Fangirl – Rainbow Rowell

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Auteur : Rainbow Rowell

Edition : Castelmore

Genre : Contemporain

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 576

ISBN : 978-2-36231-296-0

 

Résumé

« Cath ne vit que pour et par l’écriture. Elle est une fan inconditionnelle de la série de romans à succès Simon Snow… au point de rédiger elle-même les aventures de son héros préféré, en attendant la parution du dernier tome! Elle vit dans une bulle qu’elle ne partage qu’avec Wren, sa soeur jumelle, loin de toute vie sociale. Pourtant, c’est désormais en solo qu’elle devra affronter le monde extérieur. Wren vient de lui annoncer l’impensable : cette année, à la fac, elles feront chambre à part. Cath saura-t-elle s’ouvrir aux autres et profiter de sa vie d’étudiante? Et l’amour, dans tout ça? »

L’avis de la Papote

S’il y a bien un livre qui était dans ma wish list depuis une plombe, c’est Fangirl. Margaud liseuse en a tellement fait l’éloge (ici, ici ou encore ici) qu’il était totalement impensable que je ne m’y intéresse pas. Pourquoi avoir attendu tant d’années avant de me lancer? Excellente question. L’idée d’une romance? La peur que ce soit trop jeunesse à mon goût? Parfois, il n’y a pas vraiment d’explication… Le coeur a ses raisons, que voulez-vous. Puis, il y a quelques jours de ça, Margaud a posté une photo sur Instagram où elle proposait de remporter un exemplaire de Fangirl tout juste sorti en format poche chez Castelmore. Et ce même jour, alors que je me baladais en librairie (pour pas trop changer de d’habitude), je suis tombée nez à nez avec ce roman. Pile devant moi. Il m’attendait, c’est certain. Autant vous dire que je n’avais qu’une hâte, c’était de finir ma lecture en cours pour me plonger dedans illico presto !

Cath est une jeune adulte prête à rejoindre la fac. Plutôt introvertie, fan invétérée de Simon Snow (un peu notre Harry Potter à nous), elle passe tout son temps libre à écrire des fanfictions sur cet univers, écrits qui remportent un franc succès sur la toile. Mais son entrée à la Fac va quelque peu bouleverser ses habitudes et la confronter comme jamais au monde réel.

Un garçon se trouvait chez elle. Cath leva les yeux vers le numéro peint sur la porte, avant de relire le papier sur lequel étaient inscrites les références de la chambre qu’on lui avait attribuée. « Pound Hall, 913. » Elle était bien au 913, pas de doute là-dessus, mais pour Pound Hall, elle en était moins sûre : les dortoirs se ressemblaient comme autant de gouttes d’eau, ici, à l’instar des tours de gériatrie dans lesquelles l’Etat parque les personnes âgées. Peut-être Cath devrait-elle joindre son père avant qu’il monte le reste des cartons… (p.11)

J’ai eu le coup de foudre pour cette histoire que j’ai dévorée en même pas trois jours ! Pour reprendre l’expression de Margaud, ce livre est un chocolat chaud livresque. Si j’avais attendu l’hiver pour le découvrir (oui parce que l’intrigue se déroule sur la période automne-hiver, important de le préciser), mon niveau de surkiffance aurait atteint des sommets, j’en suis certaine! J’ai absolument tout aimé dans ce livre : l’histoire, la plume, le monde de la fanfiction, l’ambiance universitaire, les personnages, le découpage original des chapitres… Je m’égare, je m’emporte, autant pour moi. Reprenons.

Parlons tout d’abord de l’intrigue. Rien de folichon à l’horizon : juste l’histoire d’une jeune adulte un peu coincée qui préfère passer sa soirée à écrire des récits fantastiques plutôt que de se mêler à la société, qui préfère manger des barres protéinées cachées sous son lit plutôt que d’affronter le monde terrible de la cafétéria de la fac, qui cherche le moins de contact possible avec le monde réel puisque l’univers de Simon Snow est teeeeeeellement mieux. Une petite histoire d’amour qui se profile, des aventures de fac, des cours hyper motivants, bref, comme je le disais, la vie normale quoi. Mais ça fait du bien aussi, de lire des histoires sur la vie normale! Et puis, me retrouver dans cette ambiance universitaire que j’ai quittée il y a cinq ans maintenant, ça m’a rappelé tant de souvenirs … #nostalgiequandtunoustiens.

Niveau personnages, Cath, c’est moi. Alors non, je n’étais pas comme ça en entrant à l’université, mais j’étais bien comme ça au début de mon adolescence. Alors évidemment, je m’y suis attachée à cette petite Cath. Je m’y suis retrouvée à bien des niveaux. J’arrivais à la comprendre, à me mettre à sa place, à vouloir l’épauler et lui dire : « t’inquiète ma vieille, I get it« . Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de coeur pour un personnage féminin. Et puis les autres personnages sont tout aussi intéressants et riches : Reagan, sa coloc’ un peu timbrée qui fait sourire, Lévi, le mec qu’on aurait voulu connaître nous aussi à la fac, Wren, la soeur à claques qu’on a jamais eue, bref, un beau petit monde!

Je ne sais pas vous, mais personnellement, je n’ai jamais été branchée fanfiction. Peut-être ne savez-vous même pas ce qu’est la fanfiction. Vous écrivez de la fanfiction si vous vous inspirez de l’univers d’un auteur pour écrire : vous pouvez emprunter ses personnages et les faire évoluer dans différentes directions, vous pouvez écrire une suite ou un préquel à une saga, inventer des histoires d’amour entre des personnages, etc. Evidemment, sur le net, vous trouverez des milliers de fanfictions sur Harry Potter, le Seigneur des Anneaux et encore plein d’autres univers. En fait, je ne connaissais pas l’existence des fanfictions quand j’étais adolescente. Sinon j’aurais probablement mordu à l’hameçon. Moi qui aime tant écrire, je pense que j’aurais adoré cet engouement. Du coup, en lisant Fangirl, j’ai appris un tas de trucs que je ne savais pas. Ça soulève beaucoup de questionnements intéressants, comme le plagiat par exemple. Et même si je ne lis et n’écris toujours pas de fanfiction (rien à faire, pour moi l’univers n’existe que dans l’esprit de l’auteur), je trouve ça fantastique que ça encourage des milliers de personnes à écrire ! Et puis, Cath n’écrit pas n’importe quel genre de fanfiction. Elle écrit en fond de romance entre Simon… Et Baz ! Et oui, une romance entre deux jeunes garçons, ça fait du bien de voir ça !

Je terminerai par faire l’éloge de la plume de Rainbow Rowell. C’était mon premier livre de cette autrice (non, je n’ai pas lu Eleanor & Park, ne me jetez pas la pierre…) et je n’ai vraiment pas été déçue par son style! Et ce découpage en chapitres entrecoupés de passages de fanfiction, c’est juste brillantissime. D’ailleurs, Carry on, la fanfiction de Cath, a été écrite par Rainbow Rowell et je pense bien me la procurer prochainement!

Laissez vous séduire par Fangirl, un livre qui ne me promettait rien et qui m’a pourtant apporté tant d’émotions ! Si je peux me permettre, achetez ce livre, attendez la rentrée scolaire, et lisez-le sous la couette avec un chocolat chaud. Bonheur suprême garanti! 

Notation : ♥♥♥♥♥

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La voyageuse: tome 1 – Iman Eyitayo

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Auteur : Iman Eyitayo

Edition : CreateSpace

Genre : Romance – Fantastique

Langue originale : Français

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 248

ISBN : 978-1548588687

Résumé

«À 18 ans, Kanyin vient de terminer son lycée avec brio et ne tient plus en place à l’idée d’entrer enfin à l’université. Toutefois, lorsque sa mère lui annonce qu’elle doit passer ses vacances au Bénin, auprès de son père, sa bonne humeur s’évapore. Ce dernier étant constamment accaparé par son métier de chirurgien, la jeune fille s’attend à deux mois d’ennui et de solitude. Elle ne prévoyait certainement pas retrouver un vieil ami d’enfance dans une situation plus qu’inattendue : dans le coma. Et elle s’attendait encore moins à ce qu’en le touchant, elle se retrouve projetée dans un endroit des plus étranges…»

L’avis de la Papote

Cette fois-ci, c’est l’autrice qui m’a directement proposé de découvrir le premier tome de « Voyageuse », une romance fantastique young adult. Avouez-le, vous aussi vous auriez accepté sans hésitation à la lecture de ce résumé. Parce que même si la romance et moi on n’est pas très copains, il faut bien dire ce qui est : se retrouver dans un autre monde simplement en touchant un jeune homme dans le coma, c’est assez intriguant… C’est donc plutôt le côté fantastique de l’intrigue qui m’a happée.

Nous suivons donc Kanyin, la narratrice, une jeune fille de 18 ans qui se voit forcée de passer l’été avec son-père-le-chirurgien-qui-ne-fait-que-bosser. En arrivant au Bénin, elle découvre que l’un de ses meilleurs amis d’enfance, Jun (pour qui elle avait le béguin OF COURSE), est dans le coma depuis deux semaines. Rusant pour lui rendre visite, elle se retrouve bien malgré elle emportée dans un monde parallèle après avoir touché le bracelet qu’il portait au poignet. Evidemment, les aventures qui vont suivre seront loin d’être de tout repos…

Je clignai des yeux sans comprendre pendant un long moment. Puis, je m’extirpai de la voiture et rejoignis mon père, qui ouvrait les portes du garage :

– Comment ça, dans le coma?

La nouvelle n’avait aucun sens. Jun n’avait que dix-neuf ans, pourquoi serait-il dans un tel état? (p.22)

J’ai passé un très bon moment de lecture avec cet ouvrage. La construction du récit m’a, je dois l’avouer, complètement surprise. J’ai dévoré les pages les unes après les autres, avide de savoir ce qui allait se dérouler sous mes yeux. Un petit page turner qui fait du bien au moral pendant l’été!

L’univers construit est très intéressant bien que difficilement visualisable, si vous voyez ce que je veux dire par là. Selon moi, il manquait quelques descriptions supplémentaires pour rendre le tableau plus clair et moins confus. J’ai parfois ressenti quelques difficultés à imaginer l’endroit… Si vous aimez la culture asiatique, je pense que vous pourriez être séduit par ce monde parallèle. Il y a notamment de nombreuses allusions aux caractères chinois et aux signes astrologiques qui constituent des éléments primordiaux de l’intrigue. Encore une fois, ne vous attendez pas à un univers extrêmement fouillé, mais c’est plaisant à lire malgré tout.

Pour ce qui est de l‘écriture, rien de transcendant au niveau du style employé. Simple mais efficace, suffisant pour un livre Young Adult. Si vous recherchez une écriture marquée, incisive ou au contraire douce et poétique, passez votre chemin! Ce n’est pas pour ça qu’il faut lire « La voyageuse », mais bien pour la construction du récit et l’intrigue qui valent le coup d’être découverts.

Un petit point concernant les personnages. Les deux protagonistes principaux, Kanyin et Jun, m’ont bien souvent agacée de par leur comportement que j’ai rarement compris. Les jet’aime-moi-non-plus, ça m’a un peu gavé… Je pense sincèrement que les adolescents et très jeunes adultes peuvent s’y retrouver, mais à mon âge (ça va hein, j’ai pas encore 30 ans ^^) ça ne l’a pas fait du tout. Certains personnages secondaires m’ont parus mieux construits, plus réalistes et moins clichés. Après, c’est une question de feeling !

Malgré les quelques petits bémols cités dans cette chronique, je vous invite évidemment à découvrir le travail de l’autrice (sur son site ici) et à vous lancer dans ce premier tome de saga afin de vous en faire votre propre avis! L’important, c’est que j’ai passé un très bon moment en compagnie de Kanyin, Jun et les autres et que, malgré tout, j’ai quand-même envie de connaître la suite de l’histoire …

La voyageuse, premier tome d’une saga fantastique Young Adult, vous transportera dans un univers original bien que trop peu exploité à mon goût. Un très bon page turner qui vous fera passer un agréable moment !

Notation : ♥♥♥♥♥

La femme au carnet rouge – Antoine Laurain

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Auteur : Antoine Laurain

Edition : J’ai Lu

Langue originale : Français

Genre : Romance

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 224

EAN : 978-2-290-10463-7

 

 

Résumé

« Un matin à Paris, alors qu’il ouvre sa librairie, Laurent Letellier découvre dans la rue un sac à main abandonné. Curieux, il en fait l’inventaire et découvre, faute de papiers d’identité, une foule d’objets personnels : photos, parfum … et un carnet rouge rempli de notes. Désireux de retrouver la propriétaire du sac, Laurent s’improvise détective. A mesure qu’il déchiffre les pages du carnet contenant les pensées intimes de l’inconnue, le jeu de piste se mue progressivement en une quête amoureuse qui va chambouler leurs vies. »

L’avis de la Papote 

Ce petit roman de poche a attiré mon attention alors que j’arpentais les rayons de ma librairie, à la recherche d’un ouvrage qui pourrait combler mes heures de paresse au soleil en vacances. Une couverture simple mais colorée qui ne passe pas inaperçu. Puis un titre évocateur : il est question d’un carnet. Un carnet rouge perdu. En lisant le résumé au dos du livre, il n’y avait pas d’hésitation. Curieuse à l’extrême, les petits carnets ne m’appartenant pas et contenant notes, listes et pensées en tous genres m’ont toujours fascinée. Qui n’a jamais eu envie de se plonger dans les pages noircies d’un petit cahier et d’entrer ainsi dans l’intimité d’une personne inconnue?

L’histoire est relativement banale pour une romance : un homme trouve le sac à main d’une inconnue dans la rue. A travers les objets personnels contenus dans ce sac, il se met à imaginer la belle inconnue et tente de la retrouver. Ce n’est pas un spoiler puisque c’est bien précisé dans le résumé de l’histoire : une histoire d’amour va naître entre ces deux personnages.

Au fil des pages, le lecteur fait la connaissance des deux protagonistes principaux et découvre ce qui est arrivé au sac à main de la jeune femme, ou plutôt, comment il s’est retrouvé dans la rue, parallèlement à l’enquête menée par Laurent, cet homme ayant claqué son poste du jour au lendemain pour ouvrir une librairie en plein cœur de Paris (ça fait rêver).

 » Posé sur le couvercle, il y avait un sac à main. En cuir mauve et en très bon état. Il comportait de nombreuses poches et fermetures zippées, deux larges anses, une bandoulière et des attaches dorées. Par réflexe, Laurent regarda autour de lui – le geste était absurde, aucune femme n’allait soudainement se matérialiser pour venir récupérer son bien. A la manière dont le cuir se tenait sur sa base, le sac n’était pas vide. Vide et abîmé, sa propriétaire l’aurait jeté dans la poubelle et non pas déposé dessus. […] Quelque part dans la ville, une femme s’est sûrement fait dérober son bien et très probablement a-t-elle abandonné tout espoir de le revoir un jour.  » (p.23 – p.24)

Le style de l’auteur est très abordable, très simple, et le rythme de lecture est assez rapide puisque les chapitres sont très courts. J’ai trouvé que les personnages étaient relativement intéressants, sans trop de recherche non plus dans leurs histoires personnelles respectives. L’enquête menée par Laurent pour retrouver la propriétaire du sac est tout à fait plausible et le déroulé des événements se fait sans accro, ni trop lentement, ni trop rapidement. Ce que j’ai préféré dans ce roman, c’est de me plonger moi aussi dans le sac à main de cette dame, de faire sa connaissance à travers ces quelques objets à la valeur sentimentale inestimable. Et, bien évidemment, de lire quelques pages de ce carnet rouge intriguant.

« Il était presque onze heures du soir. Toujours assis par terre et désormais entouré d’objets, Laurent était plongé dans le carnet Moleskine rouge contenant les pensées de l’inconnue sur des dizaines de pages, parfois raturées, soulignées ou écrites en majuscules. L’écriture était élégante et souple. Elle devait les avoir consignées au gré de ses envies, sûrement aux terrasses de cafés ou lors de trajets en métro. Laurent était fasciné par ces réflexions qui se succédaient, aléatoires, touchantes, loufoques, sensuelles. Il avait ouvert une porte qui menait à l’esprit de la femme au sac mauve et même s’il était un peu déplacé de lire les pages du petit carnet, il ne pouvait s’en détacher. » (p.42 – p.43)

Cela étant dit, j’ai trouvé « l’histoire d’amour qui va bouleverser leurs vies » beaucoup trop bâclée. J’aurais aimé que l’auteur approfondisse cette romance naissante que l’on attend tout au long de notre lecture et qui finalement ne dure que trois lignes. Un peu déçue donc par le final. Alors oui, certes, il s’agit d’une petite histoire toute mignonne, toute fraîche, pour laquelle on ne se pose pas vraiment de question, mais ce n’était pas une lecture coup de coeur.

La femme au carnet rouge d’Antoine Laurain est une histoire douce, une belle lecture estivale qui pourrait cependant vous laisser un petit goût de trop peu.  

Notation : ♥♥♥♥♥