Les royaumes du Nord – Philip Pullman

couv8123741Auteur : Philip Pullman

Edition : Folio Junior

Genre : Fantasy Jeunesse

Langue originale : Anglais

Date de parution : 1998

Nombre de pages : 482

ISBN : 978-2-07-054188-6

Tome 2 :  La tour des anges

 

Résumé

«Pourquoi la jeune Lyra, élevée dans l’atmosphère confinée d’une prestigieuse université anglaise, est-elle l’objet de tant d’attentions? De quelle mystérieuse mission est-elle investie? Lorsque son meilleur ami, Roger, disparaît, victime des ravisseurs d’enfants qui opèrent dans tout le pays, elle n’hésite pas à se lancer sur ses traces. Un voyage vers le Grand Nord, périlleux et exaltant, qui lui apportera la révélation de ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d’un autre monde.»

L’avis de la Papote

Philip Pullman est un grand maître de la littérature jeunesse. Un conteur d’histoires, comme il aime se faire appeler. Ne faisant pas partie de celles et ceux qui ont eu la chance de découvrir la trilogie « A la croisée des mondes » pendant mon enfance, je me suis décidée à l’acquérir lors de mon périple alsacien, après avoir fait le tour des magnifiques marchés de Noël de la région.

J’aurais pu le lire en hiver, me direz-vous. C’était évidemment le moment idéal pour entamer ce voyage dans le grand Nord. Mais bébé papote ne me laissait pas beaucoup d’opportunités d’ouvrir un bouquin (dur dur la vie de jeune maman!). Le challenge du mois de la fantasy de mai m’a finalement convaincue de le sortir de ma PAL. Que je suis heureuse de l’avoir fait ! Ce premier tome est une véritable petite pépite !

Nous suivons Lyra, petite fille au caractère bien trempé, au cœur de Londres, à l’université d’Oxford. Orpheline, elle est élevée par les Érudits du Jordan College. Elle mène une vie relativement paisible, jusqu’à ce que les Enfourneurs, horribles ravisseurs d’enfants, enlèvent Roger, son meilleur ami. Bien déterminée à le récupérer, elle s’engage dans un périple vers le grand Nord.

Je n’ai qu’un mot pour qualifier cet univers hors du commun : WAOUW. Ce livre m’a totalement envoûtée. L’aspect fantasy créé par Philip Pullman est extrêmement riche et même complexe par moment, mais quel talent ! Pour ma part, la majorité de mes excellentes lectures ont toutes un point commun  : l’ascenseur émotionnel. Et là pour le coup, mon petit cœur s’est régalé ! Émerveillement, surprise, avidité, impatience, abattement, espoir, tristesse, bref, un véritable arc-en-ciel d’émotions.

Ce qui a grandement contribué à mon adoration pour cette histoire, ce sont les personnages et le concept de daemons. Lyra est extrêmement attachante, et ce dès les premières pages. Iorek, l’ours polaire, l’est également à sa façon. Leur personnalité est si bien dépeinte qu’on a l’impression de les connaître depuis toujours. Les petits deamons qui accompagnent chaque être humain sont d’un génie saisissant. Plus qu’un animal de compagnie, les daemons sont une partie inséparable de l’âme de chacun. Leur reflet.

Et cette plume, on en parle ? Raffinée. Poétique. Naïve. Merveilleuse. Enchanteresse. Captivante. Saisissante. Convaincus ou je continue?

Je sens qu’il y a un bel enseignement à tirer de cette lecture, en tant qu’adulte. Et même si j’ai compris bon nombre de subtilités dans le récit et réalisé les bonnes inférences, j’ai le sentiment très puissant qu’il me faut une deuxième lecture pour en apprécier véritablement l’intensité. Un peu comme « Le petit prince » de Saint-Exupéry. Avant de lire le tome 2 (cette fois-ci, je me le garde pour cet hiver), je pense bien relire celui-ci. Histoire de bien m’en imprégner et de ne rien laisser au hasard.

Je conclurai en insistant sur l’importance de mettre ce genre de livre entre les mains des enfants. C’est de la pure bombe de littérature jeunesse, un joyaux à l’état pur. L’auteur ne prend pas les enfants pour des imbéciles, et c’est ça que j’aime par-dessus tout dans la littérature jeunesse. C’est un livre qui marquera leurs esprits, qui guidera leur réflexion, qui enchantera leurs soirées de lecture. 

Notation : ♥♥♥♥♥

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Les disparus du Clairdelune – Christelle Dabos

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Auteur : Christelle Dabos

Edition : Gallimard Jeunesse

Genre : Fantasy Jeunesse

Langue originale : Français

Date de parution : 2015

Nombre de pages : 550

ISBN : 978-2-07-066198-5

Tome 3 :  La mémoire de Babel

 

Résumé

«Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.»

L’avis de la Papote

C’est parce que la sortie du tome 3 est imminente que j’ai voulu poursuivre cette série débutée l’hiver dernier. J’avais apprécié la lecture du premier tome de cette saga bien connue, sans que ce ne soit pour autant un coup de cœur. Certains personnages m’agaçaient un peu de trop et la fin ne m’avait pas laissé sur un cliffhanger suffisant pour enchaîner le tome 2 tout de suite après. Je dois vous dire que ce second tome fut bien plus plaisant à lire pour ma part ! D’ailleurs, c’est bien simple, je lui ai attribué un bon gros coup de cœur ! Rien que ça !

Pour rappel, on suit les aventures d’Ophélie, jeune habitante de l’arche Anima, héroïne un peu gauche et maladroite, ayant la capacité de lire le passé des objets en les touchant et de voyager en traversant les miroirs. Elle est vouée à un mariage arrangé avec le mystérieux Thorn, intendant de l’arche du Pôle. Ophélie se voit donc forcée à quitter sa famille et ses proches, et à se rendre sur cette arche où complots et manigances ne tarderont pas à faire leur apparition.

Je ne vous cache pas que je me suis surprise à sourire lorsque j’ai commencé ce deuxième opus. Oui, finalement, j’étais bien contente de retrouver l’univers si atypique construit par Christelle Dabos. Petit point positif à l’ouverture du livre : un arbre généalogique et une carte ! Parfait pour se replonger dans l’histoire en visualisant clairement les clans, les familles et les endroits décrits. Parce que mine de rien, c’est quand-même vachement compliqué de s’y retrouver parfois…

J’ai eu l’occasion de lire quelques chroniques sur la blogo depuis ma lecture et, bien qu’il rencontre majoritairement un franc succès, il lui est souvent reproché de posséder ce vilain défaut des seconds tomes : le lien entre le premier et le troisième opus, avec un manque cruel de révélations. Personnellement, je ne suis pas du tout de cet avis. Il y a une véritable intrigue qui tient en haleine, des personnages de plus en plus construits, du suspense, et, pour ma part, un nombre satisfaisant de révélations qui mènent à des réflexions qui me torturent l’esprit depuis la fin de ma lecture. Certainement que l’autrice aurait pu en donner davantage, mais c’est justement ça que j’ai apprécié : il fallait en garder pour la suite de la saga! Maintenant, je suis complètement happée par l’histoire et je VEUX savoir! Et, soit dit en passant, ne revenons plus sur la qualité de la plume de Christelle Dabos. Simple mais efficace!

Ophélie s’affirme de plus en plus au fur et à mesure de ses aventures, alors que Thorn reste supermégagigaultra mystérieux. J’ai vraiment appris à apprécier ce personnage. Pourtant, c’était loin d’être le cas dans le premier opus de la saga. Trop froid, trop sauvage, trop abrupt, il avait tendance à m’agacer fortement. Là, il se dévoile un tout petit peu (mais vraiment rikiki mini hein) mais suffisamment pour attiser ma curiosité. Quant à Archibald, ce personnage qui m’avait laissé une impression en demi-teinte, il n’est pas aussi présent que je l’aurais souhaité dans ce tome. Ô frustration.

Et cette fin !! On en parle de cette fin? Bah non, évidemment, sinon je spoile. Pas bien. Non mais, qui l’a déjà lu? Qu’on en parle de cette fin de ouf !

Vous l’aurez compris, je suis hyper impatiente d’avoir le troisième tome entre les mains (sortie prévue le 1er juin * niark niark) et d’obtenir une réponse à toutes les questions qui restent encore en suspens. De plus, il nous promet encore de voyager dans un univers inconnu jusqu’alors, puisque l’intrigue se déroule sur l’arche de Babel ! Et vous connaissez probablement la bonne nouvelle, mais je vous le dis quand-même parce que ça réchauffe mon petit coeur de lectrice : il y aura un tome 4 !!

A tous ceux qui, comme moi, avaient fait l’expérience d’une lecture en demi-teinte pour le commencement de la saga « La passe-miroir », je ne peux que vous encourager à lire la suite. Et à tous ceux qui n’auraient pas encore commencé le premier tome, n’hésitez plus!

Notation : ♥♥♥♥♥

La tailleur de pierre – Camilla Läckberg

couv20357020Auteur : Camilla Läckberg

Lectrice : Christine Pâris

Edition : Audiolib (paru initialement chez Actes Sud dans la collection Actes noirs)

Genre : Policier

Langue originale : Suédois

Date de parution : 2009

Heures d’écoute : 13 heures 50 minutes

ISBN : 978-2-35641-220-1

Résumé

«Un pêcheur de Fjällbacka trouve une petite fille noyée. Bientôt, on constate que Sara, sept ans, a de l’eau douce savonneuse dans les poumons. Quelqu’un l’a donc tuée avant de la jeter à la mer. Mais qui peut vouloir du mal à une petite fille ? Alors qu’Erica vient de mettre leur bébé au monde et qu’il est bouleversé d’être papa, Patrik Hedström mène l’enquête sur cette horrible affaire. Car sous les apparences tranquilles, Fjällbacka dissimule de sordides relations humaines – querelles de voisinage, conflits familiaux, pratiques pédophiles – dont les origines peuvent remonter jusqu’aux années 1920. Quant aux coupables, ils pourraient même avoir quitté la ville depuis longtemps. Mais lui vouer une haine éternelle.»

L’avis de la Papote

Les livres de la collection Actes noirs chez Actes Sud m’ont toujours particulièrement intriguée de par leurs couvertures sombres aux illustrations un peu… glauques. Malheureusement, n’étant pas particulièrement fan des romans policiers, je n’ai jamais voulu dépenser 20€ dans un livre de cette collection. Jusqu’au jour où l’une de mes collègues m’a proposé, non pas de lire l’un de ces fameux romans à la couverture noire, mais de l’écouter. Un livre audio donc. Malgré les quelques réserves que j’émettais secrètement dans ma tête bornée de lectrice de livres papiers, j’ai accepté de tester ce format totalement inédit pour moi (on en discute très prochainement dans un article #Lapapoteuse).

Nous sommes dans la ville de Fjällbacka, en Suède. Le corps sans vie de la petite Sara a été retrouvé dans les eaux maritimes par un pêcheur. Très vite, la police locale découvre la sordide vérité : Sara a été assassinée. La stupeur s’empare des habitants : qui pourrait en vouloir à une enfant?

« La dernière nasse était particulièrement lourde et il cala son pied sur le plat-bord pour la dégager sans se déséquilibrer. Lentement il la sentit céder et il espérait ne pas l’avoir esquintée. Il jeta un coup d’œil par-dessus bord mais ce qu’il vit n’était pas le casier. C’était une main blanche qui fendit la surface agitée de l’eau et sembla montrer le ciel l’espace d’un instant. Son premier réflexe fut de lâcher la corde et de laisser cette chose disparaître dans les profondeurs… »

Lorsque j’ai débuté l’écoute de ce livre, je n’avais pas la moindre idée de la trame de l’histoire. Je voulais me plonger dans cette nouvelle aventure livresque sans aucune attente particulière concernant l’intrigue. Mon cœur de maman n’a fait qu’un tour quand j’ai compris qu’il s’agissait du meurtre d’une petite fille. Autant vous dire que les larmes me sont vite montées aux yeux.

L’enquête policière nous emmène dans les plus sombres recoins de l’âme humaine et nous fait voyager à travers les époques. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour comprendre que la narration était doublée : une partie de l’histoire se déroule de nos jours, et l’autre dans les années 1920 (« Hein? Elle regarde la télé? Mais je pensais qu’on était en 1920! » Hum.). Là où il est plus facile de revenir en arrière dans un livre au format papier, le livre audio ne permet pas une telle flexibilité. J’ai fini par comprendre, rassurez-vous.

Les thèmes abordés sont vraiment très noirs : conflits familiaux, querelles de voisinage, suicide, pédophilie, meurtre, bref, pas besoin de vous en dire davantage pour vous dresser le tableau. J’ai surtout apprécié le côté « petit village nordique où tout le monde sait tout sur tout le monde » et où rien ne reste secret bien longtemps (la femme du policier en charge de l’affaire est en fait la meilleure amie de la mère de la petite fille assassinée, z’avez compris?). C’est un peu comme les feux de l’amour Suédois en plus dramatique. On ne se doute pas du tout de la personne qui se cache derrière ce meurtre infâme, et tous les événements qui paraissent si disparates depuis le début se rejoignent d’un coup en une cohérence infaillible (Ah! C’était donc ça!).

Malgré la lourdeur et la noirceur du récit, je ne peux pas nier que ce livre a été un véritable coup de coeur pour moi. Une petite pépite qui me trotte encore dans la tête, plusieurs dizaines de jours après en avoir terminé l’écoute. Je ne sais pas si c’est le format audio qui a rendu cette expérience très marquante, mais quoi qu’il en soit, j’ai tout de suite rajouté « Le tailleur de pierre » dans ma Wishlist. Rien à faire, il me le faut physiquement parlant dans ma bibliothèque.

Après en avoir fait le retour auprès de ma collègue, voilà qu’elle m’apprend que ce livre fait en fait partie d’une loooooongue saga qui compte jusqu’à présent neuf tomes! NEUF! Les personnages principaux restent les mêmes au fil des histoires mais ils peuvent apparemment se lire indépendamment les uns des autres. Bon, pas de bol, « Le tailleur de pierre » est le troisième de la série, mais qu’à cela ne tienne, je commencerai par le premier (« La princesse des glaces ») dans pas très longtemps, ça c’est sûr!

Notez enfin qu’il existe une série créée par et pour la télé sur base de scénarii de Camilla Läckberg : « Les enquêtes d’Erica ». Affaire à suivre!

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un chef d’oeuvre littéraire, « Le tailleur de pierre » de Camilla Läckberg aura au moins le mérite de se faire une place dans un coin de votre tête et de ne jamais en sortir. Touchant, émouvant, dégoûtant, intéressant, ce roman a toutes les qualités requises pour vous faire passer un moment de lecture (ou d’écoute ^^) intense. Coup de cœur!

Notation : ♥♥♥♥♥

Le livre du Hygge – Meik Wiking

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Auteur : Meik Wiking

Edition : FIRST Editions

Genre : Développement personnel

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 288

ISBN : 978-2-412-01954-2

Résumé

«Au classement mondial du bonheur, c’est le Danemark qui occupe la première place, tandis que la France atteint péniblement la 62ème position. Pourquoi les Danois sont-ils les gens les plus heureux du monde? Pour Meik Wiking, la réponse, c’est le Hygge. Sans équivalent français, le terme (à prononcer « hou-ga ») évoque l’idéal danois : confort, convivialité, simplicité et bien-être. Le hygge, c’est ce que vous éprouvez sous une couverture quand il neige dehors, c’est le bonheur que vous ressentez lorsque vous partagez un délicieux repas avec vos proches autour d’une table ornée de bougies ou la chaleur des premiers rayons de soleil sur votre visage un jour de ciel bleu.»

L’avis de la Papote 

Vous avez probablement déjà entendu parler du « Livre du Hygge », ce fameux bouquin dont on ne sait pas toujours comment prononcer le titre. Il fait beaucoup parler de lui, et on peut le comprendre aisément : ce livre nous vend du rêve et tente de nous donner les clés du bonheur danois, moi je dis OUI ! Moi qui suis une fan ABSOLUE du design nordique et du cocooning (sous la couverture pendant qu’il neige, le pied !), ce livre était littéralement fait pour moi.

Considérez cet ouvrage comme un guide ultra complet du hygge : de la signification même du concept aux activités hygge à appliquer au quotidien en passant par les indispensables au hygge, vous serez parés pour vivre comme un parfait Danois!

Pour vous donner un aperçu de ce que vous pourrez trouver dans le livre, je vous propose de découvrir le Manifeste du Hygge ou, autrement dit, les 10 commandements de la méthode :

  1. Ambiance : baissez la lumière. La lumière joue un rôle très important si l’on veut passer un moment hygge. Misez sur les bougies, vous aurez tout bon !
  2. Présence : soyez dans l’instant présent, éteignez vos portables. A l’aire des smartphones et de la communication technologique, il est primordial de se rendre indisponible et de profiter à fond de l’instant.
  3. Plaisir : café, chocolat, biscuits, gâteaux, encore, encore et encore ! Oui, le hygge nous invite à prendre de la distance avec les recommandations Healthy très en vogue. Une part de gâteau homemade, il n’y a rien de plus hygge ! Sans parler de l’odeur qui embaumera votre maison pendant la cuisson…
  4. Egalité : « Nous » avant « Je », répartissez les tâches et le temps de parole. Le hygge insiste fortement sur l’importance d’entretenir de bonnes relations sociales. Passer une soirée avec ses proches est très hygge, en prenant garde à trouver un équilibre entre le temps de parole et d’écoute.
  5. Gratitude : Faites le plein, vous ne trouverez pas mieux. Etre reconnaissant envers ce que l’on a, sans faire l’inventaire de ce qui nous manque.
  6. Harmonie : ce n’est pas une compétition. Nous vous aimons déjà, pas besoin d’étaler vos exploits. Il ne sert à rien de se mettre en avant et de s’élever au-dessus des autres.
  7. Confort : mettez-vous à l’aise, faites une pause, pensez « détente ». Le plaid, les chaussettes en laine, le pyjama en pilou, les coussins, enfin vous voyez le topo je crois.
  8. Trève : pas de drame. Nous discuterons politique un autre jour. Les sujets de conversation sont également très importants, il est inutile de gâcher un moment hygge en parlant des sujets qui fâchent (politique-argent-sexe-religion).
  9. Etre ensemble : construisez des relations et des anecdotes (« vous vous souvenez de la fois où…? »). Quoi de plus hygge que de feuilleter un vieil album photos en se remémorant le bon vieux temps?
  10. Refuge : ceci est votre tribu, un lieu de paix et de sécurité. Votre maison doit vous combler de joie, la décoration tient une place très importante dans le cœur des Danois. Choyez-la, elle vous le rendra si bien !

Autant vous dire de suite que ce livre a été un véritable coup de cœur pour moi ! Un petit bouquin feel good qui se lit en une journée, orné de magnifiques illustrations qui vous donneront envie de vous y plonger tête la première. Les graphismes sont soignés et superbes, dans des tonalités très douces, au style très nordique en somme. C’est sûr, je m’y replongerai les jours où j’aurai le moral dans les chaussettes !

Le livre du Hygge vous donnera les clés pour profiter des meilleures choses que la vie a à vous offrir. Ce livre, c’est comme entrer dans un nuage de douceur. Bien être, cocooning, petits bonheurs gratuits de la vie, bref, un indispensable pour les jours gris et maussades d’hiver !

Notation : ♥♥♥♥♥

L’étrange histoire de Benjamin Button – La lie du bonheur – Francis Scott Fitzgerald

couv2072579Auteur : Francis Scott Fitzgerald

Edition : Folio 2€

Genre : Nouvelles

Langue originale : Anglais

Date de parution : 1967 (2008 pour la traduction française)

Nombre de pages : 103

ISBN : 978-2-07-035639-3

Résumé

«Dès sa naissance, loin d’être un beau poupon joufflu, Benjamin Button ressemble à un vieillard voûté et barbu ! Ses parents découvrent peu à peu qu’il rajeunit chaque jour : de vieillard il devient un homme mûr, un jeune homme, un enfant… Bénédiction ou malédiction ?»

L’avis de la Papote

Cette histoire me fait envie depuis le jour où j’ai visionné l’adaptation cinématographique de « L’étrange histoire de Benjamin Button ». Ce film m’avait complètement émerveillée, j’étais littéralement amoureuse de cette intrigue. Naître vieux et mourir bébé, quelle idée de génie ! J’ai donc lu cette toute petite nouvelle en période de fêtes, la couverture s’y prêtant plutôt bien (même si j’ai beaucoup de mal à comprendre le lien entre cette canne à sucre et le contenu du livre. Soit.). Après un pavé de 500 pages, ça m’a fait le plus grand bien.

J’ai d’abord été très surprise de constater que ce tout petit ouvrage de 103 pages renfermait en fait deux nouvelles de Francis Scott Fitzgerald. Je vais donc vous donner mon avis sur ces deux nouvelles séparément car, selon moi, elles ne méritent pas la même notation.

L’étrange histoire de Benjamin Button

Cette nouvelle relate l’histoire de Benjamin Button, tout juste né à l’âge de septante ans. Un véritable mystère qui déroute complètement son père. D’années en années, plutôt que de vieillir comme tout un chacun, Benjamin rajeunit !

« Jadis, en 1860, il était bien vu de naître chez soi. A présent, l’Olympe de la médecine a décrété, paraît-il, que l’enfant pousserait son premier cri dans l’atmosphère antiseptique d’une maternité, de préférence une clinique en vogue. Les jeunes Mr. et Mrs. Button avaient donc cinquante ans d’avance lorsqu’ils décidèrent, un beau jour de l’été 1860, que leur premier enfant naîtrait en clinique. Nul ne saura jamais si cet anachronisme influa en aucune façon sur l’histoire étonnante que je m’apprête à coucher par écrit. » (p.11)

Quelle merveilleuse histoire ! Je l’ai tout bonnement adorée ! Tout m’a plu dans cette intrigue : l’originalité, les personnages, les thèmes abordés, la narration, absolument TOUT !

L’auteur aborde avec beaucoup de justesse et d’ironie les difficultés d’adaptation face à la différence d’autrui, la peur du jugement des autres (que va-t-on dire de nous, un enfant de septante ans?), la volonté de l’enfant à se soumettre aux attentes de ses parents pour ne pas les décevoir et être à la hauteur.

Cette toute petite histoire se lit à la manière d’un conte. L’écriture est tellement belle, malgré la traduction ! C’était vraiment très appréciable, je l’ai d’ailleurs relue une deuxième fois immédiatement après l’avoir terminée, c’est pour vous dire à quel point cette nouvelle m’a subjuguée. Coup de coeur !

Notation : ♥♥♥♥♥

La lie du bonheur

On change complètement de registre avec ce petit récit dramatique relatant l’histoire d’un couple d’élite dans les années folles, Jeffrey et Roxane. Lui est écrivain à succès, elle est actrice en vogue. Soudainement, la maladie s’abat sur l’un d’entre eux, et c’est ce déclin que l’on suit au fur et à mesure des pages.

« Il s’agissait d’un mariage d’amour. L’écrivain était assez gâté pour posséder beaucoup de charme; l’actrice gardait assez d’ingénuité pour être irrésistible. Comme deux troncs flottants poussés par les courants, ils s’étaient rencontrés, attachés l’un à l’autre et poursuivaient leur route ensemble. » (p.66)

Beaucoup moins originale que la première, j’ai peu apprécié cette nouvelle. L’écriture est toujours aussi belle, et c’est cette plume magnifique qui sauve la mise. On retrouve une marque de fabrique apparemment bien propre à l’auteur : la fascination pour le monde des riches, lui qui venait d’un milieu modeste. C’est d’ailleurs autour de ce monde particulier que tourne le roman « Gatsby le magnifique » qu’il me tarde de lire (je me suis empressée de l’acheter après avoir terminer ce livre, je l’avoue). Une lecture en demi-teinte donc pour cette histoire.

Notation : ♥♥♥♥♥

Si vous désirez découvrir le style de Francis Scott Fitzgerald et avoir un très bref aperçu de son talent, « L’étrange histoire de Benjamin Button » me paraît être une porte d’entrée fascinante! 

Songe à la douceur – Clémentine Beauvais

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Auteur : Clémentine Beauvais

Edition : Sarbacane

Genre : Jeunesse – Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 240

ISBN : 978-2-84865-908-4

Résumé

«Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il… aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il la lui faut absolument. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur , c’est l’histoire de ces deux histoires d’un amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans à ce moment-là d’une vie peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaikovsky – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.»

L’avis de la Papote

Aaaaah, ce livre, ce livre … Dans ma Wishlist depuis sa sortie, je ne cessais d’en entendre parler autour de moi. En voyant les revues et les chroniques de mes copinautes du web, ce bouquin ne cessait de hanter chacune de mes pensées livresques. Toujours dans un coin de ma tête. Jusqu’à ce jour béni où les éditions Sarbacane m’ont enfin permis de le lire (je dois encore une fois leur dire MERCI pour leur confiance). Alléluia, je pouvais me plonger corps et âmes dans cette histoire!

Tatiana et Eugène se rencontrent d’abord adolescents, s’aiment, se perdent, se retrouvent une fois adultes et … le reste je ne vous le dévoile pas (niark niark).

« Parce que leur histoire ne s’était pas achevée au bon endroit, au bon moment, parce qu’ils avaient contrarié leurs sentiments, il était écrit, me semble-t-il, qu’Eugène et Tatiana se retrouvent dix ans plus tard, sous terre, dans le Meteor, ligne 14 (violet clair), un matin d’hiver. » (p.7)

Comme le précise le résumé ci-dessus, tout le roman est écrit en vers. Oui madame, oui monsieur, c’est d’une poésie à couper le souffle ! Pour moi, c’est le vrai point fort de l’ouvrage. La plume de Clémentine Beauvais est exquise, chaque mot employé est à sa place, chaque phrase est juste, pas de longueur inutile, un rythme de lecture effréné, une véritable ode à la langue française. L’auteure s’amuse avec les mots, et le lecteur ne peut que s’amuser avec elle. Je suis passée par toutes les émotions en lisant ce livre : j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai espéré, j’ai aimé, je me suis emportée à plusieurs reprises (il faut dire qu’Eugène est un sacré personnage!). Vous l’aurez compris, « Songe à la douceur » est un véritable coup de littéraire. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas été séduite à ce point par un livre!

Certains d’entre vous pourraient penser -à  tort- qu’un roman écrit en vers doit forcément être ennuyeux au possible. C’est vrai que la poésie n’a pas le vent en poupe ces dernières années. Ça peut paraître ringard, démodé, hors du temps. Détrompez-vous, Clémentine Beauvais remporte haut la main le pari risqué de ce roman hors du commun.

Les personnages sont d’une profondeur rare. On s’y attache comme si on les avait toujours connus. On se reconnaît dans les émotions ressenties à l’extrême, on retrouve la saveur des premiers amours adolescents, les émois et les passions d’un amour naissant. Tatiana, Eugène, mais aussi Lensky et Olga, les autres protagonistes de l’intrigue, chacun à sa manière reflète une partie de moi-même. Si comme moi vous étiez adolescents dans les années 2000, vous retrouverez également dans ce livre des tonnes de petites références à ce qui a marqué notre jeunesse. J’ai notamment retenu les SMS payants et les conversations MSN !

Enfin, je dirais un dernier mot sur le jeu de narration exceptionnel. L’histoire nous est contée d’un point de vue externe, mais les personnages s’entretiennent parfois avec le narrateur. Une idée de génie qui nous intrigue jusqu’au bout : mais qui est ce narrateur? On ne le saura jamais (ou alors je suis complètement passée à côté de l’info ^^).

Je pourrais vous parler de « Songe à la douceur » pendant des lignes et des lignes, je pourrais vous dire à quel point il est exceptionnel, je pourrais vous marteler l’esprit de mes louanges sans fin, la seule façon pour vous de découvrir ce roman incroyable, eh bien c’est de le lire… Faites-moi plaisir, lisez-le ! Offrez-le autour de vous ! Parlez-en !

Encore un petit extrait, juste pour le plaisir (héhé)?

« Lensky écrit à Olga des déclarations d’amour aberrantes. Je les ai précieusement gardées, car elles me plaisent bien. Elles sont marrantes. Mais pas seulement. Elles ont cette douce disgrâce des choses qu’on trouvait belles avant, cette saveur aigrelette des paroles que l’on regrette quelques années plus tard. Ces grands serments, ces gigantesques promesses, ces phrases folles, ces métaphores qui nous font après coup crisser des dents, ces monstrueuses hyperboles, ces anaphores ridicules, et qui pourtant alors nous paraissaient si vraies, si belles, et que nous pensions être coulé en elles jusqu’à n’avoir plus d’autres corps que les courbes de leurs majuscules, et d’autre réalité que les murmures, et les mouvements des lèvres, de celui ou celle à qui elles étaient destinées et qui les lisait quelque part roulant sur sa langue nos r et faisant frissonner nos f … Il nous semblait alors que nous n’étions rien de plus et rien de moins que ce souffle chaud : la sculpture de nos mots ouvragée par ces lèvres. » (p.30)

Une romance adolescente, une romance adulte, « Songe à la douceur » est une histoire d’une poésie incroyable à découvrir de toute urgence. 

Notation : ♥♥♥♥♥

 

Coeur de pierre – S. Gauthier & J. Almanza

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Scénario : Séverine Gauthier

Illustrations : Jérémie Almanza

Edition : Delcourt Jeunesse

Langue originale : Français

Genre : Album jeunesse

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 32

ISBN : 978-2-7560-2426-4

 

Quatrième de couverture

« Il est né avec un coeur de pierre, elle, avec un coeur d’artichaut… »

L’avis de la Papote 

Je vous préviens d’entrée de jeu, cette lecture a été un véritable COUP DE COEUR. Quelle découverte ! Cela faisait très (trop) longtemps que cet album était dans ma wishlist, et lorsque je suis tombée dessus complètement par hasard à la bibliothèque, je me suis empressée de l’emporter avec moi. Aussitôt emprunté, aussitôt lu, aussitôt chroniqué. Evidemment, maintenant, il me faut MON exemplaire à MOI dans MA bibliothèque. Obligé.

Tout dans cet album n’est que magie et émerveillement. La magie des illustrations d’abord. Non mais regardez-moi ce travail ! Jérémie Almanza est un véritable génie du pinceau. La maîtrise des tonalités, le coup de pinceau un peu flou, les dégradés de couleurs, l’originalité des dessins, bref, c’est un carton plein. Jugez par vous-même !

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Ensuite, la magie des mots. Si j’ai un seul conseil à vous donner lorsque vous vous plongerez dans cette histoire, c’est d’être au calme, allongé dans votre canapé, sans aucun bruit de fond parasite (si ce n’est la pluie qui vient s’écraser sur vos fenêtres, avec un peu de chance) et de la lire à voix haute. Si si, je vous assure, ça change tout. Il s’agit d’une narration en vers, d’une poésie renversante. Vous ne vous rendrez compte de la richesse des mots employés qu’en la lisant tout haut !

La magie de l’intrigue, enfin. Je fonds complètement pour l’analogie faite à la pierre et l’artichaut. C’est plein de tendresse, d’amour, de tristesse et de mélancolie. C’est juste beau. Très beau.

Coeur de pierre est un album jeunesse à mettre entre toutes les mains. Il séduira les plus jeunes comme les plus vieux, il fera fondre votre petit coeur d’artichaut (ou de pierre, qui sait) et vous ne pourrez pas rester insensible face à cette lecture magique. 

Notation : ♥♥♥♥♥