Book haul #6 Spécial Foire du livre de Bruxelles 2017

Si vous êtes des papoteurs belges comme moi, vous attendez probablement cet événement chaque année avec la plus grande impatience. La Foire du livre de Bruxelles est particulièrement appréciée chez nous. On y trouve un programme riche en conférences et autres animations, les grandes maisons d’édition comme les plus petites, des grands auteurs renommés comme de plus petits auteurs auto-édités, bref il y en a pour tout le monde!

Je n’ai pas dérogé à la règle et me suis rendue fébrilement à cet événement le weekend dernier. Je n’ai évidemment pas pu garder mon portefeuille dans mon sac, vous vous en doutez bien (niark niark). Voici donc le résultat d’une après-midi de razzia dans l’antre des Bookaddicts belges!

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Photo : La papote livresque

Tout d’abord, j’ai jeté mon dévolu sur « Demain les chats » de Bernard Werber, paru aux éditions Albin Michel (2016). J’avais évidemment prévu de le faire dédicacer par l’auteur, mais la looooongue file d’attente m’a complètement découragée. L’ayant déjà rencontré une fois à Lille lors d’une mini conférence pour son roman « Le sixième sommeil », je me suis dit que je ferais signer celui-là après l’avoir lu, quand il reviendra nous voir. Perso, je trouve cela quand-même plus sympa de pouvoir discuter du contenu du livre avec l’auteur, plutôt que d’y aller sans connaître l’histoire.

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Photo : La papote livresque

Ensuite, il fallait absolument que je me procure « Le livre des Baltimore » paru au tout début du mois de mars dans les éditions de Fallois poche (2017) et écrit par Joël Dicker. « La vérité sur l’affaire Harry Québert » fut un tel coup de coeur intersidéral que je ne pouvais pas passer à côté de celui-ci. J’attendais patiemment la version poche, pour que les deux livres soient l’un à côté de l’autre dans ma bibliothèque (#lanévrosée). J’ai hâte de retrouver Marcus Goldman et le talent de Joël Dicker!

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Photo : La papote livresque

Le dernier roman que je me suis procuré n’est autre que « Le coeur des louves » de Stéphane Servant, paru aux Editions du Rouergue (2013). Influencée par Margaud liseuse, encore. Que voulez-vous, je suis faible. Je ne connais rien de l’histoire, et c’est comme ça que j ‘ai envie de le découvrir !

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Photo : La papote livresque

Je ne me suis pas arrêtée en si bon chemin et j’ai craqué pour « Irena, tome 1 : Le ghetto » de Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël, David Evrard et Walter (2017) aux éditions Glénat (2017). C’est Piko Books qui en avait parlé sur sa chaîne et qui m’avait convaincue d’ajouter cette BD à ma Wishlist. Je ne me souviens plus du résumé exact, juste que l’histoire se déroule pendant la seconde guerre mondiale et qu’il ne faut pas mettre cette BD dans les mains des plus jeunes, au vu de la grande sensibilité du sujet exploité. Une façon différente d’en apprendre davantage sur cette période si sombre.

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Photo : La papote livresque

Restons dans les Bandes Dessinées avec « Tintin au pays des Soviets » de Hergé paru chez Casterman (2017). Je n’ai pas pu résister à l’engouement actuel autour de cette sortie, le premier tome des aventures de Tintin, initialement en noir et blanc, et colorisé cette année par Michel Bareau et Nadège Rombaux. Je suis une grande fan de notre reporter national, tellement hâte de découvrir cette première histoire!

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Photo : La papote livresque

Enfin, je me suis laissée tenter par « Le monstre du placard existe et je vais vous le prouver… », écrit par Antoine Dole et illustré par Bruno Salamone, paru chez Actes Sud junior (2016). Non mais regardez-moi cette couverture ! C’est d’abord le travail graphique qui m’a attirée, puis l’histoire m’a transportée, enfin l’illustrateur étai en dédicaces, donc j’ai craqué, CQFD. Bruno Salamone a réalisé une magnifique dédicace à ma petite fille Sasha, qui n’a que 4 mois et une bibliothèque presque aussi grande que celle de sa maman !

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Photo : La papote livresque
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Photo : La papote livresque

Et vous, vous êtes allés à la Foire du livre cette année? Quels sont les derniers trésors ayant rejoint votre bibliothèque?

Chanson douce – Leïla Slimani 

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Auteur : Leïla Slimani

Edition : Gallimard

Genre : Contemporain

Langue originale : Français

Date de parution : 2016

Nombre de pages : 277

ISBN : 978-2-07-019667-8

 

Résumé

«Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.»

L’avis de la Papote

J’ai découvert Leïla Slimani lors de son passage à l’émission « La grande librairie ». La description qu’elle avait faite de son deuxième roman « Chanson douce » m’avait complètement hypnotisée. Le thème, très fort et très dur, ne m’avait pas laissée de marbre. L’histoire d’une nounou meurtrière, sous ses faux airs angéliques, me touchait d’autant plus que ma fille venait de naître. Puis, quand j’ai su que ce roman avait remporté le prix Goncourt 2016, je n’ai plus hésité une seule seconde. J’étais bien trop curieuse de voir à quoi ressemblait le style d’une lauréate de ce prix tant convoité!

J’ai attendu le moment fatidique de la reprise du travail et de l’inévitable recours à la nounou pour commencer ma lecture. Sadique, moi? Pas du tout, je voulais surtout être dans le même état d’esprit que les personnages du roman. Et puis, ma nounou, je la connais depuis bien longtemps, et j’ai une confiance infaillible en son excellente santé mentale !

Aucun suspense dans ce livre : nous savons dès les premières lignes qu’un drame indescriptible vient de s’abattre sur la famille de Paul et Myriam : leurs enfants viennent d’être assassinés par leur nounou. Autant vous dire qu’il faut avoir son petit cœur de jeune maman bien accroché.

« Le bébé est mort. Il a suffi de quelques secondes. Le médecin a assuré qu’il n’avait pas souffert. » (p.13)

Le reste de l’intrigue se concentre sur le quotidien de Louise avec Mila et Adam. C’est là tout l’intérêt de ce roman : un travail poussé sur la psychologie du personnage de la nounou, et une seule question qui nous tambourine le cerveau tout au long de notre lecture : « Mais comment diable ces parents ont-ils pu se tromper sur cette atroce bonne femme? ». Eh bien vous verrez, si le cœur vous en dit de découvrir ce roman, que tous autant que nous sommes aurions pu commettre cette erreur. Louise est juste parfaite. Elle s’occupe à merveille des enfants, fait le ménage et cuisine même pour la famille entière. C’est bien simple, Myriam et Paul ne peuvent plus s’en passer, et Louise ne peut plus se passer d’eux. Et c’est bien là tout le problème…

Cette lecture vous prend aux tripes, littéralement. Le style de l’auteure est incisif, coupant, direct. C’est d’ailleurs très surprenant au départ, mais cela colle tellement avec la lourdeur de l’histoire qu’on se laisse emporter par ces phrases courtes qui rythment à merveille le récit. Jusqu’au bout, on veut savoir POURQUOI.

« Elle adore pourtant ces deux enfants qu’elle passe des heures à observer. Elle en pleurerait, de ce regard qu’ils lui lancent parfois, cherchant son approbation ou son aide. Elle aime surtout la façon qu’a Adam de se retourner, pour la prendre à témoin de ses progrès, de ses joies, pour lui signifier que dans tous ses gestes, il y a quelque chose qui lui est destiné, à elle et à elle seule. Elle voudrait, jusqu’à l’ivresse, se nourrir de leur innocence, de leur enthousiasme. Elle voudrait voir avec leurs yeux quand ils regardent quelque chose pour la première fois, quand ils comprennent la logique d’une mécanique, qu’ils en espèrent l’infinie répétition sans jamais penser, à l’avance, à la lassitude qui viendra. » (p.211)

J’émets quand-même quelques petites réserves par rapport à certains éléments qui, selon moi, auraient dû faire partie de l’histoire et sont (à mon avis volontairement) omis. Quid de la réaction des parents face à ce drame? De la culpabilité ? Des remords ? De la descente aux enfers ? De la véritable explication du double meurtre ? Je pense que Leïla Slimani laisse les portes ouvertes à ses lecteurs, à nous de pousser la réflexion plus loin pour obtenir ces réponses. Il n’empêche que, moi, ça me laisse un peu sur ma faim…

Chanson douce est un roman à la construction originale, à l’intrigue douloureuse, poignante et au style percutant qui restera longtemps dans un coin de votre tête, une fois la lecture terminée. Une petite claque littéraire. Un prix Goncourt mérité, haut la main.  

Notation : ♥♥♥♥

George – Alex Gino

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Auteur : Alex Gino

Edition : L’école des Loisirs

Genre : Contemporain Jeunesse

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 172

ISBN : 978-0545812542

 

Résumé

« Beaucoup de gens aiment George. Maman est très fière de son petit garçon, elle pense qu’il deviendra « un jeune homme très bien ». Scott aime beaucoup son « frérot ». Et Kelly le tient pour son « meilleur ami ». Mais George sait que les gens ne voient pas qui elle est vraiment. Car, George en a la certitude, elle est une fille. Alors, quand sa maîtresse propose de jouer une pièce de théâtre à l’école, George veut plus que tout interpréter le personnage de Charlotte. Elle sera parfaite, et les gens comprendront enfin qui elle est. Comment leur faire comprendre que c’est le rôle de sa vie ? »

L’avis de la Papote

Ce roman est de loin le plus original que j’ai eu l’occasion de lire depuis un certain temps. Je n’ai jamais rencontré d’autres livres destinés à la jeunesse traitant du sujet abordé dans ce bouquin. Le transgenre destiné aux enfants. Paf. Bim. Boum. Une thématique forte, engagée, peut-être un peu taboue encore à l’heure d’aujourd’hui. C’est sur le blog de Pikobooks (ici) que j’ai pu découvrir ce roman, et je me suis empressée de l’acheter lors de mon passage en librairie.

George est un garçon, mais son ressenti en est tout autre. Il est persuadé, au fond de lui, qu’il est une fille. Son nom secret ? Mélissa. Elle aime les magazines féminins, les jolis vêtements, elle rejette l’image masculine que son miroir lui renvoie. Son entourage voit en elle un petit garçon modèle, comme les autres. Si seulement ils pouvaient la comprendre…

« Elle faillit trébucher en entrant et appela : « Hello ? » Aucune lumière n’était allumée. Elle voulait tout de même s’assurer que la maison était vide. La porte de la chambre de maman était ouverte et les draps bien lisses. La chambre de Scott était également inoccupée. Certaine d’être seule, George se rendit dans la troisième chambre, ouvrit la porte du placard et inspecta la pile d’animaux en peluche et les autres jouets qui étaient à l’intérieur. Tout était en ordre. Maman reprochait à George de ne plus s’amuser avec ses jouets depuis des années et disait qu’il faudrait en faire cadeau à des familles dans le besoin. Mais, pour George, ils étaient nécessaires, ils étaient les gardiens de sa collection secrète, celle à laquelle elle tenait plus que tout. Elle fouilla sous les ours et les lapins en peluche, à la recherche d’un sac plat en jean. Dès qu’elle l’eut en main, elle courut dans la salle de bains et ferma la porte au verrou. Elle se laissa glisser sur le sol en serrant fortement le sac dans ses bras. Quand elle renversa le sac en jean sur le côté, les pages soyeuses et glacées d’une douzaine de magazines tombèrent sur le carrelage. » (p.9-10)

Comme vous pouvez déjà le remarquer dans l’extrait ci-dessus, l’auteur emploie le pronom personnel « ELLE » pour désigner George tout au long de l’histoire, une belle façon d’insister sur sa véritable identité. Le style est évidemment assez simple puisque le livre est destiné à de très jeunes lecteurs, mais tout est cohérent et mignon finalement, avec une naïveté enfantine touchante. Le rythme est très bon, de courts chapitres, ce qui en fait une lecture rapide et très appréciable.

George est un personnage extrêmement attachant. Je pense sincèrement que les petits lecteurs seront très empathiques envers elle. Les situations auxquelles elle est confrontée m’ont tellement touchées, je ressentais son mal-être, son envie de crier au monde entier qui elle était vraiment, je percevais l’importance pour elle d’être qui elle voulait être.

« – Ce que je veux dire, c’est qu’il faut avoir certaines qualités pour pleurer sur un livre. Ça prouve qu’on a de la compassion et de l’imagination. (Elle tapota l’épaule de George.) Reste comme tu es, George, et je suis sûre que tu deviendras un jeune homme très bien. » Le mot « homme » tomba comme une pierre sur le crâne de George. C’était cent fois pire que « garçon », et elle en eut le souffle coupé. Elle se mordit la lèvre et sentit de nouvelles larmes couler le long de ses joues. Elle posa la tête sur son pupitre et regretta de ne pas être invisible. » (p.21)

Les réactions de son entourage face à certaines révélations sont parfois étonnantes. L’institutrice qui reste sur des préjugés ridicules (« un garçon ne peut pas jouer le rôle d’une fille dans une pièce de théâtre, même si le jeu d’acteur est très bon ») ou encore la maman qui refuse d’admettre la vérité. Je ne doute pas que le choc soit important pour une maman de savoir son petit garçon malheureux, de connaître les obstacles qui entraveront sa route, les moments difficiles qui l’attendent, mais avant tout, n’est-ce pas d’un soutien infaillible dont George a réellement besoin ? La réaction des camarades de classe sont tout en nuance, avec d’une part des critiques cruelles sur la personnalité de George, mais aussi une compréhension et une compassion incroyables, qui lui apportent un élan de bien-être et de confiance en l’avenir. Quant à Scott, le grand frère, il réagit de manière tout à fait inattendue.

J’ai adoré cette lecture, elle m’a enrichi à tant de niveaux que je ne peux que vous conseiller de faire la connaissance de George !

George est un ouvrage touchant à mettre entre toutes les mains possibles. Les enfants, les parents, les instituteurs et autres professionnels de l’enfance ne pourront que bénéficier d’une telle lecture qui ouvre les modes de pensées et renforce l’empathie, le respect et la compréhension de l’autre dans sa volonté d’être soi.

Notation : ♥♥♥♥

Tu seras notre enfant – Charity Norman

9782266242844

Auteur : Charity Norman

Edition : Pocket

Genre : Contemporain

Langue originale : Anglais

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 445

ISBN : 978-2-266-24284-4

Résumé

«Cette bonne nouvelle, Leïla et David l’attendaient depuis trois ans. Très bientôt, un bébé leur sera confié : une petite fille, Grace. Elle va combler leur désir le plus cher, celui de fonder un foyer. Mais c’est sans compter sur la famille biologique de Grace, les Harrison. Bien décidés à faire valoir leurs droits, ce clan aux personnages hauts en couleur va se lancer dans une quête éperdue. Avec, à la clé, une décision, forcément déchirante…»

L’avis de la Papote

« Tu seras notre enfant » est le premier ouvrage que je lis depuis le lancement du livre mystère sur le blog. Pour rappel, je me suis mise au défi de lire de temps à autre un livre dont je ne connais ni l’auteur, ni l’intrigue, ni la popularité. J’étais super excitée à l’idée de me plonger dans un livre complètement inconnu, sans savoir ce que j’allais y trouver. Je m’étais prêtée à l’exercice de la supposition préalable juste sur base du titre et de la couverture, et voici ce que j’attendais de cette lecture :

Selon moi, il doit s’agir d’un roman historique se déroulant dans une Amérique des années 1950. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’il va être question de ségrégation raciale, et également d’espoir. J’imagine une famille noire au parcours difficile. J’imagine des injustices, peut-être un peu de violence. Mais avant tout, je pense que ce livre parlera de la puissance de l’amour maternel.

Autant vous dire que j’étais complètement à côté de la plaque ! L’histoire est contemporaine et se déroule en Angleterre, bien loin de l’Amérique des années 1950. Il n’est absolument pas question de ségrégation raciale dans ce bouquin… Par contre, je ne me suis pas trompée sur l’importance de l’amour d’une mère, d’un père à son enfant. Mais bon, vu le titre, je n’ai pas vraiment de mérite !

Nous suivons l’histoire de deux familles distinctes et nous découvrons au fil du roman à quel point leurs destins sont liés. Au milieu de ces deux univers que tout semble opposer, une petite fille, Grace, née d’une jeune fille complètement perdue et vouée à l’adoption le jour même de sa naissance, alors que sa mère meurt dans un accident de voiture après avoir fuit la maternité (n’ayez crainte, je ne vous spoile rien du tout, c’est dans les dix premières pages du roman). En tant que lecteurs, nous devenons les témoins du combat mené sur les deux fronts dans le processus d’adoption : d’une part, le père biologique, très jeune, qui craint de ne pouvoir s’occuper de sa fille malgré l’amour inconditionnel qu’il ressent à son égard. D’autre part, un couple dans une trentaine bien avancée qui ne peut concevoir d’enfant et qui attend depuis de nombreuses années qu’une adoption leur soit enfin accordée.

« Grace Serenity avait eu une première mère. Une mère qui l’avait mise au monde dans un grand hôpital gris. Elle s’appelait Cherie King et elle avait seize ans. Mais son père n’avait pas arpenté la salle d’accouchement. Ses grands-parents n’avaient pas attendu fébrilement de déboucher le champagne près du téléphone. On ne lui avait tricoté ni brassières, ni chaussons. Les sages-femmes mises à part, une seule personne avait assisté à sa naissance, et encore, par hasard : Imogen Christie, son assistante sociale. » (p.9)

J’ai vraiment passé un agréable moment de lecture avec ce livre. Je suis tombée sous le charme du style narratif choisi par l’auteur, une narration omnisciente alternée avec une narration interne. De quoi accrocher l’attention du lecteur tout en donnant suffisamment d’informations sur l’ensemble des personnages de l’histoire. Parce que des personnages, il y en a un sacré paquet dans ce roman ! Malgré tout, on ne s’y perd pas une seconde.

De nombreuses situations ont résonné en moi en tant que jeune maman. La description de la scène de l’accouchement m’a ravivé des souvenirs on ne peut plus intenses qui ont fait battre mon cœur à 100 km/h. Je le sais depuis maintenant trois mois, l’amour que l’on porte à son enfant est incommensurable et inconditionnel. J’ai pris conscience que les liens de sang ne sont pas une finalité en soi, et que cet amour est tout aussi fort et intense envers un enfant adopté. Ce petit être est le prolongement de nous-mêmes, qu’il soit de notre propre chair ou non. Le combat mené par ces deux familles pour cet enfant, je sais que je le mènerai chaque jour, chaque minute, chaque seconde de ma vie pour ma fille.

Il m’est arrivé de pleurer à plusieurs reprises, de paniquer avec les personnages quand la tournure des événements devenait incertaine, d’espérer avec ces deux familles pour que chacune y trouve son compte, alors que le bonheur de l’une sera nécessairement le malheur de l’autre. Je n’en demande pas beaucoup plus à un bouquin pour qu’il me plaise!

« Tu seras notre enfant » fera chavirer le coeur des parents ou des presque-parents par la force du thème principalement abordé. Un véritable ode à l’amour !

Notation : ♥♥♥♥

Book haul #5

C’est parti pour un nouvel article Book haul ! Une fois encore, j’ai de nombreux livres à vous présenter puisque, comme je vous le précisais dans le Book haul précédent (ici), de très nombreux ouvrages ont rejoint les étagères de ma bibliothèque ces deux derniers mois. Au programme, quelques craquages neufs, des livres d’occasion et des cadeaux !

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Photo : La papote livresque

Tout d’abord, je me suis procurée « Lady Susan », une courte romance écrite par la très célèbre Jane Austen et paru aux éditions Folio 2€ (1871). Encore une auteur inconnue à mon palmarès. Eh non, je n’ai jamais lu de Jane Austen (sacrilège). Quand j’ai vu au dos du livre qu’il était dans la même lignée que « Orgueil et préjugé », j’ai préféré commencer par celui-ci, au vu de ses 120 pages à peine. Ensuite, j’ai fait l’acquisition de « Autre-monde : l’alliance des trois » de Maxime Chattam aux éditions Le Livre de Poche (2008). Je suis complètement tombée sous le charme de l’auteur en regardant l’interview de Nine sur sa chaîne booktube (que vous pourrez retrouver ici). Le lendemain, je filais m’acheter le premier tome de cette saga en sept volumes tout de même !

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Photo : La papote livresque

J’ai également réalisé quelques achats d’occasion, à commencer par les tomes 2, 3 et 4 de la saga « Les secrets de l’immortel Nicolas Flamel », « Le magicien », « L’ensorceleuse », « Le nécromancien ». J’ai lu très récemment le premier tome de cette série écrite par Michael Scott et parue ici aux éditions PKJ (2009, 2009, 2010) et j’avais vraiment beaucoup apprécié ma lecture (vous retrouverez la chronique complète ici). Ayant trouvé les trois tomes suivants pour le prix d’un seul neuf, je ne pouvais évidemment pas passer à côté!

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Photo : La papote livresque

Chez Oxfam brocante, j’ai déniché « Mr Mercedes » de Stephen King paru aux éditions Albin Michel (2015). Encore un Stephen King dans ma PAL, je n’ai plus aucune excuse pour enfin découvrir cet auteur (il me fiche tellement la trouille que je n’ose pas, aïe aïe aïe!).

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Photo : La papote livresque

Enfin, dernier achat d’occasion (et pas des moindres!), je me suis procurée « Harry Potter and the deathly hollows » écrit par J.K. Rowling et édité chez Bloomsbury (2007) dans sa version hardback. Je poursuis ma traque des anciennes éditions de la saga, et je suis très heureuse d’avoir pu dénicher celui-ci, la couverture est tellement belle!

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Photo : La papote livresque

Je termine ce Book haul par quelques cadeaux reçus pour les fêtes de fin d’année. Ma belle-soeur m’a d’abord fait don de « Sa majesté des mouches » de William Golding paru aux éditions Folio (1956). C’est parce que Maxime Chattam en parle dans son interview avec Nine que j’ai ajouté ce livre dans ma Wish list (influençable, moi?). J’ai ensuite reçu « Le complexe d’Eden Bellwether », écrit par Benjamin Wood et paru aux éditions Le livre de poche (2014). Un roman contemporain alliant l’Angleterre et la musique qui faisait partie de la sélection des sorties livresques que je vous avais présentées ici. Enfin, j’ai eu l’immense joie de recevoir « La poudre à boutons et autres secrets mirobolants de Roald Dahl », un petit livre paru très récemment chez Folio Junior (2016) qui reprend quelques exclusivités sur l’univers de Roald Dahl, dont un chapitre inédit de « Charlie et la chocolaterie » !

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Photo : La papote livresque

Avez-vous déjà lu certains de ces livres? Quels ont été vos derniers achats ?

Le garçon qui courait – François-Guillaume Lorrain

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Auteur : François-Guillaume Lorrain

Edition : Sarbacane

Genre : Jeunesse – Historique

Langue originale : Français

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 288

ISBN : 978-2-84865-934-3

Résumé

«D’après l’incroyable et bouleversante histoire vraie de Sohn Kee-chung, le premier Coréen à avoir remporté l’épreuve du marathon aux J.O. de Berlin, en 1936 – alors que la Corée, annexée par le Japon, n’existait plus.»

L’avis de la Papote

Comme chaque mois, les éditions Sarbacane m’ont fait parvenir une parution de leur collection Exprim’, afin que je puisse la découvrir et vous faire profiter de mon opinion sur l’ouvrage. Pour ce premier mois de l’année 2017, j’ai voulu faire la connaissance de Kee-chung, le premier coréen à avoir remporté le marathon aux Jeux Olympiques de 1936 sous les couleurs du Japon, qui avait annexé son pays. Ayant très peu de connaissances sur cette période particulière de l’histoire de la Corée, j’y voyais là la parfaite occasion d’approfondir le sujet.

L’histoire, tirée de véritables faits historiques, se déroule donc en Corée du Nord, juste après la fin de la première guerre mondiale. Lors d’une révolte menée par son grand frère au sein même de leur école, Kee-chung se voit forcé de prendre la fuite en courant à toute vitesse. Fasciné par la rapidité avec laquelle son frère cadet avait mené la course, il lui donna l’impulsion nécessaire afin qu’il exploite ce talent de la meilleure manière possible. Tout au long du récit, nous, lecteurs, faisons connaissance avec cette Corée souffrante en voie d’extinction et nous suivons les aventures de ce petit Kee-chung, jusqu’à la fin de sa vie.

Avant toute chose, il me semble important de préciser que ce roman s’adresse aux enfants à partir de treize ans. Malgré le fait qu’il soit destiné à un public jeune, j’estime que le style de l’auteur aurait pu être davantage travaillé. Je n’ai pas, en tant qu’adulte, trouvé mon compte en terme d’écriture. Pourtant, je lis énormément de livres destinés à la jeunesse, et je suis rarement déçue par la plume des auteurs tels que Roald Dahl par exemple. Un livre pour les enfants ne doit pas forcément être écrit de manière plus simple, à mon sens. A l’exception de quelques rares passages, j’ai trouvé l’écriture assez plate. Certaines situations n’ont pas manqué de me faire lever les yeux au ciel, et la majorité des événements s’enchaînent à une telle vitesse que nous n’avons pas le temps de nous attacher aux différents personnages qui entrent en scène. Un peu trop survolés, je n’ai pas pu leur accorder mon empathie.

Mais non, ne partez pas tout de suite, il y a quand-même eu quelques points forts dans cette lecture! D’abord, le rythme de lecture est très fluide puisque les chapitres sont très courts, ce qui devrait ravir plus d’une jeune lecteur. Ensuite, les thèmes abordés restent forts, intéressants, et peu exploités dans la littérature jeunesse. Enfin, je me suis souvent demandée quels étaient les faits réels et les éléments de fiction, ce qui signifie que, finalement, l’auteur a bien fait son boulot de romancier!

« Il y avait donc, découvrit-il, une mémoire des mots, comme il y avait une mémoire du corps lorsque, d’abord engourdi, d’abord douloureux, celui-ci parvenait à se réveiller et à rassembler toutes ses forces oubliées. Les mots se rassemblaient aussi, ils se tendaient la main, reliés par des doigts invisibles, pour tracer une chaîne, ou plutôt une ligne, qui lui évoqua les chemins sur lesquels il s’entraînait. Il était donc possible d’avancer sur le papier comme on avançait sur une route, et Kee-Chung songea que toutes ces lignes misent bout à bout auraient peut-être fini par aboutir elles-mêmes à une sorte de… marathon. » (p.87)

Vous avez là un exemple d’extrait qui m’a beaucoup plu : ce parallèle entre l’écriture et le marathon, j’adhère complètement. Moi qui m’essaye depuis plusieurs années à l’écriture de mon premier roman, je peux vous assurer que la métaphore est particulièrement bien fichue. Un entraînement intensif, de nombreux obstacles, des phases d’excitation mais aussi de découragement, la régularité d’exercice, bref, tout s’accorde parfaitement. Ce n’est pas Murakami qui avait déjà fait usage de cette image du marathon lorsque l’on s’attelle à l’écriture d’un roman dans « Autoportrait d’un auteur en coureur de fond » ?

Le garçon qui courait de François-Guillaume Lorrain est, à mon sens, un roman au style inachevé qui aurait pu être davantage exploité, notamment au niveau de la psychologie des personnages. Malgré tout, la période et la situation géographique qu’il aborde sont rarement présents dans la littérature jeunesse, ce qui le rend intéressant sur certains abords. Une bonne lecture, mais vraiment destinée à un public plus jeune. 

Notation : ♥♥♥♥♥

Le livre mystère #1 – Tu seras notre enfant – Charity Norman

Je suis ravie de vous présenter ce nouveau rendez-vous sur le blog : le livre mystère !

A force de lire les blogs dédiés à la lecture et de regarder les vidéos littéraires sur Youtube, de nombreux ouvrages ont rejoint ma wishlist et ma culture livresque s’est considérablement étendue. Chacun des livres que j’achète est loin de m’être inconnu. Qu’on me l’ait conseillé, que j’en aie lu la critique quelque part ou que j’en connaisse l’auteur, je ne me lance jamais tête baissée dans l’achat d’un livre qui pourrait me décevoir.

Eh bien j’ai décidé de prendre quelques risques cette année! Une fois par mois, je lirai un livre dont je ne connais absolument RIEN. Ni l’auteur, ni l’intrigue, ni ses critiques. Juste pour le plaisir de découvrir un livre dont personne ne parle !

En ce premier mois de l’année, je vous avoue que l’exercice n’a pas été aisé… j’ai bien mis 30 minutes dans ma librairie à arpenter les rayons à la recherche du premier livre mystère. J’ai finalement jeté mon dévolu sur « Tu seras notre enfant » de Charity Norman paru aux éditions Pocket (2016).

9782266242844

Je ne peux évidemment pas vous en faire un résumé, mais je peux tenter de vous donner un aperçu de ce à quoi je m’attends en lisant cet ouvrage, rien qu’avec le titre et la couverture.

Selon moi, il doit s’agir d’un roman historique se déroulant dans une Amérique des années 1950. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’il va être question de ségrégation raciale, et également d’espoir. J’imagine une famille noire au parcours difficile. J’imagine des injustices, peut-être un peu de violence. Mais avant tout, je pense que ce livre parlera de la puissance de l’amour maternel. Un beau petit mélange, en bref.

Nous verrons de quoi il en retourne très rapidement puisque ce sera ma prochaine lecture ! Surtout, ne me dites rien si vous connaissez l’histoire =)