Deception point – Dan Brown

deception point

Auteur : Dan Brown

Edition : Le Livre de Poche

Genre : Thriller

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2006

Nombre de pages : 699

ISBN : 978-2-253-12316-3

 

Résumé

« Quand un satellite de la NASA détecte une météorite d’une exceptionnelle rareté enfouie sous les glaces du cercle polaire, cela tombe à pic pour l’agence spatiale, impatiente de faire oublier une série d’opérations ratées. A la veille de l’élection présidentielle, alors que son avenir politique est en jeu, le président des Etats-Unis envoie dans l’Arctique Rachel Sexton, analyste des services secrets, vérifier l’authenticité de cette découverte. Elle y rejoint une équipe d’experts, dont le charismatique océanologue Michael Tolland. Ce que Rachel va découvrir est presque inconcevable : une mystification audacieuse qui risque de déclencher un scandale mondial. »

L’avis de la Papote

Ah, ce très cher Dan Brown. Si vous suivez mon blog depuis le début, vous devez probablement connaître mon amour inconditionnel pour les ouvrages de cet auteur. Après avoir lu « Da Vinci Code » pendant mes études universitaires (en plein blocus, je ne vous raconte pas la galère pour refermer le livre et me mettre à étudier…), j’ai dévoré chacun de ses romans avec la même intensité et la même impatience à chaque fois. Il manie le suspense avec brio et, moi qui adoooooooore le symbolisme et l’histoire de l’art, Robert Langdon ne pouvait que me plaire ! Je peux officiellement dire, après avoir refermé « Deception point », que Dan Brown est un auteur dont j’ai lu absolument tous les livres. La classe, n’est-ce pas ?

Rachel Sexton, fille du sénateur Sexton en lice pour les présidentielles et membre des services secrets du NRO, est contactée par le président des Etats-Unis en personne afin de découvrir le dernier trésor de la NASA. Cette agence, menacée de passer dans le domaine privé si le Sénateur Sexton est élu, fait une découverte absolument inattendue (dont je ne vous révélerai pas la nature exacte, bien entendu). Toute la campagne du Sénateur est menacée. La conquête spatiale redore le blason national. Et quand il s’agit de politique, les hommes très (trop) ambitieux sont généralement prêts à tout…

« La maison blanche est l’un des palais présidentiels les plus petits du monde puisqu’elle ne mesure que soixante-cinq mètres de longueur sur trente-deux mètres de profondeur et qu’avec son parc elle n’occupe que neuf hectares. Le plan de la demeure en parallélépipède rectangle, oeuvre de l’architecte James Hoban, avec son toit à arêtes, sa balustrade et son perron à colonnades, si banal qu’il soit, avait été choisi sur concours. Les juges avaient apprécié son aspect riant, digne et simple à aménager. Le président Zach Herney, même après trois ans et demi passés là, ne se sentait pas chez lui dans ce théâtre truffé de statues, d’imposants candélabres et de Marines armés. En ce moment, pourtant, alors qu’il se dirigeait à grandes enjambées vers l’aile ouest, il se sentait réconforté et, bizarrement, à l’aise. Il volait presque sur l’épaisse moquette. » (p.89)

« Deception point » est le deuxième ouvrage écrit par l’auteur. Comme dans « Forteresse digitale », Robert Langdon n’entre pas encore en scène. Pas de secte, de mystère, de symboles, d’art, mais la chasse aux indices est tout de même belle et bien présente. L’intrigue tourne autour de complots politiques, de découvertes scientifiques à couper le souffle, de mensonges, de crimes mais aussi un tout petit chouïa de romance, tous les ingrédients qui, mis ensemble, forment un formidable suspense et un page-turner fabuleux.

Contrairement aux autres livres mettant en scène Robert Langdon, le suspense n’apparaît qu’à la 150ème page. Oui, ça fait beaucoup. Dan Brown prend le temps de poser le contexte, de présenter les personnages et ne nous révèle la fameuse découverte autour de laquelle gravite la majorité de l’intrigue qu’à la page 144. Qu’à cela ne tienne, même si l’histoire met du temps à démarrer, le reste en vaut largement la chandelle. Moi qui ne porte aucun intérêt à la politique, j’ai complètement succombé aux complots et aux dysfonctions dans le système. L’auteur met brillamment en scène les conséquences désastreuses d’une recherche excessive du pouvoir, de la reconnaissance et du succès. On finit par douter de tout. Vraiment captivant !

Le livre contient également de très nombreuses références scientifiques liées à l’exploration spatiale, marine et glacière. Encore une fois, certains passages auraient pu, à mon sens, être écourtés et moins complexes, mais cela n’enlève en rien l’intérêt que le lecteur peut porter à ces informations. Elles restent malgré tout nécessaires à la compréhension du complot principal.

Vous l’aurez compris, cette lecture a été à la hauteur de mes attentes. Je n’irai pas jusqu’à lui mettre le coup de cœur, pour les diverses raisons énumérées ci-dessus, mais vraiment, ce livre est TOP. Une petite brique dévorée en quelques jours à peine, c’est pour vous dire.
J’ai appris très récemment que le prochain livre de l’auteur, « Origin », sortira dans nos librairies le 26 septembre 2017. Après mon coup de cœur intersidéral pour « Inferno », j’attends ce prochain chef d’œuvre avec la plus grande impatience !

Si vous avez aimé les best-sellers de l’auteur, vous apprécierez sans aucun doute « Deception point ». Dan Brown reste fidèle aux essentiels qui font de ses ouvrages un réel succès planétaire : le suspense, les complots, la chasse aux indices. Foncez, vous ne serez pas déçus, parole de papoteuse !

Notation : ♥♥♥♥

Les silences de Dieu – Gilbert Sinoué

Auteur : Gilbert Sinoué513eRAjV8lL._SX195_

Edition :  Albin Michel

Langue originale : Français

Genre : Policier – thriller

Date de parution : 2003

Nombre de pages : 365

EAN : 978-2-702-88437-1

Résumé

« Peut-on croire que l’auteur d’un carnet codé, trouvé près d’un cadavre au fin fond de l’Ecosse, ne soit autre que… l’archange Gabriel? Est-il possible qu’un tueur en série sévisse au paradis? Est-il pensable que Jésus, Moïse et Mahomet fassent partie des suspects? Mrs. Clarissa Gray, célèbre auteur de romans policiers, va se retrouver, malgré elle, entraînée dans une enquête aux portes de la folie. »

L’avis de la Papote

Plutôt alléchant comme résumé, vous ne trouvez pas? Lorsque l’une des tantes de mon mari m’a tendu ce bouquin et que j’ai découvert ce quatrième de couverture, j’ai su que c’était une histoire faite pour moi. Un zeste de crime, dans une ambiance mystique, se déroulant dans les paysages verdoyants et mystérieux de l’Ecosse, et un carnet codé par-dessus le marché? Hop hop hop, illico presto dans ma bibliothèque !

Clarissa Gray est donc une auteur de romans policiers renommée, vivant isolément sur une petite île au large de l’Ecosse. Autant vous dire que le cadre dans lequel se déroule l’histoire ne pouvait pas être mieux choisi. Les bourrasques, la pluie, les grandes plaines et surtout, les légendes si caractéristiques de ce pays en font un lieu parfait pour une enquête policière aux allures paranormales.

« La patrie de l’inexplicable […]. Je suis policier, mais je suis aussi et avant tout écossais. Nous vivons dans un pays qui respire le surnaturel. Les chemins, les tourbes, les lacs, les montagnes. Et jusqu’à notre drapeau ! Lié sur une croix, au fin fond de la Grèce, saint Andrew, notre protecteur, a continué de prêcher l’Évangile jusqu’à sa mort. Le roi Angus eut une vision où saint Andrew lui disait de marcher sur ses ennemis avec une croix blanche diagonale contre le ciel bleu. Cette bannière qui le mena à la victoire est aujourd’hui notre drapeau national. Le drapeau d’une légende! Vous pouvez sourire, mais je sais, pour en avoir été témoin, que dans certaines maisons résonnent certains soirs les lamentations de la fée Bean Sidhe, lorsque la mort s’apprête à fondre sur l’un des membres de la famille. Non loin d’ici, vous n’êtes pas sans savoir qu’à Machrie Moor se dressent de mystérieux cercles de pierres hantés par l’esprit des druides. Le Kelpie, ce cheval magique qui peut prendre la forme d’un homme afin d’attirer les jeunes filles au loin, galope dans nos vallons les nuits de pleine lune. Rappelez-vous aussi les Selkies, capables de changer de forme à volonté, pour se montrer tantôt humains, tantôt phoques. Et je ne vous parlerai pas de Nessie. Notre montre du Loch Ness. Tout, chez nous, baigne dans la fantasmagorie. Nous ne sommes pas un pays, nous sommes un mythe incarné. » (p.164-165)

L’histoire débute sur les chapeaux de roue. Le ton est donné dès les premières lignes du roman, et je me suis surprise à ne pas pouvoir poser le livre avant d’avoir atteint les 100 premières pages. Question suspense, on peut dire que Gilbert Sinoué est plutôt doué ! L’action s’enchaîne et le rythme de lecture est, par conséquent, vraiment très fluide et agréable.

Clarissa Gray, le héros principal, est une dame d’une septantaine d’années aux manies un peu vieillottes mais très attachante. J’ai trouvé très intéressant de voir comment une romancière de fictions policières allait à son tour mener l’enquête face aux différents meurtres qui se déroulent tout au long de l’histoire. J’ai vraiment aimé sa façon de s’identifier au héros de ses propres bouquins, Archie Rhodenbarr, pour la guider dans cette aventure.

Un autre point fort de ce roman, c’est la richesse des thèmes abordés. En plus d’être un thriller haletant, il soulève des sujets parfois délicats et même métaphysiques. Tout d’abord, une enquête qui se déroule au paradis, avec pour suspects des personnages bibliques historiques, nous fait réfléchir à l’éventualité de la vie après la mort, et de l’existence véritable de Dieu. De plus, l’auteur met l’accent sur les différences qui contrastent les religions monothéistes et exploite de très nombreuses références bibliques, ce qui nous pousse à réfléchir aux différents conflits soulevés au cours de l’Histoire de l’humanité au nom de la foi (un sujet d’une actualité brûlante). Il se sert également des personnages de Jésus, Moïse et Mahomet pour tenter d’apporter des explications concrètes (ou du moins l’interprétation que l’auteur en fait) aux phénomènes surnaturels des Écritures comme la résurrection de Jésus ou encore la traversée des eaux par Moïse. Il en profite aussi pour donner la parole à ces personnages mythiques afin de discuter des particularités propres à certaines religions et régulièrement pointées du doigt, comme le port du voile par exemple.

« Apprends, petit, qu’il existe deux sortes d’hommes, ceux qui déforment les Écritures à leur convenance et ceux qui en prennent le meilleur. Allah n’y est pour rien si l’humanité dans sa grande majorité n’y puise que le pire. D’autre part, apprends aussi que le djihad, c’est la lutte du croyant contre les passions et les mauvais penchants de l’âme. S’ils ont défiguré les mots sacrés c’est leur problème » (p.315)

L’auteur introduit aussi quelques références historiques écossaises comme Marie Stuart d’Ecosse et son code secret de communication, des données sur la numérologie et les mathématiques, etc. Bref, un beau petit mélange !

« Les silences de Dieu » de Gilbert Sinoué est une très belle découverte, une enquête policière haletante et énigmatique à l’intrigue maîtrisée, une réflexion sur les croyances religieuses et leurs conséquences, une escapade dans les plaines verdoyantes de l’Ecosse, bref, une lecture comme je les aime et que je conseille vivement de découvrir !

Notation : ♥♥♥♥

Forteresse digitale – Dan Brown

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Auteur : Dan Brown

Edition : Le Livre de Poche

Langue originale : Anglais

Genre : Thriller

Date de parution : janvier 2007

Nombre de pages : 503

EAN : 978-2253127079

Résumé

« Lorsque le super-ordinateur de décryptage de la NSA ne parvient pas à déchiffrer un code, l’agence appelle à la rescousse sa cryptanalyste en chef, Susan Fletcher, une belle et brillante mathématicienne. Ce que va découvrir Susan ébranle tous les échelons du pouvoir : la NSA est prise en otage – non sous la menace d’une arme ou d’une bombe, mais par un système de cryptage inviolable qui, s’il était mis sur le marché, pulvériserait tout le renseignement américain ! Prise dans un tourbillon de secrets et de faux-semblants, Susan se bat pour sortir l’agence de ce piège. Trahie de tous côtés, il ne s’agit bientôt plus seulement pour elle, de défendre son pays mais de sauver sa propre vie, ainsi que celle de l’homme qu’elle aime. »

L’avis de la Papote 

Dan Brown, comme je vous le disais dans mon article précédent, est l’un de mes auteurs favoris. Très souvent critiqué pour avoir créé un moule au fil de ses ouvrages dans lequel il lui suffit de développer une histoire différente, moi je suis plutôt friande de ses thrillers. Ayant déjà lu tous les livres mettant en scène son très cher Robert Langdon, je me suis penchée récemment sur son tout premier roman, Forteresse digitale.

Je savais d’ores et déjà à quoi m’attendre grâce au résumé et à cette fameuse trame dans laquelle grandit chacune de ses oeuvres. Un bon thriller plein de suspense et d’action, de nombreux retournements de situations, une ambiance angoissante, une chasse aux indices et un rythme de lecture très soutenu. Et tous ces ingrédients se sont bien retrouvés dans ce roman. On ne peut pas lui enlever cette qualité, le thriller, c’est son truc!

Concernant le contexte de l’histoire, il ne m’a pas particulièrement passionnée. Je ne suis pas une adepte de cryptologie informatique, ni des services secrets américains. Par contre, les messages codés, les secrets et les complots, ça j’aime ! Je préfère de loin le côté historique et la symbologie présents dans la majorité de ses autres récits (Inferno, Da Vinci Code, etc.), qui m’emportent à chaque fois dans des connaissances du passé fabuleuses et qui me donnent envie de reprendre des études en Hitsoire de l’Art !

Les personnages ne sont pas initéressants, mais je dois dire que Robert Langdon m’a énormément manqué. Cela dit, j’ai beaucoup aimé le personnage de Strathmore, le directeur de l’agence, et tous les retournements de situation qui gravitent autour de lui. Je ne m’attendais pas du tout, mais alors pas du tout, à un tel dénouement. Je sais que je peux très souvent me laisser surprendre par Dan Brown, mais là, je n’ai vraiment rien vu venir ! C’est quand je lis ce genre d’histoire que je me rappelle les raisons de mon amour pour les thrillers. Top !

Forteresse digitale est un roman haletant, plein de suspense, qui ravira les amateurs de thrillers et les adeptes de l’auteur. Un récit dans la lignée de toutes les oeuvres qui ont suivi.

Un extrait pour mes Papoteurs !

« Strathmore ne se retourna pas. D’une pâleur cadavérique, l’air choqué, il continuait à fixer le gouffre, comme tétanisé. Susan suivit son regard. Pendant un moment, elle n’aperçut rien d’autre que les nuages de vapeur. Puis soudain, elle distingua une silhouette. Six niveaux plus bas. Une brève apparition entre deux nappes de brouillard, puis la vision s’évanouit. Une nouvelle trouée… là! un pantin désarticulé… »

Notation : ♥♥♥♥