Book haul #7

On se retrouve ce dimanche avec un nouvel article Book haul, le dernier sous ce format particulier. En effet, jusqu’à présent, je vous présentais certains achats (pas tous, je suis démasquée ^^) en fonction de ce que j’avais envie de vous présenter, tout simplement parce que j’achète beaucoup trop de livres et que les articles Book haul seraient bien trop longs. A partir du mois prochain, je vous présenterai mes achats mensuellement, en lien avec la vidéo associée qui paraîtra sur la chaîne en chaque début de mois. Il y aura donc beaucoup plus de livres que d’habitude (oui, oui, j’achète beaucoup, beaucoup, beaucoup de livres) mais les articles seront généralement moins détaillés. Il vous suffira simplement de cliquer sur le lien de la vidéo pour en savoir davantage. Trève de bavardage, commençons de suite la présentation des achats !

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Photo : La papote livresque

Le premier livre dont je voudrais vous parler est « Marie Stuart » de Stefan Zweig, paru ici dans les éditions Grasset (2004). Je n’ai jamais lu de Stefan Zweig, ce sera une première avec cette biographie de l’une des femmes de l’Histoire que j’ai le plus envie de découvrir. Une femme forte, au destin tragique et à la vie complètement rocambolesque. J’ai trouvé ce livre chez un bouquiniste pour une bouchée de pain et je suis très impatiente de faire connaissance avec la plume de Stefan Zweig !

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Photo : La papote livresque

Ensuite, j’ai reçu pour mon anniversaire la suite de la saga événement, « Miss Peregrine et les enfants particuliers : Hollow City » écrit par Ransom Riggs et paru aux éditions Bayard Jeunesse (2014). J’avais apprécié le premier tome sans que ce ne soit transcendant, mais avouons-le, rien que pour la beauté de l’objet livre, il vaut la peine d’être sur les planches de ma bibliothèque. Encore une fois, ce deuxième tome est d’une beauté à couper le souffle. Beaucoup de lecteurs ont davantage apprécié le second opus en comparaison au premier titre, ce qui me conforte dans l’idée de poursuivre cette saga fantastique on ne peut plus originale !

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Photo : La papote livresque

Lors d’un énième détour en librairie, j’ai eu envie d’acquérir un ouvrage dont j’ai entendu parler grâce au Feminibooks sur Youtube (playlist ici). Plusieurs booktubeurs s’étaient réunis tout au long du mois de mars pour nous faire découvrir le féminisme à travers leurs lectures. Ninon de la chaîne Opalyne avait parlé de « Une chambre à soi » de Virginia Woolf que j’ai acheté aux éditions 10/18 (2015). Il s’agit d’un essai sur la place de la femme dans la société de la fin du XIXème – début du XXème siècle, de la dépendance spirituelle et économique des femmes envers  les hommes. Un ouvrage indispensable quand on lutte pour l’égalité entre les sexes.

Au détour d’un rayonnage poussiéreux d’un bouquiniste, je suis tombée sur cet ouvrage d’Arto Paasilinna, « La douce empoisonneuse » paru aux éditions Folio (2003). Ce livre m’a rappelé la vidéo de Margaud liseuse (ici) à propos de cet auteur finlandais qu’elle affectionne particulièrement. Au vu de son prix plus que dérisoire (1€!), je n’ai pas hésité une seule seconde. C’est bien connu, mes goûts littéraires sont tellement proches de ceux de Margaud que je ne peux que lui faire confiance sur ce coup-là ! L’univers de l’auteur semble plutôt loufoque d’après ce que je peux lire à son sujet, une lecture détente parfaite pour cet été !

J’ai également jeté mon dévolu sur un livre dont TOUT LE MONDE parle depuis des mois sur la blogo et Booktube : « Le livre de perle » de Timothée de Fombelle, édité chez Gallimard dans leur collection Pôle fiction (2017). Je ne sais pas du tout de quoi parle ce livre et je compte bien en rester là avant d’en entamer la lecture. L’unique chose dont je suis certaine, c’est de la qualité de la plume de l’auteur. Je ne connais personne à ce jour qui ne soit pas tombé sous le charme de cette écriture poétique. A lire très bientôt !

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Photo : La papote livresque

Autre livre de littérature jeunesse, il a fallu que je craque pour « Matilda » de Roald Dahl aux éditions Folio Junior (2007). J’ai toujours, toujours, toujours au moins un livre de cet auteur dans ma PAL, je me les réserve souvent pour la période automne-hiver, quand les jours s’assombrissent et qu’un retour en enfance s’impose! Matilda est l’un des grands classiques de Roald Dahl, je connais l’adaptation en film sur le bout des doigts et j’ai hâte de comparer l’oeuvre littéraire à l’oeuvre cinématographique.

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Photo : La papote livresque

Ai-je besoin de rappeler cette quête sans fin que je mène depuis des mois, à la recherche des anciennes éditions de Harry Potter? Non, je ne pense pas. Cette fois-ci, j’ai dégoté « Harry Potter and the sorcerer’s stone » de notre chère J.K. Rowling et paru aux éditions Scholastic (1999), première édition américaine donc. Un objet livre si beau, si magique que je ne cesse de le prendre entre les mains et de tourner ses pages! Je l’ai trouvé sur Book Depository à un prix un peu trop élevé à mon goût (25€ environ) mais que voulez-vous, quand on aime on ne compte pas!

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Photo : La papote livresque

Et vous? Quels sont vos derniers achats livresques?

Chanson douce – Leïla Slimani 

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Auteur : Leïla Slimani

Edition : Gallimard

Genre : Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 277

ISBN : 978-2-07-019667-8

 

Résumé

«Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.»

L’avis de la Papote

J’ai découvert Leïla Slimani lors de son passage à l’émission « La grande librairie ». La description qu’elle avait faite de son deuxième roman « Chanson douce » m’avait complètement hypnotisée. Le thème, très fort et très dur, ne m’avait pas laissée de marbre. L’histoire d’une nounou meurtrière, sous ses faux airs angéliques, me touchait d’autant plus que ma fille venait de naître. Puis, quand j’ai su que ce roman avait remporté le prix Goncourt 2016, je n’ai plus hésité une seule seconde. J’étais bien trop curieuse de voir à quoi ressemblait le style d’une lauréate de ce prix tant convoité!

J’ai attendu le moment fatidique de la reprise du travail et de l’inévitable recours à la nounou pour commencer ma lecture. Sadique, moi? Pas du tout, je voulais surtout être dans le même état d’esprit que les personnages du roman. Et puis, ma nounou, je la connais depuis bien longtemps, et j’ai une confiance infaillible en son excellente santé mentale !

Aucun suspense dans ce livre : nous savons dès les premières lignes qu’un drame indescriptible vient de s’abattre sur la famille de Paul et Myriam : leurs enfants viennent d’être assassinés par leur nounou. Autant vous dire qu’il faut avoir son petit cœur de jeune maman bien accroché.

« Le bébé est mort. Il a suffi de quelques secondes. Le médecin a assuré qu’il n’avait pas souffert. » (p.13)

Le reste de l’intrigue se concentre sur le quotidien de Louise avec Mila et Adam. C’est là tout l’intérêt de ce roman : un travail poussé sur la psychologie du personnage de la nounou, et une seule question qui nous tambourine le cerveau tout au long de notre lecture : « Mais comment diable ces parents ont-ils pu se tromper sur cette atroce bonne femme? ». Eh bien vous verrez, si le cœur vous en dit de découvrir ce roman, que tous autant que nous sommes aurions pu commettre cette erreur. Louise est juste parfaite. Elle s’occupe à merveille des enfants, fait le ménage et cuisine même pour la famille entière. C’est bien simple, Myriam et Paul ne peuvent plus s’en passer, et Louise ne peut plus se passer d’eux. Et c’est bien là tout le problème…

Cette lecture vous prend aux tripes, littéralement. Le style de l’auteure est incisif, coupant, direct. C’est d’ailleurs très surprenant au départ, mais cela colle tellement avec la lourdeur de l’histoire qu’on se laisse emporter par ces phrases courtes qui rythment à merveille le récit. Jusqu’au bout, on veut savoir POURQUOI.

« Elle adore pourtant ces deux enfants qu’elle passe des heures à observer. Elle en pleurerait, de ce regard qu’ils lui lancent parfois, cherchant son approbation ou son aide. Elle aime surtout la façon qu’a Adam de se retourner, pour la prendre à témoin de ses progrès, de ses joies, pour lui signifier que dans tous ses gestes, il y a quelque chose qui lui est destiné, à elle et à elle seule. Elle voudrait, jusqu’à l’ivresse, se nourrir de leur innocence, de leur enthousiasme. Elle voudrait voir avec leurs yeux quand ils regardent quelque chose pour la première fois, quand ils comprennent la logique d’une mécanique, qu’ils en espèrent l’infinie répétition sans jamais penser, à l’avance, à la lassitude qui viendra. » (p.211)

J’émets quand-même quelques petites réserves par rapport à certains éléments qui, selon moi, auraient dû faire partie de l’histoire et sont (à mon avis volontairement) omis. Quid de la réaction des parents face à ce drame? De la culpabilité ? Des remords ? De la descente aux enfers ? De la véritable explication du double meurtre ? Je pense que Leïla Slimani laisse les portes ouvertes à ses lecteurs, à nous de pousser la réflexion plus loin pour obtenir ces réponses. Il n’empêche que, moi, ça me laisse un peu sur ma faim…

Chanson douce est un roman à la construction originale, à l’intrigue douloureuse, poignante et au style percutant qui restera longtemps dans un coin de votre tête, une fois la lecture terminée. Une petite claque littéraire. Un prix Goncourt mérité, haut la main.  

Notation : ♥♥♥♥