Gardiens des cités perdues 1 – S. Messenger

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Auteur : Shannon Messenger

Edition : Lumen

Genre : Fantasy Jeunesse

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 510

ISBN : 978-2-37102-004-7

Tome 2 : Exil

Résumé

« Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde. Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains?Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé? »

L’avis de la Papote

Gardiens de cités perdues est généralement présentée comme LA nouvelle saga jeunesse du moment. Dans les critiques, on la compare même très souvent à Harry Potter. Ce qui, selon moi, n’est pas forcément une bonne chose… Certes, ce doit être un très beau compliment pour Shannon Messenger, mais quel coup de pression ! En tout cas, moi, potterhead jusqu’au bout du chapeau, j’ai voulu en avoir le coeur net une bonne fois pour toutes. Je me suis donc procuré ce premier tome et aussitôt acheté, aussitôt lu!

Sophie, jeune fille a priori comme les autres mais aux particularités étonnantes, voit sa vie changer du tout au tout lorsque Fitz, un garçon un peu étrange, lui annonce qu’elle ne fait pas partie de ce monde. Sa capacité à entendre les pensées des autres, son incroyable don pour la mémorisation, rien n’est dû au hasard. Elle est une elfe, et elle doit absolument tout quitter pour commencer sa scolarité à Foxfire.

Le cerveau de Sophie captait des bribes de pensées éparpillées, déconnectées les unes des autres, un peu comme dans une pièce remplie de télévisions qui beugleraient toutes en même temps des programmes différents. Lorsqu’il tranchait dans le vif de sa conscience, chacun de ces fragments éveillait une douleur aiguë. Un monstre, voilà ce qu’elle était. (p.12)

Est-ce que la lecture de ce premier tome m’a ramené dans mes souvenirs d’enfance, lorsque l’univers de J.K. Rowling m’avait subjugué? Non. Est-ce qu’il vaut les louanges et les comparaisons avec l’oeuvre magistrale du jeune sorcier? Encore non. Cela dit, je peux voir où les lecteurs font le rapprochement. Une jeune fille qui quitte sa famille pour entrer dans une école sur mesure pour les elfes, le parallèle est assez flagrant, on est bien d’accord. Mais pour moi, les ressemblances s’arrêtent là.

L’univers, bien que très intéressant, me paraît sous exploité. Je n’ai pas eu la sensation, en lisant ce premier opus, que Shannon Messenger connaissait son univers sur le bout des doigts. Pourquoi? Parce qu’en le refermant, deux jours plus tard, j’aurais bien été incapable de vous faire une description de l’école, de son organisation, de l’endroit où vit Sophie ou encore des autres lieux décrits dans l’histoire. Je n’ai pas pu ancrer visuellement l’espace dans mon esprit. Et ça, ça devient compliqué à gérer quand la saga fait sept tomes… J’étais dans le flou, tout simplement. La  plume est très simple et très abordable pour un jeune public, rien à signaler de ce côté-là!

Le très grand point fort de ce roman est sans aucun doute la richesse et la diversité des personnages. Sophie est attachante, Fitz est très intéressant, Keefe reste le plus mystérieux pour moi, je sens que sous la couche d’humour se cache un secret bien gardé. Flair de lectrice. Dex m’a beaucoup fait rire ! Certains personnages restent ternes et plats, un peu comme Biana la soeur de Fitz, mais peut-être qu’ils vivront une chouette évolution tout au long de cette série.

Si je m’abstiens de comparer ce début de saga à celui de Harry Potter, je dois avouer malgré tout que c’est une série qui a du potentiel. J’ai passé un très bon moment de lecture, mais à l’avenir, j’éviterai d’avoir en arrière-pensée les avis d’autres lecteurs. C’est une saga à part entière, qu’il faut entreprendre sans a priori pour en tirer le meilleur. Le tome 2 est déjà dans ma PAL, mais s’il ne parvient pas à me séduire davantage, j’ai bien peur de ne pas avoir l’envie de poursuivre cette saga jusqu’à son terme.

Gardiens des cités perdues n’a pas vraiment su toucher la corde sensible. L’univers reste sous-exploité, trop vague et trop flou pour me donner l’envie d’aller plus loin. Les comparaisons avec l’univers de Harry Potter sont trop hâtives et superficielles à mon goût. Néanmoins, les personnages rehaussent un peu le niveau. Je lirai la suite, en espérant qu’une belle évolution me surprenne !

Notation : ♥♥♥♥♥

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Frankenstein ou le Prométhée moderne – Mary Shelley

2940014048446_p0_v1_sAuteur : Mary Shelley

Edition : Feedbooks (numérique)

Genre : Classique Science-fiction

Langue originale : Anglais

Date de parution : 1818

Nombre de pages : 233

ISBN : –

Résumé

«Victor Frankenstein ! C’est l’inventeur, le savant maudit ! A quinze ans, il est témoin d’un violent orage : foudre, traînée de feu, destruction d’un chêne… Son destin est tracé. Après des années de labeur, il apprend à maîtriser les éléments ; l’alchimie est pour lui une seconde nature. Bientôt il détient le pouvoir de conférer la vie à la matière inerte. Nuit terrible qui voit la naissance de l’horrible créature faite d’un assemblage de cadavres ! L’oeuvre de Frankenstein. Un monstre ! Repoussant, inachevé mais doté, d’une force surhumaine et conscient de sa solitude. Échappé des ténèbres, il va, dans sa détresse, semer autour de lui crimes et désolation. D’esclave qu’il aurait dû être, il devient alors le maître, harcelant son créateur. Il lui faut une compagne semblable à lui… Pour Frankenstein, l’enfer est à venir….»

L’avis de la Papote

Celui-là, je me le gardais bien au chaud pour Halloween. Frakenstein, grand classique de la littérature anglaise du XIXè siècle, fait partie intégrante de l’imaginaire collectif. Bien que, souvent, le nom de Frankenstein soit associé à la créature, et non au créateur. Grossière erreur. C’est donc vers la fin du mois d’octobre 2017 que je me suis plongée dans cette lecture très courte qui m’intriguait depuis plusieurs années.

Frankenstein est devenu un éminent scientifique, reconnu de tous. Il a le projet secret (et, soit dit en passant, complètement barré) de créer un être vivant à partir de chair morte. Ses efforts le menèrent jusqu’à ce jour fatidique où la créature qu’il avait imaginée prend vie devant lui. Effrayé par ce monstre, il l’abandonne à son sort.

L’événement que nous venons de vivre est si étrange que je ne peux pas m’empêcher de vous le rapporter, même s’il est probable que nous allons nous revoir avant même que cette lettre soit parvenue en votre possession. […] Nous distinguâmes un chariot bas, fixé sur un traîneau et tiré par des chiens, passer au nord, à la distance d’un demi-mille. Une silhouette de forme humaine, de toute apparence de stature gigantesque, était assise dans le traîneau et guidait les chiens. (p.19)

La construction du récit est pour le moins originale, et c’est un gros point positif que j’ai envie de souligner. Nous assistons, nous lecteurs, à une correspondance entre un navigateur et sa soeur (uniquement les lettres du navigateur pour le coup), qui raconte en différé le récit de Victor Frankenstein. Brillant !

Lorsque je suis arrivée au bout de ma lecture, je savais qu’il fallait la laisser décanter quelques semaines. La digérer. Pourquoi, me direz-vous? Parce que je sentais que le message délivré était important, qu’il soulevait des interrogations on ne peut plus actuelles malgré l’âge avancé du roman, et que malgré cela, j’étais agacée. Oui oui, c’est le mot. Il y a deux aspects qui m’ont particulièrement dérangée pendant ma lecture, et ils prenaient tout le dessus. Je ne voulais pas rester sur cette impression pour le chroniquer, alors j’ai attendu. Et j’ai bien fait. La preuve? Je me souviens aujourd’hui du message incroyablement puissant de l’autrice, et non des petits désagréments qui ont pollué ma lecture.

La première critique que je pourrais faire concerne le personnage de Frankenstein lui-même. Je n’ai pas vraiment pu m’attacher à ce savant déterminé qui, après avoir réalisé l’un de ses plus grands rêves de scientifique, se plaint lamentablement à chaque page. Je peux concevoir qu’en voyant l’horreur qu’il avait créée, il prenne peur et regrette son geste. Mais de là à se morfondre tout le long du récit, ça m’a un peu gavé, let’s be honest. J’ai tellement regretté sa réaction ! Bien sûr qu’une créature faite de chair morte ne peut rivaliser avec Leonardo DiCaprio dans le Titanic (si si, j’ai osé), mais de la part de son créateur, j’aurais aimé qu’il s’intéresse à elle, qu’il tente de la guider, de lui apprendre le monde. Oui, Frankenstein a pris peur. Mais je ne pouvais m’empêcher de penser : « et la créature alors? Tu ne crois pas qu’elle a peur elle aussi? Elle n’a rien demandé à personne, merde! ». Voilà. C’est mon côté hypersensible. J’ai préféré de loin le personnage de la créature, totalement prise d’empathie pour elle. Au fond, était-elle si monstrueuse? N’est-ce pas le rejet de son créateur et des autres êtres humains qui est à la base de sa noirceur? Avait-elle tous les outils à portée de main pour évoluer différemment? Waouw, c’est vrai que ce livre questionne !

La deuxième et dernière critique concerne plutôt la forme que le fond, et plus particulièrement l’édition gratuite en Ebook avec laquelle j’ai découvert l’oeuvre. Je ne les ai pas comptabilisées, mais il devait y avoir pas moins de trente coquilles sur l’entièreté du bouquin. Pas des petites coquilles qui peuvent passer inaperçu! Non, des coquilles grosses comme des oeufs d’autruche! Et ça, ça a le don de m’agacer au plus haut point. D’ailleurs, si vous avez une chouette édition à me conseiller, j’aimerais beaucoup relire Frankenstein dans une version plus soignée, peut-être avec une étude de l’oeuvre en post-face?

Malgré tout, je pense très sincèrement que Frankenstein est une oeuvre qui doit être lue, qui doit être étudiée, tant elle relate des thèmes universels. J’aurais beaucoup aimé la découvrir en cours, avec une étude plus approfondie de l’étendue des messages véhiculés par ce livre. Je le relirai, c’est certain.

L’année 2018 signe le bicentenaire de l’oeuvre de Mary Shelley, et Frankenstein ou le Prométhée moderne n’a pas pris une ride. Choisissez votré édition avec soin, questionnez-vous, pleurez, souffrez avec cette créature incomprise qui a su me toucher et m’émouvoir. Et puis, revenez sur le blog pour en discuter !

Notation : ♥♥♥♥♥

Malenfer 1 : La forêt des ténèbres – Cassandra O’Donnel

couv59475289Auteur : Cassandra O’Donnel

Edition : Flammarion jeunesse

Genre : Fantasy Jeunesse

Langue originale : Français

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 216

ISBN : 978-2-0813-4432-7

Tome 2 La source magique

Résumé

«Malenfer, la forêt maléfique, grandit et s’approche chaque jour davantage de la maison où vivent Gabriel et sa petite sœur Zoé. Seuls depuis le départ de leurs parents, partis chercher de l’aide en terre de Gazmoria, les enfants doivent faire face aux ténèbres qui recouvrent lentement Wallandar. Mais aussi à un tout nouveau danger : ni les visions de Zoé, ni ses pouvoirs magiques ne parviennent encore à l’identifier.»

L’avis de la Papote

Malenfer est une petite saga jeunesse qui fait beaucoup parler d’elle sur la blogo. Très souvent pendant mes escapades en librairie, les couvertures attisaient ma curiosité et, je ne sais pour quelle raison, je les reposais systématiquement sans parvenir à les ramener chez moi. Il faut dire ce qui est, Jérémie Fleury a fait un travail d’illustration incroyable, impossible de passer à côté. Finalement, c’est mon petit frère qui m’a offert les trois premiers tomes de cette série parue en quatre opus, et outre la beauté de son geste (dois-je rappeler qu’il est un non lecteur accompli?), j’étais très impatiente de découvrir le contenu de ces petits bijoux.

Nous suivons les aventures de Gabriel et Zoé, frère et soeur, qui vivent à l’orée d’une forêt maléfique, Malenfer, qui prend de l’ampleur à chaque instant et engloutit tout sur son passage. Afin d’obtenir l’aide d’un grand sorcier pour venir à bout de ces arbres destructeurs, les parents des deux enfants se sont absentés, laissant Gabriel et Zoé seuls à la maison depuis près de deux mois. Lorsqu’un camarade de classe disparaît dans les profondeurs du lac qui entoure leur école, Gabriel et Zoé, avec l’aide de quelques amis, décident de fourrer leur nez là où ils ne devraient pas …

 

Gabriel fut réveillé au petit matin par une sensation de froid intense. Il alluma sa lampe de chevet, se tourna vers sa petite soeur Zoé qui dormait dans le lit jumeau en face du sien et lui lança un oreiller sur la tête. Elle ouvrit aussitôt les yeux et posa sur lui un regard interrogateur.

– Que se passe-t-il?

– Les dévoreurs se rapprochent. Je le sens, dit-il d’une voix angoissée.

Zoé pinça les lèvres puis son regard s’échappa vers la fenêtre et la forêt de Malenfer. Les dévoreurs, les arbres magiques qui entouraient leur maison, s’approchaient de jour en jour en mangeant tout sur leur passage : les animaux, les humains et même les insectes. (p.7-8)

J’aimerais préciser d’emblée le contexte d’écriture très particulier de ce roman. Cassandra O’Donnel a basé la construction de cette saga sur les désirs de jeunes enfants de CM1/CM2 (4ème et 5ème primaire pour nous les belges), après leur avoir présenté les méthodes de construction d’une histoire. Plutôt sympathique comme projet de classe, non?

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce premier tome, même si je peux vous le dire en toute transparence, ça ne casse pas trois pattes à un canard. On est loin de la profondeur de « A la croisée des mondes » de P. Pullman, certes. C’est très jeunesse, certes. C’est très survolé, on est d’accord. Mais en même temps, si c’est ce que veulent les lecteurs de 10 ou 11 ans, WHY NOT?

Je ne suis évidemment pas du tout le public visé pour ce genre de lecture, et c’est très compliqué de se mettre dans la peau de l’enfant que l’on était à 9 ans, mais une fois de temps en temps, ça fait du bien de prendre un peu de bon temps littéraire sans se prendre la tête. Et c’est exactement comme ça qu’il faut le voir. Malenfer, c’est pas OUF, mais c’est cool quand-même.

Il y a quelques rebondissements, des histoires de différences, de tolérance, de quête d’identité, de magie. Un directeur d’école qui se trouve être un loup-garou. Une infirmière sorcière. Bref, je pense que l’enfant de 9 ans qui sommeille en moi aurait été très satisfaite de sa lecture et le tome 2 sera lu très prochainement !

A noter : ce premier tome a été adapté en bande dessinée, il paraîtra le 17 janvier 2018 toujours chez Flammarion jeunesse !

Malenfer 1 : la forêt des ténèbres démarre bien la saga. Conseillé pour un public très jeune, il ne répondra probablement pas à vos attentes si vous vous attendiez à un chef d’oeuvre de la littérature jeunesse. Néanmoins, à lire avec ses enfants, ses frères et soeurs, nièces, neveux ou autres cousins et cousines, il vous fera passer un très chouette moment de lecture!

Notation : ♥♥♥♥♥

Dans une coque de noix – Ian McEwan

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Auteur : Ian McEwan

Edition : Gallimard

Genre : Contemporain

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 212

ISBN : 978-2-07-269680-0

Résumé

«À l’étroit dans le ventre de ma mère, alors qu’il ne reste plus que quelques semaines avant mon entrée dans le monde, je veille. J’entends tout. Un complot se trame contre mon père. Ma mère et son amant veulent se débarrasser de lui. La belle, si belle Trudy préfère à mon père, John, poète talentueux en mal de reconnaissance et qui pourtant l’aime à la folie, cet ignare de Claude. Et voilà que j’apprends que Claude n’est autre que mon oncle : le frère de mon père. Un crime passionnel doublé d’un fratricide qui me fera peut-être voir le jour en prison, orphelin pour toujours ! Je dois les en empêcher. » Il y a quelque chose de pourri au royaume d’Angleterre du XXIe siècle? Après L’intérêt de l’enfant, Ian McEwan n’en finit pas de surprendre et compose ici, dans un bref roman à l’intensité remarquable, une brillante réécriture d’Hamlet in utero.»

L’avis de la Papote

Lorsque François Busnel a présenté ce livre dans une émission « La grande librairie », j’ai tout de suite été séduite par l’intrigue hyper originale. Un foetus qui raconte ce qu’il entend autour de lui et qui veut empêcher le meurtre de son père? Avouez que c’est quand-même vachement accrocheur comme idée! Et puis François Busnel a l’art de me faire craquer pour beaucoup d’ouvrages. Sa manière de les présenter, de mener le débat avec les auteurs qui parlent de leur livre, ça le fait complètement pour moi. Je craque (beaucoup) trop souvent. Dans une coque de noix de Ian McEwan n’a d’ailleurs pas traîné trop longtemps dans ma PAL, à peine quelques semaines et je commençais ma lecture, impatiente de découvrir la plume de l’auteur.

Me voici donc, la tête en bas dans une femme. Les bras patiemment croisés, attendant, attendant et me demandant à l’intérieur de qui je suis, dans quoi je suis embarqué. (p.13)

Mon sentiment fut très partagé en refermant ce livre. L’ambiance était loin d’être celle que j’imaginais. Avec un meurtre en préparation, je m’attendais à un beau suspense, un page turner de malade, un rythme de lecture effréné. Eh ben non. Rien de tout ça finalement. Certaines scènes sont un peu malsaines et manquent de cohérence à mon goût. Exemple: Trudy, la jolie maman blonde, qui boit de l’alcool enceinte et qui vit dans une maison délabrée pleine de détritus, écoute des conférences podcastées sur l’état du monde et des livres audio d’accomplissement personnel. Mouais, ça me paraît un peu louche tout ça.

Ce foetus qui réfléchit, c’est plutôt perturbant au premier abord. Ma grossesse avait pris fin depuis quelques mois déjà, et j’avais beaucoup de peine à imaginer un petit être doté d’une raison incroyablement construite. On est d’accord, là n’est pas la question de démontrer qu’un foetus pense et peut avoir des réflexions poussées sur le monde qu’il perçoit au travers de la paroi utérine, mais tout de même, le côté cartésien de mon esprit avait du mal à lâcher prise.

Ce sont ces réflexions justement qui m’ont dérangée pendant la lecture. L’auteur n’hésite pas, à de très (trop) nombreuses reprises, à donner des points de vue personnels (ou pas d’ailleurs) à travers ce foetus qui cassent complètement le rythme de l’intrigue, selon moi. Petit à petit, on en apprend plus, et puis PAF une réflexion sur l’écologie par-ci, une réflexion sur le terrorisme par-là, et me voilà perdue dans les méandres d’une pensée qui ne m’intéresse pas plus que ça finalement. Je veux juste savoir si l’oncle va tuer le père, pas à quel rythme fondent les glaciers d’après le podcast qu’a écouté la mère la veille. Pigé?

Quant à l’espoir : j’ai entendu beaucoup de choses sur les récents massacres au nom d’une vie rêvée dans l’au-delà. Chaos dans ce monde, béatitude dans le suivant. Des jeunes gens avec une barbe toute neuve, une peau magnifique et des armes de guerre sur le boulevard Voltaire, qui regardaient droit dans les yeux magnifiques, incrédules, d’autres jeunes de la même génération. Ce n’est pas la haine qui a tué les innocents, mais la foi, ce fantôme insatiable encore vénéré, même dans les quartiers les plus paisibles. (p.174)

Je ne peux pas remettre en question la profondeur de ces réflexions, bien au contraire, mais je ne m’attendais pas à en trouver autant. La beauté de l’écriture, le choix des mots, les tournures de phrases sont évidemment à souligner. Le style de Ian McEwan est magnifique, j’en conviens. Je suis ravie d’avoir pu découvrir sa plume (traduite mais bon ça compte quand-même), même si ce livre est un peu l’ovni de ma bibliothèque.

Pour finir, je ne peux rien vous dire concernant l’aspect réécriture d’Hamlet de William Shakespeare, tout simplement parce que je n’ai jamais lu Hamlet. Je ne sais pas du tout à quel point l’histoire de Ian McEwan lui est fidèle, et je ne peux que vous encourager à commenter cet article si vous avez la possibilité d’en faire une comparaison, cela m’intéresse évidemment beaucoup!

Pour celles et ceux qui apprécient la plume d’Ian McEwan, vous serez ravis d’ajouter Dans une coque de noix à votre palmarès. Malgré l’intrigue originale laissant planer une atmosphère pleine de suspense et de rebondissement, il n’en est rien… Une belle lecture, mais j’en attendais probablement de trop.

Notation : ♥♥♥♥♥

La voyageuse: tome 1 – Iman Eyitayo

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Auteur : Iman Eyitayo

Edition : CreateSpace

Genre : Romance – Fantastique

Langue originale : Français

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 248

ISBN : 978-1548588687

Résumé

«À 18 ans, Kanyin vient de terminer son lycée avec brio et ne tient plus en place à l’idée d’entrer enfin à l’université. Toutefois, lorsque sa mère lui annonce qu’elle doit passer ses vacances au Bénin, auprès de son père, sa bonne humeur s’évapore. Ce dernier étant constamment accaparé par son métier de chirurgien, la jeune fille s’attend à deux mois d’ennui et de solitude. Elle ne prévoyait certainement pas retrouver un vieil ami d’enfance dans une situation plus qu’inattendue : dans le coma. Et elle s’attendait encore moins à ce qu’en le touchant, elle se retrouve projetée dans un endroit des plus étranges…»

L’avis de la Papote

Cette fois-ci, c’est l’autrice qui m’a directement proposé de découvrir le premier tome de « Voyageuse », une romance fantastique young adult. Avouez-le, vous aussi vous auriez accepté sans hésitation à la lecture de ce résumé. Parce que même si la romance et moi on n’est pas très copains, il faut bien dire ce qui est : se retrouver dans un autre monde simplement en touchant un jeune homme dans le coma, c’est assez intriguant… C’est donc plutôt le côté fantastique de l’intrigue qui m’a happée.

Nous suivons donc Kanyin, la narratrice, une jeune fille de 18 ans qui se voit forcée de passer l’été avec son-père-le-chirurgien-qui-ne-fait-que-bosser. En arrivant au Bénin, elle découvre que l’un de ses meilleurs amis d’enfance, Jun (pour qui elle avait le béguin OF COURSE), est dans le coma depuis deux semaines. Rusant pour lui rendre visite, elle se retrouve bien malgré elle emportée dans un monde parallèle après avoir touché le bracelet qu’il portait au poignet. Evidemment, les aventures qui vont suivre seront loin d’être de tout repos…

Je clignai des yeux sans comprendre pendant un long moment. Puis, je m’extirpai de la voiture et rejoignis mon père, qui ouvrait les portes du garage :

– Comment ça, dans le coma?

La nouvelle n’avait aucun sens. Jun n’avait que dix-neuf ans, pourquoi serait-il dans un tel état? (p.22)

J’ai passé un très bon moment de lecture avec cet ouvrage. La construction du récit m’a, je dois l’avouer, complètement surprise. J’ai dévoré les pages les unes après les autres, avide de savoir ce qui allait se dérouler sous mes yeux. Un petit page turner qui fait du bien au moral pendant l’été!

L’univers construit est très intéressant bien que difficilement visualisable, si vous voyez ce que je veux dire par là. Selon moi, il manquait quelques descriptions supplémentaires pour rendre le tableau plus clair et moins confus. J’ai parfois ressenti quelques difficultés à imaginer l’endroit… Si vous aimez la culture asiatique, je pense que vous pourriez être séduit par ce monde parallèle. Il y a notamment de nombreuses allusions aux caractères chinois et aux signes astrologiques qui constituent des éléments primordiaux de l’intrigue. Encore une fois, ne vous attendez pas à un univers extrêmement fouillé, mais c’est plaisant à lire malgré tout.

Pour ce qui est de l‘écriture, rien de transcendant au niveau du style employé. Simple mais efficace, suffisant pour un livre Young Adult. Si vous recherchez une écriture marquée, incisive ou au contraire douce et poétique, passez votre chemin! Ce n’est pas pour ça qu’il faut lire « La voyageuse », mais bien pour la construction du récit et l’intrigue qui valent le coup d’être découverts.

Un petit point concernant les personnages. Les deux protagonistes principaux, Kanyin et Jun, m’ont bien souvent agacée de par leur comportement que j’ai rarement compris. Les jet’aime-moi-non-plus, ça m’a un peu gavé… Je pense sincèrement que les adolescents et très jeunes adultes peuvent s’y retrouver, mais à mon âge (ça va hein, j’ai pas encore 30 ans ^^) ça ne l’a pas fait du tout. Certains personnages secondaires m’ont parus mieux construits, plus réalistes et moins clichés. Après, c’est une question de feeling !

Malgré les quelques petits bémols cités dans cette chronique, je vous invite évidemment à découvrir le travail de l’autrice (sur son site ici) et à vous lancer dans ce premier tome de saga afin de vous en faire votre propre avis! L’important, c’est que j’ai passé un très bon moment en compagnie de Kanyin, Jun et les autres et que, malgré tout, j’ai quand-même envie de connaître la suite de l’histoire …

La voyageuse, premier tome d’une saga fantastique Young Adult, vous transportera dans un univers original bien que trop peu exploité à mon goût. Un très bon page turner qui vous fera passer un agréable moment !

Notation : ♥♥♥♥♥

Elle vivait dans nos yeux – Sophie Blitman

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Auteur : Sophie Blitman

Edition : Autoédition

Genre : Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 201

ISBN : 978-782955961605

Résumé

« Ils sont amis et croient se connaître. A l’aube de la trentaine, ils se sont installés dans un quotidien tranquille qu’ils n’auraient jamais imaginé voir basculer si brutalement. Mais il est des secrets dont la révélation bouleverse une vie. Aveuglement, perte de repères ou résistance : comment vont-ils réagir, tiraillés entre l’envie de savoir et la peur de ce qu’ils pourraient découvrir ? « Elle vivait dans nos yeux » plonge dans l’intimité d’hommes et de femmes en proie au doute et à la désillusion. Un roman psychologique, sinueux et captivant. »

L’avis de la Papote

J’adore lire des romans auto-édités. Pourquoi? Parce qu’au-delà de la publicité et du succès que peuvent susciter certains ouvrages promus par les maisons d’édition, commencer un livre auto-édité m’invite bien souvent à ouvrir une parenthèse dans ce flot de lectures dont tout le monde parle. D’autant plus quand l’autrice vous contacte personnellement pour découvrir son travail. C’est toujours un immense plaisir, une énorme fierté et une très grande pression également. Oui, parce qu’un auteur qui a pris la décision de contourner le système de publication traditionnel attend bien souvent un véritable retour constructif sur son oeuvre, et pas forcément un coup de pub. Bon, je retrousse mes manches, et je vous en parle sans plus tarder.

Sophie Blitman est agrégée de lettres modernes et journaliste free-lance. « Elle vivait dans nos yeux » est son premier roman. Dans cette histoire, on suit le quotidien d’un groupe de cinq amis, quotidien complètement chamboulé suite à un événement tragique qui les prend de court. Sophie Blitman explore et nous propose alors de découvrir les réactions de chacun face à cet obstacle de la vie. Un roman contemporain psychologique, donc.

Au début de ma lecture, je dois vous avouer que le pari était loin d’être remporté. Il faut attendre la page 54 exactement pour que l’histoire prenne un tournant intéressant. Sur un roman d’à peine 200 pages, ça fait long. L’autrice pose les bases de la personnalité de chacun des personnages, et je comprends bien sûr que ce soit une étape indispensable dans l’écriture d’un roman psychologique. Mais j’ai ressenti un certain déséquilibre au final. J’aurais préféré que la deuxième partie du roman, la plus intéressante, soit plus longue et plus développée. L’autrice, selon moi, ne va pas au bout de sa réflexion. Peut-être dans l’optique de laisser le lecteur se faire sa propre idée de l’évolution des personnages… Le thème abordé est pourtant très intéressant (vous verrez, sans spoil aucun, que le mensonge prend une place prépondérante), mais il m’a manqué quelque chose. J’ai refermé le livre avec ce sentiment de frustration gênant, le même que j’avais ressenti en fermant « Chanson douce » de Leïla Slimani. Je vais finir par croire qu’un bon roman psychologique doit imposer une forme de liberté dans les réflexions finales du lecteur. Mouais, pas totalement convaincue.

Parlons un peu du style. Oui, parce que ça, c’est le gros point fort du roman selon moi. Sophie Blitman mériterait vraiment d’être lue, ne serait-ce que pour la beauté de son écriture. Personnellement, elle m’a complètement séduite. Très fluide, très simple, mais très poétique également.

Camille attend, elle s’applique à faire taire la petite voix lucide au fond d’elle. Mais elle sent bien que le grand A de l’amour qu’elle espérait se rapetisse à vue d’œil. Et que peut-on écrire avec des minuscules?

Un dernier mot sur le travail éditorial, parce que je trouve là aussi que le boulot mérite d’être souligné. La couverture est vraiment très belle, avec une illustration sobre et un toucher doux. La qualité de la reliure est parfaite. Aucun défaut à souligner de ce côté-là. Vous ne verrez absolument pas la différence avec un livre publié via un éditeur. Un objet livre totalement réussi donc selon moi !

Elle vivait dans nos yeux est un roman psychologique qui, malgré ses petits défauts, vous fera passer un très bon moment de lecture. Un auto-édité au style magnifique qui vaut le coup d’être découvert !

Notation : ♥♥♥♥♥

CONCOUUUUUURS !

Eh oui! Je vous fait remporter un exemplaire de ce livre (encore merci à Sophie Blitman pour sa générosité), avec un beau bonus à l’intérieur! Pour connaître les conditions de participation et tenter votre chance, rendez-vous sur la chaîne youtube La papote livresque en cliquant sur la photo ci-dessous!

Update&

Dans les forêts de Sibérie – Sylvain Tesson

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Auteur : Sylvain Tesson

Edition : Folio

Genre : Récit de voyage

Langue originale : Français

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 304

ISBN : 978-2-07-045150-0

 

Résumé

«Assez tôt, j’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m’installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché d’être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.»

L’avis de la Papote

Encore une fois, c’est grâce à Margaud liseuse si ce livre s’est retrouvé d’abord sur ma Wishlist avant de finir sur les planches de ma bibliothèque (sa chronique ici). Elle en vantait tant les mérites, la couverture me faisait des clins d’oeil à chaque fois que je passais devant en librairie, bref, je n’ai pas pu résister bien longtemps.

Sylvain Tesson, grand voyageur et aventurier dans l’âme, décide de passer six mois seul dans une cabane au bord du lac Baïkal en Sibérie. Coupé de tous les affres de notre société consumériste, il retrouve une liberté perdue, il dispose de son temps sans pression, il pêche, il lit, il vit.

La pluie a été inventée pour que l’homme se sente heureux sous un toit. (p.219)

J’ai commencé cette lecture sur un coup de tête, après avoir passé une bien mauvaise journée, alors que j’avais déjà deux romans entamés. En plus, une intrigue qui se déroule dans un pays froid alors qu’on est en pleine saison printanière, si vous me connaissez, vous savez probablement que c’est une chose que je ne fais JA-MAIS. Mais bon, comme on dit chez moi, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Un livre qui vous promet de vous évader au bord d’un lac sibérien, l’isolement, la nature, la reconquête de son être, la lecture, le feu de bois, c’est tout ce dont j’avais besoin pour recharger les batteries. Et globalement, je n’ai pas été déçue du voyage.

Nous sommes seuls responsables de la morosité de notre existence. Le monde est gris de nos fadeurs. La vie paraît pâle? Changez de vie, gagnez les cabanes. (p.225)

Un petit mot d’abord sur le format particulier de l’ouvrage. L’auteur prend le parti de décrire son aventure sous forme d’un journal de voyage. Chaque jour (ou presque), le lecteur a l’immense privilège de prendre connaissance de sa vie en ermite au milieu des bois. L’agencement du quotidien, les routines qui s’installent malgré tout (observer les mésanges sur le rebord de la fenêtre, pêcher son dîner, couper le bois), la liste des livres qu’il a emportés avec lui, ses réflexions personnelles suite à ses lectures, l’observation en pleine conscience de la nature, des animaux, de la lumière du jour. Ouvrir ce livre, se plonger dans ses pages, c’est rejoindre Sylvain Tesson dans cette petite cabane en bois et s’accorder ces moments magiques hors du temps.

Sylvain Tesson, c’est également un style d’écriture bien particulier. Sa plume, je ne peux pas le nier, est incroyablement belle et poétique. Ses textes respirent la passion. Il choisit ses mots avec une précision d’orfèvre, il les enrobe avec douceur, il jongle avec les aphorismes (ce qui, d’ailleurs, a le don d’agacer de nombreux lecteurs). Pour ma part, j’ai adoré ce style riche. D’ailleurs, mon livre est rempli de post-it !

Il y a tout de même eu quelques petits points noirs dans cette lecture. Pas grand-chose me direz-vous, mais quand-même… Le premier que j’ai envie de citer, c’est le nombre incroyable de références littéraires qui m’étaient complètement inconnues. C’est pas de la faute de Sylvain, je suis d’accord avec vous, mais moi qui pense avoir un minimum de culture littéraire, eh ben je me sentais parfois complètement ignare. Pas très cool comme sensation. Vous êtes donc prévenus, vous avez plutôt intérêt à vous y connaître vachement beaucoup!

Et puis une chose, un tout petit passage dans l’entièreté du livre, a largement baissé mon niveau d’estime pour l’ouvrage. La voici :

Ce matin, Irina me fait les honneurs de sa bibliothèque. Dans de vieilles éditions de l’époque soviétique, elle possède des oeuvres de Stendhal, Walter Scott, Balzac, Pouchkine. Le livre le plus récent est le Da Vinci Code. Légère baisse de civilisation. (p.59-60)

S’il y a bien une chose que je ne peux tolérer, c’est la dévalorisation gratuite d’une oeuvre littéraire, quelle qu’elle soit. Alors certes, Dan Brown est un auteur que je chéris depuis très longtemps, mais même s’il s’agissait de Pierre-Paul-Jacques, chacun est libre de lire et d’apprécier un livre, même si celui-ci ne remporte pas un vif succès auprès des critiques littéraires, même s’il est qualifié de « roman de gare ». Et là, pour le coup, notre ami Sylvain Tesson ne s’est pas vraiment gêné. Il était même très loin d’émettre une critique négative constructive (comme j’essaie de le faire quand je vous chronique un livre que je n’ai pas aimé, parce que OUI ça arrive). Moi je dis, la lecture, c’est comme la nourriture. On ne dit pas « C’est dégueulasse », on dit juste « Je n’aime pas ». Légère baisse de civilisation, non mais Oh?!

Cela étant dit, je ne peux enlever la beauté de l’aventure à laquelle il nous fait participer. J’ai adoré suivre le cours de la nature, qui sort doucement de son manteau d’hiver pour s’éveiller au printemps. Je voyais les couleurs vives, je ressentais le froid polaire et la chaleur du feu de bois, je sentais les odeurs de poisson grillé, je m’émerveillais devant la bonté des chiens. Vous l’aurez compris, lire du Sylvain Tesson, c’est vivre une très belle aventure.

A tous les amoureux de la nature, à tous ceux qui ressentent le besoin de s’isoler de la société, de mettre la pression et le stress au fond d’un tiroir, de vivre une aventure exceptionnelle au cœur d’une nature sauvage, ouvrez « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson et laissez-vous emporter par la beauté de l’écriture. 

Notation : ♥♥♥♥♥