Orages – Estelle Tharreau

51P2n5zNIeL._SX210_Auteur : Estelle Tharreau

Edition : Taurnada

Genre : Thriller

Langue originale : Français

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 268

ISBN : 978-2-37258-016-8

Résumé

«Si vous éleviez seule une fille de seize ans et que votre petit ami devenait trop encombrant, refuseriez-vous un travail et une belle maison dans un village de carte postale où tout le monde semble prêt à vous aider ? Il est probable que non. Pourtant, vous auriez tort !
Les nuits d’orage peuvent s’avérer mortelles pour qui ne sait pas lire entre les lignes du présent et celles d’un passé enfoui depuis plus d’un siècle dans un cahier d’écolier jauni et écorné.»

L’avis de la Papote

La maison d’édition Taurnada m’a contactée cet été afin de me faire découvrir le roman d’une autrice prometteuse, Estelle Tharreau. Un thriller avec des secrets familiaux, il n’en fallait pas beaucoup pour me convaincre. Et je ne regrette pas un seul instant d’avoir accepté de lire ce roman!

Béatrice est une jeune femme devenue maman très -trop- jeune. Sa vie amoureuse est un véritable désastre et elle décide de tout plaquer pour recommencer ailleurs, avec sa fille Célia âgée de 16 ans. Elles arrivent dans un petit village où tout le monde semble aimable, gentil, serviable. Rapidement, un malaise s’immisce dans le quotidien de Béatrice, qui tente résolument de percer à jour les mystères de ce curieux patelin. Injures, mises en garde, morts inexpliquées viennent ternir ce paysage si beau … en apparence seulement.

Mon histoire ressemble à un soir d’orage. Après une longue journée de canicule, tout se fige dans le calme et le silence jusqu’à ce qu’un souffle de vent nous fasse espérer un moment de fraîcheur. Mais trop vite, les nuages noirs s’amoncellent pour laisser place au déchaînement de la pluie et de la foudre. Lorsque tout s’arrête, nous restons là, suffoquant dans la moiteur. L’orage n’apaise jamais. Tout devait pourtant s’arranger. (p.4)

Quel délice de lecture! Si vous aimez les secrets de famille, les mensonges, les non-dits, les mystères du passé, les coïncidences qui n’en sont probablement pas, alors ce thriller est fait pour vous. Avant de vous donner plus de détails sur ce que j’ai vraiment apprécié dans ce roman, je préfère donner tout de suite les éléments un peu perturbateurs à mon sens. Bah oui, ce serait trop beau…

Première petite épine de cette lecture, la lenteur de la mise en place de l’intrigue. Ce n’est pas le thriller qui vous scotche à votre canapé dès les premières lignes. Il faut attendre, attendre et attendre encore qu’un événement vienne tout chambouler. Après ça, je vous l’accorde, on ne peut plus le lâcher.

Autre petit point dérangeant, Béatrice et Célia mènent l’enquête un peu chacune de leur côté, sans jamais vraiment se douter des découvertes que l’autre a pu faire. Intérieurement, je me suis retenue plus d’une fois de secouer ma liseuse (à défaut de pouvoir réellement secouer les protagonistes) pour qu’elles se PARLENT, m**** à la fin ! Bon, en même temps, le livre aurait à peine frôler les 100 pages si mère et fille se confiaient l’une à l’autre sur l’avancée de leurs découvertes. Allez, je laisse passer pour ce point.

La dernière petite remarque je ferais concerne les dialogues. Vous savez, ces personnes d’un certain âge qui essaient tant bien que mal de paraître jeun’s en utilisant des mots soit disant IN qui ne le sont plus depuis trente ans (dont le mot jeun’s est un parfait exemple, soit dit en passant)? Vous voyez un peu le tableau? Eh bien c’est comme ça que j’ai perçu les dialogues entre Béatrice et Célia. Manque cruel de naturel. L’autrice, pour moi, n’a pas su retranscrire la façon de parler d’une ado actuelle. Et ça m’a un peu fait lever les yeux au plafond.

Sinon, la globalité du roman vaut plutôt la chandelle. Pas de lourdeur dans le style employé, des personnages bien dépeints, des flash-backs par le biais d’un vieux journal retrouvé dans la maison (vous savez à quel point j’adoooore les retours dans le passé), des mystères, de l’action, une belle métaphore avec le temps orageux (si si, le titre a une signification à part entière). Bref, j’ai passé un très chouette moment avec ce livre, et je pense que je me laisserai tenter à l’avenir par d’autres ouvrages de l’autrice. Son livre « L’impasse » me tente d’ailleurs beaucoup, dans la même veine qu’« Orages » d’après le résumé trouvé sur Livraddict.

Un thriller un peu lent à démarrer mais qui ne vous laissera pas indifférent. Amateurs de secrets, de cachotteries et de mystères, « Orages » d’Estelle Tharreau est fait pour vous! A découvrir sur le rebord d’une fenêtre, emmitouflé dans un plaid en pilou, en écoutant l’orage gronder au loin.

Notation : ♥♥♥♥

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Matilda – Roald Dahl

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Auteur : Roald Dahl

Edition : Folio Junior

Genre : Jeunesse

Langue originale : Anglais

Date de parution : 1988

Nombre de pages : 257

ISBN : 978-2-07-057696-8

Résumé

«A l’âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d’être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d’une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l’école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Sous la plume acerbe et tendre de Roald Dahl, les événements se précipitent, étranges, terribles, hilarants. Une vision décapante du monde des adultes !»

L’avis de la Papote

Aaaaaah, Matilda, Matilda… C’était LE film de mon enfance. Aujourd’hui encore, je pourrais vous réciter les dialogues que je connais sur le bout des doigts, vous chantonner la bande originale et vous décrire le scénario comme si c’était moi qui l’avais écrit ! Matilda était l’un de ces films qui tournait en boucle pendant mes devoirs, mes sessions de jeux, de dessins, comme un bruit de fond rassurant. Je ne savais évidemment pas à l’époque que cette oeuvre génialissime du grand écran était en fait tirée d’un livre. C’est seulement lors de ma découverte de Roald Dahl, bien des années plus tard, que je l’ai appris.

J’avais très envie de revoir le film cette année, une façon indéniable de replonger l’histoire de quelques instants dans les tendres souvenirs de mon enfance. Mais, en bonne passionnée de lecture que je suis, j’ai plutôt pris le parti de suivre l’exemple de Matilda et de me réfugier dans le livre.

Matilda est une petit fille de 5 ans qui, avouons-le, n’a pas eu beaucoup de chance jusqu’à présent. Née dans une famille qui ne pense qu’à la réussite financière, peu importe le chemin (honnête ou pas) pour y arriver, elle passe son temps à fuir les émissions de télévision sans grand intérêt et se réfugie à la bibliothèque pour dévorer les livres. Parce que, oui, à 5 ans, Matilda lit du Charles Dickens. Si, Si.

– Papa, dit-elle, tu crois que tu pourrais m’acheter un livre?

– Un livre? dit-il. Qu’est-ce que tu veux faire d’un livre, pétard de sort !

– Le lire, papa.

– Et la télé, ça te suffit pas? Vingt dieux! on a une belle télé avec un écran de 56, et toi tu réclames des bouquins! Tu as tout de l’enfant gâtée, ma fille.  (p.11-p.12)

J’ai bien évidemment adoré cette lecture. J’étais rassurée de constater que le film est assez fidèle à l’oeuvre originale de Roald Dahl. Immersion totale et réussie donc dans cet univers que j’adorais tant! A l’exception de quelques ajouts de scènes et de quelques personnages secondaires, on s’y retrouve complètement. Notamment ce fameux Bruce, qui a eu le malheur de manger une part du gâteau au chocolat de Mlle Legourdin. Vous vous souvenez de cette scène? Eh bien dans le livre, en tout cas dans la traduction française, ce petit garçon s’appelle… Julien. Mouais.

Les personnages sont tels que je les percevais dans le film : une Matilda attachante et désireuse d’évoluer malgré le milieu familial très peu adapté à ses besoins, des Verdebois complètement à côté de la plaque, en bons spécimens de la société de consommation, une Mlle Candy adorable, douce, empathique et dévouée à son métier et, ne l’oublions pas celle-là, une Mlle Legourdin ignoble, sans vergogne, directrice impitoyable qui n’hésite pas à user de sa position de supérieure pour faire régner la terreur dans son établissement.

J’ai encore une fois été séduite par l’écriture de Roald Dahl. Un véritable conteur d’histoires, avec des phrases simples mais vraies, des dialogues finement construits, une construction rythmée. J’ai retrouvé les thèmes si chers à son coeur : un enfant incompris, à qui il arrive des aventures extraordinaires, une remise en question de la société avec une emphase sur les déboires de la télévision, peut-être aussi une remise en question du système scolaire et, bien sûr, une belle HAPPY END comme on les aime.

Bref, malgré la date de parution de ce roman (1988, cette histoire est plus âgée que moi!), je l’ai trouvé d’une actualité cinglante. Ce n’est pas ça, la définition d’un classique de la littérature? Un livre qui traverse le temps sans prendre une ride?

Amateur d’excellente littérature jeunesse, régalez-vous avec Matilda de Roald Dahl. Encore un conte merveilleux, des thèmes on ne peut plus actuels, une histoire qui ravira petits et grands et qui continuera de persister. Belle lecture!

Notation : ♥♥♥♥

Sonderkommando – Shlomo Venezia

Sonderkommando-dans-l-enfer-des-chambres-a-gazAuteur : Shlomo Venezia

Edition : Le livre de poche

Genre : Témoignage

Langue originale : Italien

Date de parution : 2009

Nombre de pages : 250

ISBN : 978-2-253-12891-5

Résumé

«Issu de la communauté juive italienne de Salonique, Shlomo Venezia fut déporté à l’âge de vingt et un ans à Auschwitz-Birkenau, et incorporé dans les Sonderkommandos, ces « équipes spéciales » chargées par les SS de vider les chambres à gaz et de brûler les corps des victimes, avant d’être éliminées à leur tour au bout de quelques mois. Plus d’un demi-siècle après, le témoignage d’un des rares rescapés.»

L’avis de la Papote

Premier tirage de la Bookjar des booktubeurs… Et quel tirage, je ne vous le fais pas dire. Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore le principe de la Bookjar des booktubeurs (la vidéo ici), il s’agit en fait d’un ensemble de livres conseillés par les booktubeurs lorsque je leur ai posé la question suivante : quel est LE livre qui doit être lu au moins une fois dans sa vie?

J’ai donc pioché le titre conseillé par Eric things, « Sonderkommando ». Un témoignage bouleversant sur la vie dans les camps de concentration, et sur le travail immonde de ces juifs faisant partie de la brigade des Sonderkommandos. Il y a plus léger comme lecture d’été me direz-vous, et je suis bien d’accord avec vous. Mais ce livre est vraiment un indispensable. Vraiment.

La préface a été écrite par Simone Veil, notre chère et tendre disparue il y a maintenant quelques semaines. Rien qu’en lisant cette introduction, je vous mets au défi de ne pas verser une larme. Vient ensuite le témoignage à proprement parler, sous forme d’une interview. Le livre est également doté de documents inédits : dessins, plans, photos.

Ce témoignage a été rédigé à partir d’une série d’entretiens que j’ai eus avec Shlomo Venezia à Rome, aidée par l’historien Marcello Pezzetti, entre le 13 avril et le 21 mai 2006. Les entretiens, menés en italien, ont été traduits et  transcrits au plus près de la version originale et revus par Shlomo Venezia lui-même afin de ne pas altérer l’authenticité de son récit. Pour avoir été au coeur de cette machine à broyer les vies humaines, Shlomo Venezia fait partie des rares survivants à pouvoir porter le témoignage des victimes « absolues », celles noyées dans la multitudes des visages oubliés qui n’ont pas été sauvés par le hasard et l’exception. Son témoignage va au-delà de l’acte de mémoire : c’est un document historique qui apporte la lumière sur le point le plus sombre de notre histoire. (p.17)

Cette chronique est de loin la plus difficile que j’ai eu à écrire depuis le commencement du blog. Tout simplement parce que les mots ne semblent pas assez forts pour rendre hommage à ce témoignage. Rien de ce que je pourrais écrire ici ne reflétera avec exactitude ce que j’ai ressenti tout au long de cette lecture. Poignant, bouleversant, fracassant, insupportable par moments. Vous voyez, je ne parviens même pas à sélectionner les mots justes.

Il m’était impossible de lire ce livre le soir, avant de m’endormir, raison pour laquelle j’ai mis pas mal de temps à le terminer. Moi qui suis dotée d’une empathie immense et d’une grande hypersensibilité, chaque phrase, chaque mot, chaque idée évoquée me donnait la nausée. Comment diable l’être humain peut-il être à ce point violent, détestable, méprisant? Comment est-ce possible de considérer l’autre avec tant de dégoût, tant de haine? Comment le meurtre d’enfants, de mères, de pères a pu être possible à cette échelle? J’ai refermé le bouquin avec un seul mot à la bouche : INCOMPRÉHENSION.

Shlomo Venezia insiste beaucoup dans ses réponses sur le fait qu’il tente au maximum de décrire ce qu’il a vécu, ce qu’il a vu, et rien de plus. Il dément parfois certaines anecdotes ou certaines suppositions qui ont été véhiculées. Il donne des détails affolants sur le système mis en place, sur la sensation de froid et de faim extrême qui ne les quittait jamais, sur les actes méprisables des SS. J’ai été profondément marquée par un épisode en particulier. Si vous comptez lire le livre, vous penserez à moi quand vous arriverez au passage du SEUL survivant des chambres à gaz…

Naïvement, j’ai toujours pensé qu’à l’intérieur des camps, les prisonniers ne pouvaient que s’entraider, se soutenir, faire en sorte d’alléger leurs souffrances mutuelles. Après avoir lu Sonderkommando, il me paraît maintenant évident que, dans de telles conditions, la survie primait avant tout. Chacun pour soi et ses proches, pour tenter de vivre même si la mort paraissait alors plus belle.

Shlomo Venezia est décédé en septembre 2012, à Rome, à l’âge de 89 ans. Encore une des trop nombreuses voix juives éteintes.

Je remercie encore vivement Eric pour son excellent conseil de lecture.

Sonderkommando est un témoignage unique sur la période la plus tristement célèbre de l’histoire de l’humanité. A l’heure où tous ces miraculés, survivants des camps de l’enfer, disparaissent les uns après les autres, à l’heure où la tolérance et l’amour de l’autre sont bien trop souvent oubliés au profit de la haine et de la violence, Sonderkommando est et restera une lecture indispensable.

Notation : ♥♥♥♥

 

Tout se joue avant le petit déj’ – Jeff Sanders

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Auteur : Jeff Sanders

Edition : Marabout

Genre : Développement personnel

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 265

ISBN : 978-2-501-11499-8

 

Résumé

«Levez-vous tôt et pilotez votre journée avant le petit-déjeuner! Vous avez entre les mains LE guide qui vous permettra de vous concentrer sur ce qui compte le plus pour vous. Jeff Sanders vous propose, en 7 étapes, d’adopter un style de vie sain et équilibré et d’atteindre vos objectifs grâce à une multitude de conseils et de stratégies ayant fait leurs preuves. Vous comprendrez comment et pourquoi : fixer une limite à votre journée de travail, rédiger aujourd’hui le programme de demain, booster votre énergie pour la journée, répartir vos objectifs annuels en périodes de 3 mois, mettre en oeuvre vos projets. »

L’avis de la Papote

Il m’arrive assez souvent de lire des ouvrages de développement personnel. Bien consciente qu’on peut apprendre mille et une choses grâce à la fiction, j’aime parfois me plonger dans un ouvrage consacré uniquement à un sujet particulier, l’approfondir, prendre des notes, appliquer au quotidien les bénéfices que j’ai pu retirer de ma lecture. Certains de ces livres font partie de mes indispensables, et je les relis très souvent (je pense notamment à « L’art de la simplicité » de Dominique Loreau, pas encore chroniqué sur ce blog – tiens?).

« Tout se joue avant le petit déj' » traite de cette fameuse Miracle Morning dont tout le monde parle en ce moment. J’ai toujours aimé cette idée de se lever plus tôt pour avoir du temps pour soi. Je suis de ceux qui aiment être debout alors que la maison est encore silencieuse et endormie, quand le calme et la sérénité emplissent l’air ambiant, et que le monde est encore plongé dans un profond sommeil. Une véritable bénédiction pour bien commencer sa journée. J’étais donc très curieuse de lire davantage à ce sujet, de voir si je pouvais retirer quelque chose de cette Miracle Morning que je ne mettais pas encore en place. Parce que, mine de rien, ce n’est pas toujours évident à appliquer… J’ai jeté mon dévolu sur ce livre en particulier parce qu’il me paraissait plus terre à terre que le « Miracle Morning » de Hal Elrod. Et puis j’en avais marre de le voir partout celui-là… J’ai préféré donner sa chance à Jeff Sanders!

Pour commencer, un premier mot sur  la structure même du livre. L’auteur nous apporte d’abord une partie plus théorique en nous détaillant clairement en quoi consiste cette routine matinale, ses bienfaits, comment il en est arrivé à la mettre en place dans sa vie personnelle. Puis, il s’attarde sur la feuille de route, un véritable guide hyper complet sur toutes les étapes à mettre en place afin de devenir un lève-tôt efficace, frais et dispo. Enfin, il donne un plan d’action en 30 jours pour nous aider à appliquer toutes les étapes de la feuille de route. Chaque chapitre se clôture par un résumé très succinct reprenant les idées principales, et d’un plan d’action à mettre en oeuvre. Des espaces libres sont prévus afin que le lecteur puisse mettre par écrit son plan d’action personnalisé. En bref, on peut dire que l’ouvrage est très bien construit et très complet, pas de doute là-dessus.

Afin de vous donner un aperçu du contenu de ce bouquin, voici les 10 premiers bienfaits d’un réveil matinal selon Jeff Sanders :

Plus de temps pour organiser sa journée et être efficace. Se lever ne serait-ce que 15 minutes plus tôt pour préparer sa journée promet une plus grande productivité.

L’heure idéale pour un moment de calme. Le temps où vous serez le seul levé dans la maison est probablement le seul que vous aurez de toute la journée : en profiter pour rassembler ses pensées et ralentir le rythme.

Un sommeil de meilleure qualité et  plus régulier. Se lever tôt nécessite de se coucher tôt, donc d’arrêter plus tôt sa journée, donc d’être plus efficace avant ce temps d’arrêt.

Un regain d’énergie et d’optimisme. En mettant en place une routine matinale qui vous plaît, vous cesserez de vous réveiller en mode « JE VEUX MON LIIIIIIIT ». Vous serez frais, prêt et dispo pour attaquer la journée.

Une meilleure concentration. Le matin, pas de bruit, pas d’interruption, pas de distraction.

Un cerveau en meilleure forme : des idées plus claires et plus créatives. Il est plus difficile de réaliser des choses vraiment importantes en fin de journée.

Plus beau et plus en forme. Vous pouvez profiter de ce moment précieux du matin pour faire du sport !

Une hausse constante de la productivité quotidienne. Réfléchissez aux jours où vous  faites la grasse matinée. Généralement, la productivité va de paire avec un réveil matinal. Les jours où vous vous levez tard, votre journée n’est pas aussi bien gérée.

De meilleures chances d’atteindre vos grands objectifs. Avec ce temps libéré qui n’existait pas avant, vous pouvez littéralement faire tout ce que vous  voulez. Absolument tout. Courir un marathon, écrire un livre, monter une entreprise. Tout.

10° Bienvenue dans le club très fermé des grands de ce monde. Le PDG de Starbucks, la rédactrice en chef de Vogue, le PDG d’Apple, Benjamin Franklin, Barack Obama. Ce sont tous des lève-tôt !

J’ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, même si je ne peux évidemment pas appliquer à la lettre cette méthode. Là où le bas blesse pour moi, c’est qu’en semaine, je me lève déjà à 5h30 pour avoir le temps de me préparer, de déjeuner, de m’occuper de bébé papote au réveil avant de partir la conduire chez la nounou et de me rendre au travail. J’ai testé pendant une semaine le lever à 5h, et le temps de me réveiller, de descendre me faire un café, il ne me reste déjà plus que 20 minutes pour faire quelque chose. Un peu court pour écrire un roman…  Le temps d’allumer l’ordi, d’ouvrir le document Word, c’est fichu, plus que 10 minutes au compteur. Et là, bébé décide de se réveiller plus tôt. Tout ça pour rien!

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas mis mon réveil plus tôt que d’habitude après avoir lu ce livre. Par contre, j’ai compris l’intérêt de l’organisation, de la planification des journées, de la mise en place de grands objectifs et de sous-objectifs. En planifiant correctement mes journées, je libère du temps non pas le matin au réveil, mais tout au long du jour! Et en deux semaines de temps, j’ai réaliser toutes les étapes nécessaires à l’ouverture de ma chaîne Youtube, alors que j’étais persuadée de ne pas avoir le temps pour réaliser ce projet qui me trottait dans la tête depuis des mois. Optimiser son temps, c’est vraiment la leçon que j’ai retenue de cette lecture. On est d’accord qu’il ne sert à rien de mettre son réveil à 5h si c’est pour traîner jusque 7h sur les réseaux sociaux. On est d’accord aussi sur le fait que l’on gaspille du temps à tort et à travers, pour un oui ou pour un non, alors que chacune de ces minutes jetées à la poubelle pourrait servir à réaliser un objectif, un rêve, une envie !

Je vous conseille vivement cette lecture si vous vous sentez débordé, si vous pensez que vous n’avez le temps de rien, si vous désirez vous octroyer du temps pour vous. Jeff Sanders m’a ouvert les yeux sur l’importance de rêver, et sur la possibilité de tout mettre en oeuvre pour réaliser les plus grands objectifs de notre vie. Même si je ne me lève toujours pas à 5h du matin !

Notation : ♥♥♥♥

Deception point – Dan Brown

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Auteur : Dan Brown

Edition : Le Livre de Poche

Genre : Thriller

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2006

Nombre de pages : 699

ISBN : 978-2-253-12316-3

 

Résumé

« Quand un satellite de la NASA détecte une météorite d’une exceptionnelle rareté enfouie sous les glaces du cercle polaire, cela tombe à pic pour l’agence spatiale, impatiente de faire oublier une série d’opérations ratées. A la veille de l’élection présidentielle, alors que son avenir politique est en jeu, le président des Etats-Unis envoie dans l’Arctique Rachel Sexton, analyste des services secrets, vérifier l’authenticité de cette découverte. Elle y rejoint une équipe d’experts, dont le charismatique océanologue Michael Tolland. Ce que Rachel va découvrir est presque inconcevable : une mystification audacieuse qui risque de déclencher un scandale mondial. »

L’avis de la Papote

Ah, ce très cher Dan Brown. Si vous suivez mon blog depuis le début, vous devez probablement connaître mon amour inconditionnel pour les ouvrages de cet auteur. Après avoir lu « Da Vinci Code » pendant mes études universitaires (en plein blocus, je ne vous raconte pas la galère pour refermer le livre et me mettre à étudier…), j’ai dévoré chacun de ses romans avec la même intensité et la même impatience à chaque fois. Il manie le suspense avec brio et, moi qui adoooooooore le symbolisme et l’histoire de l’art, Robert Langdon ne pouvait que me plaire ! Je peux officiellement dire, après avoir refermé « Deception point », que Dan Brown est un auteur dont j’ai lu absolument tous les livres. La classe, n’est-ce pas ?

Rachel Sexton, fille du sénateur Sexton en lice pour les présidentielles et membre des services secrets du NRO, est contactée par le président des Etats-Unis en personne afin de découvrir le dernier trésor de la NASA. Cette agence, menacée de passer dans le domaine privé si le Sénateur Sexton est élu, fait une découverte absolument inattendue (dont je ne vous révélerai pas la nature exacte, bien entendu). Toute la campagne du Sénateur est menacée. La conquête spatiale redore le blason national. Et quand il s’agit de politique, les hommes très (trop) ambitieux sont généralement prêts à tout…

« La maison blanche est l’un des palais présidentiels les plus petits du monde puisqu’elle ne mesure que soixante-cinq mètres de longueur sur trente-deux mètres de profondeur et qu’avec son parc elle n’occupe que neuf hectares. Le plan de la demeure en parallélépipède rectangle, oeuvre de l’architecte James Hoban, avec son toit à arêtes, sa balustrade et son perron à colonnades, si banal qu’il soit, avait été choisi sur concours. Les juges avaient apprécié son aspect riant, digne et simple à aménager. Le président Zach Herney, même après trois ans et demi passés là, ne se sentait pas chez lui dans ce théâtre truffé de statues, d’imposants candélabres et de Marines armés. En ce moment, pourtant, alors qu’il se dirigeait à grandes enjambées vers l’aile ouest, il se sentait réconforté et, bizarrement, à l’aise. Il volait presque sur l’épaisse moquette. » (p.89)

« Deception point » est le deuxième ouvrage écrit par l’auteur. Comme dans « Forteresse digitale », Robert Langdon n’entre pas encore en scène. Pas de secte, de mystère, de symboles, d’art, mais la chasse aux indices est tout de même belle et bien présente. L’intrigue tourne autour de complots politiques, de découvertes scientifiques à couper le souffle, de mensonges, de crimes mais aussi un tout petit chouïa de romance, tous les ingrédients qui, mis ensemble, forment un formidable suspense et un page-turner fabuleux.

Contrairement aux autres livres mettant en scène Robert Langdon, le suspense n’apparaît qu’à la 150ème page. Oui, ça fait beaucoup. Dan Brown prend le temps de poser le contexte, de présenter les personnages et ne nous révèle la fameuse découverte autour de laquelle gravite la majorité de l’intrigue qu’à la page 144. Qu’à cela ne tienne, même si l’histoire met du temps à démarrer, le reste en vaut largement la chandelle. Moi qui ne porte aucun intérêt à la politique, j’ai complètement succombé aux complots et aux dysfonctions dans le système. L’auteur met brillamment en scène les conséquences désastreuses d’une recherche excessive du pouvoir, de la reconnaissance et du succès. On finit par douter de tout. Vraiment captivant !

Le livre contient également de très nombreuses références scientifiques liées à l’exploration spatiale, marine et glacière. Encore une fois, certains passages auraient pu, à mon sens, être écourtés et moins complexes, mais cela n’enlève en rien l’intérêt que le lecteur peut porter à ces informations. Elles restent malgré tout nécessaires à la compréhension du complot principal.

Vous l’aurez compris, cette lecture a été à la hauteur de mes attentes. Je n’irai pas jusqu’à lui mettre le coup de cœur, pour les diverses raisons énumérées ci-dessus, mais vraiment, ce livre est TOP. Une petite brique dévorée en quelques jours à peine, c’est pour vous dire.
J’ai appris très récemment que le prochain livre de l’auteur, « Origin », sortira dans nos librairies le 26 septembre 2017. Après mon coup de cœur intersidéral pour « Inferno », j’attends ce prochain chef d’œuvre avec la plus grande impatience !

Si vous avez aimé les best-sellers de l’auteur, vous apprécierez sans aucun doute « Deception point ». Dan Brown reste fidèle aux essentiels qui font de ses ouvrages un réel succès planétaire : le suspense, les complots, la chasse aux indices. Foncez, vous ne serez pas déçus, parole de papoteuse !

Notation : ♥♥♥♥

Chanson douce – Leïla Slimani 

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Auteur : Leïla Slimani

Edition : Gallimard

Genre : Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 277

ISBN : 978-2-07-019667-8

 

Résumé

«Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.»

L’avis de la Papote

J’ai découvert Leïla Slimani lors de son passage à l’émission « La grande librairie ». La description qu’elle avait faite de son deuxième roman « Chanson douce » m’avait complètement hypnotisée. Le thème, très fort et très dur, ne m’avait pas laissée de marbre. L’histoire d’une nounou meurtrière, sous ses faux airs angéliques, me touchait d’autant plus que ma fille venait de naître. Puis, quand j’ai su que ce roman avait remporté le prix Goncourt 2016, je n’ai plus hésité une seule seconde. J’étais bien trop curieuse de voir à quoi ressemblait le style d’une lauréate de ce prix tant convoité!

J’ai attendu le moment fatidique de la reprise du travail et de l’inévitable recours à la nounou pour commencer ma lecture. Sadique, moi? Pas du tout, je voulais surtout être dans le même état d’esprit que les personnages du roman. Et puis, ma nounou, je la connais depuis bien longtemps, et j’ai une confiance infaillible en son excellente santé mentale !

Aucun suspense dans ce livre : nous savons dès les premières lignes qu’un drame indescriptible vient de s’abattre sur la famille de Paul et Myriam : leurs enfants viennent d’être assassinés par leur nounou. Autant vous dire qu’il faut avoir son petit cœur de jeune maman bien accroché.

« Le bébé est mort. Il a suffi de quelques secondes. Le médecin a assuré qu’il n’avait pas souffert. » (p.13)

Le reste de l’intrigue se concentre sur le quotidien de Louise avec Mila et Adam. C’est là tout l’intérêt de ce roman : un travail poussé sur la psychologie du personnage de la nounou, et une seule question qui nous tambourine le cerveau tout au long de notre lecture : « Mais comment diable ces parents ont-ils pu se tromper sur cette atroce bonne femme? ». Eh bien vous verrez, si le cœur vous en dit de découvrir ce roman, que tous autant que nous sommes aurions pu commettre cette erreur. Louise est juste parfaite. Elle s’occupe à merveille des enfants, fait le ménage et cuisine même pour la famille entière. C’est bien simple, Myriam et Paul ne peuvent plus s’en passer, et Louise ne peut plus se passer d’eux. Et c’est bien là tout le problème…

Cette lecture vous prend aux tripes, littéralement. Le style de l’auteure est incisif, coupant, direct. C’est d’ailleurs très surprenant au départ, mais cela colle tellement avec la lourdeur de l’histoire qu’on se laisse emporter par ces phrases courtes qui rythment à merveille le récit. Jusqu’au bout, on veut savoir POURQUOI.

« Elle adore pourtant ces deux enfants qu’elle passe des heures à observer. Elle en pleurerait, de ce regard qu’ils lui lancent parfois, cherchant son approbation ou son aide. Elle aime surtout la façon qu’a Adam de se retourner, pour la prendre à témoin de ses progrès, de ses joies, pour lui signifier que dans tous ses gestes, il y a quelque chose qui lui est destiné, à elle et à elle seule. Elle voudrait, jusqu’à l’ivresse, se nourrir de leur innocence, de leur enthousiasme. Elle voudrait voir avec leurs yeux quand ils regardent quelque chose pour la première fois, quand ils comprennent la logique d’une mécanique, qu’ils en espèrent l’infinie répétition sans jamais penser, à l’avance, à la lassitude qui viendra. » (p.211)

J’émets quand-même quelques petites réserves par rapport à certains éléments qui, selon moi, auraient dû faire partie de l’histoire et sont (à mon avis volontairement) omis. Quid de la réaction des parents face à ce drame? De la culpabilité ? Des remords ? De la descente aux enfers ? De la véritable explication du double meurtre ? Je pense que Leïla Slimani laisse les portes ouvertes à ses lecteurs, à nous de pousser la réflexion plus loin pour obtenir ces réponses. Il n’empêche que, moi, ça me laisse un peu sur ma faim…

Chanson douce est un roman à la construction originale, à l’intrigue douloureuse, poignante et au style percutant qui restera longtemps dans un coin de votre tête, une fois la lecture terminée. Une petite claque littéraire. Un prix Goncourt mérité, haut la main.  

Notation : ♥♥♥♥

George – Alex Gino

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Auteur : Alex Gino

Edition : L’école des Loisirs

Genre : Contemporain Jeunesse

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 172

ISBN : 978-0545812542

 

Résumé

« Beaucoup de gens aiment George. Maman est très fière de son petit garçon, elle pense qu’il deviendra « un jeune homme très bien ». Scott aime beaucoup son « frérot ». Et Kelly le tient pour son « meilleur ami ». Mais George sait que les gens ne voient pas qui elle est vraiment. Car, George en a la certitude, elle est une fille. Alors, quand sa maîtresse propose de jouer une pièce de théâtre à l’école, George veut plus que tout interpréter le personnage de Charlotte. Elle sera parfaite, et les gens comprendront enfin qui elle est. Comment leur faire comprendre que c’est le rôle de sa vie ? »

L’avis de la Papote

Ce roman est de loin le plus original que j’ai eu l’occasion de lire depuis un certain temps. Je n’ai jamais rencontré d’autres livres destinés à la jeunesse traitant du sujet abordé dans ce bouquin. Le transgenre destiné aux enfants. Paf. Bim. Boum. Une thématique forte, engagée, peut-être un peu taboue encore à l’heure d’aujourd’hui. C’est sur le blog de Pikobooks (ici) que j’ai pu découvrir ce roman, et je me suis empressée de l’acheter lors de mon passage en librairie.

George est un garçon, mais son ressenti en est tout autre. Il est persuadé, au fond de lui, qu’il est une fille. Son nom secret ? Mélissa. Elle aime les magazines féminins, les jolis vêtements, elle rejette l’image masculine que son miroir lui renvoie. Son entourage voit en elle un petit garçon modèle, comme les autres. Si seulement ils pouvaient la comprendre…

« Elle faillit trébucher en entrant et appela : « Hello ? » Aucune lumière n’était allumée. Elle voulait tout de même s’assurer que la maison était vide. La porte de la chambre de maman était ouverte et les draps bien lisses. La chambre de Scott était également inoccupée. Certaine d’être seule, George se rendit dans la troisième chambre, ouvrit la porte du placard et inspecta la pile d’animaux en peluche et les autres jouets qui étaient à l’intérieur. Tout était en ordre. Maman reprochait à George de ne plus s’amuser avec ses jouets depuis des années et disait qu’il faudrait en faire cadeau à des familles dans le besoin. Mais, pour George, ils étaient nécessaires, ils étaient les gardiens de sa collection secrète, celle à laquelle elle tenait plus que tout. Elle fouilla sous les ours et les lapins en peluche, à la recherche d’un sac plat en jean. Dès qu’elle l’eut en main, elle courut dans la salle de bains et ferma la porte au verrou. Elle se laissa glisser sur le sol en serrant fortement le sac dans ses bras. Quand elle renversa le sac en jean sur le côté, les pages soyeuses et glacées d’une douzaine de magazines tombèrent sur le carrelage. » (p.9-10)

Comme vous pouvez déjà le remarquer dans l’extrait ci-dessus, l’auteur emploie le pronom personnel « ELLE » pour désigner George tout au long de l’histoire, une belle façon d’insister sur sa véritable identité. Le style est évidemment assez simple puisque le livre est destiné à de très jeunes lecteurs, mais tout est cohérent et mignon finalement, avec une naïveté enfantine touchante. Le rythme est très bon, de courts chapitres, ce qui en fait une lecture rapide et très appréciable.

George est un personnage extrêmement attachant. Je pense sincèrement que les petits lecteurs seront très empathiques envers elle. Les situations auxquelles elle est confrontée m’ont tellement touchées, je ressentais son mal-être, son envie de crier au monde entier qui elle était vraiment, je percevais l’importance pour elle d’être qui elle voulait être.

« – Ce que je veux dire, c’est qu’il faut avoir certaines qualités pour pleurer sur un livre. Ça prouve qu’on a de la compassion et de l’imagination. (Elle tapota l’épaule de George.) Reste comme tu es, George, et je suis sûre que tu deviendras un jeune homme très bien. » Le mot « homme » tomba comme une pierre sur le crâne de George. C’était cent fois pire que « garçon », et elle en eut le souffle coupé. Elle se mordit la lèvre et sentit de nouvelles larmes couler le long de ses joues. Elle posa la tête sur son pupitre et regretta de ne pas être invisible. » (p.21)

Les réactions de son entourage face à certaines révélations sont parfois étonnantes. L’institutrice qui reste sur des préjugés ridicules (« un garçon ne peut pas jouer le rôle d’une fille dans une pièce de théâtre, même si le jeu d’acteur est très bon ») ou encore la maman qui refuse d’admettre la vérité. Je ne doute pas que le choc soit important pour une maman de savoir son petit garçon malheureux, de connaître les obstacles qui entraveront sa route, les moments difficiles qui l’attendent, mais avant tout, n’est-ce pas d’un soutien infaillible dont George a réellement besoin ? La réaction des camarades de classe sont tout en nuance, avec d’une part des critiques cruelles sur la personnalité de George, mais aussi une compréhension et une compassion incroyables, qui lui apportent un élan de bien-être et de confiance en l’avenir. Quant à Scott, le grand frère, il réagit de manière tout à fait inattendue.

J’ai adoré cette lecture, elle m’a enrichi à tant de niveaux que je ne peux que vous conseiller de faire la connaissance de George !

George est un ouvrage touchant à mettre entre toutes les mains possibles. Les enfants, les parents, les instituteurs et autres professionnels de l’enfance ne pourront que bénéficier d’une telle lecture qui ouvre les modes de pensées et renforce l’empathie, le respect et la compréhension de l’autre dans sa volonté d’être soi.

Notation : ♥♥♥♥