La papoteuse #6 Un Noël minimaliste

Noël est la période la plus dépensière qu’il soit pour beaucoup d’entre nous. Entre les repas à préparer, la maison à décorer et les cadeaux à offrir, notre porte-monnaie en prend un sacré coup. Les commerces savent comment nous attirer dans leurs filets : surfer sur la magie de Noël pour nous faire craquer sur des choses bien souvent inutiles. Et si, pour une fois, nous célébrions Noël dans un esprit non matérialiste? Et si, cette année, nous faisions l’effort de ne pas offrir de gadgets commerciaux qui encombrent les rayonnages des magasins ? C’est une adepte du minimalisme et du désencombrement qui vous le conseille ! Après tout, Noël ne devrait pas être une fête matérialiste…

 

couv965901Mon attrait pour le minimalisme me vient du livre « L’art de la simplicité » écrit par Dominique Loreau et paru aux éditions Marabout (2013). J’ai découvert cet ouvrage il y a plusieurs années maintenant, et je le relis systématiquement en automne. Pourquoi? Parce que c’est un peu ma bible. Je le relis constamment pour ne pas en oublier les préceptes généraux qui m’ont aidée à y voir plus clair dans le jeu malsain de notre société de consommation. Ce livre m’a appris à faire la différence entre mes envies et mes besoins, à ne plus subir les pressions économiques actuelles, à dépenser autrement, à réduire mes frustrations, à faire de mon lieu de vie un endroit paisible, calme, désencombré de tous ces objets inutiles, à sélectionner les plus beaux vêtements, à vivre avec élégance et simplicité, à trier les pensées qui assaillent mon esprit, à apprécier les moments simples comme un luxe inestimable. Tout n’est pas bon à prendre, comme pour tous les livres de développement personnel. Mais il vaut vraiment la peine d’être lu. Ce livre fait partie de ceux qui ont considérablement influencé ma vie.

Et si Noël, c’était aussi apprécier les moments simples comme un luxe inestimable? Et si l’on débarrassait notre intérieur de tous ces bibelots qui nous minent le moral et nous font perdre du temps pendant notre ménage hebdomadaire? Noël est un moment magique, certes, mais pas parce qu’on achète compulsivement toutes les mignonneries des fêtes. Ne vous méprenez pas, j’aime que ma maison soit décorée pour Noël, et je ne peux pas me passer d’un joli sapin scintillant et lumineux. Bien sûr que j’offre des cadeaux à mes proches, mais j’essaie toujours de ne pas tomber dans l’excès et dans la surconsommation.

Voici une liste non exhaustive des petits plaisirs gratuits de Noël. Vous verrez, c’est magique !

  • Lire des romances un peu niaises se déroulant pendant les fêtes
  • Regarder les flocons de neige tomber
  • Préparer des biscuits sablés maisons à offrir sous le sapin
  • Regarder des films de Noël sous un plaid
  • Se faire un vrai chocolat chaud
  • Se promener sur les marchés de Noël
  • Faire une grande ballade dans la neige…
  • … et puis se prélasser dans un bon bain chaud
  • Enfiler ses plus belles chaussettes en pilou
  • Ecrire sa lettre au Père Noël
  • S’émerveiller des illuminations dans les rues
  • Faire un bonhomme de neige
  • Fabriquer un calendrier de l’avent personnalisé
  • Ecouter des chansons de Noël en emballant les cadeaux
  • Profiter de ses proches en s’éloignant des réseaux sociaux
  • Traîner sur les blogs pour lire tous les blogmas !

… et bien d’autres encore !

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C’est quand la Saint-Nicolas ? – Luc Foccroulle & Annick Masson

Couv-C-est-quand-la-Saint-NicolasScénario : Luc Foccroulle

Illustrations : Annick Masson

Edition : Mijade

Langue originale : Français

Genre : Album jeunesse

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 32

ISBN : 978-2-8077-0018-5

Quatrième de couverture

« Patrick et Michel ont été très sages, ils attendent avec impatience le plus beau jour de l’année… « Mais, c’est quand la Saint-Nicolas? » Une histoire tendre et amusante pour faire rêver les enfants et rappeler de délicieux souvenirs aux parents. »

L’avis de la Papote 

Ce très joli album m’a été envoyé par les éditions Mijade. Pour vous, lecteurs français, la fête de la Saint-Nicolas ne revêt probablement pas la même importance qu’ici, en Belgique, ou encore en Suisse. Pour nous, la Saint-Nicolas est une fête très attendue par tous les enfants sages!

Pour celles et ceux qui ne savent pas du tout de qui je parle, Saint-Nicolas est un personnage emblématique qui apporte des cadeaux et des friandises aux enfants méritants le 6 décembre de chaque année. Il est accompagné de son âne et de Père Fouettard, un compagnon de route dont le rôle est de corriger les enfants qui n’ont pas été sages… Aïe.

Vous imaginez donc l’état d’effervescence actuelle dans le coeur des petits bambins belges ! Il sont surexcités, impatients et certains enfants ont soudainement l’envie de se rendre utile et de soigner leur comportement. Sait-on jamais, Saint-Nicolas voit tout depuis son nuage !

« C’est quand la Saint-Nicolas? » est un album tout doux qui explore l’attente fébrile de ce jour de décembre. Les traditions répandues de la Saint-Nicolas sont reprises au travers de cette histoire : la visite de Saint-Nicolas à l’école, l’attente de la venue du grand Saint à la maison, la rédaction de la lettre de souhaits, les friandises dans les souliers, le verre de whisky et la carotte pour l’âne, la chanson de Saint-Nicolas et enfin l’arrivée du grand jour tant attendu !

L’histoire en elle-même reste très simple et relativement banale, mais c’est avec certitude que je peux vous avancer qu’elle plaira aux enfants (tests à l’appui, mes petits patients l’ont adoré!). J’ai beaucoup aimé la douceur des illustrations de Annick Masson. Je vous insère quelques dessins, pour que vous puissiez juger par vous-même de la beauté des planches !

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Je ne sais pas vous, mais moi je trouve la lettre pour Saint-Nicolas trop chou !

C’est quand la Saint-Nicolas? est un album centré sur la visite du grand Saint et ses traditions telles qu’elles le sont depuis des années en Belgique. Ne vous attendez pas à découvrir la véritable histoire de Saint-Nicolas, il ne s’agit pas de cela. Ce livre fera surtout patienter les petits papoteurs en attendant de recevoir leurs cadeaux !

La tour des anges – Philip Pullman

product_9782070541898_195x320Auteur : Philip Pullman

Edition : Folio Junior

Genre : Fantasy Jeunesse

Langue originale : Anglais

Date de parution : 1997

Nombre de pages : 404

ISBN : 978-2-07-054189-8

Tome 3 Le miroir d’ambre

Résumé

« Le jeune Will, à la recherche de son père disparu depuis de longues années, est persuadé d’avoir tué un homme. Dans sa fuite, il franchit une brèche presque invisible qui lui permet de passer dans un monde parallèle. Là, à Cittàgaze, la ville au-delà de l’Aurore, il rencontre Lyra. Ensemble, les deux enfants devront lutter contre les forces obscures du mal et, pour accomplir leur quête, pénétrer dans la mystérieuse tour des Anges.»

L’avis de la Papote

Souvenez-vous. En juin dernier, je vous chantais (ou plutôt je vous tapais sur le clavier de mon ordinateur. Hum) les louanges du premier tome de la saga « A la croisée des mondes : les royaumes du Nord » de Philip Pullman dans cet article (ici). Tout m’avait plu dans ce premier opus : l’univers, les personnages, la plume, les concepts, la réflexion. Je vous quittais en laissant entendre que j’entamerais le deuxième tome en hiver. Eh bien puisque je vous en fais la chronique maintenant, c’est que je n’ai pas pu résister bien longtemps. Et encore, je vous en parle un peu tard, puisque je l’ai lu au mois de septembre. C’est tellement rare quand je lis une saga entièrement (oups, spoiler alert, j’ai déjà lu le tome 3 pardi!) en si peu de temps. C’est la meilleure preuve que je puisse vous donner de la qualité de cette série jeunesse!

Si le premier tome commençait directement dans un monde différent du nôtre avec la petite Lyra, dans ce deuxième opus nous découvrons un nouveau personnage, Will, qui fait partie de notre monde à nous. Alors que deux hommes s’introduisent chez lui pour dérober un bien précieux, Will s’enfuit, après avoir violemment poussé l’un d’entre eux. Dans la rue, alors qu’il cherche un endroit sûr pour se cacher, il découvre une ouverture vers un autre monde.

De nouveau, le chat fit un bond en arrière, mais moins brutalement, avec moins de frayeur cette fois. Après quelques secondes de reniflements, de coups de patte timides, de tressaillements de moustaches, la curiosité l’emporta sur la méfiance. Le chat s’avança … et disparut. Will demeura bouche bée. (p.23)

De toute la saga, je peux vous affirmer que ce deuxième tome est de loin mon préféré. Je pense que la raison principale réside dans l’absence de longueurs, du début à la fin. L’histoire commence dans le vif du sujet, se poursuit avec de très nombreuses scènes d’action, et se termine sur un tel Cliff Hanger que j’ai dû enchaîner de suite avec le troisième tome, sans interruption ! J’ai adoré me retrouver dans notre monde, et j’ai obtenu beaucoup de réponses aux questions que je me posais après avoir refermé le premier opus. Certains termes très spécifiques dans le monde de Lyra, que je ne comprenais qu’à moitié, ont enfin trouvé leur traduction dans notre langage propre. Toute la lumière est faite sur l’existence de mondes parallèles, et les liens se font très vite. Ce tome est loin de la critique habituelle faite aux seconds d’une saga, à savoir qu’ils seraient des liaisons entre le premier et le troisième tome.

Le personnage de Will est particulièrement bien réussi. Il ne fait pas l’unanimité sur la blogo, mais personnellement, je l’ai adoré ! Alors certes, il a parfois des comportements que l’on pourrait qualifier de *pas terrible* (quand il ordonne à Lyra de faire la vaisselle, par exemple. Mouais.), mais il m’a beaucoup plu. Mme Coulter est toujours aussi méprisante, cela va de soi. Les nouveaux personnages sont également incroyablement  bien dépeints! Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas grand-chose à redire à ce niveau-là.

Encore une fois, le deuxième niveau de lecture est assez spectaculaire dans cette histoire. Les enfants se délecteront de l’intrigue passionnante, mais les adultes se questionneront sur des concepts absolument fascinants. Les Spectres, par exemple, qui se nourrissent de poussière et attaquent les adultes en épargnant complètement les enfants, sont terrifiants et présentent beaucoup de points communs avec les détraqueurs de J.K. Rowling.

– Quand un Spectre attrape un adulte, ce n’est pas beau à voir. Il lui mange toute la vie à l’intérieur, en quelques secondes. Je n’ai pas envie de devenir grande, vous pouvez me croire. Au début, quand ils comprennent ce qui se passe, les adultes ont peur, ils hurlent, ils pleurent ou ils essayent de regarder ailleurs, pour faire comme si ce n’était pas vrai. Mais c’est déjà trop tard. Et personne ne veut s’approcher pour les aider; ils sont tout seuls. Au bout d’un moment, ils deviennent tout pâles et ils ne bougent plus. Ils sont toujours vivants, mais c’est comme si on les avait dévorés de l’intérieur. Quand on les regarde dans les yeux, on voit l’arrière de leur crâne. C’est tout vide. (p.80-81)

Les messages sont profonds, les sens cachés sont nombreux, les thèmes abordés sont universels et posent question depuis des centaines d’années. Je suis tombée sous le charme de cette saga, j’encourage tout le monde à la lire depuis que je l’ai terminée. Restez connectés, je vous parle du troisième tome très bientôt !

La tour des Anges reste dans la lignée de son prédécesseur : un livre destiné aux petits comme aux plus grands, à la plume incroyablement belle, aux thématiques profondes. Une oeuvre à la densité incroyable, un chef d’oeuvre de la littérature jeunesse. A lire, à relire, à chérir longtemps.

Notation : ♥♥♥♥♥

Sauveur & fils saison 1 – Marie-Aude Murail

Sauveur-fils

Auteur : Marie – Aude Murail

Edition : L’école des loisirs

Genre : Jeunesse

Langue originale : Français

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 329

ISBN : 978-2-211-22833-6

Tome 2 Sauveur & fils – saison 2

Résumé

«Quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…
Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien.
Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien. Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ?»

L’avis de la Papote

Si vous vous intéressez un tant soit peu aux sorties livresques récentes, vous n’êtes certainement pas passés à côté de cette série de livres trop mignonne, mettant en avant un cochon d’inde (et oui, petit FAIL de la maison d’édition. La bestiole sur la couverture, ce n’est pas un hamster les gars ^^). Sauveur & fils, série jeunesse en quatre tomes (trois tomes sont déjà sortis) écrite par la grande Marie-Aude Murail, fait l’unanimité sur la blogo. Ni une ni deux, comme un gros mouton, je me suis laissée tentée par le premier ouvrage. Et quand Lilian du blog et de la chaîne The book of Lilian (ici et encore ici) m’a proposé de le lire avec lui en lecture commune, je n’ai pas hésité bien longtemps, vous en conviendrez.

Sauveur est un psychologue clinicien Antillais, papa du jeune Lazare. Nous suivons au cours de ce récit le vécu de petits patients aux troubles variés, allant de la scarification à la phobie scolaire en passant par l’énurésie. Mais Sauveur doit lui aussi faire face à la vie et à ses obstacles.

Sauveur ouvrit la porte de la salle d’attente en douceur. Si les gens n’étaient pas prévenus, ils avaient un mouvement de surprise en l’apercevant.

–  Madame Dutilleux?

Madame Dutilleux arrondit les yeux et Margaux baissa les siens.

–  Nous avons rendez-vous. Je suis Sauveur Saint-Yves. C’est par ici. (p.9)

Quelle chouette moment de lecture passé en compagnie de ce livre ! C’est assez déstabilisant au vu des thèmes très forts abordés, mais ce fut pour moi une lecture doudou par excellence. Et je pense que Lilian est du même avis que moi. Dans mon métier, j’ai l’habitude d’être confrontée à toutes sortes de situations sociales précaires et bon nombre des enfants que j’ai eu l’occasion de rencontrer dans le cadre professionnel présentaient des troubles associés à ceux du langage. Ce milieu paramédical, je le connais. Imaginez donc mon intérêt pour les thérapies entreprises dans ce livre.

C’est extrêmement touchant de rencontrer des enfants qui doivent, si tôt déjà dans leur vie, faire face à des situations difficiles. C’est également très important de savoir que le travail d’un psychologue est indispensable dans ces cas-là. Le statut et le rôle des psys est encore aujourd’hui largement méconnu, et bon nombre de parents hésitent encore trop souvent à faire appel à leur service. Avec Sauveur & fils, Marie-Aude Murail dépeint de réelles difficultés actuelles, avec une plume absolument incroyable qui vous fait sourire. Si si, je ne sais pas quelle est sa recette, mais elle est parvenue à me faire rire malgré la noirceur des thèmes abordés ! Nous, lecteurs, avons l’opportunité de nous glisser dans la peau d’une petite souris et d’assister à plusieurs séances de psychothérapie (et ça, Lazare l’a bien compris!), d’observer les bienfaits d’une aide comme celle-là, de prendre conscience de l’importance de l’accompagnement. Rien que pour ça, tout le monde devrait lire ce livre.

J’ai eu un immense coup de coeur pour le personnage de Gabin, cet adolescent de 16 ans qui passe ses nuits sur l’ordinateur, qui fuit les cours et qui se retrouve seul avec une maman très affaiblie psychologiquement. Marie-Aude Murail a réussi à dépeindre avec brio la personnalité de Gabin, les dialogues sont si proches de la réalité, bref un pur kif !

Côté structure, l’autrice a eu l’idée brillantissime de découper son livre en semaines de consultation plutôt qu’en chapitres. Un concept original qui nous plonge dans l’agenda du psy!

Le vendredi matin, Saint-Yves recevait en première heure une maman avec son bébé pleureur. Comme il ne dormait jamais la nuit, elle envisageait la semaine précédente de le jeter par la fenêtre. Ce vendredi, elle parla de se défenestrer elle-même, et Sauveur se demanda si c’était un progrès. Ce fut ensuite le tour d’un papy et d’une mamie à qui leur belle-fille interdisait de voir leurs deux petits-fils. Motif : les grands-parents mangeaient de la viande et allaient à la messe. Elle, elle était végétarienne et athée. « On ne va pas marcher sur la tête pour lui faire plaisir », s’indignaient-ils en choeur. Tous les trois quarts d’heure, Sauveur changeait de drame et d’univers tandis que le niveau de sa boîte à kleenex baissait. ( p.81)

Et puis, même si Sauveur a la vocation d’aider les gens, il n’en reste pas moins un papa et un être humain comme les autres, avec son vécu personnel, ses souffrances, ses désirs aussi. L’histoire de la vie de Sauveur est hyper intéressante, et l’autrice nous en apporte des éléments petit à petit sans trop en dévoiler à chaque fois. Bref, on tourne les pages, on veut savoir ce qui arrive aux patients, à Sauveur, à Lazare, à Gabin. Une pépite !

Vous l’aurez compris, j’ai adoré cette lecture, et j’entame à l’instant le deuxième tome de la série, toujours en lecture commune avec Lilian. On ne refait pas une équipe qui gagne!

Sauveur & fils fait partie de ces ouvrages de la littérature jeunesse qu’il faut mettre entre toutes les mains. Les plus jeunes y verront une occasion d’augmenter leur empathie, de faire la connaissance de personnages en lutte contre la vie. Les plus grands y verront l’opportunité de découvrir l’importance des psychologues, même (et surtout) pour les enfants. 

Notation : ♥♥♥♥

Orages – Estelle Tharreau

51P2n5zNIeL._SX210_Auteur : Estelle Tharreau

Edition : Taurnada

Genre : Thriller

Langue originale : Français

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 268

ISBN : 978-2-37258-016-8

Résumé

«Si vous éleviez seule une fille de seize ans et que votre petit ami devenait trop encombrant, refuseriez-vous un travail et une belle maison dans un village de carte postale où tout le monde semble prêt à vous aider ? Il est probable que non. Pourtant, vous auriez tort !
Les nuits d’orage peuvent s’avérer mortelles pour qui ne sait pas lire entre les lignes du présent et celles d’un passé enfoui depuis plus d’un siècle dans un cahier d’écolier jauni et écorné.»

L’avis de la Papote

La maison d’édition Taurnada m’a contactée cet été afin de me faire découvrir le roman d’une autrice prometteuse, Estelle Tharreau. Un thriller avec des secrets familiaux, il n’en fallait pas beaucoup pour me convaincre. Et je ne regrette pas un seul instant d’avoir accepté de lire ce roman!

Béatrice est une jeune femme devenue maman très -trop- jeune. Sa vie amoureuse est un véritable désastre et elle décide de tout plaquer pour recommencer ailleurs, avec sa fille Célia âgée de 16 ans. Elles arrivent dans un petit village où tout le monde semble aimable, gentil, serviable. Rapidement, un malaise s’immisce dans le quotidien de Béatrice, qui tente résolument de percer à jour les mystères de ce curieux patelin. Injures, mises en garde, morts inexpliquées viennent ternir ce paysage si beau … en apparence seulement.

Mon histoire ressemble à un soir d’orage. Après une longue journée de canicule, tout se fige dans le calme et le silence jusqu’à ce qu’un souffle de vent nous fasse espérer un moment de fraîcheur. Mais trop vite, les nuages noirs s’amoncellent pour laisser place au déchaînement de la pluie et de la foudre. Lorsque tout s’arrête, nous restons là, suffoquant dans la moiteur. L’orage n’apaise jamais. Tout devait pourtant s’arranger. (p.4)

Quel délice de lecture! Si vous aimez les secrets de famille, les mensonges, les non-dits, les mystères du passé, les coïncidences qui n’en sont probablement pas, alors ce thriller est fait pour vous. Avant de vous donner plus de détails sur ce que j’ai vraiment apprécié dans ce roman, je préfère donner tout de suite les éléments un peu perturbateurs à mon sens. Bah oui, ce serait trop beau…

Première petite épine de cette lecture, la lenteur de la mise en place de l’intrigue. Ce n’est pas le thriller qui vous scotche à votre canapé dès les premières lignes. Il faut attendre, attendre et attendre encore qu’un événement vienne tout chambouler. Après ça, je vous l’accorde, on ne peut plus le lâcher.

Autre petit point dérangeant, Béatrice et Célia mènent l’enquête un peu chacune de leur côté, sans jamais vraiment se douter des découvertes que l’autre a pu faire. Intérieurement, je me suis retenue plus d’une fois de secouer ma liseuse (à défaut de pouvoir réellement secouer les protagonistes) pour qu’elles se PARLENT, m**** à la fin ! Bon, en même temps, le livre aurait à peine frôler les 100 pages si mère et fille se confiaient l’une à l’autre sur l’avancée de leurs découvertes. Allez, je laisse passer pour ce point.

La dernière petite remarque je ferais concerne les dialogues. Vous savez, ces personnes d’un certain âge qui essaient tant bien que mal de paraître jeun’s en utilisant des mots soit disant IN qui ne le sont plus depuis trente ans (dont le mot jeun’s est un parfait exemple, soit dit en passant)? Vous voyez un peu le tableau? Eh bien c’est comme ça que j’ai perçu les dialogues entre Béatrice et Célia. Manque cruel de naturel. L’autrice, pour moi, n’a pas su retranscrire la façon de parler d’une ado actuelle. Et ça m’a un peu fait lever les yeux au plafond.

Sinon, la globalité du roman vaut plutôt la chandelle. Pas de lourdeur dans le style employé, des personnages bien dépeints, des flash-backs par le biais d’un vieux journal retrouvé dans la maison (vous savez à quel point j’adoooore les retours dans le passé), des mystères, de l’action, une belle métaphore avec le temps orageux (si si, le titre a une signification à part entière). Bref, j’ai passé un très chouette moment avec ce livre, et je pense que je me laisserai tenter à l’avenir par d’autres ouvrages de l’autrice. Son livre « L’impasse » me tente d’ailleurs beaucoup, dans la même veine qu’« Orages » d’après le résumé trouvé sur Livraddict.

Un thriller un peu lent à démarrer mais qui ne vous laissera pas indifférent. Amateurs de secrets, de cachotteries et de mystères, « Orages » d’Estelle Tharreau est fait pour vous! A découvrir sur le rebord d’une fenêtre, emmitouflé dans un plaid en pilou, en écoutant l’orage gronder au loin.

Notation : ♥♥♥♥

La papoteuse #5 Comment faire naître le plaisir de la lecture à nos enfants

Chaque jour, pendant les séances de logopédie avec mes petits patients, je suis sidérée de voir à quel point la lecture est absente de leur vie. Du plus petit au plus grand d’entre eux, rares sont ceux qui lisent et qui aiment lire. Et mon petit coeur de lectrice se brise à chaque fois que j’entends « C’est nul de lire », « moi j’aime pas lire », « ça sert à rien », « c’est trop chiant de lire des livres pour l’école ». A côté de ça, d’autres enfants en réelles difficultés avec la lecture, souffrant de dyslexie mais aussi de troubles envahissants du développement, de troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité ou encore de dyspraxie, ne prennent aucun plaisir à lire parce que le matériel proposé n’est souvent pas en adéquation avec leurs difficultés.

Au travers de cet article, j’aimerais explorer avec vous l’importance du rôle des parents, enseignants, professionnels de la petite enfance mais aussi grands frères, grandes soeurs, cousins, cousines,  afin d’allumer l’étincelle qui enflammera le coeur de tous ces lecteurs de demain.

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Photo libre de droits : Pixabay

Donner l’accès aux livres aux tout-petits

La lecture, c’est possible dès le plus jeune âge. Déjà pendant la grossesse, lire des histoires à voix haute à votre bébé lui permettra de se familiariser avec le son de votre voix et les différences d’intonations. Cela donne également l’occasion au papa de prendre une place non négligeable s’il s’adonne lui aussi à cette petite routine. La lecture à voix haute sera votre petit rituel rien qu’à vous, à poursuivre bien évidemment dès la naissance de bébé. Même si vous avez l’impression que cela ne sert à rien puisque « Bébé ne comprend pas ce que je raconte », continuez, je peux vous assurer qu’il aime beaucoup ce moment privilégié entre vous!

Il existe une multitude de livres adaptés pour les futurs petits lecteurs : livres sonores, à toucher, en plastique pour le bain, en tissus. Certains livres sont plus adéquats que d’autres en fonction du stade de développement de vos enfants. Pour les bébés dès l’âge de trois mois, privilégiez les livres au contraste très fort (noir/blanc) pour attirer leur regard. Dès qu’ils peuvent manipuler le livre par eux-mêmes, mixez les présentations : différence de format, de thèmes, de textures, de bruitages. Bref, amusez-vous !

L’importance est de donner accès aux livres le plus tôt possible afin de susciter leur intérêt.

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Montrer l’exemple !

Bien souvent, lorsque je rencontre des enfants de plus de six ans qui n’aiment pas lire, je demande aux parents s’ils se considèrent comme lecteurs, ce qu’ils lisent et à quelle fréquence. Bien souvent, je suis étonnée de constater qu’ils sont eux-mêmes grands lecteurs et que les armoires de la maison débordent de livres.

Là où le bât blesse, c’est qu’ils lisent… quand ils sont seuls ! Le soir, avant de dormir, tôt le matin avant d’aller les réveiller, pendant le temps de midi au boulot. Bien que je puisse tout à fait comprendre que la lecture soit un moment privilégié baigné de calme et de sérénité, pourquoi ne pas instaurer un moment de lecture en famille? Chacun sur une place du canapé, avec sa lecture en cours, sa BD, son roman graphique, son journal, peu importe. Une petite vingtaine de minutes ensemble, lire chacun de son côté et puis, pourquoi pas, partager ses ressentis ? Parents de bébés en bas âge, n’hésitez pas non plus à prendre votre bouquin pendant que bébé joue à côté de vous. Intrigué, il viendra voir ce que vous faites et là vient le moment idéal pour lui donner l’un de ses propres livres, il sera ravi de faire comme vous!

Montrer aux enfants que l’on possède des livres, c’est super ! Mais leur montrer qu’on les lit vraiment et qu’on en retire le plus grand des plaisirs, c’est encore mieux!

Varier les expériences de lecture

Nombreux sont les parents qui attendent que l’école et les enseignants fassent naître le plaisir de la lecture à leurs enfants. Bien que le rôle de l’éducation scolaire soit indiscutable pour l’apprentissage de la lecture, bon nombre d’enfants considèrent les lectures de cours comme harassantes, fatigantes, sans intérêt. Une obligation. Les lectures imposées ne sont pas toujours appréciées. Là encore, vous, parents, profs et autres professionnels de la petite enfance, avez les clés en main pour faire découvrir toutes les expériences inédites qui gravitent autour des livres !

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Photo libre de droits : Pixabay
  • Conteur d’histoire : certaines librairies proposent des après-midis ludiques autour d’une histoire contée par un professionnel. Assis par terre sur un tas de coussins moelleux, les enfants écoutent attentivement le récit avant de réaliser un bricolage, une peinture, un dessin, un jeu autour de ce qu’ils viennent d’écouter.
  • Bibliothèque : il n’est évidemment pas nécessaire d’acheter une bibliothèque remplie de livres pour votre enfant (sauf si ça vous fait plaisir, of course!). Les bibliothèques publiques recèlent de trésors inestimables. Le choix est vaste et vous permettra de tester mille et un livres et de mieux cibler les goûts de votre enfant ! De plus, ces établissements organisent souvent des rencontres entre les enfants autour d’une thématique de lecture, des animations pour les bébés et même des temps de rencontres avec des auteurs.
  • L’histoire du soir : c’est probablement le rituel le plus instauré, et tant mieux! Les enfants adorent écouter une histoire avant de s’endormir. Les écrans avant le sommeil sont loin d’être adaptés si vous désirez que votre enfant passe une nuit paisible. Progressivement, passez-lui les rennes, laissez-le décrire les images, raconter l’histoire à sa façon ou demandez-lui de lire un livre au petit frère ou à la petite soeur. Quelle fierté pour lui !
  • Les salons littéraires : encore une façon de rendre le livre attrayant ! Les salons littéraires regorgent d’activités conçues pour les enfants, d’animations, d’auteurs et illustrateurs en dédicace! Le choix de livres est immense et l’effervescence qui découle d’un salon est unique. Faire la file pour obtenir un beau dessin dans son album préféré, feuilleter les livres dans les stands des maisons d’éditions, rencontrer l’auteur qui a écrit cette histoire qu’on lit ensemble tous les soirs. Magique!

Respecter ses intérêts et ses limites

Votre enfant ne lit que des Bandes dessinées? Pas la peine de lui mettre Charles Dickens entre les mains. Votre petit garçon veut lire « La vie compliquée de Léa Olivier »? Non, ce n’est pas qu’un livre pour filles ! Vous voyez probablement où je veux en venir : la lecture doit rester un plaisir. Notre rôle, en tant que lecteurs adultes désireux de leur transmettre cette passion, c’est de les laisser aller vers ce qui leur plaît, ne pas leur mettre de barrières inutiles, de leur proposer une variété de formats sans leur imposer quoi que ce soit. De plus en plus de professeurs proposent des listes de livres aux élèves en leur demandant de choisir celui qu’ils préfèrent : quelle idée merveilleuse! Une belle façon de cadrer tout en laissant un minimum de liberté !

Respecter les intérêts, certes, mais respecter les limites de l’enfant me semble tout aussi important. Bien qu’il me paraisse logique de respecter les limites d’âge conseillées sur les ouvrages (et encore, certaines sont discutables…), il est tout aussi indispensable de proposer un matériel adapté aux difficultés rencontrées par votre petit. Malheureusement, la dyslexie, le TDA/H, la dyspraxie (et j’en passe…) sont autant de troubles qui peuvent affecter le ressenti de votre enfant vis-à-vis de la lecture. En cas de troubles de l’attention, il ne sert à rien d’attendre de votre enfant qu’il puisse lire attentivement pendant une heure! Aménagez un cadre temporel clair et scindé. Des ouvrages spécialement adressé aux enfants dyslexiques sont maintenant disponibles sur le marché. Choisissez des livres à gros caractères, avec des interlignes plus importants. La liseuse a également révolutionné la lecture pour toutes ces personnes : vous avez la possibilité de choisir la police de caractère qui convient, la taille, les interlignes. Gardez à l’esprit les obstacles que vos enfants peuvent rencontrer afin d’adapter au mieux leur moment de lecture!

La lecture est un plaisir merveilleux qu’il est important de transmettre à nos chérubins : elle ouvre les portes d’un monde illimité, elle renforce l’imagination, apaise les peurs, apporte des réponses, permet l’évasion et la connaissance. Et même s’il me paraît utopique de faire aimer la lecture à TOUS, on peut au moins essayer 

 

Dans une coque de noix – Ian McEwan

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Auteur : Ian McEwan

Edition : Gallimard

Genre : Contemporain

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 212

ISBN : 978-2-07-269680-0

Résumé

«À l’étroit dans le ventre de ma mère, alors qu’il ne reste plus que quelques semaines avant mon entrée dans le monde, je veille. J’entends tout. Un complot se trame contre mon père. Ma mère et son amant veulent se débarrasser de lui. La belle, si belle Trudy préfère à mon père, John, poète talentueux en mal de reconnaissance et qui pourtant l’aime à la folie, cet ignare de Claude. Et voilà que j’apprends que Claude n’est autre que mon oncle : le frère de mon père. Un crime passionnel doublé d’un fratricide qui me fera peut-être voir le jour en prison, orphelin pour toujours ! Je dois les en empêcher. » Il y a quelque chose de pourri au royaume d’Angleterre du XXIe siècle? Après L’intérêt de l’enfant, Ian McEwan n’en finit pas de surprendre et compose ici, dans un bref roman à l’intensité remarquable, une brillante réécriture d’Hamlet in utero.»

L’avis de la Papote

Lorsque François Busnel a présenté ce livre dans une émission « La grande librairie », j’ai tout de suite été séduite par l’intrigue hyper originale. Un foetus qui raconte ce qu’il entend autour de lui et qui veut empêcher le meurtre de son père? Avouez que c’est quand-même vachement accrocheur comme idée! Et puis François Busnel a l’art de me faire craquer pour beaucoup d’ouvrages. Sa manière de les présenter, de mener le débat avec les auteurs qui parlent de leur livre, ça le fait complètement pour moi. Je craque (beaucoup) trop souvent. Dans une coque de noix de Ian McEwan n’a d’ailleurs pas traîné trop longtemps dans ma PAL, à peine quelques semaines et je commençais ma lecture, impatiente de découvrir la plume de l’auteur.

Me voici donc, la tête en bas dans une femme. Les bras patiemment croisés, attendant, attendant et me demandant à l’intérieur de qui je suis, dans quoi je suis embarqué. (p.13)

Mon sentiment fut très partagé en refermant ce livre. L’ambiance était loin d’être celle que j’imaginais. Avec un meurtre en préparation, je m’attendais à un beau suspense, un page turner de malade, un rythme de lecture effréné. Eh ben non. Rien de tout ça finalement. Certaines scènes sont un peu malsaines et manquent de cohérence à mon goût. Exemple: Trudy, la jolie maman blonde, qui boit de l’alcool enceinte et qui vit dans une maison délabrée pleine de détritus, écoute des conférences podcastées sur l’état du monde et des livres audio d’accomplissement personnel. Mouais, ça me paraît un peu louche tout ça.

Ce foetus qui réfléchit, c’est plutôt perturbant au premier abord. Ma grossesse avait pris fin depuis quelques mois déjà, et j’avais beaucoup de peine à imaginer un petit être doté d’une raison incroyablement construite. On est d’accord, là n’est pas la question de démontrer qu’un foetus pense et peut avoir des réflexions poussées sur le monde qu’il perçoit au travers de la paroi utérine, mais tout de même, le côté cartésien de mon esprit avait du mal à lâcher prise.

Ce sont ces réflexions justement qui m’ont dérangée pendant la lecture. L’auteur n’hésite pas, à de très (trop) nombreuses reprises, à donner des points de vue personnels (ou pas d’ailleurs) à travers ce foetus qui cassent complètement le rythme de l’intrigue, selon moi. Petit à petit, on en apprend plus, et puis PAF une réflexion sur l’écologie par-ci, une réflexion sur le terrorisme par-là, et me voilà perdue dans les méandres d’une pensée qui ne m’intéresse pas plus que ça finalement. Je veux juste savoir si l’oncle va tuer le père, pas à quel rythme fondent les glaciers d’après le podcast qu’a écouté la mère la veille. Pigé?

Quant à l’espoir : j’ai entendu beaucoup de choses sur les récents massacres au nom d’une vie rêvée dans l’au-delà. Chaos dans ce monde, béatitude dans le suivant. Des jeunes gens avec une barbe toute neuve, une peau magnifique et des armes de guerre sur le boulevard Voltaire, qui regardaient droit dans les yeux magnifiques, incrédules, d’autres jeunes de la même génération. Ce n’est pas la haine qui a tué les innocents, mais la foi, ce fantôme insatiable encore vénéré, même dans les quartiers les plus paisibles. (p.174)

Je ne peux pas remettre en question la profondeur de ces réflexions, bien au contraire, mais je ne m’attendais pas à en trouver autant. La beauté de l’écriture, le choix des mots, les tournures de phrases sont évidemment à souligner. Le style de Ian McEwan est magnifique, j’en conviens. Je suis ravie d’avoir pu découvrir sa plume (traduite mais bon ça compte quand-même), même si ce livre est un peu l’ovni de ma bibliothèque.

Pour finir, je ne peux rien vous dire concernant l’aspect réécriture d’Hamlet de William Shakespeare, tout simplement parce que je n’ai jamais lu Hamlet. Je ne sais pas du tout à quel point l’histoire de Ian McEwan lui est fidèle, et je ne peux que vous encourager à commenter cet article si vous avez la possibilité d’en faire une comparaison, cela m’intéresse évidemment beaucoup!

Pour celles et ceux qui apprécient la plume d’Ian McEwan, vous serez ravis d’ajouter Dans une coque de noix à votre palmarès. Malgré l’intrigue originale laissant planer une atmosphère pleine de suspense et de rebondissement, il n’en est rien… Une belle lecture, mais j’en attendais probablement de trop.

Notation : ♥♥♥♥♥