Dans les forêts de Sibérie – Sylvain Tesson

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Auteur : Sylvain Tesson

Edition : Folio

Genre : Récit de voyage

Langue originale : Français

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 304

ISBN : 978-2-07-045150-0

 

Résumé

«Assez tôt, j’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m’installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché d’être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.»

L’avis de la Papote

Encore une fois, c’est grâce à Margaud liseuse si ce livre s’est retrouvé d’abord sur ma Wishlist avant de finir sur les planches de ma bibliothèque (sa chronique ici). Elle en vantait tant les mérites, la couverture me faisait des clins d’oeil à chaque fois que je passais devant en librairie, bref, je n’ai pas pu résister bien longtemps.

Sylvain Tesson, grand voyageur et aventurier dans l’âme, décide de passer six mois seul dans une cabane au bord du lac Baïkal en Sibérie. Coupé de tous les affres de notre société consumériste, il retrouve une liberté perdue, il dispose de son temps sans pression, il pêche, il lit, il vit.

La pluie a été inventée pour que l’homme se sente heureux sous un toit. (p.219)

J’ai commencé cette lecture sur un coup de tête, après avoir passé une bien mauvaise journée, alors que j’avais déjà deux romans entamés. En plus, une intrigue qui se déroule dans un pays froid alors qu’on est en pleine saison printanière, si vous me connaissez, vous savez probablement que c’est une chose que je ne fais JA-MAIS. Mais bon, comme on dit chez moi, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Un livre qui vous promet de vous évader au bord d’un lac sibérien, l’isolement, la nature, la reconquête de son être, la lecture, le feu de bois, c’est tout ce dont j’avais besoin pour recharger les batteries. Et globalement, je n’ai pas été déçue du voyage.

Nous sommes seuls responsables de la morosité de notre existence. Le monde est gris de nos fadeurs. La vie paraît pâle? Changez de vie, gagnez les cabanes. (p.225)

Un petit mot d’abord sur le format particulier de l’ouvrage. L’auteur prend le parti de décrire son aventure sous forme d’un journal de voyage. Chaque jour (ou presque), le lecteur a l’immense privilège de prendre connaissance de sa vie en ermite au milieu des bois. L’agencement du quotidien, les routines qui s’installent malgré tout (observer les mésanges sur le rebord de la fenêtre, pêcher son dîner, couper le bois), la liste des livres qu’il a emportés avec lui, ses réflexions personnelles suite à ses lectures, l’observation en pleine conscience de la nature, des animaux, de la lumière du jour. Ouvrir ce livre, se plonger dans ses pages, c’est rejoindre Sylvain Tesson dans cette petite cabane en bois et s’accorder ces moments magiques hors du temps.

Sylvain Tesson, c’est également un style d’écriture bien particulier. Sa plume, je ne peux pas le nier, est incroyablement belle et poétique. Ses textes respirent la passion. Il choisit ses mots avec une précision d’orfèvre, il les enrobe avec douceur, il jongle avec les aphorismes (ce qui, d’ailleurs, a le don d’agacer de nombreux lecteurs). Pour ma part, j’ai adoré ce style riche. D’ailleurs, mon livre est rempli de post-it !

Il y a tout de même eu quelques petits points noirs dans cette lecture. Pas grand-chose me direz-vous, mais quand-même… Le premier que j’ai envie de citer, c’est le nombre incroyable de références littéraires qui m’étaient complètement inconnues. C’est pas de la faute de Sylvain, je suis d’accord avec vous, mais moi qui pense avoir un minimum de culture littéraire, eh ben je me sentais parfois complètement ignare. Pas très cool comme sensation. Vous êtes donc prévenus, vous avez plutôt intérêt à vous y connaître vachement beaucoup!

Et puis une chose, un tout petit passage dans l’entièreté du livre, a largement baissé mon niveau d’estime pour l’ouvrage. La voici :

Ce matin, Irina me fait les honneurs de sa bibliothèque. Dans de vieilles éditions de l’époque soviétique, elle possède des oeuvres de Stendhal, Walter Scott, Balzac, Pouchkine. Le livre le plus récent est le Da Vinci Code. Légère baisse de civilisation. (p.59-60)

S’il y a bien une chose que je ne peux tolérer, c’est la dévalorisation gratuite d’une oeuvre littéraire, quelle qu’elle soit. Alors certes, Dan Brown est un auteur que je chéris depuis très longtemps, mais même s’il s’agissait de Pierre-Paul-Jacques, chacun est libre de lire et d’apprécier un livre, même si celui-ci ne remporte pas un vif succès auprès des critiques littéraires, même s’il est qualifié de « roman de gare ». Et là, pour le coup, notre ami Sylvain Tesson ne s’est pas vraiment gêné. Il était même très loin d’émettre une critique négative constructive (comme j’essaie de le faire quand je vous chronique un livre que je n’ai pas aimé, parce que OUI ça arrive). Moi je dis, la lecture, c’est comme la nourriture. On ne dit pas « C’est dégueulasse », on dit juste « Je n’aime pas ». Légère baisse de civilisation, non mais Oh?!

Cela étant dit, je ne peux enlever la beauté de l’aventure à laquelle il nous fait participer. J’ai adoré suivre le cours de la nature, qui sort doucement de son manteau d’hiver pour s’éveiller au printemps. Je voyais les couleurs vives, je ressentais le froid polaire et la chaleur du feu de bois, je sentais les odeurs de poisson grillé, je m’émerveillais devant la bonté des chiens. Vous l’aurez compris, lire du Sylvain Tesson, c’est vivre une très belle aventure.

A tous les amoureux de la nature, à tous ceux qui ressentent le besoin de s’isoler de la société, de mettre la pression et le stress au fond d’un tiroir, de vivre une aventure exceptionnelle au cœur d’une nature sauvage, ouvrez « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson et laissez-vous emporter par la beauté de l’écriture. 

Notation : ♥♥♥♥♥

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Book haul #7

On se retrouve ce dimanche avec un nouvel article Book haul, le dernier sous ce format particulier. En effet, jusqu’à présent, je vous présentais certains achats (pas tous, je suis démasquée ^^) en fonction de ce que j’avais envie de vous présenter, tout simplement parce que j’achète beaucoup trop de livres et que les articles Book haul seraient bien trop longs. A partir du mois prochain, je vous présenterai mes achats mensuellement, en lien avec la vidéo associée qui paraîtra sur la chaîne en chaque début de mois. Il y aura donc beaucoup plus de livres que d’habitude (oui, oui, j’achète beaucoup, beaucoup, beaucoup de livres) mais les articles seront généralement moins détaillés. Il vous suffira simplement de cliquer sur le lien de la vidéo pour en savoir davantage. Trève de bavardage, commençons de suite la présentation des achats !

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Photo : La papote livresque

Le premier livre dont je voudrais vous parler est « Marie Stuart » de Stefan Zweig, paru ici dans les éditions Grasset (2004). Je n’ai jamais lu de Stefan Zweig, ce sera une première avec cette biographie de l’une des femmes de l’Histoire que j’ai le plus envie de découvrir. Une femme forte, au destin tragique et à la vie complètement rocambolesque. J’ai trouvé ce livre chez un bouquiniste pour une bouchée de pain et je suis très impatiente de faire connaissance avec la plume de Stefan Zweig !

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Photo : La papote livresque

Ensuite, j’ai reçu pour mon anniversaire la suite de la saga événement, « Miss Peregrine et les enfants particuliers : Hollow City » écrit par Ransom Riggs et paru aux éditions Bayard Jeunesse (2014). J’avais apprécié le premier tome sans que ce ne soit transcendant, mais avouons-le, rien que pour la beauté de l’objet livre, il vaut la peine d’être sur les planches de ma bibliothèque. Encore une fois, ce deuxième tome est d’une beauté à couper le souffle. Beaucoup de lecteurs ont davantage apprécié le second opus en comparaison au premier titre, ce qui me conforte dans l’idée de poursuivre cette saga fantastique on ne peut plus originale !

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Photo : La papote livresque

Lors d’un énième détour en librairie, j’ai eu envie d’acquérir un ouvrage dont j’ai entendu parler grâce au Feminibooks sur Youtube (playlist ici). Plusieurs booktubeurs s’étaient réunis tout au long du mois de mars pour nous faire découvrir le féminisme à travers leurs lectures. Ninon de la chaîne Opalyne avait parlé de « Une chambre à soi » de Virginia Woolf que j’ai acheté aux éditions 10/18 (2015). Il s’agit d’un essai sur la place de la femme dans la société de la fin du XIXème – début du XXème siècle, de la dépendance spirituelle et économique des femmes envers  les hommes. Un ouvrage indispensable quand on lutte pour l’égalité entre les sexes.

Au détour d’un rayonnage poussiéreux d’un bouquiniste, je suis tombée sur cet ouvrage d’Arto Paasilinna, « La douce empoisonneuse » paru aux éditions Folio (2003). Ce livre m’a rappelé la vidéo de Margaud liseuse (ici) à propos de cet auteur finlandais qu’elle affectionne particulièrement. Au vu de son prix plus que dérisoire (1€!), je n’ai pas hésité une seule seconde. C’est bien connu, mes goûts littéraires sont tellement proches de ceux de Margaud que je ne peux que lui faire confiance sur ce coup-là ! L’univers de l’auteur semble plutôt loufoque d’après ce que je peux lire à son sujet, une lecture détente parfaite pour cet été !

J’ai également jeté mon dévolu sur un livre dont TOUT LE MONDE parle depuis des mois sur la blogo et Booktube : « Le livre de perle » de Timothée de Fombelle, édité chez Gallimard dans leur collection Pôle fiction (2017). Je ne sais pas du tout de quoi parle ce livre et je compte bien en rester là avant d’en entamer la lecture. L’unique chose dont je suis certaine, c’est de la qualité de la plume de l’auteur. Je ne connais personne à ce jour qui ne soit pas tombé sous le charme de cette écriture poétique. A lire très bientôt !

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Photo : La papote livresque

Autre livre de littérature jeunesse, il a fallu que je craque pour « Matilda » de Roald Dahl aux éditions Folio Junior (2007). J’ai toujours, toujours, toujours au moins un livre de cet auteur dans ma PAL, je me les réserve souvent pour la période automne-hiver, quand les jours s’assombrissent et qu’un retour en enfance s’impose! Matilda est l’un des grands classiques de Roald Dahl, je connais l’adaptation en film sur le bout des doigts et j’ai hâte de comparer l’oeuvre littéraire à l’oeuvre cinématographique.

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Photo : La papote livresque

Ai-je besoin de rappeler cette quête sans fin que je mène depuis des mois, à la recherche des anciennes éditions de Harry Potter? Non, je ne pense pas. Cette fois-ci, j’ai dégoté « Harry Potter and the sorcerer’s stone » de notre chère J.K. Rowling et paru aux éditions Scholastic (1999), première édition américaine donc. Un objet livre si beau, si magique que je ne cesse de le prendre entre les mains et de tourner ses pages! Je l’ai trouvé sur Book Depository à un prix un peu trop élevé à mon goût (25€ environ) mais que voulez-vous, quand on aime on ne compte pas!

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Photo : La papote livresque

Et vous? Quels sont vos derniers achats livresques?

Book haul #5

C’est parti pour un nouvel article Book haul ! Une fois encore, j’ai de nombreux livres à vous présenter puisque, comme je vous le précisais dans le Book haul précédent (ici), de très nombreux ouvrages ont rejoint les étagères de ma bibliothèque ces deux derniers mois. Au programme, quelques craquages neufs, des livres d’occasion et des cadeaux !

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Photo : La papote livresque

Tout d’abord, je me suis procurée « Lady Susan », une courte romance écrite par la très célèbre Jane Austen et paru aux éditions Folio 2€ (1871). Encore une auteur inconnue à mon palmarès. Eh non, je n’ai jamais lu de Jane Austen (sacrilège). Quand j’ai vu au dos du livre qu’il était dans la même lignée que « Orgueil et préjugé », j’ai préféré commencer par celui-ci, au vu de ses 120 pages à peine. Ensuite, j’ai fait l’acquisition de « Autre-monde : l’alliance des trois » de Maxime Chattam aux éditions Le Livre de Poche (2008). Je suis complètement tombée sous le charme de l’auteur en regardant l’interview de Nine sur sa chaîne booktube (que vous pourrez retrouver ici). Le lendemain, je filais m’acheter le premier tome de cette saga en sept volumes tout de même !

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Photo : La papote livresque

J’ai également réalisé quelques achats d’occasion, à commencer par les tomes 2, 3 et 4 de la saga « Les secrets de l’immortel Nicolas Flamel », « Le magicien », « L’ensorceleuse », « Le nécromancien ». J’ai lu très récemment le premier tome de cette série écrite par Michael Scott et parue ici aux éditions PKJ (2009, 2009, 2010) et j’avais vraiment beaucoup apprécié ma lecture (vous retrouverez la chronique complète ici). Ayant trouvé les trois tomes suivants pour le prix d’un seul neuf, je ne pouvais évidemment pas passer à côté!

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Photo : La papote livresque

Chez Oxfam brocante, j’ai déniché « Mr Mercedes » de Stephen King paru aux éditions Albin Michel (2015). Encore un Stephen King dans ma PAL, je n’ai plus aucune excuse pour enfin découvrir cet auteur (il me fiche tellement la trouille que je n’ose pas, aïe aïe aïe!).

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Photo : La papote livresque

Enfin, dernier achat d’occasion (et pas des moindres!), je me suis procurée « Harry Potter and the deathly hollows » écrit par J.K. Rowling et édité chez Bloomsbury (2007) dans sa version hardback. Je poursuis ma traque des anciennes éditions de la saga, et je suis très heureuse d’avoir pu dénicher celui-ci, la couverture est tellement belle!

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Photo : La papote livresque

Je termine ce Book haul par quelques cadeaux reçus pour les fêtes de fin d’année. Ma belle-soeur m’a d’abord fait don de « Sa majesté des mouches » de William Golding paru aux éditions Folio (1956). C’est parce que Maxime Chattam en parle dans son interview avec Nine que j’ai ajouté ce livre dans ma Wish list (influençable, moi?). J’ai ensuite reçu « Le complexe d’Eden Bellwether », écrit par Benjamin Wood et paru aux éditions Le livre de poche (2014). Un roman contemporain alliant l’Angleterre et la musique qui faisait partie de la sélection des sorties livresques que je vous avais présentées ici. Enfin, j’ai eu l’immense joie de recevoir « La poudre à boutons et autres secrets mirobolants de Roald Dahl », un petit livre paru très récemment chez Folio Junior (2016) qui reprend quelques exclusivités sur l’univers de Roald Dahl, dont un chapitre inédit de « Charlie et la chocolaterie » !

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Photo : La papote livresque

Avez-vous déjà lu certains de ces livres? Quels ont été vos derniers achats ?

Book haul #3

Oui je sais, le dernier Book haul en date est plutôt récent, mais que voulez-vous… Certains achats étaient plutôt indispensables en octobre, et j’ai déniché des petites merveilles dans les boîtes à livres (ou comment se trouver des excuses bidon). Voici donc les derniers ouvrages qui ont récemment rejoint ma PAL!

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Photo : La papote livresque

Commençons par les bouquins trouvés dans ces fameuses boîtes à livres du centre ville si chères à mon cœur. Oh joie quand j’ai ouvert la boîte cette fois-ci, puisque j’ai pu repartir avec les deux premiers tomes de la saga « L’héritage » écrite par Christopher Paolini, à savoir « Eragon » et « L’Aîné », publiés tous deux aux éditions Bayard Jeunesse (2004 et 2006). Comme vous pourrez le constater, ils sont dans un état plus que correct, on ne va pas se plaindre pour des livres que je n’aurai finalement pas payés, juste échangés avec des lectures qui ne me plaisaient pas. J’ai également fait l’acquisition ce jour-là de « Portrait du Joueur » de Philippe Sollers, paru aux éditions Folio (1986). Ce livre n’existait même pas sur Livraddict, j’en ai moi-même créé la fiche. J’ai juste été séduite par le résumé, qui finalement en révèle très peu sur l’intrigue principale. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il a l’air de tourner autour de secrets de famille et ça, j’adore !

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Photo : La papote livresque

Je vous présente ensuite l’achat réalisé dans le catalogue Belgique Loisirs. Je ne savais vraiment pas vers quoi me diriger cette fois-ci, et puis je suis tombée sur le prix de l’imaginaire 2016, « Edwenn, le Monde des Faës » écrit par Charline Rose et paru aux éditions Nouvelles Plumes (2016). J’ai complètement craqué pour la couverture et l’histoire fantastique aux notes celtes, parfaite pour la saison automnale.

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Photo : La papote livresque

Enfin, j’ai jeté mon dévolu sur quelques ouvrages graphiques. Vous connaissez mon amour pour les belles illustrations, et ce Book haul ne déroge pas à la règle ! J’ai d’abord fait l’acquisition du premier tome de « Assassin’s Creed : l’épreuve du feu », scénarisé par Anthony Del Col & Conor Mccreery, illustré par Neil Edwards et colorisé par Ivan Nunes, paru aux éditions Les Deux Royaumes (2016). J’ai découvert ce comics aux notes médiévales sur la chaîne Booktube de Fancy Fany, et j’ai profité de l’offre de lancement de ce premier opus vendu à 10€ jusque fin décembre. Puis, je me suis enfin décidée à commander « Ce n’est pas toi que j’attendais », écrit et illustré par Fabien Toulmé et paru aux éditions Delcourt (2014). Cette BD sur la naissance et l’acceptation de sa fille trisomique par un papa m’a toujours beaucoup attirée et j’en ai tellement entendu de bien que j’ai fini par succomber à la tentation.

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Photo : La papote livresque

Finalement, mon dernier achat en date n’est autre que le « Harry Potter and the Chamber of Secrets » écrit par J.K. Rowling et illustré par Jim Kay, paru aux éditions Bloomsbury (2016). C’est un peu l’achat tradition depuis l’année dernière et encore pour les cinq prochaines années (danse de la joie) : l’édition illustrée du sorcier à lunettes ♥ Grâce à ces superbes objets livres, je peux découvrir la plume de l’auteur dans sa version originale et accompagnée de magnifiques illustrations en prime. Pour couronner le tout, la version originale est beaucoup moins chère que la version française (23€ contre 39€). Le top !

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Photo : La papote livresque

Et vous, quels achats avez-vous réalisés dernièrement ?

L’enchanteur – Barjavel

couv9331859Auteur : Barjavel

Edition : Folio

Langue originale : Français

Genre : Fantastique

Date de parution : 1984

Nombre de pages : 480

ISBN : 978-2-07-037841-8

 

Résumé

« Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu. »

L’avis de la Papote

J’ai voulu faire l’acquisition de ce livre pour ma PAL d’automne, parce que j’étais en manque total de la plume de Barjavel et que le thème des légendes arthuriennes se prête assez bien à la saison selon moi. Je ne suis absolument pas une grande connaisseuse de l’histoire du Roi Arthur et des Chevaliers de la table ronde, raison de plus pour ajouter une flèche à mon arc et partir à la découverte de ces mythes dont tout le monde raffole. Aussitôt acheté, aussitôt commencé !

Barjavel revisite donc la légende arthurienne dans cet ouvrage, où l’on retrouve les grands personnages connus de tous : Arthur, Guenièvre, Lancelot, Perceval, Viviane, Morgane et bien sûr, Merlin l’Enchanteur. On y découvre l’histoire des Chevaliers de la table ronde, leur incessante quête du Graal, leurs histoires d’amour et leurs combats chevaleresques.

« Il y a plus de mille ans vivait en Bretagne un Enchanteur qui se nommait Merlin. Il était jeune et beau, il avait l’œil vif, malicieux, un sourire un peu moqueur, des mains fines, la grâce d’un danseur, la nonchalance d’un chat, la vivacité d’une hirondelle. Le temps passait sur lui sans le toucher. Il avait la jeunesse éternelle des forêts. »  (p.9)

Si vous vous attendiez à un « page turner », je vous arrête tout de suite, c’est loin d’être le cas. Honte à moi de vous l’avouer, mais j’ai traîné ce bouquin pendant au moins trois semaines, en l’entrecoupant de petites lectures par-ci par-là. Non pas que l’histoire soit inintéressante, ou mal contée, ou ennuyeuse, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard, si vous voyez ce que je veux dire. Il y a de très nombreuses longueurs qui auraient largement pu être évitées selon moi, et l’action ne vous prend pas aux tripes. Pour moi, c’est le genre de livre qui se déguste à petit feu, sans précipitation, sans trop d’attentes non plus. J’étais contente d’en finir la lecture, même si la fin ne m’a pas forcément apporté toutes les réponses aux questions que je pouvais me poser.

J’ai malgré tout beaucoup apprécié la diversité des personnages et la description que Barjavel en faisait. Les situations auxquelles ils sont confrontés tout au long de l’ouvrage sont souvent originales, et font parfois sourire. Ce que j’ai préféré? La magie omniprésente et l’intervention du Diable, qui n’est autre que le père de Merlin !

« Et en découvrant cette enfant miraculeuse il avait compris que c’était pour lui que son père avait disposé ce piège, le pire qu’il lui eût jamais tendu. Il s’y était jeté tout droit, et il se demandait s’il pourrait jamais s’en libérer. Son père était le Diable. Merlin était créature de Dieu, et tout entier à son service, mais le Diable l’avait engendré, et ne désespérait pas de le reprendre en son pouvoir. Il profitait de toutes les occasions qui se présentaient pour essayer de le faire trébucher. Et quand elles ne se présentaient pas, il les créait. »  (p.13)

A côté de ça, le style de l’auteur est inimitable, je vous l’accorde. Barjavel a ce don de manier les mots, de rendre chacune de ses phrases poétiques et justes. Le plaisir de la langue est bien là, et heureusement !

L’Enchanteur est un roman à la croisée de la légende et de l’Histoire, avec des personnages attachants, une atmosphère pleine de magie et d’aventures. Une lecture qui, même si elle ne vous prend pas aux tripes, vous fera voyager au cœur des forêts verdoyantes de cette Bretagne mythique d’il y a plus de mille ans. 

Notation : ♥♥♥♥♥

Book haul #2

C’est l’heure d’un petit Book haul chers papoteurs ! Plusieurs livres ont rejoint ma Pile à Lire ces dernières semaines, qu’ils aient été achetés neufs ou d’occasion, et je tenais à vous les présenter, histoire de vous montrer un aperçu des prochaines chroniques que vous pourrez trouver sur le blog.

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Photo : La papote livresque

Tout d’abord, j’ai craqué pour quelques livres d’occasion chez OXFAM. J’adore flâner dans les petits rayons de cette boutique au moins une fois par mois, j’y trouve toujours quelques belles pépites à des prix complètement cassés.

Pour commencer, j’ai trouvé  « La petite chartreuse » de Pierre Péju aux éditions Folio (2003). J’avais entendu parler de ce livre sur la chaîne Booktube de Margaud Liseuse et j’avais été séduite par la critique qu’elle en avait fait. Puis, j’ai jeté mon dévolu sur un tout petit livre de 89 pages, « Les combustibles » d’Amélie Nothomb, paru aux éditions Le livre de poche (1997). Amélie Nothomb est une auteure qui m’intrigue vraiment beaucoup, je trouve son style tellement particulier que j’ai envie de lire tous ses livres sans exception! J’ai ensuite trouvé un exemplaire de « Le cycle des anges – Les thanatonautes », le premier tome de la duologie à succès de Bernard Werber publié aux éditions Le livre de poche (1996). J’aime beaucoup cet auteur et ce livre est pour moi le plus tentant qu’il ait jamais écrit (des explorateurs du continent de la mort, fascinant !). Enfin, j’ai déniché cette petite perle regroupant les pièces de théâtre « Hamlet, Othello, Macbeth » de William Shakespeare dans une très vieille édition du Livre de poche de 1972! Je n’ai encore jamais lu de William Shakespeare (honteuse) et j’ai entendu tellement de bien de « Hamlet » que j’ai craqué sur ce recueil. Et puis, je ne sais pas vous mais personnellement, j’adore les anciennes éditions du Livre de poche avec les pages colorées.

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Photo : La papote livresque
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Photo : La papote livresque

Du côté graphique de la force (^^), j’ai jeté mon dévolu sur la duologie « Alvin », le tome 1 L’héritage d’Abélard et le tome 2 Le bal des monstres, écrits et illustrés par le duo Dillies – Hautière et parus tous les deux aux éditions Dargaud (2015-2016). Vous avez probablement entendu parler de ces bandes dessinées sur la blogosphère ou sur Booktube, elles ont eu un beau succès et j’ai profité de pouvoir les trouver d’occasion à 6€ le tome (au lieu de 14€ sur Amazon tout de même) pour les ajouter à ma bibliothèque.

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Photo : La papote livresque

En achats neufs, j’ai fini par craquer et je me suis procuré « L’enchanteur » de Barjavel, paru aux éditions Folio (2012). Barjavel est l’auteur d’un de mes livres préférés au monde, « La nuit des temps ». J’ai voulu redécouvrir sa plume dans un contexte légendaire, au cœur des Bretagnes arthuriennes avec les chevaliers de la table ronde. Enfin, dans le cadre de l’opération 1 mois – 1 maison – 1 achat du mois de septembre consacrée aux Editions du Riez, j’ai jeté mon dévolu sur « Le flibustier du froid » de Ludovic Rosmorduc (2014). Une belle petite lecture pour ma PAL d’hiver !

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Photo : La papote livresque

Et vous mes papoteurs, quels ont été vos derniers achats livresques ?