La voyageuse: tome 1 – Iman Eyitayo

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Auteur : Iman Eyitayo

Edition : CreateSpace

Genre : Romance – Fantastique

Langue originale : Français

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 248

ISBN : 978-1548588687

Résumé

«À 18 ans, Kanyin vient de terminer son lycée avec brio et ne tient plus en place à l’idée d’entrer enfin à l’université. Toutefois, lorsque sa mère lui annonce qu’elle doit passer ses vacances au Bénin, auprès de son père, sa bonne humeur s’évapore. Ce dernier étant constamment accaparé par son métier de chirurgien, la jeune fille s’attend à deux mois d’ennui et de solitude. Elle ne prévoyait certainement pas retrouver un vieil ami d’enfance dans une situation plus qu’inattendue : dans le coma. Et elle s’attendait encore moins à ce qu’en le touchant, elle se retrouve projetée dans un endroit des plus étranges…»

L’avis de la Papote

Cette fois-ci, c’est l’autrice qui m’a directement proposé de découvrir le premier tome de « Voyageuse », une romance fantastique young adult. Avouez-le, vous aussi vous auriez accepté sans hésitation à la lecture de ce résumé. Parce que même si la romance et moi on n’est pas très copains, il faut bien dire ce qui est : se retrouver dans un autre monde simplement en touchant un jeune homme dans le coma, c’est assez intriguant… C’est donc plutôt le côté fantastique de l’intrigue qui m’a happée.

Nous suivons donc Kanyin, la narratrice, une jeune fille de 18 ans qui se voit forcée de passer l’été avec son-père-le-chirurgien-qui-ne-fait-que-bosser. En arrivant au Bénin, elle découvre que l’un de ses meilleurs amis d’enfance, Jun (pour qui elle avait le béguin OF COURSE), est dans le coma depuis deux semaines. Rusant pour lui rendre visite, elle se retrouve bien malgré elle emportée dans un monde parallèle après avoir touché le bracelet qu’il portait au poignet. Evidemment, les aventures qui vont suivre seront loin d’être de tout repos…

Je clignai des yeux sans comprendre pendant un long moment. Puis, je m’extirpai de la voiture et rejoignis mon père, qui ouvrait les portes du garage :

– Comment ça, dans le coma?

La nouvelle n’avait aucun sens. Jun n’avait que dix-neuf ans, pourquoi serait-il dans un tel état? (p.22)

J’ai passé un très bon moment de lecture avec cet ouvrage. La construction du récit m’a, je dois l’avouer, complètement surprise. J’ai dévoré les pages les unes après les autres, avide de savoir ce qui allait se dérouler sous mes yeux. Un petit page turner qui fait du bien au moral pendant l’été!

L’univers construit est très intéressant bien que difficilement visualisable, si vous voyez ce que je veux dire par là. Selon moi, il manquait quelques descriptions supplémentaires pour rendre le tableau plus clair et moins confus. J’ai parfois ressenti quelques difficultés à imaginer l’endroit… Si vous aimez la culture asiatique, je pense que vous pourriez être séduit par ce monde parallèle. Il y a notamment de nombreuses allusions aux caractères chinois et aux signes astrologiques qui constituent des éléments primordiaux de l’intrigue. Encore une fois, ne vous attendez pas à un univers extrêmement fouillé, mais c’est plaisant à lire malgré tout.

Pour ce qui est de l‘écriture, rien de transcendant au niveau du style employé. Simple mais efficace, suffisant pour un livre Young Adult. Si vous recherchez une écriture marquée, incisive ou au contraire douce et poétique, passez votre chemin! Ce n’est pas pour ça qu’il faut lire « La voyageuse », mais bien pour la construction du récit et l’intrigue qui valent le coup d’être découverts.

Un petit point concernant les personnages. Les deux protagonistes principaux, Kanyin et Jun, m’ont bien souvent agacée de par leur comportement que j’ai rarement compris. Les jet’aime-moi-non-plus, ça m’a un peu gavé… Je pense sincèrement que les adolescents et très jeunes adultes peuvent s’y retrouver, mais à mon âge (ça va hein, j’ai pas encore 30 ans ^^) ça ne l’a pas fait du tout. Certains personnages secondaires m’ont parus mieux construits, plus réalistes et moins clichés. Après, c’est une question de feeling !

Malgré les quelques petits bémols cités dans cette chronique, je vous invite évidemment à découvrir le travail de l’autrice (sur son site ici) et à vous lancer dans ce premier tome de saga afin de vous en faire votre propre avis! L’important, c’est que j’ai passé un très bon moment en compagnie de Kanyin, Jun et les autres et que, malgré tout, j’ai quand-même envie de connaître la suite de l’histoire …

La voyageuse, premier tome d’une saga fantastique Young Adult, vous transportera dans un univers original bien que trop peu exploité à mon goût. Un très bon page turner qui vous fera passer un agréable moment !

Notation : ♥♥♥♥♥

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La femme au carnet rouge – Antoine Laurain

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Auteur : Antoine Laurain

Edition : J’ai Lu

Langue originale : Français

Genre : Romance

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 224

EAN : 978-2-290-10463-7

 

 

Résumé

« Un matin à Paris, alors qu’il ouvre sa librairie, Laurent Letellier découvre dans la rue un sac à main abandonné. Curieux, il en fait l’inventaire et découvre, faute de papiers d’identité, une foule d’objets personnels : photos, parfum … et un carnet rouge rempli de notes. Désireux de retrouver la propriétaire du sac, Laurent s’improvise détective. A mesure qu’il déchiffre les pages du carnet contenant les pensées intimes de l’inconnue, le jeu de piste se mue progressivement en une quête amoureuse qui va chambouler leurs vies. »

L’avis de la Papote 

Ce petit roman de poche a attiré mon attention alors que j’arpentais les rayons de ma librairie, à la recherche d’un ouvrage qui pourrait combler mes heures de paresse au soleil en vacances. Une couverture simple mais colorée qui ne passe pas inaperçu. Puis un titre évocateur : il est question d’un carnet. Un carnet rouge perdu. En lisant le résumé au dos du livre, il n’y avait pas d’hésitation. Curieuse à l’extrême, les petits carnets ne m’appartenant pas et contenant notes, listes et pensées en tous genres m’ont toujours fascinée. Qui n’a jamais eu envie de se plonger dans les pages noircies d’un petit cahier et d’entrer ainsi dans l’intimité d’une personne inconnue?

L’histoire est relativement banale pour une romance : un homme trouve le sac à main d’une inconnue dans la rue. A travers les objets personnels contenus dans ce sac, il se met à imaginer la belle inconnue et tente de la retrouver. Ce n’est pas un spoiler puisque c’est bien précisé dans le résumé de l’histoire : une histoire d’amour va naître entre ces deux personnages.

Au fil des pages, le lecteur fait la connaissance des deux protagonistes principaux et découvre ce qui est arrivé au sac à main de la jeune femme, ou plutôt, comment il s’est retrouvé dans la rue, parallèlement à l’enquête menée par Laurent, cet homme ayant claqué son poste du jour au lendemain pour ouvrir une librairie en plein cœur de Paris (ça fait rêver).

 » Posé sur le couvercle, il y avait un sac à main. En cuir mauve et en très bon état. Il comportait de nombreuses poches et fermetures zippées, deux larges anses, une bandoulière et des attaches dorées. Par réflexe, Laurent regarda autour de lui – le geste était absurde, aucune femme n’allait soudainement se matérialiser pour venir récupérer son bien. A la manière dont le cuir se tenait sur sa base, le sac n’était pas vide. Vide et abîmé, sa propriétaire l’aurait jeté dans la poubelle et non pas déposé dessus. […] Quelque part dans la ville, une femme s’est sûrement fait dérober son bien et très probablement a-t-elle abandonné tout espoir de le revoir un jour.  » (p.23 – p.24)

Le style de l’auteur est très abordable, très simple, et le rythme de lecture est assez rapide puisque les chapitres sont très courts. J’ai trouvé que les personnages étaient relativement intéressants, sans trop de recherche non plus dans leurs histoires personnelles respectives. L’enquête menée par Laurent pour retrouver la propriétaire du sac est tout à fait plausible et le déroulé des événements se fait sans accro, ni trop lentement, ni trop rapidement. Ce que j’ai préféré dans ce roman, c’est de me plonger moi aussi dans le sac à main de cette dame, de faire sa connaissance à travers ces quelques objets à la valeur sentimentale inestimable. Et, bien évidemment, de lire quelques pages de ce carnet rouge intriguant.

« Il était presque onze heures du soir. Toujours assis par terre et désormais entouré d’objets, Laurent était plongé dans le carnet Moleskine rouge contenant les pensées de l’inconnue sur des dizaines de pages, parfois raturées, soulignées ou écrites en majuscules. L’écriture était élégante et souple. Elle devait les avoir consignées au gré de ses envies, sûrement aux terrasses de cafés ou lors de trajets en métro. Laurent était fasciné par ces réflexions qui se succédaient, aléatoires, touchantes, loufoques, sensuelles. Il avait ouvert une porte qui menait à l’esprit de la femme au sac mauve et même s’il était un peu déplacé de lire les pages du petit carnet, il ne pouvait s’en détacher. » (p.42 – p.43)

Cela étant dit, j’ai trouvé « l’histoire d’amour qui va bouleverser leurs vies » beaucoup trop bâclée. J’aurais aimé que l’auteur approfondisse cette romance naissante que l’on attend tout au long de notre lecture et qui finalement ne dure que trois lignes. Un peu déçue donc par le final. Alors oui, certes, il s’agit d’une petite histoire toute mignonne, toute fraîche, pour laquelle on ne se pose pas vraiment de question, mais ce n’était pas une lecture coup de coeur.

La femme au carnet rouge d’Antoine Laurain est une histoire douce, une belle lecture estivale qui pourrait cependant vous laisser un petit goût de trop peu.  

Notation : ♥♥♥♥♥