Les secrets de l’immortel Nicolas Flamel Tome 1 : l’Alchimiste – Michael Scott

les-secrets-de-limmortel-nicolas-flamelAuteur : Michael Scott

Edition : PKJ

Genre : Fantastique Jeunesse

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2008

Nombre de pages : 392

ISBN : 978-2-266-21392-9

Tome 2 Les secrets de l’immortel Nicolas Flamel : le Magicien

Résumé

«Un manuscrit ancien a disparu. Le monde moderne court à sa perte. Seuls Josh et Sophie sont capables de sauver l’humanité. Les voilà sur le point d’entrer dans la plus grande légende de tous les temps !»

L’avis de la Papote 

Ce premier tome de la saga « Les secrets de l’immortel Nicolas Flamel » est dans ma PAL depuis une éternité. J’avais d’abord craqué sur la magnifique couverture aux allures de grimoire ancien. Puis, en tant que Potterhead qui se respecte, le nom de Nicolas Flamel était loin d’être inconnu. Une saga consacrée à l’alchimiste, je n’ai pas pu m’empêcher de passer en caisse…

Il faut dire qu’a priori, je ne suis pas une grande adepte des sagas interminables, et celle-ci comporte tout de même six tomes. Cela m’avait un peu freiné sur le coup, d’autant plus que les avis étaient extrêmement mitigés sur Livraddict, mais je me suis quand-même laissée tenter.

L’histoire se déroule aux Etats-Unis, à San Francisco, et tourne autour d’un manuscrit ancien, le Codex, dérobé aux mains de Nicolas et Pernelle Flamel qui en étaient les gardiens. Ce précieux manuscrit renferme des secrets qui permettront, s’il tombe dans de mauvaises mains, de mettre fin à l’humanité. Sophie et Josh, des jumeaux, se retrouvent malgré eux impliqués dans cette quête et doivent à tout prix retrouver le Codex s’ils veulent avoir une chance de sauver le monde.

« Je suis une légende. La mort n’a aucun droit sur moi, la maladie aucune emprise. Si vous pouviez me voir, vous auriez des difficultés à me donner un âge ; et pourtant, je suis né en l’an de grâce 1330, il y  a presque six cent quatre-vingts ans. J’ai exercé de nombreux métiers : médecin, cuisinier, libraire, soldat, professeur de langues et de chimie, homme de loi et voleur. Mais, avant tout, j’étais alchimiste. J’étais l’Alchimiste. Considéré comme le plus grand de tous les temps, j’ai été pourchassé par des rois et des princes, des empereurs, et même le pape. J’ai transformé des métaux ordinaires en or, j’ai changé de banals cailloux en pierres précieuses. Plus remarquable encore, j’ai découvert le secret de la vie éternelle enfoui dans les pages d’un vieux livre de magie. Il y a quelques jours, ma femme, Pernelle, a été enlevée et le manuscrit volé. Sans lui, Pernelle et moi vieillissons. Lorsque la lune aura achevé son cycle, nous dépérirons, et nous mourrons. A notre mort, le mal que nous avons si longtemps combattu triomphera. La race des Aînés reconquerra la Terre. Mais je ne partirai pas sans me battre. Foi de Nicolas Flamel, l’immortel. » (p.7-8)

Verdict ? Eh bien c’était vraiment pas mal du tout ! J’ai complètement accroché à l’intrigue, qui mêle différentes figures historiques existantes et autres créatures mythologiques bien connues comme des loup-garous, des déesses égyptiennes, le sphinx. Le postulat de base n’est pas vraiment recherché et suit un schéma que l’on retrouve très souvent dans les sagas fantastiques jeunesse : des gentils, des méchants, une quête, des prophéties. Mais la sauce a pris avec moi !

Les personnages ont tous leur personnalité bien établie. Les jumeaux, bien que très proches, ont des caractères bien distincts et une véritable identité. Nicolas Flamel est parfait dans son rôle de mentor, il représente la figure paternelle et rassurante dans cette aventure hors du commun. D’autres personnages hauts en couleur viennent apporter leur petite touche, et malgré le nombre important de références nouvelles et la richesse de l’univers construit par l’auteur, on ne s’y perd pas du tout.

Le vrai plus de l’ouvrage pour moi, c’est le rythme de lecture. Je me suis surprise à le lire à la manière d’un thriller. L’ensemble de l’histoire ne se déroule en fait que sur deux jours ! Les événements s’enchaînent à une allure assez soutenue, et le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer. Je n’ai pas du tout subi de longueurs descriptives inutiles, de passages à vides ou de moments creux, comme c’est le cas dans certains premiers tomes parfois trop introductifs.

La fin est bien évidemment ouverte, puisqu’il s’agit d’une saga. Juste ce qu’il faut pour titiller ma curiosité… Notons que la toute fin de l’ouvrage est consacrée à un petit aparté de Michael Scott. J’ai beaucoup apprécié cette note finale de l’auteur, qui précise comment il en est venu à créer cette histoire, à assembler les personnages, ainsi que les faits réels qui l’ont inspiré.

Bref, vous aurez compris que cette lecture a été une très belle découverte. J’ai déjà le tome 2 dans ma PAL et heureusement !

Le premier tome de la saga Les secrets de l’immortel Nicolas Flamel est un petit bijou pour les amateurs de littérature fantastique jeunesse. Une suite qui s’avère prometteuse et que je suis impatiente de découvrir !

Notation : ♥♥♥♥

L’enchanteur – Barjavel

couv9331859Auteur : Barjavel

Edition : Folio

Langue originale : Français

Genre : Fantastique

Date de parution : 1984

Nombre de pages : 480

ISBN : 978-2-07-037841-8

 

Résumé

« Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu. »

L’avis de la Papote

J’ai voulu faire l’acquisition de ce livre pour ma PAL d’automne, parce que j’étais en manque total de la plume de Barjavel et que le thème des légendes arthuriennes se prête assez bien à la saison selon moi. Je ne suis absolument pas une grande connaisseuse de l’histoire du Roi Arthur et des Chevaliers de la table ronde, raison de plus pour ajouter une flèche à mon arc et partir à la découverte de ces mythes dont tout le monde raffole. Aussitôt acheté, aussitôt commencé !

Barjavel revisite donc la légende arthurienne dans cet ouvrage, où l’on retrouve les grands personnages connus de tous : Arthur, Guenièvre, Lancelot, Perceval, Viviane, Morgane et bien sûr, Merlin l’Enchanteur. On y découvre l’histoire des Chevaliers de la table ronde, leur incessante quête du Graal, leurs histoires d’amour et leurs combats chevaleresques.

« Il y a plus de mille ans vivait en Bretagne un Enchanteur qui se nommait Merlin. Il était jeune et beau, il avait l’œil vif, malicieux, un sourire un peu moqueur, des mains fines, la grâce d’un danseur, la nonchalance d’un chat, la vivacité d’une hirondelle. Le temps passait sur lui sans le toucher. Il avait la jeunesse éternelle des forêts. »  (p.9)

Si vous vous attendiez à un « page turner », je vous arrête tout de suite, c’est loin d’être le cas. Honte à moi de vous l’avouer, mais j’ai traîné ce bouquin pendant au moins trois semaines, en l’entrecoupant de petites lectures par-ci par-là. Non pas que l’histoire soit inintéressante, ou mal contée, ou ennuyeuse, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard, si vous voyez ce que je veux dire. Il y a de très nombreuses longueurs qui auraient largement pu être évitées selon moi, et l’action ne vous prend pas aux tripes. Pour moi, c’est le genre de livre qui se déguste à petit feu, sans précipitation, sans trop d’attentes non plus. J’étais contente d’en finir la lecture, même si la fin ne m’a pas forcément apporté toutes les réponses aux questions que je pouvais me poser.

J’ai malgré tout beaucoup apprécié la diversité des personnages et la description que Barjavel en faisait. Les situations auxquelles ils sont confrontés tout au long de l’ouvrage sont souvent originales, et font parfois sourire. Ce que j’ai préféré? La magie omniprésente et l’intervention du Diable, qui n’est autre que le père de Merlin !

« Et en découvrant cette enfant miraculeuse il avait compris que c’était pour lui que son père avait disposé ce piège, le pire qu’il lui eût jamais tendu. Il s’y était jeté tout droit, et il se demandait s’il pourrait jamais s’en libérer. Son père était le Diable. Merlin était créature de Dieu, et tout entier à son service, mais le Diable l’avait engendré, et ne désespérait pas de le reprendre en son pouvoir. Il profitait de toutes les occasions qui se présentaient pour essayer de le faire trébucher. Et quand elles ne se présentaient pas, il les créait. »  (p.13)

A côté de ça, le style de l’auteur est inimitable, je vous l’accorde. Barjavel a ce don de manier les mots, de rendre chacune de ses phrases poétiques et justes. Le plaisir de la langue est bien là, et heureusement !

L’Enchanteur est un roman à la croisée de la légende et de l’Histoire, avec des personnages attachants, une atmosphère pleine de magie et d’aventures. Une lecture qui, même si elle ne vous prend pas aux tripes, vous fera voyager au cœur des forêts verdoyantes de cette Bretagne mythique d’il y a plus de mille ans. 

Notation : ♥♥♥♥♥

Miss Peregrine et les enfants particuliers – Ransom Riggs

couv5110998Auteur : Ransom Riggs

Edition : Bayard Jeunesse

Langue originale : Anglais

Genre : Fantastique Jeunesse

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 432

ISBN : 978-2-7470-3791-4

Tome 2 : Hollow City

Résumé

« Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient  envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ». Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ». Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quête de vérité sur l’île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous? Et s’ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela paraisse… »

L’avis de la Papote

« Miss Peregrine et les enfants particuliers », c’est LE premier tome de la saga jeunesse fantastique qui a défrayé la chronique depuis sa sortie. Comme je ne fais jamais les choses comme tout le monde, j’ai attendu que la vague de son succès soit passée pour me le procurer, en évitant soigneusement toutes les chroniques ayant été rédigées à son sujet. Ce qui m’a décidé? L’adaptation cinématographique sort en Belgique le 29 septembre 2016, et le risque de spoiler via les bandes-annonces que l’on voit partout devenait trop grand. Et puis, c’est une belle lecture d’automne, vous ne trouvez pas ? Mystérieuse, intrigante, un peu sombre…

L’histoire met donc en scène un jeune adolescent, Jacob Portman, et le lien très fort qu’il entretient avec son grand-père paternel, Abe. Croyant plus ou moins à ses histoires d’enfants particuliers sur cette île du Pays de Galles qu’il aurait connu pendant la guerre, Jacob se voit contraint d’y accorder de l’importance le jour où son grand-père se fait assassiner par une créature étrange que Abe lui avait déjà décrite comme un « Monstre ». S’ensuivent les aventures de Jacob sur cette île mystérieuse et pleine de secrets…

« Il n’y avait pas de lune et rien ne bougeait dans le sous-bois. Pourtant, de façon inexplicable, j’ai su exactement où lever ma lampe torche et où la braquer. Et là, dans ce mince rayon de lumière, j’ai aperçu un visage tout droit sorti des cauchemars de mon enfance. Le monstre m’a rendu mon regard ; ses yeux nageaient dans des fossés pleins d’un liquide sombre ; des lambeaux de chair noire pendaient sur sa carcasse voûtée. Sa bouche ouverte, grotesque, laissait échapper un faisceau de langues interminables, qui se tortillaient comme des anguilles. J’ai hurlé. La créature a fait volte-face et disparu dans les fourrés. »  (p.40)

Abordons d’abord le côté purement esthétique de l’objet livre. C’est une véritable merveille ! La couverture est soignée et intrigante, le papier est d’une qualité remarquable, les chapitres sont introduits par une page spécifique aux couleurs froides, bref, un RE-GAL. Toute la trame de l’histoire est basée sur d’anciennes photographies appartenant à des collectionneurs privés, et ces photographies se retrouvent éparpillées dans le livre. C’est vraiment le point fort de cette lecture : une belle construction d’un univers très original autour de photos existantes.

Les personnages (et il y en a quand-même une belle ribambelle) sont parfaitement dépeints selon moi. J’ai particulièrement apprécié le héros principal, Jacob, qui n’a rien d’un héros finalement. C’est juste un ado ordinaire comme vous et moi aurions pu l’être, et c’est ça qui facilite l’attachement que l’on peut avoir pour lui. En tant que lecteur, on découvre le récit à travers ses pensées, et on se projette très facilement dans sa peau.

Enfin, j’ai beaucoup apprécié le contexte de l’histoire et les thèmes abordés par l’auteur. La seconde guerre mondiale est une période clé du récit et les manipulations du temps font partie intégrante de l’intrigue. Vous devez le savoir maintenant, mais les manipulations temporelles, c’est mon dada ! L’univers construit par l’auteur est juste parfait, tout s’emboîte à merveille, et personnellement, j’aurais beaucoup aimé vivre les aventures de Jacob !

Puisqu’il s’agit d’une trilogie, je terminerai par vous toucher un petit mot de la fin, sans vous dévoiler quoi que ce soit. J’ai été agréablement surprise par le dénouement de l’histoire auquel je ne m’attendais absolument pas. C’est tellement agréable de ne pas voir les choses venir et de se laisser emporter par l’auteur dans une direction complètement inattendue! Le récit ne se termine pas sur un cliffhanger insoutenable, je prendrai donc le temps avant de découvrir la suite des aventures de Jacob dans le tome 2, « Hollow City ».  De mon point de vue, c’est une histoire qui doit se déguster à petit feu !

Miss Peregrine et les enfants particuliers est une lecture que je conseillerais à tous les amoureux de la littérature jeunesse bien ficelée, à ceux qui aiment les mystères et le fantastique, à tous ces lecteurs jeunes ou moins jeunes qui sont désireux de découvrir un univers original et incroyablement bien construit. Maintenant que j’ai lu le livre, je file découvrir la bande annonce du film !

Notation : ♥♥♥♥

Harry Potter and the cursed child – J.K. Rowling, Jack Thorne & John Tiffany

Harry_Potter_and_the_Cursed_Child_Special_Rehearsal_Edition_Book_CoverAuteurs : J.K. Rowling – J. Thorne – J. Tiffany

Edition : Little Brown

Langue originale : Anglais

Genre : Théâtre – Fantasy

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 330

ISBN : 978-0-7515-6535-5

Résumé

« The eighth story. Nineteen years later… It was always difficult being Harry Potter and it isn’t much easier now that he is an overworked employee of the Ministry of Magic, a husband, and a father of three school-age children. While Harry grapples with a past that refuses to stay where it belongs, his youngest son Albus must struggle with the weight of a family legacy he never wanted. As past and present fuse ominously, both father and son learn the uncomfortable truth: sometimes, darkness comes from unexpected places. »

« Etre Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils Albus doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus. »

L’avis de la Papote 

Ah, ce huitième tome… Une suite aux aventures de ce jeune sorcier qui a accompagné toute mon adolescence, qui m’a transportée dans le monde incroyable de la magie et qui m’a fait rêver jusqu’à la dernière ligne du 7ème et dernier tome prévu par l’auteur. J’ai connu l’impatience avant la sortie de chacun des ouvrages, j’ai connu l’hystérie des foules lors de la création des adaptations cinématographiques, j’ai connu le phénomène mondial au cœur même de son épanouissement, bref, Harry Potter et moi, c’est une fabuleuse histoire d’amour littéraire. Vous comprenez donc pourquoi je me suis jetée sur ce huitième opus de la saga le jour même de sa sortie en version originale (inutile de vous préciser pourquoi je n’ai pas pu attendre la version française!).

Une fois entre les mains, j’ai ressenti une vague d’appréhension et j’ai soudain eu peur de m’y plonger et de commencer ma lecture. Pour moi, l’histoire s’était arrêtée au tome 7 et n’allait pas plus loin. Harry, adulte et papa? Mouais. Bon Ok, il ne s’agit pas vraiment d’une suite puisque JK Rowling n’a fait qu’approuver le script, mais tout de même. J’ai prié de tout mon cœur pour ne pas ressortir déçue de ma lecture, pour ressentir à nouveau les frissons de la découverte, pour retrouver et reconnaître ces personnages auxquels je me suis identifiée pendant des années. Le format me laissait perplexe et le fait que JK Rowling ait simplement collaboré à la rédaction du script m’effrayait un peu. Grosso modo, on peut dire que mes attentes étaient donc un peu … surdimensionnées.

Voyant les vidéos affluer sur la toile, les articles pulluler sur les blogs et les commentaires allant de bon train sur Facebook, j’ai fait le grand saut et j’ai enfin commencé à le lire. Manquait plus que je me fasse spoiler et là, c’était la catastrophe assurée !

Ce huitième opus se situe donc dans la continuité du tome 7, qui nous laissait sur les quais de la voie 9 3/4 en compagnie de Harry, Giny, Ron, Hermione et de leurs enfants. L’histoire tourne principalement autour de l’un des fils de Harry, Albus Severus, qui s’apprête à faire sa première entrée à Poudlard, plein d’appréhensions et de doutes.

« Albus :  Dad …Do you think – what if I am – what if I’m put in Slytherin …

Harry : And what would be wrong about that ?

Albus : Slytherin is the house of the snake, of Dark Magic … it’s not a house of brave wizards. 

Harry : Albus Severus, you were named after two headmasters of Hogwarts. One of them was a Slytherin and he was probably the bravest man I ever knew. »

Je n’ai pas envie de vous gâcher la surprise de la découverte de l’intrigue et je ne m’aventurerai donc pas dans de grandes explications sur la suite de l’histoire. Cela étant dit, j’ai tout de même envie de vous mettre l’eau à la bouche en vous exposant brièvement les thèmes principaux abordés dans ce livre et en vous partageant mon ressenti après ma lecture.

Tout d’abord, je dirais que les auteurs abordent surtout l’impact du passé et de l’histoire personnelle de chaque individu. En effet, il est question du lourd passé de Harry (et de Drago ^^), de ses conséquences sur le présent et sur ses enfants ainsi que sur la communauté des sorciers. Les stéréotypes, l’image que les autres perçoivent de certains personnages, les rumeurs parfois blessantes et liées à un passé mouvementé sont autant d’éléments que vous retrouverez dans cette suite de saga. La qualité de la communication joue également un rôle central dans l’intrigue, avec les doutes qui accompagnent la parentalité et les erreurs liées à un dialogue pas toujours facile à entretenir. Il est question de non-dits, de secrets, de doutes non partagés qui enveniment les relations et sèment parfois une belle pagaille!

J’ai vraiment beaucoup aimé replonger dans cet univers magique et retrouver les personnages authentiques de cette saga. Pour moi, la personnalité initiale des personnages a été respectée, avec une évolution évidente inhérente à l’âge adulte. Ron est toujours aussi … Ron quoi. Drago Malfoy et son fils Scorpius sont, pour moi, les plus belles réussites en terme de personnages, et le duo Scorpius – Albus est véritablement l’atout du récit. J’ai rigolé, j’ai pleuré, j’ai douté, j’ai imaginé le meilleur et le pire, bref, tout ce qu’on attend d’une bonne intrigue. Je dirais vraiment que c’est le point fort de l’ouvrage: l’intrigue. Par contre, les fans de JK Rowling et de sa plume inimitable resteront sur leur faim. Le format pièce de théâtre, bien qu’étant rythmé et permettant une lecture très rapide, reste pauvre d’un point de vue de la langue. Je dois dire que l’écriture de l’auteur m’a vraiment beaucoup manqué. J’aurais préféré – de loin – une huitième brique de 800 pages construite comme seule JK Rowling aurait pu le faire (#lafillejamaiscontente).

Harry Potter and the cursed child est une lecture indispensable pour les Potterhead et ceux qui, comme moi, ont envie de découvrir l’évolution des personnages cultes et de retrouver les lieux magiques de la saga. Et à ceux qui n’ont pas encore découvert les sept tomes originaux, j’ai juste envie de vous dire: qu’est-ce que vous attendez au juste?

Notation : ♥♥♥♥