l’amour qu’elle espérait se rapetisse à vue d’œil. Et que peut-on écrire avec des minuscules?

Un dernier mot sur le travail éditorial, parce que je trouve là aussi que le boulot mérite d’être souligné. La couverture est vraiment très belle, avec une illustration sobre et un toucher doux. La qualité de la reliure est parfaite. Aucun défaut à souligner de ce côté-là. Vous ne verrez absolument pas la différence avec un livre publié via un éditeur. Un objet livre totalement réussi donc selon moi !

Elle vivait dans nos yeux est un roman psychologique qui, malgré ses petits défauts, vous fera passer un très bon moment de lecture. Un auto-édité au style magnifique qui vaut le coup d’être découvert !

Notation : ♥♥♥♥♥

CONCOUUUUUURS !

Eh oui! Je vous fait remporter un exemplaire de ce livre (encore merci à Sophie Blitman pour sa générosité), avec un beau bonus à l’intérieur! Pour connaître les conditions de participation et tenter votre chance, rendez-vous sur la chaîne youtube La papote livresque en cliquant sur la photo ci-dessous!

Update&

Quand souffle le vent du nord – Daniel Glattauer

Auteur : Daniel Glattauercouv22324997

Lecteurs : J.-M. Delhausse – N. Hugo

Edition : Audiolib (paru chez Grasset)

Genre : Contemporain Epistolaire

Langue originale : Allemand

Date de parution : 2010

Heures d’écoute : 5 heures 26 minutes

EAN : 9782356412300

Tome 2 : La septième vague

Résumé

«Un message anodin peut-il bouleverser votre vie ? Leo Leike reçoit par erreur un courriel d’une inconnue, Emmi Rothner. Poliment, il le lui signale. Elle s’excuse et, peu à peu, un dialogue s’engage, une relation se noue. Au fil des courriels, ils éprouvent l’un pour l’autre un intérêt grandissant.
Emmi est mariée, Leo se remet à grand-peine d’un chagrin d’amour. De plus en plus attirés l’un par l’autre, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre.»

L’avis de la Papote

« Quand souffle le vent du nord » est ma deuxième expérience d’écoute de livre. J’avais tellement adoré écouter « Le tailleur de pierre » de Camilla Läckberg que je n’ai pas traîné à commencer un nouveau livre audio. Cette petite romance contemporaine épistolaire me paraissait parfaite pour agrémenter mes trajets en voiture.

L’histoire, relativement peu originale, est la suivante : Emmi décide un jour de mettre fin à son abonnement périodique à un journal. Dans l’envoi du mail, elle se trompe de destinataire. Le message parvient dans la boîte de Leo Leike. S’ensuit une correspondance, un dialogue, le début d’une relation particulière où la vision de l’autre n’est que fantasme et imagination. Schéma classique d’une romance épistolaire moderne.

Cette deuxième expérience en livre audio ne fut pas aussi agréable et riche que la première. D’abord, je dois vous signaler que les romances et moi, ça fait dix. Ce n’est pas du tout mon genre de prédilection et je me dirige très rarement vers ce type d’intrigue. Mais je pense que la raison principale à mon sentiment négatif par rapport à cette écoute découle du format : un échange de mail doit se lire, non pas s’écouter. Entendre mille fois « 30 minutes plus tard. Objet : pas d’objet. Cher Leo… », je vous avoue que mes nerfs ne l’ont pas supporté très longtemps. J’ai trouvé le rythme monotone, ennuyant, écrasant, lourd. Heureusement, ce qui m’a permis de continuer l’écoute, c’est le fait que deux lecteurs différents vous racontent cette histoire : un homme et une femme. Malgré le format répétitif, cela ajoutait une dynamique non négligeable au récit.

Autre petit point noir : le personnage de Emmi est juste im-bu-va-ble. Pour moi en tout cas. Je n’ai pas du tout accroché avec ce personnage. J’ai levé les yeux au ciel plus d’une fois tant ses réactions m’incommodaient. Très indécise, un comportement de pré-adolescente dans certaines situations, inintéressante, bref, vous l’aurez compris, c’était pas ma grande copine.

Et finalement, j’ai ressenti une très grande frustration totalement liée au format épistolaire : à aucun moment vous n’accédez aux pensées véritables des personnages. C’est comme si vous tombiez par hasard sur cet échange de mail, mais sans narrateur omniscient, on n’en sait pas plus. Frustration. Frustration. Frustration.

Cela étant dit, ce ne fut pas un flop total puisque je lui ai tout de même accordé une note de 3/5. Malgré ma réticence tout au long de l’écoute, j’ai tenu bon jusqu’au bout. Et vous me trouverez certainement paradoxale, mais la fin m’a donné envie de lire le tome suivant (oui oui, il y un second tome!), « La septième vague ». Cliffhanger. Que voulez-vous, je suis faible face aux fins ouvertes, je dois savoir ! Il n’existe pas au format audio, mais je n’aurai de toute façon pas réitéré l’expérience. Par contre, j’irai probablement le louer en bibliothèque, hors de question de l’acheter neuf!

Quand souffle le vent du nord est une romance épistolaire au schéma classique. Si vous aimez les romances (et surtout le format épistolaire si particulier), n’hésitez pas à lire ce livre, vous serez probablement dans votre zone de confort. Je ne le conseille toutefois pas au format audio, qui écrase le rythme de l’histoire. 

Notation : ♥♥♥♥♥