Malenfer 1 : La forêt des ténèbres – Cassandra O’Donnel

couv59475289Auteur : Cassandra O’Donnel

Edition : Flammarion jeunesse

Genre : Fantasy Jeunesse

Langue originale : Français

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 216

ISBN : 978-2-0813-4432-7

Tome 2 La source magique

Résumé

«Malenfer, la forêt maléfique, grandit et s’approche chaque jour davantage de la maison où vivent Gabriel et sa petite sœur Zoé. Seuls depuis le départ de leurs parents, partis chercher de l’aide en terre de Gazmoria, les enfants doivent faire face aux ténèbres qui recouvrent lentement Wallandar. Mais aussi à un tout nouveau danger : ni les visions de Zoé, ni ses pouvoirs magiques ne parviennent encore à l’identifier.»

L’avis de la Papote

Malenfer est une petite saga jeunesse qui fait beaucoup parler d’elle sur la blogo. Très souvent pendant mes escapades en librairie, les couvertures attisaient ma curiosité et, je ne sais pour quelle raison, je les reposais systématiquement sans parvenir à les ramener chez moi. Il faut dire ce qui est, Jérémie Fleury a fait un travail d’illustration incroyable, impossible de passer à côté. Finalement, c’est mon petit frère qui m’a offert les trois premiers tomes de cette série parue en quatre opus, et outre la beauté de son geste (dois-je rappeler qu’il est un non lecteur accompli?), j’étais très impatiente de découvrir le contenu de ces petits bijoux.

Nous suivons les aventures de Gabriel et Zoé, frère et soeur, qui vivent à l’orée d’une forêt maléfique, Malenfer, qui prend de l’ampleur à chaque instant et engloutit tout sur son passage. Afin d’obtenir l’aide d’un grand sorcier pour venir à bout de ces arbres destructeurs, les parents des deux enfants se sont absentés, laissant Gabriel et Zoé seuls à la maison depuis près de deux mois. Lorsqu’un camarade de classe disparaît dans les profondeurs du lac qui entoure leur école, Gabriel et Zoé, avec l’aide de quelques amis, décident de fourrer leur nez là où ils ne devraient pas …

 

Gabriel fut réveillé au petit matin par une sensation de froid intense. Il alluma sa lampe de chevet, se tourna vers sa petite soeur Zoé qui dormait dans le lit jumeau en face du sien et lui lança un oreiller sur la tête. Elle ouvrit aussitôt les yeux et posa sur lui un regard interrogateur.

– Que se passe-t-il?

– Les dévoreurs se rapprochent. Je le sens, dit-il d’une voix angoissée.

Zoé pinça les lèvres puis son regard s’échappa vers la fenêtre et la forêt de Malenfer. Les dévoreurs, les arbres magiques qui entouraient leur maison, s’approchaient de jour en jour en mangeant tout sur leur passage : les animaux, les humains et même les insectes. (p.7-8)

J’aimerais préciser d’emblée le contexte d’écriture très particulier de ce roman. Cassandra O’Donnel a basé la construction de cette saga sur les désirs de jeunes enfants de CM1/CM2 (4ème et 5ème primaire pour nous les belges), après leur avoir présenté les méthodes de construction d’une histoire. Plutôt sympathique comme projet de classe, non?

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce premier tome, même si je peux vous le dire en toute transparence, ça ne casse pas trois pattes à un canard. On est loin de la profondeur de « A la croisée des mondes » de P. Pullman, certes. C’est très jeunesse, certes. C’est très survolé, on est d’accord. Mais en même temps, si c’est ce que veulent les lecteurs de 10 ou 11 ans, WHY NOT?

Je ne suis évidemment pas du tout le public visé pour ce genre de lecture, et c’est très compliqué de se mettre dans la peau de l’enfant que l’on était à 9 ans, mais une fois de temps en temps, ça fait du bien de prendre un peu de bon temps littéraire sans se prendre la tête. Et c’est exactement comme ça qu’il faut le voir. Malenfer, c’est pas OUF, mais c’est cool quand-même.

Il y a quelques rebondissements, des histoires de différences, de tolérance, de quête d’identité, de magie. Un directeur d’école qui se trouve être un loup-garou. Une infirmière sorcière. Bref, je pense que l’enfant de 9 ans qui sommeille en moi aurait été très satisfaite de sa lecture et le tome 2 sera lu très prochainement !

A noter : ce premier tome a été adapté en bande dessinée, il paraîtra le 17 janvier 2018 toujours chez Flammarion jeunesse !

Malenfer 1 : la forêt des ténèbres démarre bien la saga. Conseillé pour un public très jeune, il ne répondra probablement pas à vos attentes si vous vous attendiez à un chef d’oeuvre de la littérature jeunesse. Néanmoins, à lire avec ses enfants, ses frères et soeurs, nièces, neveux ou autres cousins et cousines, il vous fera passer un très chouette moment de lecture!

Notation : ♥♥♥♥♥

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Vivre heureux dans un petit espace – Dominique Loreau

 

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Auteur : Dominique Loreau

Edition : Flammarion

Langue originale : Français

Genre : Développement personnel

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 224

EAN : 978-2-0813-7614-4

 

 

Résumé

«Ne sommes-nous pas trop matérialistes? Avons-nous vraiment « réussi nos vies » parce que nous avons une grande maison? Le vrai bonheur ne résiderait-il pas dans notre espace intérieur ? Comment vivre pleinement le moment présent sans se soucier des biens matériels ? La vie ne serait-elle pas plus simple si nous nous défaisions de tout ce qui nous encombre ? Après le succès de L’art de la simplicité, de L’art de l’essentiel et de L’art de mettre les choses à leur place, c’est une nouvelle façon d’aborder la vie que l’auteur propose dans cet ouvrage : vivre heureux dans un petit espace, c’est accéder au bonheur simple. »

L’avis de la Papote 

Dominique Loreau est un peu mon gourou quand il s’agit de développement personnel. Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore, elle vit depuis quelques années maintenant au Japon et en a appris les coutumes et traditions au fur et à mesure du temps passé la-bas. Elle s’applique, à travers ses livres, à partager avec  le monde occidental tous ces préceptes et ces pratiques hors du commun. Le zen, le minimalisme et le bien-être simple sont des thèmes centraux dans chacun de ses bouquins.

Dans ce dernier ouvrage, Dominique Loreau fait l’éloge des petits espaces et remet en question les visions de réussite sociale imposées par la société actuelle. Ayant vécu pendant trois ans dans un appartement de 50m² et ma maison actuelle n’étant pas un palace digne des célébrités hollywoodiennes, j’ai trouvé le thème plutôt adapté à ma situation. Quoi qu’il en soit, dès qu’un ouvrage de Dominique Loreau sort en librairie, je ne peux m’empêcher d’en faire l’acquisition tellement les thèmes qu’elle aborde sont en accord avec la vision que j’ai du bien-être.

Son livre est ici découpé en huit catégories distinctes : les avantages des petites surfaces, le regard des autres et le qu’en-dira-t-on, petits espaces et solitude, et si déménager dans plus petit était la solution, comment faire d’une surface restreinte un petit paradis, les japonais et l’espace, de la cabane à la maison-bijou, et le futur de l’habitat. Autant dire que Dominique Loreau a su faire le tour du sujet dans sa globalité !

Chacune de ces parties est traitée de manière approfondie et toujours dans cet esprit allant à l’encontre de la sur-consommation. Un petit espace permet de ne pas accumuler d’objets inutiles encombrant les placards et nos esprits, de ne pas se noyer dans un crédit hypothécaire au-dessus de nos moyens, nous forçant à travailler de trop et, paradoxalement, à ne pas profiter des mètres carrés pour lesquels on sacrifie nos journées. Il permet de se ressourcer, de ne pas attendre le moment de la retraite pour enfin profiter des petits bonheurs de la vie, de posséder moins mais mieux et, par conséquent, dans un luxe que l’on ne pourrait se permettre dans un espace trop grand. Elle remet en cause le concept de pauvreté et insiste sur le rôle réel que devrait avoir l’argent, à savoir l’éducation et les expériences à vivre, plutôt que l’accumulation de biens et de mètres carrés superflus.

 » On est toujours esclave d’une grande habitation. En revanche, habiter un petit « chez-soi », qu’il s’agisse d’un minuscule studio, d’un simple deux-pièces ou d’une maison de taille modeste, apporte de nombreux avantages […]. La société nous fait malheureusement miroiter l’image du bonheur à travers des habitations de star avec piscine, pelouse et chambres d’amis. Nous ne réalisons pas que nous serions tout aussi heureux et bien plus libres dans un endroit plus compact. Il existe, de par le monde, des habitats minuscules et extrêmement confortables, beaux et idylliques. »  (p.12)

La lecture est très fluide et rythmée, les chapitres étant courts, concis, et découpés en plus petits paragraphes accompagnés de citations très variées et choisies avec le plus grand soin.

Même si l’ensemble du livre m’a complètement séduite, j’ai particulièrement apprécié la partie pratique consacrée à l’agencement d’un petit espace. Des astuces très simples auxquelles on ne pense pas toujours pour rendre un espace très exigu incroyablement grand : jeux de lumière, choix des couleurs, des matières, reflets et ombres, etc. Une belle piqûre de rappel qui tombe à pic au moment de l’agencement de la toute petite chambre de Bébé papote (et oui, si vous ne me suivez pas sur mon blog lapapotedudimanche, sachez que Bébé papote arrive en novembre!) !

Evidemment, comme dans tout livre de développement personnel, l’important est que chacun puisse en retirer les enseignements qui lui conviennent et qui lui parlent personnellement. Vous ne pourrez jamais être d’accord à 100% avec ce qui est proposé dans ce type d’ouvrages, et tout ne sera pas bon à prendre. Cela étant dit, je vous conseille fortement de vous plonger dans cette lecture, vous n’en ressortirez que plus riche. Ne pas se laisser piéger par la société actuelle me paraît d’une importance capitale si l’on veut vivre pleinement sa vie sans regrets.

Vivre heureux dans un petit espace est un ouvrage de développement personnel très enrichissant et que je recommande vivement aux personnes qui désirent faire le point sur leur habitat et, par conséquent, sur leur façon de vivre. 

Notation : ♥♥♥♥