Tout se joue avant le petit déj’ – Jeff Sanders

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Auteur : Jeff Sanders

Edition : Marabout

Genre : Développement personnel

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 265

ISBN : 978-2-501-11499-8

 

Résumé

«Levez-vous tôt et pilotez votre journée avant le petit-déjeuner! Vous avez entre les mains LE guide qui vous permettra de vous concentrer sur ce qui compte le plus pour vous. Jeff Sanders vous propose, en 7 étapes, d’adopter un style de vie sain et équilibré et d’atteindre vos objectifs grâce à une multitude de conseils et de stratégies ayant fait leurs preuves. Vous comprendrez comment et pourquoi : fixer une limite à votre journée de travail, rédiger aujourd’hui le programme de demain, booster votre énergie pour la journée, répartir vos objectifs annuels en périodes de 3 mois, mettre en oeuvre vos projets. »

L’avis de la Papote

Il m’arrive assez souvent de lire des ouvrages de développement personnel. Bien consciente qu’on peut apprendre mille et une choses grâce à la fiction, j’aime parfois me plonger dans un ouvrage consacré uniquement à un sujet particulier, l’approfondir, prendre des notes, appliquer au quotidien les bénéfices que j’ai pu retirer de ma lecture. Certains de ces livres font partie de mes indispensables, et je les relis très souvent (je pense notamment à « L’art de la simplicité » de Dominique Loreau, pas encore chroniqué sur ce blog – tiens?).

« Tout se joue avant le petit déj' » traite de cette fameuse Miracle Morning dont tout le monde parle en ce moment. J’ai toujours aimé cette idée de se lever plus tôt pour avoir du temps pour soi. Je suis de ceux qui aiment être debout alors que la maison est encore silencieuse et endormie, quand le calme et la sérénité emplissent l’air ambiant, et que le monde est encore plongé dans un profond sommeil. Une véritable bénédiction pour bien commencer sa journée. J’étais donc très curieuse de lire davantage à ce sujet, de voir si je pouvais retirer quelque chose de cette Miracle Morning que je ne mettais pas encore en place. Parce que, mine de rien, ce n’est pas toujours évident à appliquer… J’ai jeté mon dévolu sur ce livre en particulier parce qu’il me paraissait plus terre à terre que le « Miracle Morning » de Hal Elrod. Et puis j’en avais marre de le voir partout celui-là… J’ai préféré donner sa chance à Jeff Sanders!

Pour commencer, un premier mot sur  la structure même du livre. L’auteur nous apporte d’abord une partie plus théorique en nous détaillant clairement en quoi consiste cette routine matinale, ses bienfaits, comment il en est arrivé à la mettre en place dans sa vie personnelle. Puis, il s’attarde sur la feuille de route, un véritable guide hyper complet sur toutes les étapes à mettre en place afin de devenir un lève-tôt efficace, frais et dispo. Enfin, il donne un plan d’action en 30 jours pour nous aider à appliquer toutes les étapes de la feuille de route. Chaque chapitre se clôture par un résumé très succinct reprenant les idées principales, et d’un plan d’action à mettre en oeuvre. Des espaces libres sont prévus afin que le lecteur puisse mettre par écrit son plan d’action personnalisé. En bref, on peut dire que l’ouvrage est très bien construit et très complet, pas de doute là-dessus.

Afin de vous donner un aperçu du contenu de ce bouquin, voici les 10 premiers bienfaits d’un réveil matinal selon Jeff Sanders :

Plus de temps pour organiser sa journée et être efficace. Se lever ne serait-ce que 15 minutes plus tôt pour préparer sa journée promet une plus grande productivité.

L’heure idéale pour un moment de calme. Le temps où vous serez le seul levé dans la maison est probablement le seul que vous aurez de toute la journée : en profiter pour rassembler ses pensées et ralentir le rythme.

Un sommeil de meilleure qualité et  plus régulier. Se lever tôt nécessite de se coucher tôt, donc d’arrêter plus tôt sa journée, donc d’être plus efficace avant ce temps d’arrêt.

Un regain d’énergie et d’optimisme. En mettant en place une routine matinale qui vous plaît, vous cesserez de vous réveiller en mode « JE VEUX MON LIIIIIIIT ». Vous serez frais, prêt et dispo pour attaquer la journée.

Une meilleure concentration. Le matin, pas de bruit, pas d’interruption, pas de distraction.

Un cerveau en meilleure forme : des idées plus claires et plus créatives. Il est plus difficile de réaliser des choses vraiment importantes en fin de journée.

Plus beau et plus en forme. Vous pouvez profiter de ce moment précieux du matin pour faire du sport !

Une hausse constante de la productivité quotidienne. Réfléchissez aux jours où vous  faites la grasse matinée. Généralement, la productivité va de paire avec un réveil matinal. Les jours où vous vous levez tard, votre journée n’est pas aussi bien gérée.

De meilleures chances d’atteindre vos grands objectifs. Avec ce temps libéré qui n’existait pas avant, vous pouvez littéralement faire tout ce que vous  voulez. Absolument tout. Courir un marathon, écrire un livre, monter une entreprise. Tout.

10° Bienvenue dans le club très fermé des grands de ce monde. Le PDG de Starbucks, la rédactrice en chef de Vogue, le PDG d’Apple, Benjamin Franklin, Barack Obama. Ce sont tous des lève-tôt !

J’ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, même si je ne peux évidemment pas appliquer à la lettre cette méthode. Là où le bas blesse pour moi, c’est qu’en semaine, je me lève déjà à 5h30 pour avoir le temps de me préparer, de déjeuner, de m’occuper de bébé papote au réveil avant de partir la conduire chez la nounou et de me rendre au travail. J’ai testé pendant une semaine le lever à 5h, et le temps de me réveiller, de descendre me faire un café, il ne me reste déjà plus que 20 minutes pour faire quelque chose. Un peu court pour écrire un roman…  Le temps d’allumer l’ordi, d’ouvrir le document Word, c’est fichu, plus que 10 minutes au compteur. Et là, bébé décide de se réveiller plus tôt. Tout ça pour rien!

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas mis mon réveil plus tôt que d’habitude après avoir lu ce livre. Par contre, j’ai compris l’intérêt de l’organisation, de la planification des journées, de la mise en place de grands objectifs et de sous-objectifs. En planifiant correctement mes journées, je libère du temps non pas le matin au réveil, mais tout au long du jour! Et en deux semaines de temps, j’ai réaliser toutes les étapes nécessaires à l’ouverture de ma chaîne Youtube, alors que j’étais persuadée de ne pas avoir le temps pour réaliser ce projet qui me trottait dans la tête depuis des mois. Optimiser son temps, c’est vraiment la leçon que j’ai retenue de cette lecture. On est d’accord qu’il ne sert à rien de mettre son réveil à 5h si c’est pour traîner jusque 7h sur les réseaux sociaux. On est d’accord aussi sur le fait que l’on gaspille du temps à tort et à travers, pour un oui ou pour un non, alors que chacune de ces minutes jetées à la poubelle pourrait servir à réaliser un objectif, un rêve, une envie !

Je vous conseille vivement cette lecture si vous vous sentez débordé, si vous pensez que vous n’avez le temps de rien, si vous désirez vous octroyer du temps pour vous. Jeff Sanders m’a ouvert les yeux sur l’importance de rêver, et sur la possibilité de tout mettre en oeuvre pour réaliser les plus grands objectifs de notre vie. Même si je ne me lève toujours pas à 5h du matin !

Notation : ♥♥♥♥

Deception point – Dan Brown

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Auteur : Dan Brown

Edition : Le Livre de Poche

Genre : Thriller

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2006

Nombre de pages : 699

ISBN : 978-2-253-12316-3

 

Résumé

« Quand un satellite de la NASA détecte une météorite d’une exceptionnelle rareté enfouie sous les glaces du cercle polaire, cela tombe à pic pour l’agence spatiale, impatiente de faire oublier une série d’opérations ratées. A la veille de l’élection présidentielle, alors que son avenir politique est en jeu, le président des Etats-Unis envoie dans l’Arctique Rachel Sexton, analyste des services secrets, vérifier l’authenticité de cette découverte. Elle y rejoint une équipe d’experts, dont le charismatique océanologue Michael Tolland. Ce que Rachel va découvrir est presque inconcevable : une mystification audacieuse qui risque de déclencher un scandale mondial. »

L’avis de la Papote

Ah, ce très cher Dan Brown. Si vous suivez mon blog depuis le début, vous devez probablement connaître mon amour inconditionnel pour les ouvrages de cet auteur. Après avoir lu « Da Vinci Code » pendant mes études universitaires (en plein blocus, je ne vous raconte pas la galère pour refermer le livre et me mettre à étudier…), j’ai dévoré chacun de ses romans avec la même intensité et la même impatience à chaque fois. Il manie le suspense avec brio et, moi qui adoooooooore le symbolisme et l’histoire de l’art, Robert Langdon ne pouvait que me plaire ! Je peux officiellement dire, après avoir refermé « Deception point », que Dan Brown est un auteur dont j’ai lu absolument tous les livres. La classe, n’est-ce pas ?

Rachel Sexton, fille du sénateur Sexton en lice pour les présidentielles et membre des services secrets du NRO, est contactée par le président des Etats-Unis en personne afin de découvrir le dernier trésor de la NASA. Cette agence, menacée de passer dans le domaine privé si le Sénateur Sexton est élu, fait une découverte absolument inattendue (dont je ne vous révélerai pas la nature exacte, bien entendu). Toute la campagne du Sénateur est menacée. La conquête spatiale redore le blason national. Et quand il s’agit de politique, les hommes très (trop) ambitieux sont généralement prêts à tout…

« La maison blanche est l’un des palais présidentiels les plus petits du monde puisqu’elle ne mesure que soixante-cinq mètres de longueur sur trente-deux mètres de profondeur et qu’avec son parc elle n’occupe que neuf hectares. Le plan de la demeure en parallélépipède rectangle, oeuvre de l’architecte James Hoban, avec son toit à arêtes, sa balustrade et son perron à colonnades, si banal qu’il soit, avait été choisi sur concours. Les juges avaient apprécié son aspect riant, digne et simple à aménager. Le président Zach Herney, même après trois ans et demi passés là, ne se sentait pas chez lui dans ce théâtre truffé de statues, d’imposants candélabres et de Marines armés. En ce moment, pourtant, alors qu’il se dirigeait à grandes enjambées vers l’aile ouest, il se sentait réconforté et, bizarrement, à l’aise. Il volait presque sur l’épaisse moquette. » (p.89)

« Deception point » est le deuxième ouvrage écrit par l’auteur. Comme dans « Forteresse digitale », Robert Langdon n’entre pas encore en scène. Pas de secte, de mystère, de symboles, d’art, mais la chasse aux indices est tout de même belle et bien présente. L’intrigue tourne autour de complots politiques, de découvertes scientifiques à couper le souffle, de mensonges, de crimes mais aussi un tout petit chouïa de romance, tous les ingrédients qui, mis ensemble, forment un formidable suspense et un page-turner fabuleux.

Contrairement aux autres livres mettant en scène Robert Langdon, le suspense n’apparaît qu’à la 150ème page. Oui, ça fait beaucoup. Dan Brown prend le temps de poser le contexte, de présenter les personnages et ne nous révèle la fameuse découverte autour de laquelle gravite la majorité de l’intrigue qu’à la page 144. Qu’à cela ne tienne, même si l’histoire met du temps à démarrer, le reste en vaut largement la chandelle. Moi qui ne porte aucun intérêt à la politique, j’ai complètement succombé aux complots et aux dysfonctions dans le système. L’auteur met brillamment en scène les conséquences désastreuses d’une recherche excessive du pouvoir, de la reconnaissance et du succès. On finit par douter de tout. Vraiment captivant !

Le livre contient également de très nombreuses références scientifiques liées à l’exploration spatiale, marine et glacière. Encore une fois, certains passages auraient pu, à mon sens, être écourtés et moins complexes, mais cela n’enlève en rien l’intérêt que le lecteur peut porter à ces informations. Elles restent malgré tout nécessaires à la compréhension du complot principal.

Vous l’aurez compris, cette lecture a été à la hauteur de mes attentes. Je n’irai pas jusqu’à lui mettre le coup de cœur, pour les diverses raisons énumérées ci-dessus, mais vraiment, ce livre est TOP. Une petite brique dévorée en quelques jours à peine, c’est pour vous dire.
J’ai appris très récemment que le prochain livre de l’auteur, « Origin », sortira dans nos librairies le 26 septembre 2017. Après mon coup de cœur intersidéral pour « Inferno », j’attends ce prochain chef d’œuvre avec la plus grande impatience !

Si vous avez aimé les best-sellers de l’auteur, vous apprécierez sans aucun doute « Deception point ». Dan Brown reste fidèle aux essentiels qui font de ses ouvrages un réel succès planétaire : le suspense, les complots, la chasse aux indices. Foncez, vous ne serez pas déçus, parole de papoteuse !

Notation : ♥♥♥♥

Chanson douce – Leïla Slimani 

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Auteur : Leïla Slimani

Edition : Gallimard

Genre : Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 277

ISBN : 978-2-07-019667-8

 

Résumé

«Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.»

L’avis de la Papote

J’ai découvert Leïla Slimani lors de son passage à l’émission « La grande librairie ». La description qu’elle avait faite de son deuxième roman « Chanson douce » m’avait complètement hypnotisée. Le thème, très fort et très dur, ne m’avait pas laissée de marbre. L’histoire d’une nounou meurtrière, sous ses faux airs angéliques, me touchait d’autant plus que ma fille venait de naître. Puis, quand j’ai su que ce roman avait remporté le prix Goncourt 2016, je n’ai plus hésité une seule seconde. J’étais bien trop curieuse de voir à quoi ressemblait le style d’une lauréate de ce prix tant convoité!

J’ai attendu le moment fatidique de la reprise du travail et de l’inévitable recours à la nounou pour commencer ma lecture. Sadique, moi? Pas du tout, je voulais surtout être dans le même état d’esprit que les personnages du roman. Et puis, ma nounou, je la connais depuis bien longtemps, et j’ai une confiance infaillible en son excellente santé mentale !

Aucun suspense dans ce livre : nous savons dès les premières lignes qu’un drame indescriptible vient de s’abattre sur la famille de Paul et Myriam : leurs enfants viennent d’être assassinés par leur nounou. Autant vous dire qu’il faut avoir son petit cœur de jeune maman bien accroché.

« Le bébé est mort. Il a suffi de quelques secondes. Le médecin a assuré qu’il n’avait pas souffert. » (p.13)

Le reste de l’intrigue se concentre sur le quotidien de Louise avec Mila et Adam. C’est là tout l’intérêt de ce roman : un travail poussé sur la psychologie du personnage de la nounou, et une seule question qui nous tambourine le cerveau tout au long de notre lecture : « Mais comment diable ces parents ont-ils pu se tromper sur cette atroce bonne femme? ». Eh bien vous verrez, si le cœur vous en dit de découvrir ce roman, que tous autant que nous sommes aurions pu commettre cette erreur. Louise est juste parfaite. Elle s’occupe à merveille des enfants, fait le ménage et cuisine même pour la famille entière. C’est bien simple, Myriam et Paul ne peuvent plus s’en passer, et Louise ne peut plus se passer d’eux. Et c’est bien là tout le problème…

Cette lecture vous prend aux tripes, littéralement. Le style de l’auteure est incisif, coupant, direct. C’est d’ailleurs très surprenant au départ, mais cela colle tellement avec la lourdeur de l’histoire qu’on se laisse emporter par ces phrases courtes qui rythment à merveille le récit. Jusqu’au bout, on veut savoir POURQUOI.

« Elle adore pourtant ces deux enfants qu’elle passe des heures à observer. Elle en pleurerait, de ce regard qu’ils lui lancent parfois, cherchant son approbation ou son aide. Elle aime surtout la façon qu’a Adam de se retourner, pour la prendre à témoin de ses progrès, de ses joies, pour lui signifier que dans tous ses gestes, il y a quelque chose qui lui est destiné, à elle et à elle seule. Elle voudrait, jusqu’à l’ivresse, se nourrir de leur innocence, de leur enthousiasme. Elle voudrait voir avec leurs yeux quand ils regardent quelque chose pour la première fois, quand ils comprennent la logique d’une mécanique, qu’ils en espèrent l’infinie répétition sans jamais penser, à l’avance, à la lassitude qui viendra. » (p.211)

J’émets quand-même quelques petites réserves par rapport à certains éléments qui, selon moi, auraient dû faire partie de l’histoire et sont (à mon avis volontairement) omis. Quid de la réaction des parents face à ce drame? De la culpabilité ? Des remords ? De la descente aux enfers ? De la véritable explication du double meurtre ? Je pense que Leïla Slimani laisse les portes ouvertes à ses lecteurs, à nous de pousser la réflexion plus loin pour obtenir ces réponses. Il n’empêche que, moi, ça me laisse un peu sur ma faim…

Chanson douce est un roman à la construction originale, à l’intrigue douloureuse, poignante et au style percutant qui restera longtemps dans un coin de votre tête, une fois la lecture terminée. Une petite claque littéraire. Un prix Goncourt mérité, haut la main.  

Notation : ♥♥♥♥

George – Alex Gino

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Auteur : Alex Gino

Edition : L’école des Loisirs

Genre : Contemporain Jeunesse

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 172

ISBN : 978-0545812542

 

Résumé

« Beaucoup de gens aiment George. Maman est très fière de son petit garçon, elle pense qu’il deviendra « un jeune homme très bien ». Scott aime beaucoup son « frérot ». Et Kelly le tient pour son « meilleur ami ». Mais George sait que les gens ne voient pas qui elle est vraiment. Car, George en a la certitude, elle est une fille. Alors, quand sa maîtresse propose de jouer une pièce de théâtre à l’école, George veut plus que tout interpréter le personnage de Charlotte. Elle sera parfaite, et les gens comprendront enfin qui elle est. Comment leur faire comprendre que c’est le rôle de sa vie ? »

L’avis de la Papote

Ce roman est de loin le plus original que j’ai eu l’occasion de lire depuis un certain temps. Je n’ai jamais rencontré d’autres livres destinés à la jeunesse traitant du sujet abordé dans ce bouquin. Le transgenre destiné aux enfants. Paf. Bim. Boum. Une thématique forte, engagée, peut-être un peu taboue encore à l’heure d’aujourd’hui. C’est sur le blog de Pikobooks (ici) que j’ai pu découvrir ce roman, et je me suis empressée de l’acheter lors de mon passage en librairie.

George est un garçon, mais son ressenti en est tout autre. Il est persuadé, au fond de lui, qu’il est une fille. Son nom secret ? Mélissa. Elle aime les magazines féminins, les jolis vêtements, elle rejette l’image masculine que son miroir lui renvoie. Son entourage voit en elle un petit garçon modèle, comme les autres. Si seulement ils pouvaient la comprendre…

« Elle faillit trébucher en entrant et appela : « Hello ? » Aucune lumière n’était allumée. Elle voulait tout de même s’assurer que la maison était vide. La porte de la chambre de maman était ouverte et les draps bien lisses. La chambre de Scott était également inoccupée. Certaine d’être seule, George se rendit dans la troisième chambre, ouvrit la porte du placard et inspecta la pile d’animaux en peluche et les autres jouets qui étaient à l’intérieur. Tout était en ordre. Maman reprochait à George de ne plus s’amuser avec ses jouets depuis des années et disait qu’il faudrait en faire cadeau à des familles dans le besoin. Mais, pour George, ils étaient nécessaires, ils étaient les gardiens de sa collection secrète, celle à laquelle elle tenait plus que tout. Elle fouilla sous les ours et les lapins en peluche, à la recherche d’un sac plat en jean. Dès qu’elle l’eut en main, elle courut dans la salle de bains et ferma la porte au verrou. Elle se laissa glisser sur le sol en serrant fortement le sac dans ses bras. Quand elle renversa le sac en jean sur le côté, les pages soyeuses et glacées d’une douzaine de magazines tombèrent sur le carrelage. » (p.9-10)

Comme vous pouvez déjà le remarquer dans l’extrait ci-dessus, l’auteur emploie le pronom personnel « ELLE » pour désigner George tout au long de l’histoire, une belle façon d’insister sur sa véritable identité. Le style est évidemment assez simple puisque le livre est destiné à de très jeunes lecteurs, mais tout est cohérent et mignon finalement, avec une naïveté enfantine touchante. Le rythme est très bon, de courts chapitres, ce qui en fait une lecture rapide et très appréciable.

George est un personnage extrêmement attachant. Je pense sincèrement que les petits lecteurs seront très empathiques envers elle. Les situations auxquelles elle est confrontée m’ont tellement touchées, je ressentais son mal-être, son envie de crier au monde entier qui elle était vraiment, je percevais l’importance pour elle d’être qui elle voulait être.

« – Ce que je veux dire, c’est qu’il faut avoir certaines qualités pour pleurer sur un livre. Ça prouve qu’on a de la compassion et de l’imagination. (Elle tapota l’épaule de George.) Reste comme tu es, George, et je suis sûre que tu deviendras un jeune homme très bien. » Le mot « homme » tomba comme une pierre sur le crâne de George. C’était cent fois pire que « garçon », et elle en eut le souffle coupé. Elle se mordit la lèvre et sentit de nouvelles larmes couler le long de ses joues. Elle posa la tête sur son pupitre et regretta de ne pas être invisible. » (p.21)

Les réactions de son entourage face à certaines révélations sont parfois étonnantes. L’institutrice qui reste sur des préjugés ridicules (« un garçon ne peut pas jouer le rôle d’une fille dans une pièce de théâtre, même si le jeu d’acteur est très bon ») ou encore la maman qui refuse d’admettre la vérité. Je ne doute pas que le choc soit important pour une maman de savoir son petit garçon malheureux, de connaître les obstacles qui entraveront sa route, les moments difficiles qui l’attendent, mais avant tout, n’est-ce pas d’un soutien infaillible dont George a réellement besoin ? La réaction des camarades de classe sont tout en nuance, avec d’une part des critiques cruelles sur la personnalité de George, mais aussi une compréhension et une compassion incroyables, qui lui apportent un élan de bien-être et de confiance en l’avenir. Quant à Scott, le grand frère, il réagit de manière tout à fait inattendue.

J’ai adoré cette lecture, elle m’a enrichi à tant de niveaux que je ne peux que vous conseiller de faire la connaissance de George !

George est un ouvrage touchant à mettre entre toutes les mains possibles. Les enfants, les parents, les instituteurs et autres professionnels de l’enfance ne pourront que bénéficier d’une telle lecture qui ouvre les modes de pensées et renforce l’empathie, le respect et la compréhension de l’autre dans sa volonté d’être soi.

Notation : ♥♥♥♥

Tu seras notre enfant – Charity Norman

9782266242844

Auteur : Charity Norman

Edition : Pocket

Genre : Contemporain

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 445

ISBN : 978-2-266-24284-4

Résumé

«Cette bonne nouvelle, Leïla et David l’attendaient depuis trois ans. Très bientôt, un bébé leur sera confié : une petite fille, Grace. Elle va combler leur désir le plus cher, celui de fonder un foyer. Mais c’est sans compter sur la famille biologique de Grace, les Harrison. Bien décidés à faire valoir leurs droits, ce clan aux personnages hauts en couleur va se lancer dans une quête éperdue. Avec, à la clé, une décision, forcément déchirante…»

L’avis de la Papote

« Tu seras notre enfant » est le premier ouvrage que je lis depuis le lancement du livre mystère sur le blog. Pour rappel, je me suis mise au défi de lire de temps à autre un livre dont je ne connais ni l’auteur, ni l’intrigue, ni la popularité. J’étais super excitée à l’idée de me plonger dans un livre complètement inconnu, sans savoir ce que j’allais y trouver. Je m’étais prêtée à l’exercice de la supposition préalable juste sur base du titre et de la couverture, et voici ce que j’attendais de cette lecture :

Selon moi, il doit s’agir d’un roman historique se déroulant dans une Amérique des années 1950. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’il va être question de ségrégation raciale, et également d’espoir. J’imagine une famille noire au parcours difficile. J’imagine des injustices, peut-être un peu de violence. Mais avant tout, je pense que ce livre parlera de la puissance de l’amour maternel.

Autant vous dire que j’étais complètement à côté de la plaque ! L’histoire est contemporaine et se déroule en Angleterre, bien loin de l’Amérique des années 1950. Il n’est absolument pas question de ségrégation raciale dans ce bouquin… Par contre, je ne me suis pas trompée sur l’importance de l’amour d’une mère, d’un père à son enfant. Mais bon, vu le titre, je n’ai pas vraiment de mérite !

Nous suivons l’histoire de deux familles distinctes et nous découvrons au fil du roman à quel point leurs destins sont liés. Au milieu de ces deux univers que tout semble opposer, une petite fille, Grace, née d’une jeune fille complètement perdue et vouée à l’adoption le jour même de sa naissance, alors que sa mère meurt dans un accident de voiture après avoir fuit la maternité (n’ayez crainte, je ne vous spoile rien du tout, c’est dans les dix premières pages du roman). En tant que lecteurs, nous devenons les témoins du combat mené sur les deux fronts dans le processus d’adoption : d’une part, le père biologique, très jeune, qui craint de ne pouvoir s’occuper de sa fille malgré l’amour inconditionnel qu’il ressent à son égard. D’autre part, un couple dans une trentaine bien avancée qui ne peut concevoir d’enfant et qui attend depuis de nombreuses années qu’une adoption leur soit enfin accordée.

« Grace Serenity avait eu une première mère. Une mère qui l’avait mise au monde dans un grand hôpital gris. Elle s’appelait Cherie King et elle avait seize ans. Mais son père n’avait pas arpenté la salle d’accouchement. Ses grands-parents n’avaient pas attendu fébrilement de déboucher le champagne près du téléphone. On ne lui avait tricoté ni brassières, ni chaussons. Les sages-femmes mises à part, une seule personne avait assisté à sa naissance, et encore, par hasard : Imogen Christie, son assistante sociale. » (p.9)

J’ai vraiment passé un agréable moment de lecture avec ce livre. Je suis tombée sous le charme du style narratif choisi par l’auteur, une narration omnisciente alternée avec une narration interne. De quoi accrocher l’attention du lecteur tout en donnant suffisamment d’informations sur l’ensemble des personnages de l’histoire. Parce que des personnages, il y en a un sacré paquet dans ce roman ! Malgré tout, on ne s’y perd pas une seconde.

De nombreuses situations ont résonné en moi en tant que jeune maman. La description de la scène de l’accouchement m’a ravivé des souvenirs on ne peut plus intenses qui ont fait battre mon cœur à 100 km/h. Je le sais depuis maintenant trois mois, l’amour que l’on porte à son enfant est incommensurable et inconditionnel. J’ai pris conscience que les liens de sang ne sont pas une finalité en soi, et que cet amour est tout aussi fort et intense envers un enfant adopté. Ce petit être est le prolongement de nous-mêmes, qu’il soit de notre propre chair ou non. Le combat mené par ces deux familles pour cet enfant, je sais que je le mènerai chaque jour, chaque minute, chaque seconde de ma vie pour ma fille.

Il m’est arrivé de pleurer à plusieurs reprises, de paniquer avec les personnages quand la tournure des événements devenait incertaine, d’espérer avec ces deux familles pour que chacune y trouve son compte, alors que le bonheur de l’une sera nécessairement le malheur de l’autre. Je n’en demande pas beaucoup plus à un bouquin pour qu’il me plaise!

« Tu seras notre enfant » fera chavirer le coeur des parents ou des presque-parents par la force du thème principalement abordé. Un véritable ode à l’amour !

Notation : ♥♥♥♥

Muchachas 1 – Katherine Pancol

muchachasAuteur : Katherine Pancol

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 417

ISBN : 978-2-226-25444-3

Tome 2 : Muchachas 2

Résumé

« Les filles sont partout dans ce roman. Elles mènent la danse. De New York à Paris, de la Bourgogne à Londres ou à Miami. Des filles qui inventent, s’enflamment, aiment. Des filles qui se battent pour la vie. Et les hommes ? Ils sont là aussi. Mais ce sont les muchachas qui dansent, dansent, dansent. Elles font voler les destins en éclats. Et ça n’en finit pas ! »

L’avis de la Papote

J’adore Katherine Pancol. J’ai lu sa première trilogie il y a quelques années maintenant (« Les yeux jaunes des crocodiles » – « La valse lente des tortues » – « Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi ») et je m’étais terriblement attachée aux personnages et à leur histoire. Une belle littérature contemporaine et une écriture simple qui m’avait séduite. Lorsque cette deuxième trilogie est sortie en 2014, je me suis ruée sur les deux premiers tomes que j’ai lus dans la foulée, mais je n’ai jamais lu le tome 3. Et comme l’histoire n’était plus très fraîche dans ma mémoire, j’ai préféré recommencer du début. Il s’agit donc d’une relecture pour le coup!

Je me souviens avoir été surprise de retrouver les personnages de la première trilogie dans Muchachas. Pour celles et ceux qui les reconnaîtront, on commence notre lecture en retrouvant Hortense, la fille de Joséphine Cortès, déterminée et sûre d’elle, ainsi que son compagnon Gary, musicien prodige. Puis l’auteur nous parle de Joséphine et de son amour Philippe, ainsi que de Zoé, la fille cadette de Joséphine. Enfin, Katherine Pancol nous introduit de nouveaux personnages, Léonie et sa fille Stella ainsi que leur famille assez… compliquée. Certains diront qu’il n’est pas indispensable de lire la première trilogie de l’auteur pour comprendre la saga Muchachas. Personnellement, je vous déconseille de la commencer sans avoir fait connaissance au préalable avec la famille Cortès, certains détails pourraient vous échapper.

« (Hortense) – Tous habillés de marron, de gris, de noir. Pas de boutons rouges ni d’écharpe verte ! Des chaises, je te dis, des chaises. Une armée de chaises qui attendent en tremblant le postérieur du patron. Tu veux que je te dise, Gary? Ces gens portent le deuil. Ces gens n’ont plus d’espoir. Ils marchent dans la rue parce qu’on leur a dit de se lever tôt, de prendre le train ou le métro, de se rendre à leur bureau, de hocher la tête devant le bellâtre pommadé qui leur sert de maître. Je refuse d’être une chaise! » (p.12)

Puisque le résumé ne nous donne pas d’information claire sur l’intrigue de l’histoire, je m’y suis plongée les yeux fermés, sans savoir à quoi m’attendre. Certes, ce premier tome met en avant des femmes au caractère souvent bien trempé, qui prennent leur destin en main et qui survivent à des situations pas toujours simples. Au risque de vous spoiler quelque peu, je tiens à vous avertir que les thèmes abordés dans ce roman sont très durs : violence conjugale, abus moraux et physiques, viol, secrets de famille, manipulation. Oui, oui, tout ça.

« Stella promenait ses doigts sur le bras de sa mère. Elle caressait les bleus qui noircissaient sa peau comme pour réparer sa chair tuméfiée. Elle avait envie de demander pourquoi on appelle ça des bleus alors que c’est jaune, violet, rouge et noir? Mais elle n’osait pas. Elle pensait juste qu’en la caressant la peau repousserait rose et lisse. Il y avait tellement de choses qu’elle ne comprenait pas. Tellement de choses dont elle ne pouvait parler à personne. La honte remplissait chaque mot qu’elle avait dans la bouche. » (p.87)

J’ai beaucoup apprécié retrouver ces personnages auxquels je m’étais tant attachée dans la première saga de l’auteur. En ce qui concerne cette nouvelle famille (très) dysfonctionnelle, mes sentiments sont plus mitigés. Entre cette mère, Léonie, qui se laisse tabasser et qui ne fait strictement RIEN pour s’en sortir, ce mari violent, Ray, au passé difficile qui m’a complètement dégoûté et cette fille, Stella, qui pardonne à sa mère des choses qui me paraissent impardonnables, j’ai eu beaucoup de mal à les apprécier autant que les autres. Logique, me direz-vous.

Même si on se perd un peu au début dans le caractère désorganisé du roman (on parle de Joséphine, puis on parle de Hortense, puis on revient à Stella…) et qu’on ne comprend pas trop le lien entre la famille Cortès et la nouvelle famille, Katherine Pancol nous dévoile à la toute fin de l’histoire comment les destins de toutes ces personnes sont liés. Et ça, j’ai a-do-ré ! J’ai tellement hâte de lire la suite pour en savoir davantage, vous n’avez pas idée ! De plus, la dernière phrase nous laisse sur un suspense de OUF, impossible pour moi de ne pas continuer cette saga là maintenant tout de suite. Ça ne m’arrive pas souvent, mais je pense enchaîner les trois tomes les uns après les autres. Je reconnais bien là Katherine Pancol !

Muchachas est une saga familiale riche et intense, qui aborde des thèmes difficiles et controversés. Avec son écriture simple mais efficace, Katherine Pancol nous emmène au cœur de la vie de ces femmes au destin entremêlé. Un premier tome fort qui laisse présager une suite très intéressante !

Notation : ♥♥♥♥

Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

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Auteur : Christelle Dabos

Edition : Gallimard Jeunesse

Genre : Fantasy Jeunesse

Langue originale : Français

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 518

ISBN : 978-2-07-065376-8

Tome 2 Les disparus du Clairdelune

Résumé

«Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.»

L’avis de la Papote

Comme beaucoup de personnes je pense, j’ai d’abord craqué pour ce livre grâce à sa couverture MA-GNI-FI-QUE. Rien à redire au niveau du travail éditorial, on est tous d’accord là-dessus. Puis, en entendant parler çà et là de l’histoire, ce livre m’a davantage intriguée et puisque je ne suis pas si facilement influençable (hum), j’ai attendu looooongtemps avant de l’acheter. Et j’ai attendu plus looooongtemps encore pour le lire. Finalement, Cold Winter Challenge oblige, j’ai fini par me jeter à l’eau.

Ophélie est une jeune fille très particulière, puisqu’en plus d’avoir la capacité de traverser les miroirs, elle peut également lire le passé des objets, jusqu’à leur création. Elle vit sur une Arche, appelée Anima, et se voit forcée d’épouser Thorn du Pôle, un mariage forcé qui renforcerait les liens entre les deux Arches. Elle doit donc quitter rapidement sa famille et son quotidien pour cette région glaciale où l’hiver n’a jamais de fin.

« Ophélie était une excellente liseuse, l’une des meilleures de sa génération. Elle pouvait déchiffrer le vécu des machines, strate après strate, siècle après siècle, au fil des mains qui les avaient tâtées, utilisées, affectionnées, endommagées, rafistolées. Cette aptitude lui avait permis d’enrichir le descriptif de chaque pièce de la collection avec un sens du détail jusqu’alors inégalé. Là où ses prédécesseurs se cantonnaient à décortiquer le passé d’un ancien propriétaire, de deux à la rigueur, Ophélie remontait à la naissance de l’objet entre les doigts de son fabricant. » (p.46)

Autant vous le dire d’entrée de jeu : c’était une excellente lecture, parfaite pour la saison. Pas un coup de cœur, mais il s’en est fallu de peu !

J’aimerais d’abord vous jeter un mot du style de l’auteur. J’ai tout de suite reconnu la plume belge : eh oui, ce livre est truffé de belgicismes en tout genre! Pour ne vous en citer que deux, Christelle parle de « jatte » (=tasse) de café ou encore de « fieu » (=mon vieux). J’ai trouvé ça surprenant, mais c’était plutôt sympa pour moi, lectrice belge, de retrouver ces petites marques de fabrique bien de chez nous!

Parlons maintenant des deux personnages principaux, à savoir Thorn et Ophélie. Ces deux-là ont des personnalités diamétralement opposées; Pour cette raison, on se doute qu’une petite romance finira par s’installer dans le second tome. C’est bien connu, les opposés s’attirent ! Elle, anti-héro par excellence, maladroite, banale, frêle. Lui, glacial, inexpressif et troublant. J’ai d’ailleurs éprouvé beaucoup de difficulté à le cerner, ce grand gaillard maigrichon. Sa situation familiale et son passé expliquent évidemment certaines de ses attitudes franchement agaçantes, mais j’ai trouvé que ce n’était pas assez fouillé pour que je puisse réellement le comprendre et me montrer empathique. A voir dans le second tome?

« Soulagée de ne pas être dans sa ligne de mire, Ophélie se prêta à un examen plus attentif de son fiancé. Contrairement à sa première impression, Thorn n’était pas un ours, même s’il en avait l’apparence. Une ample fourrure blanche, hérissée de crocs et de griffes, lui couvrait les épaules. Il n’était pas tellement corpulent, en fait. Ses bras, croisés sur sa poitrine, étaient aussi effilés que des épées. En revanche, tout étroit qu’il était, cet homme avait une stature de géant. » (p.62)

Je dois avouer que Christelle Dabos a vraiment bien construit son univers. Riche, complexe mais cohérent. Pas moyen de se perdre ! Elle joue avec son intrigue tout au long du récit : fantastique, suspense, retournements de situation, personnages variés et intéressants, magie, bref, on ne s’ennuie pas ! J’aurais aimé que la fin de ce premier tome se termine sur un cliff hanger un peu plus prononcé, mais j’ai tout de même bien envie de lire la suite qui, apparemment, est bien plus vivante que « Les fiancés de l’hiver ».

Les fiancés de l’hiver, un premier tome prometteur qui nous fait voyager dans un univers complexe et magique. Le contenu est aussi bon que la couverture est belle ! A lire de toute urgence au coin du feu !

Notation : ♥♥♥♥